CGC VIE DU KHALIFE
« en marche pour seooarir des mallieiireiiz » j*ue usé de « perfidie envers eux. » A cela quelques^ins de ses gev dirent qu Alep n*en valait pas k peine. « Ce n*est psi « cela, répondit f empereur; mais quand il s^agÎFaHda • monde entier, je n en userais pas autremenL •
L'année Sgi mit fin au règne de Saîd-eddaula* D fat empoisonné par un esclave, au mois de safiu* de celle année. On dit que sa femme , fille de Loulou , loi aun empoisonnée avec lui , et que ce crime lut TonVrage de Loulou. Celui-ci mit sur le trône les- deux fils du prinœ défunt, Aboulhasan Ali et Aboulmaàli Schérif; m» il ne leur laissa que le nom de souverains, se réservait toute Fadministration. Nous verrons par la suite oomment ces événements amenèrent la réunion d*Alep à Tempire des Fatimis.
Au mois de ramadhan 392 , Hakem ôta le gouvernement de Damas à Ali , fils de Djafar, fils de Fellah , et lai substitua Ausila ^, fils de Bakkar ^.
L*année igi est marquée par un grand nombre d*év^ nements qui semblent indiquer que cette époque fot
^ Dans quelques manuscrits ou lit TamousiJa.
' Cest ce que nous apprend Makrizi, mais Abou^imafaasin dît que le gouvernement de Damas fut donné, en cette même année 393 , au ka!d Abon-Mansour Hastékin ou Khaschtékin, qui s^ conduisit très-mal et d*une manière vraiment tyrannique. Gomme ni l*un ni Tautre de ces deux auteurs ne marque exactement la ânecession des gouverneurs de la Syrie, je pense que Hastékin peat avoir rempli cette place quelques mois seulement après Ali et avant Ausila, et que le peu de durée de son gouvernement est la canse de cette omission.
HAkEMBIAMR. ALLAH. ceci
i€ de celles où Hiikem signala son xèle pour llslaet pour la doctrine des Schiis. Le 17 de rebi ^^omd 393, Hakem commença à fidre construire la ^l^mi de Raschida K On choisit pour cela un terrain ou ** 3 avait une église , entourée de cimetières à Tusagedes 'v^et des Chrétiens. La djami fut d'abord bâtie en bri- ^I^M; Hakem la fit ensuite démolir et reoonstruire, ^^taune nous le dirons : elle est située à Idisr, sur le Nil. ^^«tte djami porte le nom de Raschida, parce qu elle est ^^u* ia propriété de Raschida, que Kodhaî décrit ainsi :
* La propriété [khiiia) de Raschida, fille d*Aub, fils de « Djéiila, de la &mille de Lakhm, est limitrophe de la « propriété qui a, au midi, le monastère nommé antre- « SouAboa-Tolomoas, lequel a été détruit, et auquel a suc-
• cédé aujourd'hui la djami de Raschida. » Cette propriété a disparu. A elle appartenait aussi le cimetière nommé le cimetière de Raschida, et le jardin appelé autrefois du nom de Cahmës, fils de Moammar, puis de celai de Mardani, et connu aujourd'hui sous le nom de l'émir Témim. On commença aussi à reprendre la construction de la grande djami du Caire, qui est hors de la porte Bàb-a^otoah^. Treize personnes convaincues d'avoir fait
' n est longuement parlé de U djami de Raschida 4iant la pîèee dancneil des DruMt intitulée, ^IjJj^k} U j^lte4^c^U^
* Cett celle qu'on nomme t ^"^^ •"- fi^lc^t ^ àjami du HtàmiL
Celait le khalife Axii, père de Hakem , qui avait commencé à consume cette mosquée hors de la porte dn Gain*, nommée finè-«{fb- Itmk, ent-à-dire la jtofU des VkUànt: il y avait fait loi-méme la kholba f t la prière du vendredi. Mmkrizi.
crxil VIK DU KHALIFL:
la prière iioiiiiiice Salai eddhoha ^ furent condamner^ au fouet, promenées sur des chauicaux et mises enpî' son pour trois jours. A Damas, au mois de rebi second « un homme nommé Aswad Ilakémi, qui sans dooiP setait rendu suspect de tenir à quelque secte ennemie d'Aii, fut battu et promené sur un ane, pendant quW criait devant lui : Tel est U sort réservé aux poiiùmm (FAbou-Becr et iOmar, Ensuite on lui coupa la téle^. Ce fut au plus tard en cette année que Hakem lit anéleBle Chrétien Isa, iils de Nestouros, qui possédait, comi on Fa vu, une place importante, laquelle allait de avec celle de vizir, et qu il lui (it couper la tète ^. Ladite de sa mort u est marquée par aucun des auteurs que jai consultés, mais Makrizi la place avant celle de Fahd, qv'i) fixe à Tan SgS. Il parait que Tune et Tantre furent b suite d'une persécution qui tomba principalement sur
^ ^^isJf v\X«, c est-à-dire la/)nèiY du. miliea de la matinée. Cette prière irétait point autorisée par les ScTiiis. Voyei Chreëlom. or. 2* édition, tome I, ]iage 162.
* Abou Iféda raconte le [ait d'nne manière différente. Suivant hi. Aawad était le gouverneur de Damas; il se nommait Abou-Mo^M* nied Aswad. 11 fut nomme gouverneur de Dama» en 393. Le coal^able était un homme du Nfagreb; il n'eut pas la tète coup^, mais il fut chassé de Damas. Annal. Moil. t. II, p. 609.
* Grégoire Bar-llebrsua place la mort d'Isa dans les pcmito années du W^gne de liaLem, peut-être même dans la prcoîèff année, car il en parle entre les années 386 et 389, et H lai dôme pour successeur Fnhd, fils d'Ibrahim ^Cikron. Sj^. p. a 10). Or il |iaruU par Makrizi que Kahd exerça sa place aussitôt que Baidj^ wan eut triomphé d'Kbn-Anuuar en .SS7. Peut-être Isa fut-il ucrifis romnir partisan d'Lhn Animar.
H AK h:M-BI AMR- ALLAH. cgcui-
les Chrétiens qui exerçaieiil les fonctions de catebs, oa qui remplissaient quelques places dans les bureaux, liakrisi expose ainsi Torigine et les motifs de cette persécution^. Du temps du patriarche Zacharie, le» Chrétiau éprouvèrent des calamités tdles qu'on n'en avait point encore vu de semblables. Un grand nombre d'entre eu avaient été employés dans les places de Tadministration« ils étaient devenus puissants, avaient acquis de grandes ridiesses et jouissaient d'un crédit sans bornes. Ib en «raient abusé pour vexer et tourmenter les Musuimaitt. Ce fut ce qui excita la colère de Hakeam, incapable dose contenir quand une fois il cédait à cette pasaioii. Dès le règne d'Asiz, les Musulmans avaient conçu une haine violente contre les Juifs et les Chrétiens : car œ prince avait confié une place importante au Cbréliea ba, fils de Nestouros, et un Juif nommé Mi$cha^ en c9Berçait en Syrie une autre qui le rendait toutpuissant. Il arriva de là que les Chrétiens et les Juifs prirent de Tasoendant sur les Musalmam et en nsè* rent insolemment envers eux. Les habitants de Misr irent donc une figure de femme en carton « ils lui mi* ml en nudn un placet, et b disposèrent sur le chemin f Aaiz. Le kludife ayant pris ce papier pour le lire, y trouva ces. mots : « Par le nom de celui qui a honoré
• les Juifs par Manassé, et les Chrétiens par ba, fils de
• Ncatooros, et qui a avUi par sa personne les Mu*
> Voyei le chapitre intiial^ : ^ ^^^ 4jjL«^( JyÀ^j^^ * Sans doute il faut lire Minsckm Lùa# (MiDasié) an lien de
. \HALIFK
.iv[-esdi> la pt^iiH* <iii notiti-'iu
■ La pcrst-ciitiim avant Ajn
. .. ■'iitreleRClin'-tiens, il litarrrlt-r
tii-bs. IJn dps plus <listïn^'iK'< rui-,
,uuu' .'Ukéhir, f[HÎ était orthodfn»"
.. .cuir lui nrduiiiia de rennncer i \i
.1 . (ni promettant, s'il voulait vfai--
' it'\er à la dignité de vizir et <lr ..n
..Miation de son empire. Abnn-V-djjh
-■.nit de llakem ie délai d'un jour puii
.. 1 .(uil devait prendi-e. Retourne chez iui
. -, > jiiiis, et. après leur avoir raconte ce qui
., iiln> lui et Hakem, il leur dit : • Ji' >.m-
,.,n'i ma vie pour lo nom de Jéstis-Christ. Ei;
...i un délai jus(|ua demain, je n'ai point en
.1 lidre du temps pour déUlx-ror sur ce qiiej'
..t. Je n'ai voulu que me ri'server le loisir de
..iHi' tous auprès de moi. de vous faire me*
. ( Je vous instruiie de mes dernîèies volontés.
...aut donc, mes frères, m- clien-luv. p<iint U
i^ile et passa^'-re de ce monde, aii\ dépens il>'