‹ Exposé de la situation de la mécanique appliquéeChapitre 17 sur 203 · APPLICATIONS DIVERSES · texte numérisé non relu

APPLICATIONS DIVERSES

marche tracée par Lagrange dans sa Mécanique analytique. Le programme actuellement suivi n a ni la simplicité de la première méthode, ni la grandeur imposante de la seconde. Résultat d'un compromis entre deux tendances contradictoires, il ne donne vraiment satisfaction à aucune.

On reprochait à l'ancienne méthode les erreurs de ceux qui, pourvus de quelques notions incomplètes de statique, se croyaient autorisés à traiter des questions de mouvement, c'est-à-dire des questions étrangères par leur nature à la science dont ils avaient fait l'étude. Delà, par exemple, des projets de mouvements perpétuels fondés sur le principe de l'équilibre du levier. De telles aberrations accusent plutôt l'ignorance des inventeurs que le vice des anciennes méthodes.

Les inventeurs de mouvements perpétuels se recrutent en général parmi les personnes étrangères à toute étude de mécanique, et non parmi celles qui se seraient trop exclusivement appesanties sur les éléments de statique de Poinsot. On n'a pas remarqué au surplus que la transformation des cours, déjà vieille de quinze années, ait sensiblement réduit le nombre de leurs impuissantes tentatives.

La statique a un si grand nombre d'applications qu'il nous serait impossible de les signaler toutes ici. Parmi les plus importantes, nous citerons seulement : le perfectionnement des balances, le degré de précision qu'on sait atteindre aujourd'hui dans les pesées, les dispositions ingénieuses imaginées pour les opérer rapidement dans les diverses industries, au moyen de la balance de Quintenz ou des ponts à bascule ; les perfectionnements des appareils à équilibre indifférent, tels que la balance de Roberval, qu'on rencontre aujourd'hui dans presque toutes les boutiques, tels que les ponts-levis, les uns à flèche, les autres à contre -poids mobile le long d'une courbe qu'on a appris à tracer, d'autres encore à chaînes pesantes , qui forment d'elles-mêmes un contre-poids d'intensité variable avec les besoins de l'équilibre; tels enfin que les appareils, peu pratiques

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