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et les Sabéens sont ceux qui ont le plus de rapports avec nous, et dont la doctrine approche le plus de la nôtre; mais, faute de la bien connaître , ils y ont introduit quelques erreurs.
• Si celui que vous voules gagner est un Juif, commencez & vous concilier son attention en TentreteDant du Messie , je veux dire du Messie des Juifs , du faux Messie ' : cnseignes-lui que c'est le Mehdi (Mohammed, fils d'ismaïl) qui est le Messie ; que la connaissance du Mehdi procure le repos des actions (c'est-i-dire décharge de l'observation des devoirs imposés par la loi), et dispense des obligations pénibles, de même qu'il lui a été commandé de se reposer le jour du Sabbat. Vous gagnerez son cœur en parlant mal des Chrétiens et des Musulmans ignorants, de ce qu'ils débitent au sujet de Jésus, assurant qu'il n'a pas été engendré, et qu'il n'a pas eu de père. Dites-lui avec assurance que Joseph le charpentier était son père et Marie sa mère, que Joseph exerçait sur elle
' Cest4-dira du Meuie que le» Juifs, dao* leurcroyueeemnfa, atttDilent comme le libérateur de leur luitioD , et qnî n'cat qn'na Antecbriit, ptr oppoiitioo *u Ue«ie des CkrélieDS, reconov pnor un vrai prophète par le* Hiuulinui*.
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tous les droits cpi'un mari a sur sa femme. Avec ces propos et d'autres semblables , vous en aurez bientôt fait un prosélyte.
« Vis-à-vis des Chrétiens, vous vous frayerez le chemin en parlant mal des Juifs et des Musulmans sans distinction, en témoignant que vous reconnaissez la vérité du symbole des chrétiens^, et leur en faisant connaître la véritable interprétation allégorique : reprochezleur qu'ils ont méconnu le Paraclet, et enseignez-leur que le Paraclet va venir, et que c'est k lui que vous les appelez.
« Si un homme de la secte des Dualistes ^
* Il y 1 dans le Recueil des Druzes deux pièces intitulées, la première : iiU; liÂiii.>.i?tt iJL^t Lettre adressée à Constantin, et la ^^
secoode, c^[Li\ uM^ iûXjJt c^M\ ^\j U^\ iiJL,ji[
ÂA£s»jJSJt Lettre aux Chrétiens, qui renferme t essentiel des principes Je lu piété, et Ifrise les dogmes du polythéisme. Ces deux écrits, adressés aux Chrétiens, contiennent le Symbole des Apôtres et celui de Nîcée, beaucoup de passages des Évangiles et de la liturgie, que l'amtenr, an moyen d'explications allégoriques, applique à la doetrine des Druzes. C*est lapplication des instructions données ici à uQ daî qui a affaire à des Chrétiens.
* Il y a dans le texte 4ajIX* , ce qui ne peut être, ce me semble, que JuilXt, et doit signiGerles Dualistes, Manichéens ou Bardésanitci. Pluf bas il est parlé d'autres Dualistes J^yû\ <iui sont peutêtre une secte musulmane dr ce nom. On pourrait conjecturer que la uteur avait écrit ici taysA Manichéens.
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vous est présenté (et vous savez que cette secte est la source d'où vous tirez votre origine), commencez tout de suite avec lui par une partie des instructions qui appartiennent an six.ième degré de l'initiation, et par conséquent k un enseignement déjà fort avancé ^; par ce qui concerne le mélange des ténèbres et de la lumière, et tout ce qui suit relativement au même sujet, jusqu'à la fin de ce chapitre. Farci , vous vous emparerez de l'esprit de ces genslà, et vous obtiendrez leur confiance. Si vous trouvez quelqu'un parmi eux à qui vous croi^ei pouvoir pleinement vous fier, vous lui dévoilerez tout le secret.
■ S'il arrive qu'on vous présente un homme attaché à la doctrine des philosophes, vous n'ignorez pas que l'essentiel de notre doctrine repose sur les opinions des philosophes, et que nous sommes d'accord avec eux en ce qui concerne les religions établies par les prophètes, et l'ctemilé du monde. Seulement, il y en a parmi eux qui diffèrent d'opinion avec nous, en ce qu'ils admettent, sans cependant le connaître , un être qui régit le monde. Si ceux à
' t-OUIl iyi^ 0* — Voyei la note i de la p«gc »i
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qui nous avons affaire se trouvent d'accord avec nous, et qu*ib ne reconnaissent point Texislence d'un être qui gouverne le monde, il ny a plus aucune différence entre notre doctrine et la leur.
• Si on vous présente un Dualiste \ vous êtes sur de la victoire. La première chose à faire avec lui, c'est de rejeter le dogme de Tunité (de Dieu), et de lui parler du préexistant et du suivant, et de la manière dont Tun d'eux hérite de Tautre, ainsi que cela est exposé dans le premier et le troisième degré de la partie la plus parfaite de notre enseignement .^
*< Si vous avez à traiter avec un Sunni, parlez a\ ec respect devant lui d'Abou-Becr et d'Omar ; faites Tcloge de leurs mérites; n'épai^nez point la critique à Ali et à ses enfants; rapportez des circonstances de leur vie, dignes de censure. Faites-lui entendre qu'Abou-Becr et Omar n'étaient pas étrangers à la doctrine que vous lui
» fl y a ici fjy3 .
» oJLij ^ûUt i;^J^ Jj\ j ^^j^y L. Jji — Il est «■«ident qu*il faut enteodre par le premier ci le troisième degré de l>o»«*igDemeDt plus avancé, le sixième et le huitième degré de Tinitiation. C*e»t dooc au sixième degré que commence le haut ensti'
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