‹ Exposé de la religion des druzesChapitre 43 sur 97 · EK · texte numérisé non relu

EK

ccccxxxvi EXTRAIT DE NOWAIRL

il touche à ces marchés ; ils prirent tout ce qui leur comiot, et gâtèrent tout le reste ; ils mêlaient les drogues les unes avec les autres, et les diverses sortes d*eaax (distîQées) anrec de rhuile ; ils gâtaient tout ce qu^ils ne pouvaient pas cmpor ter, puis ils mirent le feu aux portes des kaisarièh8\ voîiines de la djami. Les habitants commencèrent à abandonner Misr et à se transporter au Gdre, et ils poussèrent des cris el des gémissements vers Dieu , pour obtenir la d^ivrance de ces maux.

Antérieurement à cela, Hakem avait conçu de la colère *N^ contre les Chrétiens et les Jui&, ainsi que noos ravons dit Il les avait obligés à faire une profession extérieure de Tidamisme ; en conséquence , les uns avaient embrassé la religîon musulmane, les autres avaient pris la fuite et s*étaîent retirés sur les terres des Grecs ; toutes leurs églises avaient été démolies. Au mois de djoumadi second de Tan 4ii« Hakem les autorisa à retourner à leur religion , ce qui ût qu*ils mpoêtasièrent ; il leur permit de rebâtir leurs églises, et ils les rétablirent. Ces choses excitèrent le mécontentement et la colère de Tarmée. Les Turcs et les Kétamis se rassemblèrent, et se liguèrent pour faire périr les soldats d^infanterie qui avaient fait tous ces maux aux habitants de Misr. Les troupes en vinrent donc aux mains, et il fut fait un grand carnage des fantassins : les habitants de Misr trouvèrent, dans ce qui arriva à ces malheureux , à leurs femmes et à leurs demeures , une consolation des niaux qu*ik en avaient éprouvés. La chose dura longtemps ainsi , la guerre se prolongeant entre les deox partis; et, pendant ce temps-là, Hakem continuait ses promenades et inspirait toujours le même respect. Quand il était

* On appelait alors kaîsari^h jL»jLmw3*, ce qa^on nomme aujonr- <rhui ocal : ce sont des halles couvertes. Voyez la Relation de YÈgyplP par Abd-allatif , p. ."^oS et 57 1 .

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instmit qa'ils montaient à cheTal pour se battre, tantôt il les laissait fiedre, tantôt il venait sur les lieux, et, dès qu*ils le voyaient, ils se dispersaient par la crainte qu'il leur inspirait. Les choses restèrent sur ce pied-là jusqu'à ce que Hakem disparut y à Tépoque que nous avons dite.

EXTRAIT DE NOWAIRI

CONCERNANT L ORIGINE DES KHALIPBS FATIMIS

D OBEil>-ALLAH QU ON A SURNOIHIB LE MBHDl.

Obdd-allah se donnait lui-même la filiation suivante :Obâ)idlah, fils de Hasan, fils d'Ali, fils de Mohammed, fils dTAii, fis de Mousa, fils de Djafar, fils de Mohammed, fila d*A]i, fit de Hasan, fils d*Ali, fils d*Abou-Taleb. Mais les honmies le plus instruits dans la science des génédogies n'admettent point cette filiation et lui refusent cette origine iHustre; 3i disent que le nom d'Obâd-allah était Saîi,fh de HotM,fi jr Ahmed, fh JT Abdallah Kaddàk, JOs JTAhoarSdkakir Mmmoun,fiU de Lkdum^JiU de Saîd, surnommé Gadkbam, et anteer du livre intitulé, A.lmendan\ qui a pour objet de pfendieia défense de la doctrine des Zendiks. Ce Saîd était da nooilif des habitants de Ram-Hormux, contrée de VAhwaa, et 3 appartenait à cette secte du magisme qu on appdle far Oir' remis *. D y a des annaUstes qui disent que Hos^d, fib d*Ab-

^ Le morceta sur rorigine des Fatîmis que j*ai placé à la Ilie àt la vie de Hakem , étant composé avant que j^eusse à ma diqw't«f le manuscrit de Nowairi de la Bibliothèque de Tonivaiité et Leyde, je nai guère pu y (aire usage du rédt de cet hisUvioc^est ce qui ma engagé à joindre ici cet eitrait.

ur.

EXTRAIT DE NOWAÏRl. ccccxxxix

med, ^osa la mère de Saîd, et que le père de Said était

jm£ —~-^,--

Le kadhi Abou>Becr, fik de Tayyib , dans son ouvrage qui a pour titre. Les secrets dévoilés, et les voiles déchirés \ rapporte que ce Saîd avait été élevé par son oncle patemd , Mohammed , fils d* Ahmed , et dont le prénom était Aboalschéhdaa; que ces yens*là étaient des dais ^^ Mn1mmi|ffl[ ^ fy^i d^lsmaîl , fils de ]]^idi|i:.§a$jtik , qui se servaient de son nom pour pressurer les hommes , et soutenaient qu*il était vivant, ^et que Dieu lui conservait encore la vie de leur temps. Cest à son sujet qu*£bn-almouneddjim a composé son poème, dans leqodil dit :

« Certes , dans tes prétentions tu es grandement suspect , • comme celui qui prétend que le cuivre est de Tor. Depuis « quand un affranchi des descendants de Bahila a-t-il osé , en « faisant sa généalogie , se rattacher à la famille de Tenvoyé « (de Dieu)? ■

Quand Béha-eddaula , fils de Nasr, fils d*Adhed-eddaula Féna-Khosrou, fils de Bowaîh , fut en possession du pouvoir à Baffdad, il rassembla des diverses contrées de Tlrak les deicendantsj* Abou-Taleb , et les interroge 4iir|'!C«Jgîi|ç^.diB cMjpyns-là; tous »'<jggord^Pt aies reîs{er, età nier leurs prétentions, et se refiisèrent à avoir rien de commun avec eux Bâia-eddaula leur fit mettre cette déclaration par écrit. Au nombre de ceux qui la souscrivirent étaient les schérifs Ridha et Mourtadha, Abou-Hamid Esféraîni, Aboulhasan Kodouri et autres. Ceci eut lieu en Tannée 58a , par Tordre do khalife Abbaside Kadir-billah. Et pourtant on pense généralement que la (amille de Bowaîh était favorable aux opinions des Schiis.

ccccxL EXTRAIT DE NOWAIRI

Noua allonB maintenant raconter les commencemeirti it la fortuoe de» Obeldis . et faire connaître le premier de cette famille qui fui le fondateur de leur puissance.

GOHMENCEHBNTS DE LA POHTDNB DES FATIMIS , ET BISnXU DE CELtl QUI FDT LE FONDATEUR DE LEDII POISSAKCE.

Voici ce que dit Abou-Mohammed Abd-dazis. Gis de Scheddad . fib de l'émir Témim . fils de Moën;, fils de Bai&. dans l'ouvrage qu'il a intitulé : Collection et Explicatian kmekant Vhhtoire Ja Magreh et de Kaïntean '•

Le premier de celte famille qui se fit connaiire fut Aboo- Schakir Haïmoun, fils de Daïsan, fils de Sald GadUMn. D était du nombre des gens qui s'étaient attachés k Afaoul- Uiattab Mohammed . fils d'Abou-Zeînab , aBnmchi deb fimille des B^OlllfcÂïe^ *- 1'* enseignaient h tous ceux «tcc kiquels ils avaient des liaisons particulières *, que cfaactim <ln parties du culte extérieur a un sens intérieur (c'est-4^iir allégorique): que Dieu n'a imposé à ses amis ni prière, ni dtme, ni jeûne, ni pèlerinage; qu'il ne leur a interdit I'um^ d'aucune des choses qui sont prohibées (par rislamianw); qu'il les a laissés libres d'avoir un commerce chame] ntc leurs filles et leurs sceurs; que toutes ces pratiques rdigîeuio ne sont autre chose qu'un châtiment , imposé su Yulgaiie d aux hommes qui font profession de s'en tenir au sens liHé-

■ Abou'IUialtab rat l'aulenr de b sgctj j w ^ Kjia.ljabii . ^ l'nl divisée en pluMCor* bnnches. Au lien d'jtbem-Ztlnah. on lit aiilMn Ahu-i'iiid, ce que je crois plus vrai.

' Le manuscrit porli^ : *j tj - -■ I ^1 j<^ lis xn* liMiltr : ^'

EXTRAIT DE NOWAIRI. ggocxli

rai , mais cessent d*ètre oUigaloires pour ses servitears particuliers. Ils disent cela aux gens auxquels ils se fient, et sur Tappui desquds ils compient. Ils traitent Adam et tous les y

prophètes de menteurs , d'hommes rusés , qui n*ont eu pour but que de s'emparer de rautorité.

Ce parti derint puissant sous la dynastie des Abhasides , 3s s'étendirent et propagèrent leurs doctrines dans les provinces . . orientales et occidentales ;• ils affectaient une vie austère , le détachement du monde , l'extérieur des Sofis ; ils priaient et jeûnaient beaucoup : par là ils faisaient illusion aux hommes , tandis qu*3s professaient une doctrine ^ut opposée. Ils parlaient souvent d'Abou'lkhattab, jusqu'à ce qu'on eut acquis à Goufa la preuve certaine qu'Abou'lkhattab avait abrogé toutes les pratiques rdigieuses , et permis tout ce qui est interdit parla rdigion, et qu'en conséquence Isa, fils de Mousa, Haschémi, l'eut fiût arrêter avec soixante et dix de ses sectateurs, et leur eut fait trancher la tête. Alors ceux de ce parti qui restaient se dispersèrent dans diverses contrées; quelques honmies de cette secte vinrent dans le Rhorasan , d'autres se retirèrent dans l'Inde. Pour Abou-Schakir Maimoun , fils de (Daisan, fils de) Said, il se retira à Jérusalem, avec une troupe de ses compagnons, et ils se mirent à enseigner' l'art déjouer des gobelets, les enchantements et les tours d'adresse, et de tromper les hommes par la pratique de l'astrologie et de la chimie. Ds employaient vis-à-vis de chaque espèce de gens , pour les tromper, ce qui était propre à leur en imposer ; quant au vtdgaire , 3s le séduisaient par une apparence de renoncement au monde et de dévotion.

Abou-Schakir Maimoun eut un fils nommé Ahdrallah Kad-

* Au lieu de aJuu enseigner, je conjecture qu*il faut lire ÀmJ apprendre, iUtdier.

GOGGxuv EXTRAIT DE NOWAIRL

vous serez dispensé de tout ménagement pour Ensuite vous aures recours à des artifices pour délraîn n religion. Quiconque vous aidera à cela aura par Ui abandonné Tislamisme , sans s'en douter ; tooi en tout ce que vous voudrez. » Dendan répondit : « Gel avis eit excdlent. ■ Abd-allah Raddah lui dit ensuite : ■ J*ai des otmpagnons et des honmaes qui détendent de moi, je les répandrai dans le pays , ils affecteront on extérieur gmoer et la profession des doctrines des Schiis et des Soufis , et îk appdileront les hommes à embrasser td parti que vous wor drez, après que Taffaire aura acquis de la oontîalaiioe. • Dendan approuva ce plan , et en conçut de la joie ; il dooas à Abd-allah Kaddah deux millions de dinars. Abd-alUi reçol cet argent, et le répandit dans les divers districts de TAInrai. de Basra, et du territoire de Goufii , à Talékan, dans le K^ rasan , et k Salamia qui dépend du terrilom d^Kmeiae.

Ensuite Dendan étant mort, Abd-allah Kaddah quitta If lieu où il était et rint à Basra , et dans le territoire cultivé et G)u(a; il envoya en mission des dais, son inflnenoe se Cor tifia, et il fut à la tète de toute cette œuvre.

Le schérif Aboulhasan Mohammed Hosein« fib d*Ah, « connu sous le nom S AkhoarMdhsin, raconte dans son oirmfe qu* Abd-allah Kaddah, fils de MaSmoun, vint à Asfcsrll)carrem, et fixa sa demeure à Sabat^Abi-Nouh. D se caçbit sous les dehors du schiisme et de la science; mais lorsqa'os eut découvert le secret de ses pensées et de ses inlenlioas. et quon eut reconnu qu*ilj^fe|NMt .1^ to(f/ (c'estjhdireqtt'i niait Taçtion de Dieu sur les choses et 1^. honoinss). et h licence dans les mœurs, et que sa conduite n'était qu*artiik«

' iX4^ ^ \^^,ifSùi&\ L^absence des points diacritiques daas k manuscrit laisse du doute sur la prononciation que j*ai adoptée

EXTRAIT DE NOWAIRL gccgxuii

de mtl qneDendan lui-même n*en pensait; par Uii*adiniration qoe DendUn avait conçue poor Alxl-aUah s'accnit , et il lui dit : n ne convient pas qa*un homme tel que vous eierce la médadne, car votre mérite est bien supérieur à cela. — Je n ai pris cette profession, lui dit Abd-allah, que comme un moyen d*airiver à qudque chose de {dus grave, savoir, à une ck)ctrine queyensdgne, tout doucement et à la longue, aux hommes et à ceux sur lesquds je crois pouvoir compter, je ▼eux dire à mal parier de Tislamisme. Je vous conseîUe de ne pas manifester ce que vous avez dans Tâme aux Arabes et k ceux qui sont partisans de cette rdigion , car cette religion a triomphé de toutes les autres , et les rois des Grecs, des Turcs , des Persans et de llnde ne peuvent rien contre die, malgré leur puissance et leur force. Vous savez combien était finrl Babec, chef des Khorrémis, et combien ses armées étaient nombreuses. Malgré «cela , du moment qu*il a mis au jour la haine que dans son âme il portait à Tislamisme , et qu*il a cessé de se tenir ,caché derrière la doctrine des Schiis , dont au c(»nmencement S se disait partisan , sa racine a été arrachée. Garde»-vous dmcjnen, par Dieu , de manifester œ que vous aves dans Tàme; continuez à professer les opinicms des Sdbus çjL k pleqrçar sur les malheurs de la Êinufle du prophète. Vous trouverez des Musulmans qui vous prêteront leur aide pour cda, disant que c*est là Tislamisme. Imputez-leur à tous deux ' des sentiments hostiles contre renvoyé ( de Dieu ) , Taltération de T Alcoran , la corruption des lois : car en parlant mal de ces deux-Ui vous pariez mal de leur chef; et quand vous serez parvenu à les insulter,

' II y a nécesMiirement ici quelque cho5c d'omis , car on ne sait quels sont les deux personnages dont Abd-allah veut parler. Seraientre Ali et Moawia }

€000009 EXTRAIT DE NOWAIRL

vous serai iHfpgair àt loot ménagaDDeat pour liiho— 1\ Ensmle ^ous aorei reooois à des Miifices pour délraÎK n rdîpao. QiiicxMii{iie vous aidera k càn mm par U wêêwb abandonné rislanûsme, sans s*cn douler ; TOOf ett fiBmalon loat œ <pie nms wooéna^ » Dendan répoodil : • Gel afiiert CBoeflent • AlMkaHali Eaddak hd dit entoile : « J*ai des amt pagnons et des hoeunes qâ dépendent de moi, je iei lé* pendrai dans le pa js , ib affecteront nn ezténenr giwiîgr. et la profession des doctrines des Sdiîîs et des Soafis,etîli appeUeront les hommes à embrasser tel parti que vom vo» dres, après <pie Taffûre anra aoq[ob de la ooosislaDoe. • Dendan approuva ce plan, et en conçut de la joie ; 3 dosai à Abd-^ak Kaddak deox mflKnns de dinars. Ahd iilsfcnutf cet argent , et le répandit dans les divers districts de TAlivii, de Basra, et dn territoire de Caubt , à Tidékan , dans le IW rasan, et à Salamia qui dépend du laiitoîie d*Einessa.

Ensuite Dendan étant moH. Abd-dkh Kaddab qutti k lieu où il était et rint à Basra, et dans le tairilotie cullivééi Coula ; fl envoya en mission des <lais, son infloenoe se bttifia, et il Ait à la tète de toute cette oeuvre.

Le schérif Aboulhasan Mohanmed Hosein, &b d*Aii, ci connu sous le nom d*ilifrAo»-AfoAjûi. raconte dent son oovrsfe qu^Abd-allah Kaddah, fils de llaimoun« vint à Asker-Hih carrem, et fixa sa demeure à Sabal-Abi-Nouh. H se qgebnt sous les deboTB du schiisme et de la^sdence; mais lorsqaos eut découvert le secret de ses pensées et de ses inlentioas. et qu'on eut reconnu qu'iljprofessaitJlf^ taUl (cVat-à-diiefijl niait Taction de Dieu sur les choses et \fis^ hqimiiss), et h licence dans les mœurs . et que sa conduite n*élait qu*artiik«

* iX4^ ^JA vs>^JuâI L^absence des points diacritiques dsas 1* manuscrit laisse du doute sur la prononciation que j*ai adoptée

EXTRAIT DE NOWAIRI. gcqgxlv

et fiMirberie, oo se souleva contre lui; il fut d'abord assailli PT les Schiis , puis par les Motazales , et enfin par tout le m^tde; on fi>rça sa maison et il s enfuit à Basra, ayant avec lai on de ses compagnons qu on nommait Hoieîn Ahwazi. U se fixa parmi les Arabes jj(gj^alila , chez des affranchis d'Aldl, fib d*Abou-îaleb ; il leur dit^il était de la postérité d^Akil, et qu*fl appdait les hommes à leconnaitre les droits de Mohammed , fils d*Ismail , fils de Djafar Sadik. Quand il eut de* mem^ là qudque temps , et que le bruit s*en fut répandu , les habitants d*Asker ïj poursuivirent : il prit donc de nouveaa la Aiite et passa en Syrie , ayant toujours avec lui Hoseîn Ahwazi. Arrivés dans le centre de la Syrie , ils changèrent de direction et gagnèrent Salamia , afin de cacher leur retraite. Abd-idlah y demeura et la chose resta ignorée.

Nous revenons maintenant au récit d*£bn-Scheddad. Abd« allah mourut ensuite, laissant plusieurs enfants. Celui qui le remplaça fîit son^fils Ahmjed ; il prit la place de son père et continua à marcher sur ses traces ; il envoya en mission des dais , et prit pour dai un honmie d entre les habitants de Q>afa, qu'on appelait Aboalhoseîn * Roustem,Jib de Carhin, fh de Hatucheh, Jlb de Dadan le charpentier*. Ce personnage appartenait à la secte des Imamis qui admettent pour

^ I4us bas Nowaîri le nomme Hasan, fis de Haascheb, et lui donne pour prénom Jhoulkasem. Je conjecture d après cela que le copiste a écrit ici par erreur Aboalhoseîn ou Ahoulhasan, pour AbouOtasem Hasan oo Hoseîn, On sait que les deux noms Hasan »Ama^ Hoseîn et i-^-r'*^ sont sans cesse confondus par les co* pistes. Qoant au nom de Ronstem, il serait possible, je crois, qoe ce nom propre persan fût joint an nom arabe et ronsnlman Hasan ou Hoseîn.

* Il semble que Dadan doit être le même personnage que plu» haut Nowaîri a nommé Dendan.

GoccxLTi EXTRAIT DE NOWAfRI.

imam Mousa, fils de Djafar; Ahmed loi fit abuidooiier celle opinion et reoonnattre Timamat dlsmaîl, fils de Djafior. Ce» gens épiaient ceux qui revenaient de Tisiler les sépidUms des fils d* Ali , et les regardaient avec attention. Quand 3s wojaieet qudqo'un qui paraissait annoncer du goàt pour let noaveantés et de la bêtise, ils Tinvitaient à entrer dans leur p«li. mais ils ne s*adressaient qu*aux gens d*an esprit ggoMier, qui avaient de la vigueur, du courage, une fimaSie, des richesses, un certain rang et des moyens de défianse; 3a éritaienl au contraire les jurisconsultes, les savants, les hommes de lettres et les gens d*un esprit distingué. Os parcooraienl let diS^ rentes parties du pays. Le fils d*un de ceux qui élaieol veaas auprès d*eux leur dit que dans la contrée de Habedban» de Medkhara et de Djond , qui faisait partie du Yémen, 3 y ami un homme robuste et riche , et chefd^une iamîBe laqueBe pn>fisssait le Schiisme , et que dans cette même cootrée fl y ami un poète nommé MnrHaîran qui, dans ses vers, avait Irabé Abou-Becr, Omar, les compagnons de la fiiite de MahoBitt, et les Médinois qui avaient pris sa défense, de la même manière que Ta fait le poète Himyari \ Or, cet homme qui se noanmait Aboalkhair Mohammed, fh de Faihl, et qui habitait Habschan dans le Yémen, étant venu, entra dans Hira. Ds le rirent pleurer sur Hosein , fils d*Ali. Quand 3 eut tanniné les dévotions de son pèlerinage, le dai le prit par la main et lui dit : « Xai vu les pleurs que vous avez versés et le trouble « que vous aves ressenti , à Toccasion de celui qui repose dans « ce tombeau ; si vous eussiez vécu de son temps , qu*aarie^ « vous fiât? — Saurais , répondit cet homme , combattu de- « vant lui, j*aurais voulu que ma joue fut foulée sous ses « pieds , et j'aurais sacrifié pour sa défense ma fortune et mon

^ Le poème auquel Nowaîri fait allusion ne ni>:ti point connu.

EXTRAIT DE NOWAIRI. ccccxlix

• Il y a qndquan qui tait cela, mais ce n'est pas le moment

• ten parler, ■ Le dai et le fils de Fadhl se réunirent donc, el partirent ensemble pour le Yémen. Le fils de Hauscheb se

fixa à Aden : il y avait \k des Schiis qui étaientjconnus^sous ^^

bi nom dft P^^!l-,flfffllfT ■ ce dont le fils de Maimoun (c*estr à-dire Ahmed) était instruit. Ebn-Hauscheb se logea dans leur voisinage, et se mit à vendre les étoffes qu'il avait apportées, menant assidûment une vie mortifiée et austère. Les Bénou-Mousa allèrent le trouver, et lui dirent : « Dans « quel but ètes-vous venu ici ? * Il répondit que c'était pour des aflaires de commerce. «Vous n'êtes point, lui dirent-ils, « un marchand ; vous êtes l'envoyé du Mehdi, et déjà nous « sommes instruits à votre sujet. ■ Puis ils se firent connaître de lui. Alors il leur découvrit l'objet de sa mission , et il se rendit ensuite à Aden-Lâa. Pour le fils de Fadbl , il retourna dans sa ville. Elbn-Hauscheb étant arrivé à Aden-Lâa, fortifia leurs dispositions, leur fit entendre que Tafiaire du Mehdi allait bientôt s'accomplir, et qu'il sortirait du milieu d'eux, et leur reconomanda de réunir le plus qu'ils pourraient de chevaux et d'armes. Le parti d'Elbn-Hauscheb acquérait chaque jour de nouvelles forces ; la renommée de ses succès parvenait à tout ce qu'il y avait à G)ufa d'imamis et de diverses sectes des Schiis. et ils se hâtaient à l'envie d'aller se joindre à lui, se servant réciproquement les uns aux autres de maison de refiige \ Leur nombre devint considérable , et ils acquirent une force imposante. Ebn-Hauscheb attaqua ses voi-

dit sur ce mot, la nudson de la faite ijM\ j'3, ci-devant, p. cxcii. L*auteiir veut dire que ce» sectaire», c'est-à-<lire ceux du Yémen, et ccai qui venaient les trouver et grossir leur parti , se servaient réciproquement d'appui et de soutien.

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