VI INTRODUCTION
difl'éreiits partis, et qui fut clTcctivement adopté par les docteurs les plus célèbres. On va voir comment s'exprime ce savant écrivain.
■ Lorsque Dieu envoya son prophète Maliomet, pris d'entre les Arabes, et qu'il le choisit pow exercer envers tous les hommes, sans aucune distinction, l'office de son envoyé, ce prophète ne leur donna point d'autre idée de Dieu que celle que Dieu a donnée de lui-même dans le livre qu'il a inspiré par le ministère de
/ V Esprit Jidèle ', et il la donna telle que Dieu la lui avait révélée. Personne, soit parmi les Arabes qui habitaient des demeures stables, soit parmi les Bédouins, ne lui demanda aucune explication relative à ce sujet, comme ils le consultèrent sur la prière, la dinie, le jeûne, le pèlerinage et les autres choses qui étaient l'objet des préceptes ou des défenses qu'il recevait de Dieu, et sur la résurrection, le paradis et l'enfer. Il est sans doute que si quelqu'un l'eût con-
' suite sur les attributs de Dieu, ses réponses auraient été traiisniiscs à la postérité, comme se sont conservées les traditions prophétiques
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INTRODUCTION. vu
qui concernent la distinction de ce qui est licite ou illicite, de ce qu'on doit rechercher ou éviter, les guerres et les révolutions futures et autres choses semblables ^ que Ton trouve dans les recueils de liadiths, publiés sous les noms de Madjern^ Mesnad ou Djami^. Or, c'est une chose reconnue de tous ceux qui ont le plus étudié les collections des traditions prophétiques et qui ont une connaissance plus parfaite des monuments de ces premiers temps de rislamisme, qu'on ne trouve pas une seule tradition, soit authentique, soit même suspecte, par laquelle il paraisse qu'aucun des compa* gnons du prophète, quoique leur nombre soit très-grand et qu'ils soient môme divisés en plusieurs classes, l'ait jamais interrogé sur quelqu'une des expressions dont Dieu s'est servi en parlant de lui-même dans l'Alcoran par la bourbe de son prophète. Us en comprenaient tous le sens, et ils n'élevaient aucune question sur les attributs; il y a plus, pas un d'eux n'établis-
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