‹ Exposé de la religion des druzesChapitre 40 sur 97 · I. EE · texte numérisé non relu

I. EE

ccccMxtv EXTRAIT DE NOWAÏRI.

« Attendez, que j'ûille trouver la majesté de notre Seigneur. ■ Mais cet homme continuant à parier, le peuple le tua; on tua aussi ses deux camarades- et la troupe qui était dans li djami , sans aucune miséricorde. Le peuple se jeta ensnîle sur des gens connus pour faire profession de cette croyanoe; on tua et on brûla ceux qu on trouva. Quand la connaisianoe de cda (ut parvenue à Hakem , il ordonna la destîtation de sa garde, lui en substitua une autre, et commanda k oeux<i de rechercher ceux qui avaient usé de vidence contre lea sectateurs de Zouzéni. On en saisit plus de quarante « qpi*OD fit mourir jensuite en différentes fois. Les Turcs se i aiiBWiiW rent et allèrent attaquer Thôlel de Zouxéni : il s*y reofama avec les personnes qui s*y trouvaient avec lui, et il combattit du haut de son hôtd contre les Turcs ; mais ceux-ci déDDolîrent Thôtd, pillèrent ce qu*il renfermait, et tuèrent environ quarante des personnes qui s*y trouvaient \ ZojaépLs'enfcit. •t Ton ne put point se saisir de lui. Il entra dans le châlean, oà Hakem le cacha. Les Turcs s*étant rassemUés, se revéliieBt de leurs armes , et sommèrent Hakem de le leur livrer. Sur h parole qu*il leur donna de le leur abandonner le lendemain, ils se retirèrent. Le lendemain ils montèrent à cheval et renouvelèrent leur demande, sur quoi Hakem leur fit r^xmdre qn*3 avait été mis k mort. Ils retournèrent ensuite k la mosquée de RéLdan pour chercher Zouzéni , et ne le trouvèrent point Hakem se montra très-irrité contre toutes les milices, pendant tout le mois de rébi premier, mais elles rentrèrent dam ses bonnes grâces le à de rébi second , et il demeura convaincu que c'étaient les habitants de Misr qui avaient enhardi

' Ces affaires sont racontées par Hamza lui-même dans deu pièces du recueil des Druxes, dont la première est intiluMe, «^So^flj JuUil, et la seconde, jOjICJI Jû^l

EXTRAIT DE NOWAÏRI. ccccxxxv

les troupes contre lui , et les avaient excitées à tuer ses dais. n diflfêra à leur faire ^>rottver sa vengeance jusqu^au mois de djoamadi second : alors il commença à prendre ses mesmes pour les punir. Il suscita d*abord contre eux les soldats d*ûiifimterie \ les chefudes noirs et autres, et il convint avec eux qu^îls se rendraient à Hisr sous le déguisement de porteurs d'ordonnances *, et qu'ils entreraient de vive force dans les bains et les demeures des habitants de Misr : ils firent cela en piein jour. La chose s'étant répétée , les habitants se raslemblèrent, se présentèrent devant Hakem, et lui demandèrent de les garantir de ces vexations; Hakem ne leur fit aucone réponse. Le dommage augmenta à tel point , que les soMats d*inCeu(iterie entraient de force dans les maisons et les pfllaient, attaquaient les habitants dans les rues, ouvraient les boutiques des marchands d'étoffes et autres, pillaient ce qui s*y trouvait, puis mettaient le feu aux portes. En vain on réclamait du secours, on n'en recevait aucun. Ensoiteles chemins ayant été fermés (et on les fermait avant le coucher du soleil), il arriva une troupe considéraMe de gens qui pénétrèrent dans la ville, et s'emparèrent de ce qui était derrière la djami, des baxars des marchands de cuivre, d'élofies et de sucre, et de l'h^td de la bougie ', du côté ou

s^l^Ult «L» J^ — Je lis j^Ltt îfL* Jx , mais ou le mol j^aUtt est une faute de copiste, et il faut lire ^j^LiK ou bien fl manque un mot, et il faut restituer ainsi le texte : »U* (^ wjAxU (j^t^ • Les Moabaschin sont des hommes employe's à la peroq»tion des droits du fisc en Egypte.

s «fl^Jt jt^ . Je pense que Nowaîri entend par là ce qu'on appelle ordinairement le châieaa de la Bougie «flfiJt j *a> - Quelques historiens disent que cet édifice fut ainsi nommé parce que les Perses, lorsqu*ils étaient maitres de l*Égypte, y avaient établi un pyrée.

Page 1