‹ Exposé de la situation de la mécanique appliquéeChapitre 138 sur 203 · RÉSISTANCE DES CHAUDIÈRES · texte numérisé non relu

RÉSISTANCE DES CHAUDIÈRES

transversale. La même méthode donne la tension du métal dans une enveloppe sphérique : elle est aussi égale à la moitié de la tension transversale d'une enveloppe cylindrique de même diamètre ou à la tension longitudinale de cette même enveloppe. La meilleure forme à donner aux couvercles qui terminent une chaudière cylindrique serait une forme hémisphérique, raccordée suivant un grand cercle à la surface convexe du cylindre. L'usage a prévalu de remplacer ces moitiés de sphère par des calottes sphériques d'un rayon plus grand.

C'est sur cette théorie que reposent les règles suivies pour déterminer les épaisseurs à donner aux chaudières des machines à vapeur, et introduites dans les règlements.

Les chaudières doivent résister généralement à une pression qui s'exerce de dedans en dehors. Dans ce cas, le profil circulaire est un profil d'équilibre stable. Mais les phénomènes d'extension ne sont pas aussi simples que le suppose la théorie. En effet, l'extension du métal ne peut s'opérer sans entraîner une contraction dans le sens de son épaisseur; le profil de la chaudière, après la déformation, n'est donc plus semblable à ce qu'il était d'abord; car la distance entre la circonférence intérieure et la circonférence exté rieure diminue, tandis qu'elle devrait augmenter avec le diamètre de la chaudière. Aussi les diverses fibres circulaires qui composent le profil sont-elles soumises à des efforts inégaux, et les fibres intérieures sont-elles plus fatiguées que les autres. Cette inégalité est sans conséquence quand l'enveloppe a une épaisseur très-petite, mais elle devient de plus en plus sensible à mesure que l'épaisseur s'accroît. Pour les très-fortes épaisseurs enfin , l'inégalité de répartition des pressions deviendrait tellement grande, que la paroi intérieure du métal pourrait se déchirer, et que cette exagération d'épaisseur ne serait pas une garantie de solidité.

Lorsqu'une paroi plane doit supporter sur une de ses faces une pression plus grande que sur l'autre, elle serait exposée à fléchir, si on ne la renforçait par des armatures ou des liaisons propres à lui

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