VANNAGE DES TURBINES
Sous cet aug^e, la vitesse absolue conservée par Teau à la sortie n est pas nulle ; mais elle est encore très-petite, pourvu que la vitesse relative de l'eau soit égale à la vitesse linéaire d'entraînement du pourtour de la couronne. Telle est, en gros, la disposition de la turbine de M. Fourneyron. C'^st un récepteur qui serait parfait au point de vue pratique, si la quantité d'eau à donner à la turbine pouvait être toujours la même. La vraie difficulté que présente l'appareil est celle du vannage nécessaire pour réduire à volonté le volume de Teau motrice. M. Fourneyron a essayé d'abord des vannes distribuées entre les cloisons fixes sur tout le pourtour du cercle intérieur de la couronne ; on les fait descendre simultancnient au moyen de vis dont les écrous sont commandés par une même roue d'engrenage. De cette façon, on peut étrangler d'une même quantité tous les canaux formés par les aubes de la couronne mobile. Cet étranglement n'était pas sans inconvénient, et occasionnait dans la partie mobile des agitations de liquide et une perte correspondante de force vive. On y a remédié en partageant la couronne par de nouvelles cloisons, placées horizontalement, à égale distance les unes des autres, pour offrir au liquide, le vannage étant abaissé de la quantité convenable, des sections d'écoulement bien définies dans tous les sens. Mais, en même temps, ces cloisons augmentent le périmètre mouillé des tubes dans lesquels l'eau doit s'écouler, et, par suite, la résistance due au frottement du liquide. M. Gallon a imaginé des vannages fermant complètement les ouvertures des aubes sur une portion seulement de la circonférence de la couronne; la fermeture doit se faire à la fois pour deux arcs symétriques l'un de l'autre par rapport au centre de cette ciixonfércnce ; on conserve ainsi la symétrie d'efforts qui existe autour de l'axe dans la turbine Fourneyron, et qui est l'un des caractères de ce récepteur. Un dernier perfectionnement, dû à M. Girard, a consisté à faire fonctionner la turbine Fourneyron sous une cloche, (ïoik l'on chasse l'eau dans le bief inférieur, au moyen d'une injection d'air à une suffisante pression. Il résulte de là que, lorsque le