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la neaoième). Par le feu, tout le cuivre (gl. le cuivre représente ceux qui doutent) qui 8*y trouve mêlé se consume, et il ne reste plus que l'argent pur. Cette calamité qui vous est arrivée (g^. la neuvième)^ je vous en avais menacé (gl. dans la huitième).
B est encore question de la haitième et de la neutième dans plusieurs autres gloses du même écrit.
Dans un autre traité intitulé le Grand traité des femmes et adressé aux femmes unitaires ^ , on trouve encore beaucoup de passages relatifs à ces différentes époques. Louange, y est-il dit, à celui
qiii s'est montré à nous sous une forme semblable 1 la nôtre. . . ; qui s'est caché quand il lui a plu (gl. êoM la neavième), et qui s'est manifesté conmie illui a plu (gl. dans la dixième). Il y est dit au nom des ministres : Lorsque la chose (gl. la doctrine unitaire) doit être cachée (gl. dans la neuvième), nous la cachons, et quand elle doit être manifestée (gl. dans la dixième), nous la manifestons. Pour vous, ô société des femmes qui confessez l'unité de Notre-Seigneur, vous avcB reconnu l'unité de Notre-Seigneur, comme il vous l'a ordonné. Il a caché le dogme de son unité quand il lui a plu (gL dans la neuvièm£) et il l'a manifesté comme il lui a plu ( gl. dans la dixième), parce que la volonté lui appartient. Ils (gl. les cinq ministres) ne doivent pas le prévenir en parlant, mais il
' Pièce wiii du rcciicil.
faut exécuter ses ordres. Vous ne devei (ms, o société des. femmes unitaires, cacher ce que votre Seigneiu* a manifesté.
On trouve dans ce même écrit un passage remarquable que je rapporterai en entier, parce qu'il peut jeter du jour sur Vhistoire de Hakem.
Revenons, dit fauteur, à ce qui nous est dit dans le Medjlis, qu*il n*est pas possible d adhérer aux volontés de quelqu'un, et de ne pas obéir à ses pandes. Or vous savez, ô société des femmes unitaires, que fauteur du Medjlis a eu en vue de donner des avis sur les choses futures, et. d'annoncer pir avance ce qui devait arriver après lui, lorsqu'ils dit : (( 11 s'élèvera sur cette chaire où je suis, un bouc a du nombre des boucs de la race des Omiades; « après lui , s'élèvera un homme rusé qui dévoren <( le bien des orphelins, et qui se séparera de la rr- (( ligion du Dieu miséricordieux. Un troisième vien- (( dra ensuite, homme sans religion (gl. il s'agit de u la religion du Tawil ) qui n'aura aucun droit â la «prédication (gl. de la secte du Tawil), homme
« vide de science Après un intervalle de
u trouble et de confusion, la vérité (gl. la doctrine « unitaire) s'élèvera comme un étranger, et un étran « ger ^ (gl. l'Intelligence) en prendra la défense. » fious avons considéré ce c|u il dit, un bouc du nombre dr\
' On saii que lluiiiza cUit Porsaii.
boucs de la race des Omiades, et nous avons trouvé que c*est Abd-alaziz, fils de Mohammed '. Nous avons aussi fait attention à ces paroles, an homme rasé qui dévorera le bien des orphelins, et qui se séparera de la religion du Dieu miséricordieux, et nous avons trouvé que c'est Malec, fils de Saïd '''. Ensuite nous avons considéré ces autres paroles, après lui s'élèvera' m troisième, homme sans religion, qui n'aura aucun droit à la prédication, homme vide de science, et nous avons reconnu que c est Ahmed , fils d* Awwam ^, puisque Notre -Seigneur lui avait imposé pour condition quil ne parierait point du tout de la religion, et qu'il n'en aurait aucune connaissance, et nous avons été certain qu'il était vide des connaissances de la religion. Ensuite les Medjlis ont été interrompus (gl. lorsque le lieu [c'est-à-dire, l'humanité de Notre-Seigneur] s'était caché à la fin de la septième) ^, la confusion est survenue, le peuple (gl. les sectateurs du Tawil) a retourné en arrière; ils ont inventé des discours mensongers (gl. comme venant de la part du lieu) jusqu'à ce que l'espace qui était fixé fût arrivé à son terme {^. h la fin de la septième), que la pro-
■ Voyez la Vie de Hakcm , p. ccxr.vii et cccviii. ' Ihid. p. CGCxui et cgclwvii.
* Ihii, p. cccLxxviii.
* Cela fut sans doute une suite de la démarche impnidentc de Neicbtékin Darazi, qui (>iil lieu en ^07. Voyez ci-devaut, p. 99 et 101.
messe ( gl. de la manifestation de l'unité en ta dixième) fût arrivée à son temps , que la chose ( gl. Ia doctrine de lunité ) qui était cachée ( gl. sous rem[rire des fausses religions) eût paru, que ceux qui reconnaissent Tunité de Notre-Seigneur en eussent fitît profession , par le ministère de celui qu il a choisi (gL de l'imam ) et qu'il a rendu digne de ce ministère. D Tt manifestée (gl. dans ïa huitième) et il l'a cachée (gL dans la neuvième). Nous (gl. il parle au nom des ministres) l'avons aussi manifestée lorsqu'il l'a manifinlée. et cachée quand il l'a cachée, ne lui résistant en rien de tout cela, et lui obéissant au contraire avec une entière résignation. Ensuite il a paru (^. dans la dùàèmt] et nous ne lui avons opposé aucune résistance ai aucune interprétation ; car cela ne dépend pas de notre prudence ou de nos raisonnements. Nous avons reconnu par la science (gl. par les Medjiis) que ce qui est cause qu'il a caché ee/a, c'est b méchanceté de vos œuvres , et la multitude de vos résistances et des actions dans lesquelles vous vous laissez entraîner par vos passions. Mais en tout ctk (gl. la manifestation ou le secret) il n'y a pour nous que des effets de la bonté du Seigneur. Il nous a manifesté cela, par le moyen de celui-là même parle ministère duquel il nous lavait manifesté précédemment (gl. dans la dixième, il s'est servi, pour manifester sa vérité, du ministère du même imam dont
il 8*était servi dans la haitième). Il ne changera point pour nous de personnage (gl. d'humanité). Nous n^avotis point été coupables de péché pour avoir gardé le silence , si nos intentions ont été pures et nos esprits tournés vers ses commandements; car nous sommes obligés d*aller où il nous dirige, sans résister, sans suivre notre propre choix, sans dire paanjuoi ni comment.
Je suppose que Ton a présent à Tesprit ce que j'ai dit ailleurs , d après Makrizi , de Temploi de dàildoât ou dai suprême et des medjUs^. Cet emploi fîit donné par Hakem , au mois de ramadhan 3g/i , à Abd-alazis, ftts de Mohammed, fds de Noman, conjointement avec celui de kadhilkodhât ou juge suprême.
En Tannée SgS on ouvrit au Caire le lieu nommé i A IL Dar aOdcimU ( c'est-à-dire , un bâtiment où Ton en- \ ^ ^^^ soignait la doctrine des Baténis ) , et on y porta les 1 livres de la secte.
Au mois de redjeb 398, les places de dai et de
^ Il parait que le premier qui tint les medjUs en Egypte , ce fut le kadhi Mohammed, fils de Noman. Il commença à le faire au mois de rien premier 385. Il avait exercé précédemment cette fonction dans le Magreb, ainsi que son frère » qui se nommait, je crois, Ali. Il moamt en 389 , et eut pour successeur Abou-Abd-allah Hoseïn , fib d*Ali, fils de Noman. Celui-ci fut déplacé en 394 1 et Abd-alazii, fils de Mohammed, fila de Noman, lui succéda. Hakem fit bnMer fir, en 395, le kadhi Hoseïn, fils d*Ali, fils de Noman.
kadhi suprême furent otées à Âbd-alam et données à Malec , fils de Saîd, Faréki. On lui remit les lirres de la secte qu*on lisait dans le château aux initiés.
En l'année 4o5, au mois de rébi second, Htkem fit mourir Malec , fils de Saîd , Faréki. B atait exercé la place de kadhi suprême, six ans neuf mob et dix jours. Cette place fut donnée k Ahmed, fis de Mohammed, fils d'Awwam ^
Il est très-vraisemblable qu* Ahmed, en succédant dans la charge de kadhi suprême & Malec Faréki, ne joignit pas à la charge de kadhi celle de daï suprême. Makrizi ne dit point qu*il fîit chargé des fonctions de daï, et Hamza nous atteste que Htkem lui avait défendu de se mêler en rien de ce qui concernait la religion. Makrizi ne nous apprend point si les fonctions de dai furent suspendues, ni, dans le cas contraire, à qui elles furent confiées. Mais plusieurs passages des livres des Druzes font mention d'un certain Khatkin, comme du chef des dais : c'était donc Khatkin qui était chargé de la lecture des Medjlis, c est-à-dire des écrits relatifs à la
^ On trouve, dans le recueil des Druzes, une lettre de Hamxa, do mois de rébi premier de sa deuxième année (4io), adressée au kadhi, qui y est nommé Ahmed, fils de Mohammed, fiU dAuwam. On voit par cette lettre que Hamza lui avait déjà écrit (gl. deuu Ul kmù^me) : Hamza lui défend de se mêler des affaires qui inléresaeiil les unitaires, et lui ordonne de lui renvoyer le jugement de ces affaires et les parties (pièce xxviii du recueil).
secte des Ismaëlis , qui se lisaient aux initiés dans le palais du khalife. Hamza, comme on Ta vu, dit que cette lecture fut interrompue à la (in de la septième année, c est-à-dire de fan Aoy. Sans doute Hamza * saisit cette occasion pour substituer sa nouvelle doc- \ trine A celle des Ismaëlis, ce qui doit avoir eu lieu au commencement de 4o8, et ce fut dans le cours de cette année qu'il organisa la hiérarchie de la nouvelle secte; mais il parait que son entreprise éprouva • un échec en 409, que la prédication de la doctrine ; unitaire et Tinitiation à cette secte lurent totalement interdites , et que cette interdiction ne cessa 1
O merveille surprenante et digne de toute admiration, que fit alors sur nous et sur vous'-^ la puissance de Notre -Seigneur (gl. sur nous, en nous donnant la victoire; sur vous , en vous mettant eh déroute ) ! le mensonge (gl. les lois, et de ce noiqnbre est la neuvième) fut anéanti , et ime nuée qui distillait la doctrine spirituelle et parfaite (gl. la doctrine imitaire, dans la dixième) versa ses eaux sur la terre.
Ce qui est dit ensuite dans le passage que j'ai cité, qu'un étranger prendra la défense de la vérité, s applique, dans l'intention de Tauteur, h Flamza .
' Pièce ux du recueil, datéo du mois de schaban de la deuxième année de Hamza.
* Ceci s adresse h des partisan» de Daraii, qui étaient en prison.
qu'en l*an 4i o, car on lit dans un écrit de Hamza ^ :
Il'i EXPOSÉ
qui est l'Intelligence dont parle la glose. Il se désigne lui-même ailleurs ' sous Temblème d*un homme qai est éloigné de son domicile^ dont on ne peut
apprendre aacanes noavelles , qui n'est sorti ni
des Tares, ni des Khozars , qai paraîtra comme
an étranger. Et, en effet, il paraît qu*il était venu de Perse en Egypte.
Une raison qui semble prouver que Hamxa se substituait lui-même aux droits du dafldoit, c'est que, selon Makrizi, le daVldoât avait sous lui douie nàkibs ou lieutenants des croyants, et qu*il avait aussi des lieutenants dans toutes les provinces. Or Sévère d^Oschmouneïn , parlant de Hakem . dit : u Le peuple croyait qu'une vertu divine reposait c( sur lui, comme un al tribut de la puissance souve- <( raine qu'il avait reçue de Dieu. Il avait auprès de «lui lin homme, nommé le Hadi (c'est-à-dire k « directeur, c'est le titre de llamza), auquel étaient (( attachés douze autres hommes , qui le suivaient u comme ses disciples, qui lui conciliaient des secte tatcurs , et qui écoutaient sa doctrine. » Dans les livres des Druzcs on voit que les Ismaêlis attrihuaient douze hoddjas à Adam ou Schatnil, à Noé,
' Piôcc xxxiv (lu recueil, (let écrit est sans date; il est inoootntahlenient louvragc de llaniza, qui , à Tépoque à laquelle il le composa, était carhé, et, du fond de sa retraite, annonçait son prompt retour.
Abraham , Moïse , Jésus et Mahomet. Au nombre des ministres unitaires on comnte aussi douze hod-
djas. Ailleurs on adjoint douze hoddjas à chacun des quatre ministres inférieurs à Hamza. Enfin, le territoire dans lequel ]es ministres doivent exercer leur mission, est divisé en douze îles, à chacune desquelles est préposé un ministre nommé tantôt dlni, tantôt hoddja.
La dernière époque dont il est parlé dans ia réponse à la 10* question du formulaire est relie de la disparition de la divinité , au commencement de la douzième année, c'est-à-dire de Tan & i a .
Cette époque s'accorde mal avec les historiens, qui fixent la disparition de Hakem an 27 srhawal de l'an & 1 1 .
Le dernier écrit de Hamza où l'on voit une date
est du 1 3 de schaban de l'an 3 de son ère ; il est par conséquent antérieur à la disparition de Hakem. Depuis celui - ci jusqu'à un autre, daté du mois de moharram de la 9* année de Hamza, et qui a été écrit après la retraite de Hamza lui-même, on ne trouve , dans ce que nous possédons des livres des Druzes , aucun traité qui porte une date. Mais une pièce qui ne peut laisser aucime incertitude sur l'époque de la disparition de Hakem, c'est celle qui est nommée la Charte saspendae, parce qu'elle (ut IjnKjfUe suspendue dans les mosquées après la dis-
iji
parition de Hakeni. Cette pièce, qui est de Hamia. est dictée du mois de dhou Ikaada A 1 1 • Ce mois suit immédiatement celui de schawal ^
Pourquoi donc Tauteur du formulaire a-t-il fixé ia disparition de la divinité au commencement de Tan & 1 Q ? C'est qu il a entendu parier, non pas de la disparition de Hakem, mais de Tépoque où la prédication publique de la doctrine unitaire a cessé, par la retraite de Hamza, ce qui n'a eu lieu, sans doute, que quelques mois après la disparition de Hakem , et au commencement de Tan 4 1 a .
Tout ce que je viens de dire sur les diverses époques indiquées par lauteur du formulaire est complètement confirmé par le commentaire sur la formule d'engagement ou d'initiation k la secte de Hamza ''^f commentaire qui se trouve dans un ma nuscrit de la bibliothèque Bodleyenne d'Oxford, et dont je n ai eu connaissance que depuis peu ^ Voici ce qu on y lit»
Lorsque Hakem, à qui est due la louange, se 6t connaître sous le seul attribut de son unité * au
' Cette pièce a t>té publiée dans ma Chrostomatkie arabe, s* édition, t. Il, p. 191 et suiv.
^ (J^J^ <-^J (j^*^' ^^y^' "^' Chrcstomathie arabe, 3* édition. t. H, p. aoGetsuiv.
' Voyez ci-devant, Notice des manuscrits dnixes, p. dxt.
* mÎi>a»^Ij ^jjf U <jL&^ ^iJ^Ul ^t. — Kn se serrant du
DE LA RELIGION DES DRUZES. 117 Caire, en f année &o8 de Thégire du prophète, Mohammed, fils d*Abd-allah (Mahomet), cet être digne de louange, rendit ïimamat à celui à qui il appartient, au grand imam, au chef de la vérité ^ Hamza, fils d*Aii, fils d*Ahmed. Celui-ci appela tous les hommes à confesser Tunité de Hakem, Fadorablc, le Dieu existant. Dans la remise de Timamat qui lui fut faite (que les faveurs de Dieu reposent sur lui!) , il y «ivait une preuve évidente que c'était lui qui était Timam , objet de Tattente de tous les hommes, car toutes les qualités quon attribue au véritable (imam) attendu se trouvaient parfaitement et complètement réunies en lui, soit par rapport au temps, soit par rapport aux actions. En ce qui a rapport au temps, parce que, comme il Ta dit : «Les hommes M des opinions diverses et des sectes différentes u disent d*un commun accord que le Créateur (ainsi n quils entendent ce nom) , <^ la fin du monde, iiprès M la résurrection, se manifestera au monde. Et en •c eflet Notre-Seignour, digne de louange, a fait pa- «I raitre pour vous fimam de la doctrine de son « unité, et celui-ci vous a appelés, vous a conduits , <i vous a guidés, vous a dirigés vers la confession de « Funité de votre Créateur; il a donc été démontn»
moi ^j^t hauteur veut dire, je pense, que Hakem se ilépouilla du titre d*imam pour De conserver que celui de Difu unii^ir.
tt aux serviteurs (c'est-à-dire aux hoiumes) que rîmao « véritable a paru , lorsque ont été complétées ks a périodes des lois (c'est-à-dire des religions fignn* u tives ). » Quant aux preuves résultant des actions, c est qu'il a appelé (les hommes) à reconnaître Tiuiité de son Seijgneur Hakem, l'existant, sans tomber ni dans le tatil, ni dans le teschbih ^ ; c'est qu'il a déclaré licites les choses bonnes, et prohibé l'usage des choses mauvaises; qu'il a abrogé toutes les religioDs,
et a laissé aux hommes la liberté du choix ^
U a dil : a Au jour où l'imam attendu pour rendre «manifeste l'engagement découvrira la jambe \i Découvrir la jambe, cela veut dire , annoncer hautement la doctrine exclusive de la divinité de Hakem: qu'il soit loué et exalté ^ !
En cette même année (4o8) se rassemblèrenl près de lui (que les faveurs de Dieu reposent sur
' Voyei l*explication de ces deux mots dans mon Introdoctioo. ci-devant, page viii.
* En laissant aux Musulmans toute liberté de suivre telles cpnions et telles pratiques que bon leur semblerait , et en {lermettsat aux juifs et aux chrétiens de professer ouvertement leur religioa, Hakem, et après lui Hamza, témoignait que toutes les relieiootrt les sectes étaient également vaines et fausses à ses yeux.
— Je crois que ce sont des paroles attribuées k llamia.
* ^»i=»iJl *A^t O^y^ tojJf jl^l, c'est-à-dire ncomMutr la dminiié de Hakem puremerU et simplement, sans y joindre auniaf définition, aucun attribut.
lui!) au Caire, toutes les kttres de la véracité ' ; il leur communiqua sa science, il fit couler sur eux sa sagesse, il les plaça dans les rangs qui leur appartenaient. ... Il a dit au sujet des leUre$ de la véracHé : « Ce sont tous des seniteurs qui existent de notre « temps, qui sont employés au service de Notre-Sei- « gneur, dont le nom soit glorifié! » Ensuite il a envoyé ceux d'entre eux qu il lui a plu . dans toutes les provinces et les îles. . . . L'imam de la vérité a continué, pendant la huitième année tout entière (raii /lo8), à appeler (les hommes; k la confession de Tuiiité de Hakem, quil soit élevé! Ensuite Hakem s est mis sous les voiles, et les ministres pareillement; ils ont cessé d'enseigner et de proclamer k haute voix . et sont restés dans le silence pendant lo neuvième umiée (Tan ^09). Dans cette action quil a iaite de se cacher pendant la neuvième année, et dans ce silence des ministres qui ont cessé d'ensn^ner f:t dif proclamer à haute voix, il y avait une profonde f»agesse, parce que« pendant la luiitième, heauconp de gens avaient omhrassé la confession dr Tiinité par ambition, pour obtenir des honneurs et des dignités; or le Seigneur et les ministres ayant été voilés pirn
' fi»fi^ ifO^i (^jj^ — Dansletl\lcde»Dru£i'H,crlaM);iiili« tous les miDistres au nombre de cent soivanlr-quatre , f|ui r«iiii|i«>scDt la hiérarchie de la religion unitaire. Le^ IrUre:» du mol ««jw» rèmcité valent iHi- ^rri sera explique plus lard.
daiit la neuvième, Tunitaire a été distingué du pob* théiste. Après cela a commencé la dixième (Fan &io). et il s*est manifesté (que sa gloire soit brillante!), et, ainsi que cela avait eu lieu dans la huitième, il a &il paraître Timam de la vérité et ses frères, appelant (les hommes) à la confession de son unité, ainsi qu'ils lavaient fait dans la huitième. Il en a été de même dans la onzième (fan 4 1 1 ). Ces trois années sont les années du haîm-alzéman (du chef de ce temps), années qui servent de base à cette période nouvelle et heureuse. Quant à la neuvième, la raison pourliquelle elle a été retranchée du compte de cette ère, c'est que, dans cette année, le Seigneur (quil soit exalte I) s est mis sous les voiles, et que les ministres aussi ont été voilés, ont gardé le silence , et ont cesse de proclamer ouvertement et à haute voix la divinité de Hakem, digne de louange, ainsi que cela eut lieu dans la huitième, la dixième et la onzième. Après les trois années susdites, il a disparu (que sa gloii*e soit brillante!) aux yeux charnels \ et à cause de sa disparition, a disparu aussi le grand chef, rimam (le la vérité '^. Le lieu de sa retraite était coimu de mon seigneur Béha-eddin, etTopinion la plus vrai-
^ Joy^i^l (Ja-asJI ^j^ — Suivant Golius, (;)yJI iU^ signifie le blanc et le noir de lœU.
* ^^ mU Jk^Jfl juyJ! iJ^ c->Lij — J<^ *»» 5^ AjsAAjJ : cette correction est indispensable.
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semblable c est qu'il était au Caire (Dieu sait ce qui en est) : car mon seigneur Béha-eddin avait besoin en tout temps, mais spécialement à cette époque, de recevoir les émanations (c'est-à-dire les instructions) de Tami de la vérité.
Je m'arrête ici; la suite de ce passage concerne les rapports de Moktana ou Béha-eddin avec Hamza, pendant la retraite et Tabsence de celui-ci : j*y reviendrai plus tard.
Si ce que dit fauteur de ce traité est exact, la première année de 1ère de Hamza est Tan koS de rhégire, la deuxième est Jjw} 4 1 o, et , en calculant les années de cette ère, il ne faut tenir aucun compte de fan 4o<
' J'avais toujours cru, a\aiit que l'écrit dou c^rî ^t ur*: tti*: fût connu, que Tan I09 de Théinre répondait a ia 3' ann^'*: de UiiDia, et Tan 4io a sa V année, et c'e^t d'après «le ralrni n;^. . dAns uue Notice des manaicrits des Dmies, jai eubli ïz *Mni>pondance entre les année» de l*hézire «'t ceitet de )>re '!^ f f-t.v.xa Mais je pense aujourd'hui que l'auteur do cofrim^ri'^i'e ^.-.x : .\ »*agit a raison, et l'on comprend al^r^ '/>mmen*. 'i^r.t !« ^. **". \.x du recueil, qui est datée du nM>is de ^.\aïau u'^.'^tr^ ttir,.'. «fe la 3' anni.^- de Hamia. il j^ut *-tr»- t^^àtMi*A. *i «';*r.»r->r.-* 'i . aï dû se pasvr en iio d** I h*Yife
Moktana date un de les icriu p»*-/» un 'i: .-*"'.'•: -> ■- '•-- ;ièfll« aJtitf e de HaMua. lo/^oéVf. r^f/imA m i i* '* '.-» t^;/.^.^^. «a*^' O
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