‹ Exposé de la situation de la mécanique appliquéeChapitre 54 sur 203 · INFLUENCE DES MASSES · texte numérisé non relu

INFLUENCE DES MASSES

chine tend à se ralentir, le volant entraîne la machine, en transformant une partie de sa force vive en travail moteur. Le volant est, comme on l'a dit, un réservoir de force vive, qui accumule le travail moteur lorsqu'il est en excès, et qui le rend à la machine quand il est en défaut, cr C'est comme un banquier, disait M. Edmond Bour crdans ses leçons à TËcole polytechnique, qui fait entrer dans sa cr caisse , sous forme de force vive , les épargnes de travail moteur, crpour les restituer quand la machine, en se ralentissant, en fait la cr demande, -n Cette comparaison est d'autant plus juste, que les résistances passives dues à la présence du volant, absorbant en pure perte une portion du travail moteur, représentent avec exactitude les frais de commission prélevés par ce banquier comme salaire de ses diverses opérations. Les machines destinées à mettre en mouvement de grandes masses n'ont pas besoin d'un volant pour acquérir une marche très-uniforme. On en a un exemple dans la locomotive. Le jeu intérieur de la machine a toute l'irrégularité des machines à deux bielles et à double effet, avec les complications de la détente. Mais l'effet produit consiste dans la progression d'un train beaucoup plus pesant que la machine elle-mj^me, et dès que cet ensemble a acquis la marche normale , sa vitesse se maintient d'une manière sensiblement uniforme, sans que le mouvement général subisse de perturbations sensibles à chaque tour des roues motrices. Le train est le véritable volant de la locomotive ^

On pourrait aussi comparer l'effet du volant sur le régime d'une machine à l'effet exercé par la mer sur le climat de ses rivages. La mer, immense masse d'eau qui s'éciiauffe et se refroidit peu d'une saison à l'autre, intervient pour donner de la chaleur aux terres voisines quand celles-ci se refroidissent, et pour leur en prendre quand elles s'échauffent. Grâce à cet échange, les pays baignés par la mer, les petites iles par exemple, jouissent d'un

' L'influence des masses sur la rëgu- des pompes, dans les puits de mines de larisation des vitesses conduit aussi à grande profondeur. (Cf. Combes, Trmié augmenter le poids des mattresses-tiges d'exploitation des mines, t. III, p. Sgo).

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