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observation extérieure, des choses qui ne sont fondées que sur leur imagination , comme aussi à ailégoriser les versets de TAlcoran et à leur donner des interprétations forcées; ce qu'ils ne font que pour établir les dogmes erronés qu'ils ont imaginés selon leurs caprices. C'est ainsi qu'ils se sont égarés et en ont égaré beaucoup d'autres avec eux.
« De plus , le khalife Mamoun Abd-allah , fils de Haroun Raschid, et le septième des khalifes Abbasides de Bagdad, étant très-passionné pour la connaissance des sciences an- ^^^ •.. ciennes \ envoya dans le pays des Grecs des savants qui traduisirent pour lui en arabe les livres des philosophes, et les lui apportèrent vers Tan 210 de l'hégire. Alors la connaissance de la doctrine des différentes sectes de philosophes et leurs livres se répandirent dans toutes les grandes villes. Les Motazales, les Karraates, les Djahmis étant tombés sur ces livres, les lurent et les étudièrent avec avidité. La doctrine des philosophes causa, à la religion, parmi les Musulmans, des maux plus
* i^jJul ymAfu] — On dit dans le uiême SKîns .IjI.ÛII >«J^
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funestes qu'on ne le peut dire. La philosophie ne servit qu*à augmenter les erreurs des hérétiques , et k ajouter à leur impiété un nouveau surcroit d'impiété.
« Quand la famille de Bowaïh fut en posses- /Uo^sul^ sion de Tautorité à Bagdad , ce qui dura depuis i^ '««^ Tan 334 jusqu'en 437, les princes de cette maison professèrent la doctrine des Schiis^ et leur crédit fortifia cette secte. En Tan 3ôi, ils firent écrire sur les portes des mosquées : « Que ^ « Dieu maudisse Moav^ia , fib d'Abou-Sofyan ; I • qu'il maudisse celui qui a employé la violence «contre Fatime^; la personne qui a empêché -que Hasan ne fôt enterré dans le tombeau •de son aïeul *; celui qui a chassé Abou-Dhorr "Gafari^ et celui qui a éloigné Abbas de la «délibération^!» I^ nuit suivante quelqu'un gratta et effaça cette écriture, et le vizir Mohallébi, avec l'autorisation de Moëzz-cddaula , conseilla d'écrire seulement : « Que Dieu mau-
' ("est Âbou-Becr. Voyei /lima/. MosX. t. I, p. 207.
' Il s'agit ici d'Ayéscha. Ihià. p. 35 1.
^ CeCto malédiction a pour objet le khalife Othiiiaii. //>. p. 261.
* Il s'agit ici du klialifr Omar, qui, en mettant son fils Abbas au miuiKre des élerlrur» fliargés de lui nommer nn sarcesscur, lui 4v4il i»l«' tout droii A êiro ^lu. \Wu\ p. '>55.
/m INTRODUCTION.
* Ai^M: i*A*M\ qui ont opprimé les descendants «du propIWiU?! » sans nommer personne dans \ii roruiuli; diï malédiction, si ce n'est Moawia, i'.\ i'.Ai% (ut irxécuté ainsi. Il y eut de fréquentes îï%i'% k iiagdad entre les Schiis et les Sunnis. \A*h iSiJiiiH i*in|)l(/yèrent publiquement, dans la |ffi»rlain(jfioii dos prières à Carkh, la formule: Al vMuir: (ï l'œuvre la plus excellente \ La doç^ Il MM* iU'h Motazales se répandit dans flrak^ le Khoiiifiiin r.\ le Ma-waralnahr, et un grand iMiiniH'i* d(* dorleiirs célèbres en iirent pro- IniiMifMi.
•• Oiiln) rola, les khalifes Fatimis étant deviiiiiih iiuÎNManlM dans la province d'Afrique et diiiiM Iniil \v Magrob, y liront ouvertement prol^nHiiin do la dortriuo des Ismaêlis, et ils envoyé- Huil Iriir^ daï.H dans TK^ypto. Cette doctrine
I V K^'K'*^^* 1^*^' '^*^'^' prédication, un très-grand
^ luunbrr «lo prosélvlcs. Kn Tannée 358, ces kha-
Idoîi, ilo\ouuH uMiIrcs do fK^ypto, envoyèrent
IruiH aiiuéoH t*u S\no. Los tUlVorontes sectes
(uiAA j» ^. .V I . i'.<»i iiu \|U4i'iivi vU' Kji^iIjiI. ^ur lequel ou peul
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des Rafédhis sa répandirent ainsi dans toutes les provinces du Magreb, dans TEgypte, la Syrie, le Diar-becr, àCoufa, à Basra, à Bagdad, et dans toute Tétendue de Tlrak , dans le Khorasan et le Ma-waralnahr, ainsi que dans le Hedjaz, le Yémen et à Bahreïn. Il y eut, entre eux et les Sunnis, une quantité innombrable de guerres, de combats et de batailles. Alors se produisirent au grand jour différentes sectes, telles que les Kadris, les Djahmis, les Motaxales, les Kéramis, les Kbarédjis, les Rafédhis, les Karmates, les Baténis, et la terre en fut remplie. Il n'y eut aucune de ces sectes dont les partisans n étudiassent la philosophie, et n'embrassassent, parmi les doctrines des différentes sectes de philosophes, celle qui leur agréait davantage. Il ne resta aucune grande ville , ni aucune contrée où il ne se trouvât un nombre considérable des sectes dont nous avons parlé. •
Je ne suivrai point Makrizi dans ce qu'il dit du système imaginé par le docteur Abou'lhasan Ali Aschari, pour rapprocher et concilier les divers partis; ce système doctrinal, n'ayant commencé à se répandre que vers la lin du