A L*ÉTUDE DE LA STATIQUE
duit pour accélérer, retarder ou faire dévier le mouvement du point matériel auquel elle est appliquée. La notion de masse s'introduit en comparant les effets d'une même force sur des points matériels différents, et l'on arrive enfin à poser cette loi, que la force a pour mesure le produit de la masse d'un point par l'accélération totale qu'elle lui communiquerait si elle agissait seule. La règle du parallélogramme des forces est un corollaire immédiat de la composition des accélérations. Toute la dynamique du point matériel s'achève avant d'aborder les questions d'équilibre. La statique des systèmes, partie si importante et si délicate de la mécanique, est traitée en faisant usage des notions données sur le travail des forces à l'occasion du théorème des forces vives; le théorème du travail virtuel intervient dans cette théorie comme un moyen rapide d'opérer des compositions de forces. Une triple démonstration est nécessaire pour établir ce théorème dans les trois cas principaux, d'un corps solide, d'un système quelconque sans liaisons , enfin d'un système à liaisons. La théorie des couples, qui dans l'ancienne statique jouait un rôle capital, devient, dans cette nouvelle manière de procéder, un accessoire et presque un hors-d'œuvre , qui se trouve traité incidemment et sans donner à la belle conception de Poinsot le rang qu'elle devrait occuper.
Nous avons dit que tout le monde n'était pas convaincu de l'excellence des nouveaux programmes ; et il nous sera permis de présenter ici quelques réflexions critiques.
La statique , telle qu'on l'enseigne , repose en dernière analyse sur les postulata qui servent de base à la dynamique. Or il semble qu'il y ait là une erreur de raisonnement autant qu'une erreur d'histoire. La statique remonte à Archimède, tandis que la dynamique ne date que de Galilée. De toute antiquité on a connu les lois de l'équilibre des machines simples : le levier, les balances ne sont pas d'invention moderne. Ne résulte-t-il pas de cette seule remarque que l'équilibre est bien plus simple, bien plus élémentaire que le mouvement, et que l'idée de la force dans l'équihbre
Mécanique. 'i