‹ Exposé de la situation de la mécanique appliquéeChapitre 165 sur 203 · PRINCIPE DE MAYER · texte numérisé non relu

PRINCIPE DE MAYER

quelles on voie paraître des mesures exactes; or Texactitucle des mesures est le fondement de la nouvelle théorie , qui s'est constituée définitivement par des expériences dont les plus importantes et les plus précises sont dues à M. Regnault.

En 1862, un médecin allemand, M. Mayer, donna dans les Annales de chimie de Wohler et Liebig, sous ce titre : Remarques sur les forces de la nature inanimée , la véritable formule de la théorie mécanique de la chaleur, et fixa les opinions, un peu flottantes jusque-là, de tous ceux qui avaient admis fidentité de la chaleur et du mouvement. Le principe de Mayer consiste dans la conversion possible de la chaleur en travail mécanique et réciproquement, de sorte que la chaleur se comporte comme une force vive. Une quantité définie de chaleur correspond à une certaine quantité de travail, toujours la même, quel que soit le corps qui en soit dépositaire. On peut déterminer le rapport constant de la chaleur au travail qu'elle est susceptible de développer, et c'est ce rapport que M. Mayer a très -justement appelé Yéquivalent mécanique de la chaleur; l'inverse de ce nombre est Yéquivalent calorifique du travail. Dans son premier mémoire, M. Mayer indiquait une méthode pour la détermination expérimentale de cet équivalent, sans toutefois effectuer les calculs. Cette méthode conduit à fixer l'équivalent à environ h^U kilogrammes. De nombreuses expériences poursuivies par M. Joule, de Manchester, de 1 843 à 1 8Û9 , ont confirmé très-sensiblement ce résultat. On peut donc admettre comme un fait bien constaté qu'une élévation d'un degré centigrade dans la température d'un kilogramme d'eau, c'est-à-dire la quantité de chaleur désignée par les physiciens sous le nom de caloriey équivaut, à très-peu près, au travail mécanique représenté par l'élévation d'un poids de 626 kilogrammes à un mètre de hauteur.

La mécanique montre que tout mouvement consiste dans une série d'échanges entre le travail et la force vive; la quantité de chaleur doit être mise en ligne de compte dans cette suite d'opérations, et elle y figure au même titre que la force vive; la quantité

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