LOCOMOTIVES
en mouvement la pompe de ce dernier appareil. Cette machine à fourreau est fort usitée dans la marine anglaise.
Les machines à bielle renversée, que l'on préfère dans la marine impériale, n'ont pas de fourreau; le piston du cylindre moteur transmet par des tiges droites le mouvement à un piston de moindre diamètre, mobile dans un cylindre sans couvercle. A ce second piston s'articule la bielle, qui revient sur la direction des tiges, pour s'articuler, à son autre extrémité, avec la manivelle de l'arbre tournant. Le condenseur entoure le cylindre auxiliaire; la pompe y suit le mouvement du piston moteur, auquel elle est rattachée par une tige rigide. Enfin le mécanisme de la distribution est mis en mouvement par l'intermédiaire d'une bielle renversée, dont le mouvement est emprunté à un arbre engrenant avec l'arbre principal.
Les machines à vapeur pour la navigation comprennent encore un grand nombre de types, qu'il serait inutile d'énumérer ici.
L'application de la vapeur à la traction sur les chemins de fer constitue le principal perfectionnement des machines à vapeur.
Cette application, abstraction faite de quelques essais antérieurs, date de 1829, et résulte de l'adoption, pour les machines locomotives, des chaudières tubulaires, récemment inventées par M. Séguin. La première locomotive, la Fusée, de Stephenson, pesait Il tonnes et pouvait remorquer 1 2 tonnes, à la vitesse de 22 kilomètres 1/2 à l'heure : c'est là le point de départ. Aujourd'hui la théorie mécanique des locomotives est parfaitement connue, et l'on sait construire des macliines d'une puissance déterminée et appropriées à tel ou tel usage. 11 y a deux types principaux de locomotives : celles qui sont destinées à traîner, à une grande vitesse, de 70 à 100 kilomètres par exemple, un train composé d'un petit nombre de voitures; et celles qui sont destinées à tirer un train de marchandises très-lourd , à une faible vitesse, de 25 à 60 kilomètres. Entre ces deux types extrêmes se placent un nombre indéfini de types intermédiaires. D'ailleurs les déclivités du chemin introduisent dans la question un élément essentiel à considérer; les in-