‹ Exposé de la situation de la mécanique appliquéeChapitre 82 sur 203 · ET DES SOLIDES EN MOUVEMENT · texte numérisé non relu

ET DES SOLIDES EN MOUVEMENT

On a mis à proGt cette observation en organisant sur le canal de rOurcq , entre Meaux et Paris , un service de bateaux-poste , qui a subsisté jusqu'à l'ouverture du chemin de fer. Le halage des bateaux lourdement chargés ne peut se faire à cette vitesse, qui était, sur le canal de l'Ourcq , celle du petit galop d un cheval ; et la diminution de Teffort de traction pour une valeur sufRsamment grande de la vitesse demeure aujourd'hui sans application.

Dubuat avait fait des expériences de deux sortes : dans les unes, il déplaçait le corps solide au sein d'une eau tranquille ; dans les autres, il laissait le corps solide immobile dans une eau courante; et ia comparaison des résultats l'amena à constater une légère différence entre les efforts mutuels développés à vitesse relative égale. Il tira de ce fait une conséquence paradoxale et contraire à la doctrine des mouvements relatifs : (rDans l'état de repos, l'eau, rr d'après Dubuat, offrirait plus de facilité à se laisser diviser, et (T par conséquent moins de résistance que quand elle est en mou- (T vement. r,

Le fait constaté par Dubuat est exact , mais la conclusion qu'il en a tirée est fausse. On sait aujourd'hui la raison de cette singulière anomalie. Dans l'eau courante , les filets liquides ont des vitesses inégales, tandis que, si l'on fait mouvoir le corps dans une eau stagnante, le mouvement relatif de l'eau par rapport au corps est commun à tous les filets. Les deux situations relatives ne sont donc pas les mêmes, et la différence des résistances observées ne contredit pas les principes de la mécanique.

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