NIVELLEMENT BAROMÉTRIQUE
à la détermination de la forme de la terre et aux recherches sur la Ggure des corps célestes. Ici l'équilibre n'est pas l'équflibre absolu, mais bien l'équilibre relatif; car on ne peut négliger le mouvement de rotation du corps autour de son axe; les actions extérieures des autres corps interviennent de plus, ainsi que la translation du corps dans l'espace, pour modifier à chaque instant les conditions de cet équilibre relatif. De là les marées de la surface de l'Océan.
L'atmosphère terrestre subit toutes ces perturbations; elle éprouve en outre des variations de température dues à réchauffement inégal que produit le soleil sur les différents points du globe et qui, altérant la densité des diverses couches gazeuses, ne permet pas à l'équilibre de l'atmosphère de subsister pendant un saul instant.
Le nivellement barométrique repose sur la supposition que l'équilibre atmosphérique existe, et, bien qu'à la rigueur cette hypothèse soit inadmissible, il donne des résultats très-exacts si, pour l'exécuter, on a pris des précautions convenables. La formule établie par Laplace dans le livre X de la Mécanique céleste , appliquée en grand par Ramond dans le nivellement des Pyrénées et des montagnes de l'Auvergne ^ complétée depuis par un certain nombre de termes correctifs, permet de trouver rapidement des mesures d'altitude avec une approximation ordinairement très-suffisante. Au point de vue théorique, cette formule n'est pas entièrement satisfaisante; les altérations continuelles des conditions de l'équilibre atmosphérique, première objection qu'on peut y faire, perdent, il est vrai, une partie de leur influence, lorsque l'on compare les hauteurs barométriques observées simultanément aux deux stations dont on cherche la différence d'altitude ; elles la perdent mieux encore quand on peut prendre pour chaque station les moyennes d'un grand nombre d'observations. Les conséquences de ce premier vice de la méthode peuvent donc être éliminées
^ Ramond , Mémoire sur la formule baro- Ferrand , 1 8 1 1 . ( & Mémoires lus à l^Instimanque de la Mécanique eeleête,Gleniioni' tat,i8o&-i8o5, 1806, 1808 et 189.)