‹ Exposé de la religion des druzesChapitre 13 sur 97 · XXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVIII INTRODUCTION

pontificat, dont la puissance temporelle n^était guère qu*un accessoire ^ mais accessoire néces^ saire et inséparable, tandis que l^'autre, après avoir préféré à Ali trois des compagnons du prophète, Abou-Becr, Omar et Othmah, ne sut pas même demeurer tranquillement sous la domination de Tépoux de Fatime, quand la nation Teut mis sur le trône auquel il avait tant do droits, mais Tabandonna pour suivre le parti ilv Moawia, à qui l'ambition seule et la révolte avaient iVayé les voies à la couronne. A la tète dos robollos était, il est vrai, Ayéscha, la femme bion-aiméo du prophète, Tétemelle ennemie tPAIi; mais plus son crédit semblait autoriser t'otto faction, plus les partisans d'Ali durent (MubrnHst'r tout ce qui relevait à leurs yeux la diguitô ot les tln>its du cousin et du gendre dt» Tcnvoyc do Dieu, de celui qui seul pou- \ait ctMisoncr un iTJeton du sang de Maho- MicL Soit faildosso do la part d\\li« soit dé- HiutônwHomont , amour do la paix, désir de maiiilonii fanion et do pixnonir les effets fuuomIom d iiii m lusnu' scaudaloui dans une religion naiNN^iuto, \\ uo pi\)lita |>as de:> ressources tpùl <mi{ul pu tc«Mi\ordau> rattachement (ana-

INTRODUCTION. xxix

tique de ses partisans. Au lieu d'employer ses armes contre ses vrais adversaires et contre un rival à qui tous les moyens étaient bons; il les tourna contre les plus chauds de ses partisans , et se reposa trop sur la bonté de sa cause. Bientôt il tomba, victime de la perfidie et de la scélératesse de son rival. Sa mort entraîna la chute de sa maison , et Moawia , élevant son trône sur les cadavres amoncelés des compagnons du prophète , des fondateurs de Tislamisme, fut reconnu, et ses successeurs après lui , pour dépositaire de l'autorité légitime. Mais si les talents de Moawia , son activité , la gloire de ses armes , les conquêtes éclatantes de ses généraux, lui valurent la soumission sincère des provinces occidentales de l'empire, il n'en fut pas de même de celles de l'orient et des lieux qui avaient été le berceau de la religion. Là , l'oppression seule et la tyrannie étouffèrent les regrets et les vœux de tous les cœurs, qui conservaient un vif attachement pour la maison d*Ali. Les malheurs de cette famille dans les veines de laquelle coulait le sang du prophète, les persécutions auxquelles elle fut toujours exposée de la part des khalifes de la maison

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