‹ Exposé de la situation de la mécanique appliquéeChapitre 193 sur 203 · EFFORT DE TRACTION · texte numérisé non relu

EFFORT DE TRACTION

les essieux moteurs doit en général être décuple de l'effort de traction que la machine est capable de développer.

Cet effort de traction se décompose en plusieurs parties : l'une est proportionnelle au poids du train , et dépend en outre de l'inclinaison de la voie sur l'horizon ; elle est enfin variable avec la vitesse. L'autre est la résistance de l'air ; elle contient en facteur la surface transversale du train et le carré de l'excès de la vitesse du train sur la vitesse du vent estimée parallèlement au chemin décrit; elle est indépendante du poids traîné ^ L'influence des courbes sur la traction est tellement difficile à apprécier rigoureusement, qu'on n'a pas pu encore la représenter dans une formule vraiment usuelle. On doit d'ailleurs la négliger dans deux cas : lorsque les courbes ont un très-grand rayon , et lorsque l'emploi d'un matériel spécial permet de franchir les courbes , de quelque rayon qu'elles soient, sans excès de résistance. En résumé, on peut faire usage, pour le calcul de l'effort de traction dans le mouvement uniforme d'un train donné, d'une formule empirique due à Windham Harding^ dans laquelle on devra supposer nulle la vitesse du vent, pour se placer dans les conditions ordinaires de l'exploitation courante. Ainsi simplifiée, la formule de Harding donne des résultats un peu trop forts, mais comparables, en moyenne, à ceux que fournissent les observations dynamométriques répétées sur un grand nombre de trains.

La pression de la vapeur produite par la chaudière, graduellement accrue, a été longtemps limitée à sept atmosphères, puis s'est élevée à huit, à neuf, et dans quelques cas jusqu'à douze. On est arrêté dans cette augmentation par la résistance de la chaudière; car la théorie mécanique de la chaleur montre qu'une macliine utilise une fraction d'autant plus grande de la chaleur dépensée

* La composante normale de Vaclion les rails. Mais il est presque impossible

du vent a aussi une influence sur la d'apprécier numériquement cet effet,

force de traction , parce qu elle augmente * M. Le Châtelier, Chemins de fer d'An-

le frottement des rebords des roues contre gleierre, 1 85 1 .

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