‹ Exposé de la situation de la mécanique appliquéeChapitre 6 sur 203 · MOUVEMENT RELATIF · texte numérisé non relu

MOUVEMENT RELATIF

L'étude du mouvement relatif fait suite à celle du mouvement absolu. Un mouvement relatif n'est qu'une fiction commode par laquelle on rapporte le mouvement d'un point ou d'un système à des axes qui, au lieu d'être fixes, sont eux-mêmes animés d'un certain mouvement connu, appelé mouvement d'entrainemenl. Tant qu'il s'agit des vitesses, la théorie du mouvement relatif est extrêmement simple, et se résume dans cette proposition, que la vitesse du mouvement absolu est la résultante de la vitesse du mouvement d'entraînement et de la vitesse relative. La théorie n'est plus aussi simple quand on passe aux accélérations, et la nature du mouvement d'entrainement exerce alors une influence qu'elle n'avait pas sur la composition des vitesses. L'accélération du mouvement absolu est en général la résultante de trois accélérations particulières : Tune est l'accélération d'entraînement; l'autre, l'accélération dans le mouvement relatif; la troisième enfin, une accélération complémentaire, dite accélération centrifuge composée, proportionnelle à la fois à la vitesse relative, à la vitesse de rotation du système des axes mobiles et au sinus de l'angle compris entre cet axe de rota- ■ tion et la vitesse relative. ElJe est nulle dans trois cas : lorsque la I vitesse relative est nulle, lorsque les axes mobiles ne sont animés 1 d'aucun mouvement de rotation, enfin lorsque la direction de l'axe I de rotation est la même que celle de la vitesse relative.

Cette belle théorie avait été pressentie, au siècle dernier, pari Clairault ', qui n'avait pas formulé ses conclusions avec une entière 1 exactitude. Elle a été reprise de notre temps par Coriolis, avec I l'aide de l'analyse, et traitée cette fois d'une manière générale eti rigoureuse. Depuis, cette théorie, qui jusque-là avait été ratta- I chée à la dynamique, est rentrée dans la cinématique, oii on la | démontre avec te seul secours de la géométrie. La méthode analytique et la métbode géométrique s'y appliquent en eflet également I bien et conduisent chacune à des conséquences utiles. L'analyse,

' iièmoirei de i'Acadènk dti teiencet. M. J. Bertrand, dans te Journal d» l'Eeoh I i^âa. (Voir sur celle question ime Note de polyleckni^ie,l.\l\, uui* cahier, i8â8.) I

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