‹ Exposé de la situation de la mécanique appliquéeChapitre 110 sur 203 · CHEMIN DE FER ATMOSPHÉRIQUE · texte numérisé non relu

CHEMIN DE FER ATMOSPHÉRIQUE

corps qui glissent l'un sur l'autre tend sans cesse à les expulser. La disposition qui a pour résultat de conserver le liquide dans ces régions, malgré les grandes pressions qui s'y développent, permet de remplacer ces corps visqueux ou semi- fluides par un fluide véritable, qui adoucit bien davantage les frottements.

Chemin de fer souterrain à aspiration. — Le système atmosphérique, appliqué, il y a une vingtaine d'années, à la traction des trains sur la rampe du Pecq à Saint- Germain, n'a jamais réussi complètement, et les perfectionnements de la locomotive l'ont fait abandonner pour le service des fortes inclinaisons. Ce système présentait de grandes difficultés d'ajustement, car il fallait laisser passer, à travers la paroi du tube d'aspiration , une tige reliant le piston mobile contenu dans ce tube à la tête du train, qui se trouve en dehors, et cela, sans compromettre l'étanchéité de la paroi. Les dispositions ingénieuses adoptées pour sauver cette difficulté n'ont pas eu de succès en pratique. Déplus, considéré au point de vue du rendement mécanique, le système atmosphérique présentait une grande infériorité par rapport à la traction par locomotives.

Le chemin de fer atmosphérique souterrain, construit et exploité déjà depuis plusieurs années à Londres, et proposé pour Paris en i86/i par M. Chabrier et M. Berens, supprime la difficulté de la liaison du piston au train et réalise une amélioration pratique incontestable, en plaçant le train entier dans le tube d'aspiration. Par contre, ces chemins souterrains ne peuvent admettre que des trains de wagonnets, car la section du tube n'excède pas un mètre carré; les transports y sont donc réduits aux dépêches de la poste et aux denrées à destination des marchés de l'intérieur des villes. Dans le projet de M. Chabrier, les tubes souterrains devaient relier l'hôtel de la direction des postes et les Jialles centrales aux quatre gares des chemins du Nord, de l'Est, de Lyon et d'Orléans. Le tracé du réseau à ouvrir avait été étudié dans tous ses détails. Pour mettre le train en mouvement, il n'y aurait qu'à produire une aspiration à l'extrémité du tube vers laquelle le train doit se diriger; M. Cha-

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