‹ Exposé de la religion des druzesChapitre 44 sur 97 · I. • vv · texte numérisé non relu

I. • vv

GCGGZLyiii EXTRAIT DE NOWAIRI.

désir qu*il avait de se présenter devant le boddja ei rimaai de ce siède. Le daî cependant ne cessait d'observer sa oondnle, et ie voyait ne bouger pour ainsi dire point de la moa^née. sans qu*il sût pourtant que le dai le regardât Au bout de qwrante jours , le dai vint le trouver dans la mosquée où il éliit assis , et lui dit : « Vous êtes donc encore ici ? — Oui, corlBS, « répondit-il ; et si vous ne lussiez pas venu me trouver, j*j « serais resté jusqu'à ma mort » Alors le daî connut que cet homme était convaincu de la vérité de cequ*il lui avait dit; il le prit et l'introduisit auprès d*Abd-aDah, fils d'Ahmfad, fib de Maimoun ^ Suivant d'autres, c'était Ahmed» fila de Mohammed , fils d'Ahmed , fils d'Abd-allah, fiils de Maimoun. * Or, Ahmed disait à Hasan, fils de Hauscheb, le cbarpoi* tier, deG3u£Bi : t Abou'lkâsem, seriez-vous disposé à aUerdans « un pays étranger pour le service de Dieu ? — Cesl à voos, « mon maître, lui répondait celui-ci, à ordonner. » LarsqnH eut une conférence avec le fils de Fadhl, il lui dit (ceil4dire au daî) : « Voilà que ce que vous désiria est arrhé, à Abou'lkâsem I VnH^ un hr^mma i\^t Y^'T^f ^ - c'est un honme qui jouit d'un grand crédit et d'une fortune considérable; c'est un Schii ; vous pourrez faire ce que vous voudns. D j a dans ce pays-là beauyoïy de Sçhiis : partez donc, et fritesleur connaître que vous êtes l'envoyé du Mehdi, qu*il va paraître à cette époque-ci dans le Yémen ; rassemblez im hommes et de l'argent; pratiquez assidûment la prière, le jeûne, et une vie austère ; conformez votre conduite à la doctrine littérale, et ne manifestez point la doctrine mystique; dites seulement que chaque chose a un sens intérieur ; s'il survient quelque chose que vous ignoriez , dites :

* Il est évident qu'il fant lire : auprès d Ahmed» fis dAM-^Uak, fils de Maimoun.

EXTRAIT DE NOWAIRI. ccccxlix

• Il y a qmdquan qui sait cela, mais ce n'est pas le moment M d'en parler. ■ Le dai et le fils de Fadhl se réunirent donc, et partirent ensemble pour le Yémen. Le fils de Hauscheb se

fixa à Aden : il y avait là des Schiis qui étaient connus sous ^^

U iimn tJA Bénou'Moasa . ce dont le fils de Maimoun (c*estr à-dire Ahmed) était instruit. Ebn-Hauscheb se logea dans leur voisinage, et se mit à vendre les étofies qu*il avait apportées, menant assidûment une vie mortifiée et austère. Les Bénou-Mousa allèrent le trouver, et lui dirent : « Dans « quel but ètes-vous venu ici ? * Il répondit que c'était pour des a£Eûres de commerce. « Vous n'êtes point, lui dirent-ils, « on marchand; vous êtes Tenvoyé du Mehdi, et déjà nous

• sommes instruits à votre sujet. • Puis ils se firent connaître de lui. Alors il leur découvrit Tobjet de sa mission , et il se rendit ensuite à Aden-Lâa. Pour le fils de Fadhl , il retourna dttDS sa viUe. Elbn-Hauscheb étant arrivé à Aden-Lâa, fortifia leurs dispositions, leur fit entendre que Tafiaire du Mehdi allait bientôt s'accomplir, et qu'il sortirait du milieu d'eux, et leur recommanda de réunir le plus qu'ils pourraient de chevaux et d*armes. Le parti d'Elbn-Hauscheb acquérait chaque jour de nouvelles forces ; la renommée de ses succès parvenait à tout ce qu'il y avait à G)ufa d'imamis et de diverses sectes des Schiis. et ils se hâtaient à l'envie d'aller se joindre à lui, se servant réciproquement les uns aux autres de maison de refiige '. Leur nombre devint considérable, et ils ac* quirent une force imposante. Ebn-Hauscheb attaqua ses voi-

' •J^^J^^ J^ ^-^ ^^ OJJ^^^- Voy" ce que j'ai dit sur ce mot, la maison de la faite ÏjM\ jÎ3, ci-devant, p. cxcii. L^aotenr veut dire que ces sectaires, c'est-à-dire ceux du Yémen, et ceux qui venaient les trouver et grossir leur parti , se servaient réciproquement d^appui et de soutien.

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