‹ Exposé de la religion des druzesChapitre 17 sur 97 · L INTRODUCTION · texte numérisé non relu

L INTRODUCTION

Kbattabis, disaient que Djafàr est dieu, que les hommes ne le voient point, mais qu'il trompe leurs sens, en sorte qu'ils s'imaginent le voir '. Ils accordaient l'inspiration i tout fidèle, et soutenaient que, parmi eux, il y avait des hommes plus excellents que les anges Gabriel et Michel, et que Mahomet. Ils prétendaient que leurs morts leur apparaissaient matin et soir. Il y eut des Khattabis auxquels ' on donna le nom d'Omafm, parce qu'ils disaient qu'après la mort d'Ahou'lkfaaltab il avait eu Omaïr, fils de Béyan, pour successeur à l'imamat. Ils dressèrent une tente à Coufa^, où ils se rassemblaient pour rendre leur culte à Djaftr Sadik; mais Yczid, fils d'Omaîr, l'ayant appiis fit pendre leur imam, Omaïr, fils de Béyan. Toutes les sectes des Khattabis reconnaissent que l'imam Djafar leura laissé comme en dépôt une peau nommée djifr. qui contient tout ce dont ils peuvent avoir besoin pour connaître les choses occultes, ou interpréter l'Alcoran.

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* Âfy.lJu'Ul j — Suivant le Kamaat, Lji-\jS Canaia nt le nom d'un liea dio» la ville de Cour*.

INTRODUCTION. li

Suivant eux, dans ces paroles de l'Alcoran, - Dieu vous ordonne d'immolerjine vache ', ■ -* il est question d'Ayéjcha : le vin et les jeux de ha^u;d défenduB dans l'Aicoran sont Abou- Becr et Omar. Les idoles Djibt et Tagout , dont il est parié dans l'Alcoran , sont Moawia et son général, Amrou, fils d'Alâs. La plus grande partie de ces rêveries se retrouvent dans les livres des Druzcs.

Les Camélts, disciples d'Abou-Camel, avaient ^6^"-^^*^ une opinion si rigoureuse sur les droits d'Ali k l'imamat, qu'ils taxaient d'infidélité non-seulement tous les compagnons du prophète , qui s'en étaient, suivant eux, rendus coupables en reconnaissant d'autres souverains qu'Ali, mais Ali lui-même qui était, disaient-ils, tombé dans rc crime en ne prenant pas les armes pour soutenir son droit, lis enseignaient aussi que les lumières divines avaient passé successivement dans les imams, par une sorte de métempsycose *.

Les Djcnahis, autres Rafédhis allégoristes, i..--'ijreconnaissaient pour leur auteur Abd-allah , fils

' K\r. sur. I , tm. 63.

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