‹ Exposé de quelquesuns des principaux articles de la Theogonie des Brahmes, contenant la description détaillée du Grand Sacrifice du ChevalChapitre 8 sur 13 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Voilà quelles sont les cérémonies qu’on doit pratiquer dans X Assua-Mèda. Celui qui le fera faire, deviendra sur la terre le roi des rois, obtiendra le pardon de ses péchés et n’aura rien à craindre des peines de l’enfer. 11 jouira d’un bonheur inaltérable durant sa vie, et à sa mort, il ira régner dans le Souargam. S’il y a quelques grands pécheurs dans sa race, ils obtiendront tous la rémission de leurs péchés. Enfin, il n’y aura pas même jusqu’à ses domestiques qui ne participent aux mérites de ce sacrifice, en obtenant la rémission de leurs péchés.

Celui qui aura fait le sacrifice du Cheval, n’aura plus de maître dans le ciel ou sur la terre. Les dieux eux-mêmes trembleront devant lui , et lui offriront des sacrifices.

L’Assua-Méda est , à l’égard des autres sacrifices, ce que le Gange est vis-à-vis des autres fleuves; ce que Vichnou est par rapport aux autres dieux; ce

que Siva est par rapport aux dieux qui se distinguent le plus par leur clémence ; ce que Rama est par rapport aux princes les plus vertueux; ce qu’est le védam vis-à-vis des autres sciences ; ce que sont les brahmes par rapport aux soudras. C’est Brahma luimême qui, dès le commencement du monde, s’étant revêtu d’une forme humaine, institua ce grand sacrifice pour le salut des hommes, et comme un moyen de' leur procurer toute sorte de biens sur la terre.

Ceux qui auront eu le bonheur de faire une fois ce sacrifice, ne doivent plus ensuite faire les sacrifices ordinaires. Comme un homme qui aurait à sa disposition les eaux de tous les fleuves , ne perdrait pas son teins à creuser un puits pour s’y désaltérer.

Celui qui aura fait ce sacrifice, portera le reste de sa vie le nom de Jadjyna; il ne payera plus de tribut à aucun roi de la terre ; il ne les saluera même pas. Il doit conserver dans sa maison le feu du sacrifice , jusqu’à la fin de ses jours ; et c’est avec ce feu que doit être allumée la pile sur laquelle son épouse et lui seront consumés. Si ce feu venait à s’éteindre par inadvertance, ou autrement, il perdrait tout le fruit du sacrifice.

Celui qui a Fait le sacrifice ne doit après cela rien refuser de ce qu’on lui demande. 11 ne doit tuer aucun animal ni insecte. II aura soin de faire tous les jours le sacrifice aux brahmes, et de leur offrir des présens.

Il n’est rien de plus efficace que ce sacrifice, pour effacer les péchés quels qu’ils puissent être. Tuer un brahrae ou une vache, s’enivrer, voler de l’or, jouir de la femme de son Gourou, procurer l’avortement, sont les crimes les plus énormes ; mais les eût-on commis par milliers, le sacrifice du Cheval les efface tous; et il n’en reste pas plus de vestige, qu’il n’en reste du coton qu’on jette dans lé feu.

Enfin le maître du sacrifice partagera, par égales portions, tout ce qui aura servi au sacrifice, et le terrain même sur lequel on l’aura fait, aux brahmes officians. Si par quelque considération humaine, il en donne plus aux uns qu’aux autres, il ira en enfer.

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