XXVI INTRODUCTION
quatrième siècle de l'hégire, et n'ayant été introduit en Egypte que beaucoup plus tard, n'a dû avoir aucune influence sur les opinions des Musulmans égyptiens du temps de Hakem et de Hamza.
On voit dans ce chapitre de Makrizi le germe des principaux dogmes qui caractérisent la doctrine de Hamza, l'infusion de ia divinité dans les imams, la transmigration des âmes . l'interprétatiqn allégorique de tous les précepte& de l'Alcoran, la disparition et le retour attendu^ de l'imam auquel la divinité est u^ie. Une foule d'exemples tirés de l'histoire nous apprennent que, dans les quatre premiers siècles de l'hégire, plus d'un novateur avait profité de Tinclination des peuples pour ces dogmes singuliers, et s'en était servi utilement pour se former un parti contre l'autorité des khalifes. Il est vraisemblable que l'ancienne doctrine du magisme contribua beaucoup à favoriser quelques-unes de ces opinions, et en fut peut-être la source primitive ; car c'est dans les parties orientales de l'empire des successeurs de Mahomet, que nous les voyons paraître au jour; c'est là que nous les trouvons sans cesse combattues et
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sans cesse renaissantes, et qu'elles sont en quelque sorte le levier dont le fanatisme des partisans de la maison d'Ali se sert, pour mettre en mouvement les provinces les plus éloignées de cette partie de l'Asie. Les anciens sectateurs de Zoroastre, accoutumés à voir, dans leurs rois et leurs prêtres, les descendants des dieux, des génies célestes, des divinités d'un ordre subalterne , ne durent pas avoir beaucoup de peine à transporter aux chefs de la nouvelle religion la vénération qu'ils accordaient précédemment à leurs souverains. Le s^^tème des deux principes n'est pas même étranger à la religion desDruzes, puisqu'on y trouve partout un rival puissant opposé à l'Intelligence universelle , un véritable Ahriman en opposition avec cette créature immédiate de Dieu, avec cet autre Ormuzd, source de toute bonté et de toute science. A peine Tisiamisme avait-il jeté quelques racines dans ces lieux autrefois soumis à l'empire des Sasanides et à la religion des Mages, qu'un schisme politique et religieux vint y allumer les torches du fanatisme. Les nouveaux Musulmans se divisèrent en deux partis, l'un desquels soutenait les droits d'Ali à l'empire ou plutôt au souverain