‹ Exposé de la situation de la mécanique appliquéeChapitre 95 sur 203 · TURBINE D'EULER · texte numérisé non relu

TURBINE D'EULER

vannage est abaissé d'une certaine quantité, la portion de la couronne qui ne sert pas à Técoulement de Teau motrice se remplit d'air au lieu de se remplir d'eau, et la couronne se trouve ainsi soulagée du poids d'une masse liquide qu elle aurait à entraîner dans son mouvement, et dont les remous, au contact de l'eau motrice, occasionneraient des pertes de puissance ^

La turbine d'Euler^ est formée d'un tambour mobile, partagé par des cloisons directrices, et tournant autour de son axe , au-dessous d'un second tambour, fixe, partagé de même par des cloisons directrices. L'eau prend une vitesse de direction définie dans le tambour fixe; elle entre sans choc dans les canaux du tambour mobile, si les cloisons de ce tambour sont convenablement dirigées; puis elle sort en conservant une faible vitesse absolue, et sans s'éloigner de l'axe, de sorte que la variation de vitesse dans le passage du tambour mobile est due au travail de la pesanteur, et non au travail de la force centrifuge. C'est, au point de vue théorique, la seule différence qui existe entre la turbine d'Euler et celle de M. Fourneyron.

Euler avait, dès 1762, donné la théorie de ce récepteur, qui a servi de modèle aux turbines Fontaine, aux turbines Kœchlin, appareils qae l'on emploie fréquemment aujourd'hui, et qui du reste ne diffèrent les uns des autres que par quelques modifications de détail. Euler admettait que le tambour mobile est à une distance assez grande du tambour fixe au-dessous duquel il tourne , et qae la pression atmosphérique s'exerce librement dans cet intervalle; la vitesse d'écoulement et la dépense seraient alors indépendantes de la vitesse de la roue. H est bien loin d'en être ainsi dans les turbines construites. M. Poncelet, dans son mémoire sur les effets de la turbine Fourneyron, lu à l'Académje des sciences le 3o juillet i838, et M. Combes, dans son mémoire sur les roues à

* Annengand, Moteurs hydrauliques, — recueil de Leblanc). Le brevet de M. Gi- Leblaoc, Recueil des machines, — Tur- rard est de 18&9. — ' Mémoires de Berbines hydrauKques de M. Girard (t. V du lin, lySo, lySi, 1753, lySi.

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