I - !■ j-ll m^^Mmm^»» . Il
le nom de Darazi : celui-ci imita la conduite de Zouzéui , el il eut beaucoup de sectateurs. Hakem avait aussi des entretiens particuliers avec lui. Darazi se donna à lui-même ce ûire:ï Appui du directeur et la Vie de ceux qui se soumettent*. Les choses restèrent en cet état jusqu*au la* jour de safar 4i 1. Ce lour-là une troupe de partisans de Hamza Zouzéni, montés k cheval ou sur des mulets, se rassemblèrent, entrèrent dans la djami , et s^approchèrent de la place où avait coutume de si^r le kadhilkodhat. Les personnes qui étaient venues pour obtenir des jugements étaient assises, attendant l'arrivée du kadhi. Ces gens tinrent des discours qui firent horreur aux assistants, lesquels se mirent à pousser des cris de tehlil et de tecbir *, et à louer Dieu ; alors les habitants de Mitr accoururent de toute part et entrèrent dans la djami. Qudques personnes allèrent au-devant du kadhi , et , Tayant rencontré, lui rendirent compte de ce qui s*était passé. Le kadhi étant venu prendre sa place , Tun des trois ^ lui présenta, de la part de Zouzéni, un papier sur lequel on lisait, Au nom de Hakem, le Dieu clément et miséricordieux, et par lequel (Hamza) lui ordonnait de reconnaître la divinité de Ilakem. Pour toute réponse le kadhi se contenta de dire :
^ iA\jJ^\ c5oJt* 1*^ — C'est4-Hirc nés «fan Turc et dune femme étrangère.
* Dans les livret des Dnixes il est toujours nommé Neschtékin
^ Voyez ci-devant, p. ccclxvi, note i.
' Nowaîri avait sans doute dit précédemment qu'il y avait trois /^donnes à la tête de ce rassemblement, ce que le copiste aura ^oiis Neschtékin était certainement Tune des trois.
EE
ccccMxiv EXTRAIT DE NOWAÏRI.
« Attendez, que j'aille trouver la majesté de notre Seignev* Mais cet homme continuant à parier, le peuple le tiia;(n tua aussi ses deux camarades et la troupe qui étaîl dans b djami , sans aucune miséricorde. Le peuple se jeta ensnile sur des gens connus pour faire profession de cette Grojance; on tua et on brûla ceux quon trouva. Quand la connaÎMioce de cda (ut parvenue à Hakem , il ordonna la destitotion de sa garde, lui en substitua une autre, et commanda k oeux<î de rechercher ceux qui avaient usé de violence contre les tedateurs de Zouzéni. On en saisit plus de quarante» qu'ooit mourir jensuite en différentes fois. Les Turcs se rent et allèrent attaquer l*hôlel de Zooiéni : fl s*y avec les personnes qui s*y trouvaient avec lui, et il ivffn^p**^ du haut de son hôtd contre les Turcs ; mais ceux-ci démolirent Thôtd, pillèrent ce qu^il renfermait, et tuèrent eoriraa quarante des personnes qui s*y trouvaient ^ Zouaéni s^enfcit. •t Von ne put point se saisir de lui. D entra dans le châlean, oà Hakem le cacha. Les Turcs s*étant rassemblés, se revétiRil de leurs armes , et sommèrent Hakem de le leur livrer. Sur li parole qu'il leur donna de le leur abandonner le ils se retirèrent Le lendemain ils montèrent k cheval et i vêlèrent leur demande, sur quoi Hakem leur fit répondre qall avait été mis k mort Ils retournèrent ensuite à la moiqiwe de RoLdan pour chercher Zouiéni, et ne le trouvèrent point. Hakem se montra très-irrité contre toutes les milîoes, pendant tout le mois de rébi premier, mais elles rentrèrent dam ses bonnes grâces le à de rébi second , et il demeura coavaincu que c'étaient les habitants de Misr qui avaient adianfi
* Ces afiaires sont racontées par Hamia Ini-Bême dans dm pièces du recueil des Dnues, dont la première est intiioiéf, x^k^tj ArfUil, et la seconde, jOjlCJt iJS^\
EXTRAIT DE NOWAIRI. ccccxxxv
les troopes contre lui, et les avaient excitées à tuer ses dais, n différa à leur faire éprouver sa vengeance jusqu^au mois de djoumadi second : alors il commença à prendre ses mesures pour les punir. D suscita d*abord contre eux les soldats d*înfiuilerie S les che&ddes noirs et autres, et il convint avec eux qu'ils se rendraient à Misr sous le déguisement de porteurs d'ordonnances *, et qu'ils entreraient de vive force dans les bains et les demeures des habitants de filisr : ils firent cela en plein jour. La chose s*étant répétée , les habitants se rassemblèrent, se présentèrent devant Hakem, et lui demandèrent de les garantir de ces vexations ; Hakem ne leur fit aucone réponse. Le dommage augmenta à tel point , que les soldats d*inianterie entraient de force dans les maisons et les pillaient, attaquaient les habitants dans les rues, ou- ▼nûeot les boutiques des marchands d'étoffes et autres, pillaient ce qui s*y trouvait, puis mettaient le feu aux portes. En vain on rédamait du secours, on n'en recevait aucun. Ensoite les chemins ayant été fermés (et on les fermait avant le ooncher du soleil), il arriva une troupe considérable de gens qui pénétrèrent dans la ville, et s'emparèrent de ce qui était derrière la djami, des basars des marchands de cuivre, d*élofle8 et de sucre, et de l'hôtel de la bougie ', du côté où
s %^Uit «U» /I — Je lis wJïLtt sL^ Jx , mais ou le
net ^jfJtUtt est une faute de copiste , et il faut lire ^j^Utl > ^^
bien il manque on mot, et il faut restituer ainsi le texte : »U* ^^
tnf^ftt <J^I^* Les MwÙHuMft sont des hommes employés à la
perception des droits du fisc en ɧ;ypte.
> «sflJt «I3 . Je pense que Nowaîri entend par là ce qu on appelle ordinairement 2e cVàX/tm de la Bougie mt&i\ j *aV . Quelques histonens disent que cet édifice fut ainsi nommé parce que les Perses, lonqulls étaient maitres de l'Egypte, y avaient établi un pyrée.