‹ Exposé de la religion des druzesChapitre 6 sur 97 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

-j sait une distinction d'attributs (Tessence et d'attributs d'action ^ Ils se bornaient à reconnaître en Dieu des attributs éternels, tels que la science, la puissance, la vie, la volonté, Touïe, la vue, la parole, la gloire, la majesté, la libéralité , la bienfaisance , la force , la grandeur. Ils parlaient de tout cela d'une manière uniforme. Us reconnaissaient aussi en Dieu tout ce que

/ Dieu s'attribue en parlant de lui-même dans TAlcoran , comme le visage , les mains et autres choses de ce genre, en rejetant cependant toute idée de ressemblance avec les êtres créés. Ils admettaient les attributs, sans tomber dans la doctrine du teschbih (c'est-à-dire sans reconnaître aucune ressemblance entre Dieu et les créatures), et ils confessaient son unité, avec abstraction parfaite de tout ce qui aurait pu altérer la pureté de ce dogme, sans tomber dans la doctrine du tatil (c'est-à-dire sans détruire l'existence de Dieu en le dépouillant de ses attributs^). Aucun d'eux ne s'avisait de vou-

cW**^ J^ i^y* ^i^2^ 5 — "^ ** ^^ développer <lans la traduction le sens des mots teschbih et taiil.

INTRODUCTION. ix

loir expliquer rien de tout cela allégoriquement : ils entendaient tout simplement les attributs comme ils étaient exprimés. Personne parmi eux n'avait recours, pour démontrer Tunilé de Dieu ou la vérité de la mission de Mahomet, à aucune autre preuve quà l'autorité de r Alcoran ; ils ne connaissaient ni les raisonnements de la théologie scolastique, ni les questions philosophiques ^

« Ainsi se passa d'abord le siècle des compagnons du prophète, jusqu'à ce que, de leur temps même, on commença à professer la doc- /^^d^t •' trine du pouvoir (Kadr) et à enseigner que les ^ choses sont entières ^ c'est-à-dire que Dieu n'a poîqt déterminé par des décrets antérieurs ses créatures à aucune de leurs actions ou de leurs inclinations. Maabed, fils de Khaled, Djohni, fut

4JwjLiJt — On lit dans plusieurs manuscrite aaJl.mJL9 , mais c*esl iiii^ faute.

— La doctrine du pouvoir n'est autre que celle du /i6rp arbitre, qui UUse à la seule volonté de Thonimc la détermination de ses actions , ^jonii^ ou mauvaises. Dans ce système , les choses sont entières, c'est- «dir** qu'aucune volonté divine, aucune prédétermination ou préd»'Minatîon, aucune nécessité ou fatum antérieur, n'agit ou n'infliir «ur la volonté ou l'action de la créature.

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INTRODUCTION. w

doctrine; néanmoins elle eut un grand nombre de sectateurs, en sorte que les premiers compagnons du prophète commencèrent à parler contre les Kadris, et exhortèrent les fidèles i n^avoir aucune communication avec eux, comme on le voit dans les recueils de hadiths. Le kadhi

Ata j fils de Yé^r> f^pîvaîi an^fti r/ipîi^;/>^ #^o» ^Q.

dns. Il fréquentait, conjointement avec Maabed Djohni, Hasan Basri. Us disaient Tun et Tautre (en parlant de leurs adversaires) : Ces

de kaJrù à leurs adversaires, (|ui cuseignaicnl que lo pouvoir ou la predéterminatioa divine s*étcnd à toutes les actions, bonnes ou mauvaises. Ce qui les portait à re|)ousser le nom de kadris, c'était qu'on leur opposait deux paroles de Mahomet, qui avait dit, assurait-on : iA^\ oô^ irt^ *^.jOM\ • Les kaJris sont les mages de

• crttc nation-ci, B et jjjut J AttI ^U^^^ a^jjJuI tLes keulrU « «ont les adversaires de Dieu , en ce qui concerne le pouvoir

• [ kaJr). » Toutefois le mot Aat/r • jjlll , pouvant par lui-même également 8*entendre du |M)uvoir de Dieu prédéterminant les actions, et du pouvoir de Tliomme agissant uniquement en vertu de son libre arbitre, les Motazales étaient autorisés à prétendre que la •IriKimi nation de ktuirU était vague, et pouvait s'appliquer également au\ sectateurs des deux systèmes op|x>sés; c'est ce que Schahrist^iii exprime en ces tenues : ^j '^--^ ij jjjJl jàsJ [yU^ ^.

UiSl» <j 1 jJI ^ir M oaUI jU^j ^ tjl>o.f JUj- m\ ^

jjuJI j dit -U— ^ ÂJjjjJI ^^*aJL> sjA>Jl JyJ aaIc —Les Moiaial^ (Iniiiiaient ni bim le nom de kiuh au Nvsirmc do leurs

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