‹ Exposé de la religion des druzesChapitre 92 sur 97 · X. Reproches qne faisaient à Hakem le» încrMales · texte numérisé non relu

X. Reproches qne faisaient à Hakem le» încrMales

Une doctrine aussi singulière que celle de Hanua ne pouvait manquer d'éprouver de grandes contradictions. Hamia. pour se çnnfanppf c^n^ riftujg ^

(. Tusase des dais de la secte des Isinaëlis, ne publiait

* aucun écrit qu il ne Teùt auparavant, présente à Ha-

kem et neùt obtenu son approbation ; du moins, c'est ce que Ion peut inférer de cette formule qu'où lit au commencement ou à la fin de plusieurs des écrits qui composent le recueil des Druzes : Ceièaii a été présenté à la divine majesté; cet écrit a été frésente à sa divine nuyesté^ qui en a aatorisé Fémissiok. On voit aussi que cela était pratiqué par le daî suprême des Ismaëiis. Les jurisconsultes de la secte des Fatimis se réunissaient, suivant Makrizi, tous les lundis et les jeudis, pour arrêter la rédaction d'une feuille que Ton nommait medjlis alhicnuU ou Conférence de la sagesse. On l'apportait, mise au ' net, au daï, qui la leur communiquait, et, la prenant de leurs mains, il entrait avec cet écrit chez ie khalife et lui en faisait la lecture, si la chose était possible. Il faisait apposer au dos le paraphe du khalife , et prenait séance dans le palais pour en faire la lecture aux initiés '. Makrizi dit encore : uLe dai «suprême composait les medjlis dans sa maison, et

' \oycz iiin (^tii*estoinathir arabe. 2' cdil. I. I, p. 1^9 rt i^i

DE LA HKLIGION DES DHUZES. 191

(' les communiquait aux personnes spécialement atta-* « chées au service delà secte. Il y avait des greffiers «destinés au service de ces medjlis, qui les meta taient au net, après qu'ils avaient été présentés au « khalife.»

Mais nous apprenons par Hamza lui-même qu*îl se trouvait des gens qui soupçonnaient que Hakem donnait son approbation à ces sortes d*écrits sans les comprendre.

Répondant à un unitaire qui Tavait consulté sur quelques difficultés quil trouvait dans ses écrits, Hamza lui dît : J'en viens * au second article ( de ▼otre lettre ), qui est iniauie (que le Seigneur votii en préserve!), je veux dire à ces discours que tiennent certaines personnes qui disent que cest moi qui ai inventé tout cela , par ma propre imagination ; que toute cette doctrine est le fruit de mon invention personnelle; que Notre-Seigneur Hakem n'en sait rien, et ne l'approuve pas; qu'il jette les veux sur des discoui*s que son intelligence ne peut saisir et dont il ne saurait comprendre le sens, et qu'il y donne son attache en disant. Je Fai rn^; que mon ♦•sprit est bien supérieur h celui de Notrc-Scigneur, et mes paroles plus éloquentes que les siennes; que . j'^ suis obligé de l'instruire de choses qu'il ignore,

' Pit^fp MV du rcnii^il.

«en sorte quil m'en a obligation et qu il m'en re mercie. Cest là supposer que queiquun partage rimamat avec lui ^

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