XXXVIII INTRODUCTION
Isa, fils de Sabah , surnommé Mozdar^, et qui a rytià\t^U » donné naissance à la secte des Mozdaris, homme d une dévotion extraordinaire qui lui valut le 'IS surnom de Moine des Motazales. enseignait que Dieu peut ment^ fît rommAttr e Tinjustice^ sans que sa divine majesté en soit aucunement blessée ; que la même action peut être produite par deux agents, sans doute Dieu et Thomme, à la manière de la génération ^. Il soutenait que TAlcoran n'a rien d'extraordinaire et i quoi rfaomme ne puisse atteindre; que , loin que son éloquence surpasse les facultés des mortels, on peut rimiter et même le surpasser '. Il introduisit le premier, parmi les Motazales, la doctrine de la création de rAlcoran. D enseignait aussi que quiconque avance que Ton verra Dieu par les yeux du corps, sans dis-
^ Aa lieu de Mozdar, Pococke et Marracci ont lu Merdad ou Merdar,
* cvfyJI J'^^^**' ci^ — Cest-à-dire, sans doute, de même que ia
génération d*un enfant est le produit de Inaction réunie du père et de ia m^.
* On sait que les Musulmans , d*accord en cela avec Mabomel , soutiennent que le style de TAlcoran est un miracle toujours subsistant, et qu^aucun homme ne peut rien produire qui en approdie.
C'est ce quon appelle qIjJuI jUif.
INTRODUCTION. xxxix
tinction de la manière dont cela se fera, est . .
infidèle S et que douter de Tinfidélité d'un tel
homme, cest être soi-même infidèle. Ce qui donnait lieu à la question de la vision de Dieu au jour de la résurrection, était une parole qu'on attribuait à Mahomet ^. Pour ce qui concerne la question de la création de la parole de Dieu, une autre secte de Motazales, les Hodheïlis, disciples d'Abou-Hodheïl Moham- H-^^^^^ med, surnommé Allqf^^ disaient que, parmi les paroles divines, il y en a qui nont point été créées dans un sujet , comme , par exemple , cette V( parole qui a donné l'être à toutes les créatures, \
sois; et d'autres qui ont été créées dans un sujet ^, j
comme sont tous les préceptes positifs et négatifs*. Les Héschamis, sectateinrs de Héscham, ^tl^\*r^l
» Voici le texte :^l^tiA^=» X jLxjJfLj m\ iujj jL^f ^ ^Je crois avoir bien rendu le sens des mots <Âa^ JIj.
* n y avait une secte, les Dhararis, disciples de Dharar, fils d'Ani- Jrf*A\t^\*^± roo, qui disaient que Ton verra Dieu au jour de la résurrection par »^«^ «jj y un sixième sens ajouté aux cinq autres. D'autres , les Bekris^JJis- "'*" ^^ \jc dples de Belir, disaient que le Créateur se fera voir ce jour-là sous -.— — une figure quii créera^expgfey, et sous laquelle il parlera aux ^^ *"' hommes. Makiizl
* ^^,iljJl, c'est-à-dire le marcA(iiu/(/^yb«rra^r
* Voyei Pococke, Spec. hist. Ar. édit. de Whilc, p. aao. ^ Abou-Otbman Amrou Djahedh, fils de Bahar, auteur de la