‹ Exposé de la religion des druzesChapitre 8 sur 97 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

de Waliah, lils de Saba, connu sons le nom d'Ebn-ahauda Sabaï'. H enseigna le premier que le prophète avait légué l'imamat après lui i Ali, et qu'Ali avait, par une disposition formelle et explicite, le titre et le rang de successeur et de vicaire de l'apôtre de Dieu après lui, pourle gouvernement de son peuple. Le premier encore i) enseigna qu'Ali reviendrait au monde après sa mort, ce qu'il disait au9si de Mahomet. Suivant lui , Ali n'avait point été tué , il était vivant; en lui résidait une particule de la divinité; c'était lui qui venait sur les nuages, le tonnerre était sa voix, et l'éclair son fouet; on ne devait point douter qu'il ne descendît un jour sur la terre , et ne la remplît de justice comme elle était remplie d'injustice. C'est de cet Ebn-Saba qu'ont tiré leur origine toutes les sectes de Rafèdhis outrés, qui enseignent la doctrine du tawakkouf'^. laquelle consiste à

■ MaLrizi dit aillc-ura qne L'ct homme élail Juif. VojciMarracci. Pndr. ad rr/llt. ^icor. 'ijarii; 3" p. 83-, Piicorltp, Spec. tiiU. Ar. eA.

WbiiF, p. ino.

' ,>-iiyJl^ O*!?*^ 'jj^ — PococU [.^«.Aijl.iir. j>.ï6i) eiplique Ir mot tiwaiikoaf ,^y;i^\ BUlrcmfnl que ne le bit ici

INTRODUCTION. xv

croire que rimamat est légué à certaines personnes déteiminées, comme les Imamis le disent des douze Imams, et les Ismaêlis du fils d^Ismael, fils de Djafar Sadik. Cest aussi à lui que remonte l'origine du dogme de la disparition de rimam et de son retour après sa mort, comme les Imamis le croient encore aujourd'hui de celui qu'ils appellent Saheb aker- k dab^y dogme que l'on nomme ténasoakh alar- ^ wàh^. Us ont aussi pris de lui cette opinion qu'une particule de la divinité réside dans les imams successeurs d'Ali , et qu'à raison de cela ils ont un droit nécessaire à l'imamat, comme Adam avait droit aux adorations des anges (à cause qu'il avait été animé par le souffle de la divinité). Cette opinion était celle qu'enseignaient les Daîs^ des khalifes fatimis en

* (j* )j - 't «.>^w, ccst-à-dirc celui qui se tient dans le cellier ou le souterrain. (Voyez Annal. Moslem., t. II, page 321.) Le mot 4^'j^j^ serdah est pcnnn, et signifie proprement un lieu oà l'eau %r rafraîchit; c'est vraisemblablement l'origine de notre mot ser^ iitan.

" ^'jj-^l ^y^% c'est-à-dire la métempsycose.

' ^^<^tjjt, pluriel i{L.£jJi, est le nom quon donnait aux rmiuaires ou missionnaires qui invitaient .srrr^trmmt les Musulmane k embrasser les intérêts des desrendants d'Ali, et \ les recon- Djîire pour souverains et pontifes légitimes.

Page 1