XII INTRODUCTION
«gens-là répandent le sang des hommes, et « ils osent après cela soutenir que toutes nos « actions arrivent conformément au décret de «Dieu. — Ils en ont menti, les ennemis de «Dieu,» répondait Hasan. Par ce discours et d'autres semblables il s'associa à la doctrine de Maabed.
« Dansje siècle desj^^ du prophète
*^'^V\>'^ * commença aussi la secte des Kharédjis \ Ils en-
^ seignaientcju.e tputpéçh^rendjnM et qu'on
peut légitimement se soulever contre l'imam ,
et combattre contre lui. Abd-allah, fils d'Abbas,
adversaires, qu'Amrou, fils d'Obeîd, dont nous avons parlé, avait
composé contre les Kadris un ouvrage intitulé ^j Jf tj^'^ £-!»,
tandis que pour défendre le système des Motazales, qui était le sien, il avait publié un livre sous le titre de JcN.-x JI J qv a. ..fea iyf^.Ayj\^j Traité de la justice et de la profession de Tutûti.
Quoi qu'il en soit, le nom de Kadris est demeuré aux sectateurs du système du libre arbitre. L*auteur du livre des déjitdtioiu
■ '" i^KAJjsùJ} t^U-^ , dit en propres termes : ^^JÔJ\ ^ iujoJii •
^ .:,\uJ\ cj-'Wfj >lCU[ oj>J û(^ ^JJ ^l — à. J^ J^o' OyiH
4JL.JÙ' AU[ ^«>Juj «Les Kadris sont ceux qui disent que chaque
Vc« (i^ «homme est lui-mcmc le créateur de ses actions, et qui n'admct-
• tenl |)oint que rinfidélité et les péchés arri>cnt par la prédéter*
« mination divine. »
' Le nom de Kharèdji ^%L^, pluriel ^jU-^> est commun à plusieurs sectes. Il s*agit ici des premiers auxquels on a donné ce nom, et sur lesquels je me borne à renvoyer au Spccinicn hist. Ar. de Pococke, p. a64 et suiv. de l'édition donnée par M. Wbite.
INTRODUCTION. xiii
eut une dispute avec eux sur ce sujet, sans pouvoir les ramener de leur erreur. Ali leur fit la guerre et en tua un grand nombre, comme Tattestent les historiens. Cela n'empêcha pas que le nombre des Kharédjis ne devînt trèsconsidérable. Plusieurs des preniîftr» îmafn.Q ou docteurs de rislamisjgie furent accusés d'ut- ' tachcment à cette secte, et les auteurs^ des collections de hadithsjont foi que parnii. ceux sur le rapport desquels sont fondés ces hadiths, plus d'un furent pur^b comme J^aiéxl^.
■ Ce fut aussi du temps des compagnons du prophète que prit naissance la secte des Schiis qui s'attachent exclusivement à Ali, et qu'on commença à adopter sur son compte des opinions exagérées ^ Ali l'ayant appris en témoigna son indignation, et fit brûler plusieurs de ceux qui avaient de lui ces idées extravagantes. C'est à cette occasion qu'il dit ce vers :
Lorsque j'ai vu que la chose en venait à un excès abominable, j'ai allumé mon feu etj ai appelé Kanbar ^.
- Du temps d'Ali parut aussi Abd-allah , fils
* Afliiior est le nom d'un aflranclii d'Ali.