BRIQUET A AIR
tité de chaleur reste donc la même. Dans le second cas, la détente du gaz produit un travail extérieur qui vient en déduction d'une certaine quantité de force vive moléculaire, et qui représente la quantité de chaleur dont le calorimètre indique la disparition.
Cette belle expérience a conduit quelques physiciens à admettre quelles molécules qui composent une masse gazeuse sont douées, à un instant donné, de mouvements rectilignes et uniformes, qui les amènent à se réfléchir, sans rien perdre de leur force vive, contre les parois de l'espace occupé par la masse gazeuse; la mobilité des molécules de gaz, Tabsence de cohésion, suffisent pour qu'on puisse admettre la conservation de ce mouvement. La pression du gaz contre son enveloppe mesure l'intensité du choc que l'enveloppe subit de la part des molécules gazeuses. Si la température du gaz s'élève, le mouvement des molécules s'accélère, et la pression s'accroît quand le volume reste le même. Dans l'expérience des deux ballons, l'ouverture du robinet change les trajectoires des molécules gazeuses , et fait décroître la pression en répartissant les chocs sur une surface plus grande; mais rien n'est changé aux vitesses des molécules sur leurs trajectoires, et, la force vive interne restant la même, il n'y a pas de variation dans la chaleur.
La théorie mécanique de la chaleur explique de même l'expérience du briquet à air : élévation de température ou développement de force vive interne dans la masse gazeuse, quand elle subit une compression ou un travail extérieur; abaissement de tempe* rature ou diminution de la force vive des molécules, si la masse éprouve un accroissement de volume en surmontant une pression extérieure. Dans l'ancienne théorie , on admettait que la compression faisait sortir du corps la portion de calorique latent qui correspond à la diflérence des volumes; c'était assimiler le corps à une éponge qui, comprimée, laisse échapper une certaine quantité dVaii qu'elle réabsorbe quand on la dilate. Aujourd'hui la notion du calorique étant remplacée par celle de la force vive interne,