diiudile et éternelle de notre seigneur Je^uv
^ e>l lui qui nous a rassasiés dt-s biens de b
.Ki)i>ur(riniî sa miséricorde nous appelle lu
iK- du ciel ;fortiliez donc vos cœurs. 'Il lesenmu-
..^Hur ses (liscoius, et les exhorta ii
•I.-.U. •(nn.W. V-,1. t. tl.p ^oi
,.( i-.! lire iIp .Vii''re dOsi'hmoiitM'ïn. Vm
, l'jinarrk A'-r. p. .'ii)â.
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HAKEMBIAMR- ALLAH. cccv
le nom de Jésii»Christ. Il leur fil ce même jour un grand festin, et après être demeurés avec lui jusqu'au loir, ils se retirèrent chacun chez eux. Le lendemain Aboa-Nédjah se rendit chez Hakem. Le khalife le voyant entrer, iui.dit : « Eh bien ! Abou-Nédjah Gabriel , ton parti «est-il pris?-— Oui t seigneur, lui répondit-il.^Quelle
• est ta résolution? lui demanda encore Hakem. — Cest, « lui dit Abou-Nédjah , de demeurer ferme dans ma reli-
• gion. ■ Hakem employa d*abord les promesses et les naenaoes pour le vaincre; mais, n ayant pu réussir à fébnmler, il ordonna qu*on lui ôtât ses habits, qu'on rattachât à deux pieux et qu'on le frappât. Les fouets avec lesquels on exécuta cet ordre étaient de nerfs de bceuf. Il en reçut d'abord cinq cents coups, qui mirent ses chairs en lambeaux , en sorte que le sang ruisselait de tout son corps. Hakem ayant ordonné qu'on portât le nombre des coups jusqu'à mille , on recommença à frapper Abou-Nédjah. Lorsqu'il en eut reçu encore trois cents, il dit : Xaisotf. On cessa de le frapper, et on en instruisit Hakem, qui ordonna de lui donner à boire, pourvu qu'il promit de se feire Musulman. On lui présenta donc de Teau, et on l'instruisit de l'ordre de Hakem. « Reportez-
• loi son eau, dit alors Abou-Nédjah, je n'en ai aucun
• besoin, parce que notre seigneur Jésus-Christ, le véri- « table roi, m'a donné à boire. ■ Plusieurs de ceux qui étaient présents assurèrent avoir vu effectivement dégoutter de l'eau sur sa barbe. Après avoir prononcé ces mots, il mourut. On en instruisit Hakem, qui ordonna que Ton complétât sur son cadavre les mille coups de
.^vi VIE DU KHALIFE
fbuel. Pai'iiii les ilii chrétiens donl nous avons |iarlê te Irouvait aussi le reïs Falid. lils d'Ibrahim. Hakem te lil venir el lexliorta à embrasser la religion musulniamen lui rap}>elanL les bienfaits donl il Tavait comblé, et hu pronietLaiit d'y en ajouter de nonveaui. el de le nigirder comme son frère. Sur son refus persévénnt, il lii lit couper la tête et ordonna qae son coips fftt brâlè. Sévère d'Oschmouncin dît que l'on eatretint le in pendant irois jours sous son cadavre, sans pouvoir le consumer, el que sa main droite particolièrement d'^ prouva aucune atteinte du feu, ce qu'il attribue à m% abondantes aumônes. • Il ne refusait, dit-il, k aucnndi
• ceux qui lui demandaient; quelquefois même lorsque,
• passant dans les ruesà cheval, il rencontraitunpaovie
• qui sollicitait de lui une aumône, il portait la mata
• à sa manche avec la certitude de n'y trouver aucoM
• monnaie, mais Dieu permettait qu'il y trouvât de qaoi
• faire l'aumône. ■ Des huit autres catebs, quatre saccombcrenl aux tourments et se firent Husulmuu, la quatre autres demeurèrent finroes et expirèrent soK les coups. Des quatre qui avaient apostasie, on moant ta nuit suivante, et les trois autres retoamèrenlàb religion chrétienne après la iin de la persécution. Makrià fixe la date de la mort du reïs Fafad au S de ^Mmadi second 393. Il avait exercé sa place dnq ans oeif mois et douze jours, et il eut pour successeur Ali, fib d'Omar, Addas '. Il n'en jouit pas longtemps, car Haba le fit mourir en cette même année, ainsi qu'Ostad Rei-
' Quoiqu'on tiu ctiii* quelques niiionM-riti ^IdJUi, il ni cn^
HAKEMBIAMR- ALLAH. cccvii
bi, et beaucoup d*autres^. En cette même )uvernement de Tibériade fut donné à Témir
vraie leçon est ^IjjJI, c est-à-dire le marchand dt 3r6goire Bar-Hebraeas le norama en eyriaque Ba^Àddas. lécation contre les Chrétiens dut son origine à la mé-
deux catebs arabes, Abou-Taher et Elbn-Addas. Ils )rd accusé Fabd auprès de Hakem, inais ce prince les eçns, ils excitèrent d*autres personnes à se plaindre hrétiens. Hakem se rit alors forcé de céder à Icnr l fit périr Fabd; mais, comme il lui était réellement il connaissait sa probité et ne Tavait sacrifié qu*à Tim-
ses accusateurs, il fit appeler ses enfants, les revêtit
et défi?ndit qu'on leur Ht aucun mal et quon pillât . Ebn-Addas recueillit le fruit de son crime, car il dessant en Egypte; Abon-Taber obtint la mAme autorité en root beaucoup de mai, non-seulement anx Cbréliens,
aux Musulmans, principalement par les impositions dont ils les chargèrent pour ))ouvoir réaliser les sommes ;s qu'ils s'étaient engages de verser dans le trésor de B-Addas, nommé par Makrizi AH, Jils dOmar, Addas, àé k Fabd, ne jouit pas longtemps dit-fruit de ses in-
icr périt aussi dans le même temps. Il se brouilla eu n cateb copte qui était au senicc de la sœur de Hakem porta des plainte^i A la princesse, qui obtint de Hakem )ur faire mourir Abou-Taher. Elle envoya cet ordre en tuer Abou-Taher; sa tc^te fut envoyée en Egypte, et les inèrent son cadavre dans les rues. Gre^or. Bar-Hehr.
a donné son nom à une mosquée à laquelle Hakem se vent dans les promenades qu'il faisait, monté sur un I pièce du recueil des Druies que j'ai déjà citée, p. ceci.
cccTiii VIE DU KHALIFE
Barouh. AusiU, gouverneur de Damas, étant mort,
Hakem lui donna pour successeur Moflib Lihyani.
Au mois de nioharram de l'année suivante igi. Bikem donna le gouvernement de Barka à Sandal Aswad. Au mois de ramadban suivant, la place de kadhilkodhat et daïldoât fut Atée à Hoseîn , ûls de Mohammed, Gb de Noman , qui l'avait exercée cinq ans, six mo» et vingt-troisjours,etdonnéeà Abd-alam, lils de Mohammed , fils de Noman , qui conserva en même temps aiài qu'il possédait déjà de surintendant des reqaètes en redressement des griefs '. Loulou, ennuyé de n'exetor la souveraineté dans Alep que sous le nom des deii princes Abou'Ihasan Ali et Aboulmailli Schérif, Ck de Said-eddaula, et voulant r^ner uns partage, it partir d'Alep ces deux'jeunes princes en Sgi. avec la femmes de Said-eddaula, et les envoya en Egypte; pir là il s'assnra la souveraineté ainsi qu'à son 6U Aboa- NasT Mansour, surnommé Mortadha-ediûala *.
L'année ig5 est une époque mémorable dans la vit de Hakem. Ce fut en cette année que la bisarrerie de son caractère parut dans une multitude d'ordonnances qui n'étaient pas moins ridicules en elles-mêmes qw leurs conséquences furent cruelles pour ses sujets de toutes les religions. En cette année on prodama dam lesdjamisdu Caire, deMisretde Vile de Baodfaa. une ordonnance qui enjoignait aux Juifs et aux Chrétien d'avoir sur leurs habits des marques distinctivei qui
> tUilt j,fkJ|. Vojn Oircrfon. or. l'Mitioo.l. I. p. lii. » Voyei ci-aprit, page ccc\lvii.
HAKEMBIAMR ALLAH cccix
devaient être, de couleur noire, parce que cette couleur était celle des khalifes Abbasides, et de porter des oeintures ^. Cette ordonnance contenait des expressions oatrageantes contre Abou-Becr et Omar. Par une antre ordonnance il fut défendu de manger de la mélookhia^ l^vme que Moawia, fils d*Abou-Sofyan , aimait beaucoup; de la roquette, plante potagère dont
* Aboalmiliasiii dit que les Chrétiens furent assojettîs à porter àmbàtàiB bleus, et les Jnift des habits jaunes; il leur fut aussi ei^eiDt de porter des bonnets noirs. D après Dhéhébi dté par Aboulmahasin, et le farikk Iduiki, il semble que Tobligation de porter des bonnets noirs ne regardait que les Juifs. Sévère , cependant, dont Tantorité est grande ici, assure que les Qirétiens Ihreot obligés de porter aussi des bonnets noirs ; il parait pourtant ^pe les chefr des Chrétiens furent dispensés de cette obligation. Les Chrétiens furent de plus assujettis à se servir d*étriers de bob, sans qu^il fût pennis à aucun d^eux d'avoir des étriers de fer. Hakem leur ordonna encore de porter des croix d une palme de long, et peu après il voulut que leur longueur fût d*une coudée, oo, suivant d*autres, d'une coudée et demie. Au lieu de croix, les Jwfr fbreiit assujettis à porter à leur cou des billots de bois en §Ênaù de pdote, pour représenter la tête du veau qu'ils avaient •doré dans le désert. Je ne sais si ces différentes ordonnances appar> tiennent à Tan 396 ou à Tan 4oo, oii les Juifs ainsi que les Chrétiens éprouvèrent de nouvelles rigueurs, parce que Maluixi n'en
pas l'époque précise. Suivant Ibrahim , fils de Wasifschah , ne voulant point que les Juifs se mêlassent avec les Musul- U leur assigna un quartier particulier près de la porte du Ctire nommée Porte de ZawUa.
* Dans la suite il fut même défendu de cultiver cette plante. Ibrahim , fils de Wasifschah , joint les courges à la méloukhia , et attribue cette défense à l'inclination d' Abou-Becr et d*Ayéscha pour ees légumes.
j^^m ikHALIFE
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-,i,os iimtri- It's iiianlidtid&d'e:
■ . 4' V Juit's di's esriaxes de l'un os
■ j'Urt- onli^niiancL' fiijuî^iiit Jm
■■.- tiiidi au rciuuuomfmciil Je U
vlU' di" l'apiis-uiidi' a» cnmmCD'
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.l'His de l'aire de la bit-PO el tiïD
san'liôs. ù cansv d» laversioii qu'a
rtU- i».iissnn, Ali, lils dAlK.u-Ta!4
l'aitt' dans ii's iiifs tl dan-, les mar-
iliirlictlc, pDi'taîl defoDseï a toute»
daiiïi It'i- Imiiis mus ralcruus; aut
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HA&EM-BIAMRALLAH. cccj^i
1» baioft sans caleçons furent battues et exposées eu paMic; on en punit d*autres pour de semblables contfaventions à toutes ces lois ridicules.
Au mois de sa&r de cette même année, on écrivit, par ordre de Ifakem , des anatbèmes conti^e les premiers khalifris et ceux des compagnons du prophète qui sont 1 objet de la haine des partisans d'Ali, cest4i-dire contre Ayéscha* femme du prophète; les trois premiers khalifes, Abou-Becr, Omar et Othman; Talha et Zobeïr, le khalife Moawia et Amrou, fils d*Alas. Ces anathènies furent écrits sur toutes les mosquées, sur Tancienne d^mi de Misr, tant en dedans qu en dehors et de tous les côtés, sur les portes des maisons où Ton élevait les jeunes gens destinés au service des khalifes, des boutiques et des cimetières, et jusque sur les murs du Sahra. On en fit autant sur les portes mêmes des maiions des particuliers. Ces anathèmes furent écrits eu lettres d'or et de diverses couleurs, et le peuple en fut extrêmement choqué. La frayeur que Ton en conçut fit que Ton s'empressa de se faire initier à la secte de la maison régnante. Le kadhilkodhat Abd-alaziz tint, pour recevoir les personnes qui voulaient se faire initier, des séances auxquelles on accourut en foule de toutes les contrées et des villages. Hakem indiqua pour cela deux jours par semaine, le dimanche pour les hommes, et le mercredi pour tes femmes. On tenait une séance particulière le mardi, pour les schérifs et les gens de distinction. La foule de ceux qui s'empressaient de se faire initier était telle, qu'un grand
GCGXii VIE DU KHALIFE
nonibiH» de personnes, hommes et femmes, y fiuttt étouifées. Quand la caravane des pèlerins d*AfrH|iK arriva au Caire , elle fut exposée à toute sorte dWtiagei et de violences de la part du peuple : car le peuple voalait forcer les pèlerins à anathématiser les oompagnoai du prophète dont le nom est odieux aux Schiïs, etkv refus leur attira toute sorte d*avanies. Au mois dedjo«* madi second, on ouvrit au Caire le collège nommé Dar alhUana, c'est-à-dire Thôtel de la sagesse on de 11 doctrine allégorique des Baténis; on y établit deslee» teurs, et on y apporta les livres qui furent tirés àm trésors du palais. Le public y fut admis; on y établit des lecteurs de TÂlcoran, des jurisconsultes, des astionomes, des grammairiens, des professeurs de langue arabe ^ des médecins; on y forma une collection de livres dans toutes les sciences, et jamais on n^n awt vu une semblable. On assigna des traitements considé* râbles aux jurisconsultes et aux serviteurs attachés à cet établissement, et on le fournit de tous les ustens3ei nécessaires à Télude, comme encre, plumes, papier et écritoires. En celte même année, Hakem défendit i toute personne de se montrer dans les rues et les chemins après le coucher du soleil, et d^y paraître poor vendre et acheter. Partout il fit briser les vases où foa conservait le vin , et le vin fut renversé dans les nus.
' àâUI i^L-jpt — Les grammairiciib Oj^J"*^' enseignait k j^, c est-à-dire la syntaie arabe; ceui qu on nomme (Jji^jâJ etq« font appelés ici jùàltl c^lj^î, enseignent la lexicologie, e\ le icns «tes mois arabes et leur usage légitime.
HAKEMBIAIfR-ALLAH. cocxiu
H ordonna de tuer les chiens, et on en tua un si grand nombre que Ton n^n rencontrait plus aucun. Cet ordre liagalier fut occasionné, suivant Sévère, par la frayeur qu'un chien avait causée à Tàne que montait Hakem, frmyeur qui lui avait fiât iidre un saut et prendre la fuite; mais je doute de Texactitude de ce &it, parce que Hakem ne conunença à prendre des ânes pour monture qnà une époque postérieure à ce temps. Peut-être un dbien avait-il épouvanté le cheval de Hakem. Au mois de ramadhan, Hakem fit orner de tapis et de lampes la djaoïi de Raschida, il la garnit de tout ce qui était nécessaire, et s*y rendit à cheval le vendredi 1 5 de ce moi» au soir. Hakem, dans le même temps, fit défense à qui que ce fût d*entrer au Caire à cheval, et aux loueurs de montures d*y entrer avec leurs ânes : il défimdit aussi à toute personne de passer auprès de son palais. Dès le mois de dhou Ihiddja de Tannée précédente, Hakem avait commencé à faire construire du coté de la montagne de Mokattani un grand magasin , et à le fiûre remplir de bois d*acacia, de roseaux et de joncs. Ce travail ne fut achevé qu au mois de rebi premier 3g 5. Cette disposition, dont on ignorait le motif, jeta une épouvante générale; tous ceux qui avaient quelque emploi ou quelque service auprès de Hakem s'imaginèrent que ce magasin était fait dans l'intention de les laire périr. Cette rumeur devint plus forte, et on disait publiquement dans les rues qu'il était destiné à fidre pcrir par le feu les catebs et employés des bureaux. Les câtebft s assemblèrent donc, et, s'élant réunis à tous ceux
* va^