‹ Exposé de la religion des druzesChapitre 34 sur 97 · GCGLU VIE DU KHALIFE · texte numérisé non relu

GCGLU VIE DU KHALIFE

sandales arabes altachûes avtac deux courroies, allailtt promener sur sa mouture. Souvent même il se promenait diiranl la nliil. Il lit tuer Imis les chîeni H supprima divers impôts. Au mois de rébi second, il fit couper les mains à Aboulkasem Djardjéraî^ qui était secrétaire du kaïd Ain ; il fit aussi couper une maia à Ain, qui fut ainsi privé des deux maîus; ensuite Bakem lui envoya des milliers de pièces d'or et d'habits, puis il lui lit couper la langue. On fit nionrir no gnnd nombre de personnes indistinctement, ce qui fut cmk que beaucoup de ^ns prirent la fuite, et que les mar chés furent fermés et tout commerce suspendu. Çfti sans doute à cette époque que se rapporte ce que raconte Abou'imabasin , que Hakem, qui avait fondé dd collège de Sunnis en l'an 4oo , et avait continué poidant trois ans à favoriser les mosquées et tous les dorteurs et gens de loi, changea subitement de nuoièn d'agir, fît mourir le fàkih Abou-Becr Antaki et no antre docteur qui avaient été chargés d'enseigner dans ce collège, ainsi qu'un grand nombre de Sunnis. fit fermer le collée, supprima tout ce qn'il avait établi, et rerammença, avec plus de fureur que jamais, à ezercn' ■a cmaolé sur les jurisconsultes et les gens de loi. Depuis ce moment il continua à agir de la sorte josqn^

' Aa lieu de Djardjérax oo lit dans quelques nuniiscriU I^fv^ ranî. atdaiis d'autres, Djaardjaiù; mais la vraie leçon tat DjatJfjim ^^'J>^y>^■ Voyei sur ce personnage et sur un scean on cachet gm' pour lui, ma lettre k M. Relnaud, et U réponse de reloi-ci dan If Nouveau Journal asiatique, lomr XV, pig" 3^9 et suiv.

HAKEM-BIÀMR ALLAH. gcclxxi

sa mort. En cette même année 4o4, ou au plus tard en Tannée Ao5 ^ il défendit aux femmes de sortir dans X les mes, de jour comme de nuit; les bains destinés aux femmes furent fermés, et les figures de femmes qui étaient peintes sur les portes des bains, apparemment pour les distinguer de ceux des hommes, furent effacées. B fut défendu aux cordonniers de leur faire des souliers, en sorte que leurs boutiques demeurèrent sans usage. De plus il fut interdit aux femmes de regarder par les portes ou par les fenêtres, ou de dessus les terrasses des maisons. Cet état de contrainte dura pour elles jusqu'à sa mort , c'est-à-dire sept ans et sept mois ; et plusieurs, ayant contrevenu à cette loi , furent mises à mort. C'est vraisemblablement d'une contravention de ce genre qu'il faut entendre un fait atroce, rapporté par plusieurs écrivains. Hakem, passant un jour auprès des bains nommés les Bains ior, entendit du bruit dans l'intérieur; il s'informa d'où provenait ce bruit, et ayant appris qu*il y avait des femmes dans ces bains, il ordonna

' Grégoire Bar-Hebncus et Âbou Imahasin rapportent exprcs.scmeDt ces ordonnances contre les femmes à Tan /io5 ; Nowaîri et Makrixi les rapportent à Tan ^o^ , à la même époque où Abd-alrahim fat déligné poar successeur eu trône. Il faut ajouter qu'AboulmahatÎD lui-même, qui les place sous Tan do5, dit au contraire, dans son article général sur la vie de Ilakem, que ces ordonnances parurent en 4o4 , et que les foninies demeur^rcnt ainsi renfermées sept ans et sept mois jusqu*à la mort de Hakem. Or, ce prince étant mort à la fin de schawal 4 1 1 , cela porte la date de ces ordonnances au mois de rébi second do4. On peut supposer qu'elles furent rendues d'ibord en kok » puis renouvelées avec plus de rigueur en 4o3.

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