‹ Exposé des applications de l'électricitéChapitre 21 sur 46 · L — DISPOSITIONS DIVERSES DES RELAIS · texte numérisé non relu

L — DISPOSITIONS DIVERSES DES RELAIS

\ji fi)rme cl la disposition des relais ont été variées d'une multitude ie ' manières. Les plus connus sont ceux de MM. Hipp, Siemens, Froment, Boivin, Bourbon, Normann, Uppens, Dujardin, Bradley, Varley, Meyer, Hughes, sans parler des relais sans réglage et inverseurs de MM. Ailhaud, Abd Guyot, Gioesener, Régnard, Roiard, etc.

il«lttit tiflif 1m 1m f ittf mtité».

RelatA FrOMieMi. — Nous donnons comme spécimen, dans la flg. 145, une moitié du relais translateur de M. Froment, qui est le plus employé par Tadministration des télégraphes français.

A B est une colonne de cuivre coupée en A par un disque d'ivoire, et portant au-dessous du levier CI l'appendice métallique devant fournir les constacts, soit sur le circuit local, soit sur le second circuit de ligne prolongeant le premier; £ est Télectro-aimant, D aen armatune» et C.G ie levier qui -la porte, lequel oscille en I sur un pivot adapté à une équerre ; 6 U est le ressort antagoniste dont la tension est réglée par la vis S au moyen d'un compas H; enfin en A est fixée la vis régulatrice qui règle Técart de Tarmature et qui constitue pour la translation la pièce dite VisoU

RELÀT8 ET TRANSLATEUR».

laquelle pièce communique, par un fA isolé passant à travers la eoionne A B, avec rélectro-aimlmt iln second relais. Le système étoctro-magoètique n'offre d'ailleurs aucune disposition particulière, sauf qu'au lieu d'être earoulé sur un canon de cuivre, le iil enveloppe directement le fec On comprend fiicilemënt le jeu de cet appareil. Sous Tinfluenc^ du courant de ligne qui foit fonctionner Télectro-aimant E, l'armature D est attirée, et l'extrémité

Fig. i45.

-jà^'6rr/^^r^ji'tj ).Tir<Mi|

Fig. 146^

4iu levier qui la porte touche la pièce de contact. Le circuit local se trouve

«éono fecmé». et peut réagir dès lors comme l'aurait fait le circuit de li^e.

' Kalala Hlpp^. — Le reteûr de Mi Hipp, que nous représentons fig. 146,

n'a de particutiçr qye te système de ressort antagoniste qu'il a appliqué au levier portant l'armature de l'électro-aimant, et qui se compose de deux ressorts à boudin tirant on sens invei^sa T^n dç \\\^lve*fie n'est donc que sous rinfluence de la différence de tension de ces deux ressorts* que l'sMoalUfe «t «ranao)^ à sa position de départe Cette disposition a l'avantage de diminuer considérablement l'inertie de la pièce vibrante et, par. conséquent, de lui permettre d'exécuter des mouvements plus Tiapides. Ce système est appliqué à la plupart des télégraphes Allemands. La disposition de l'appareil se comprend d'aUleurs aisément : réiectro-aim%nt est vertical, et l'acmature est disposée en croire à l'extrémité d'i^n levier qui oscille sur deux couteaux; l'étendue de cette oscillation, comme dans le relais précédent.

RELAIS ET TRANSLATEURS. 407

est réglée au moyen de deux vis dont Tune, Tinférieure, est munie d'une pointe d'ivoire. Les ressorts antagonistes sont fixés aux deux extrémités d'une colonne creuse et sont reliés au levier de l'armature par deux boucles; une vis permet de tendre à volonté le ressort supérieur. Enfin la vis de contact, dont la monture est isolée métalliquement de la colonne, est en rapport avec l'un des pôles de la pile locale, dont l'autre pôle est en rapport avec le levier de Tarmature.

Relais ftleflaens. — Le relais de M. Siemens que nous représentons fig. 147, n'est que la répétition du système électro-magnétique que nous avons décrit déjà plusieurs fois (voir tome II, p. 87), et qui est disposé dans

Fijc. 147.

iM II • tii

une boîte circulaire de manière à n€ présenter extérieurement que rarniature A A, les deux pôles de rélectrchaimant F, P , et le petit chariot C qui limite la course de Tarmattire, et dont Vun des pointa d'arrêt faurnit les contacts. Ce chariot, comme dans le système décrit, tome u, peut être reculé ou avancé à Taide d'une vts V afin de faire prédominer k volonté raction du pôle P ou celle du pôle P'.

Relais Ceeelii. — Ce refais dont nous avons exposé le principe dans notre tome II, p. S5, a été employé souvent sous une fbrme ou sous une autre, mais avec des noms d itérants, qui montrent que les constructeurs qui les ont livrés n'étaient pas au courant de Thistoire de cette invention. Le R. P. Gecchi, en effet, a publié la description de ce système électromagnétique en mars i855 dans le Spettatùre, journal de physique de Florence, et ce n'est que quelque temps après que nous le voyons employé sous différents noms dans plusieurs systèmes télégraphiques. En somme»

RELAIS ET TRANSLArEURS.

Fig, 148.

dans tous ces relais, la pièce mobile est réiectro-aimant qui, à cet effet, est droit, et dont les extrémités polaires, en sortant de la bobine, osciRent entre les pôles opposés de deux aimants en fer à cheval placés Tun en regard de Taiitie. Cet électro-aimant pivote sur son axe par Tintermédiaire de deux pointes de vis qui viennent s'appuyer sur ses deux centres polaires, et un levier porté par le noyau magnétique constitue la pièce mobile de contact. Ce système de relais peut fonctionner dans les mêmes conditions que le relais Siemens, avec ou sans courants renversés ; il ne s'agit que de régler les deux butoirs entre lesquels oscille la pièce de contact, de manière à foire prédominer sur l'armature Faction de Taimant qui doit produire la répulsion au moment du passage du courant. U en résulte que, quand le courant a cessé de passer, Tarmature étant désaimantée est attirée par le pôle de Taimant dont elle est le plus rapprochée. Il en est de même et à fortiori quand on agit avec des courants renversés. Relaîfe« ile^ er. - - Le reïais de M. Meyer que nous représentons SS' t^^i &st un diminiitîr de l'appareil précédent. II ne met à contribution qu*un aimant fixe A, et La bobine armature, au lieu de pivoter fiutour de son axe, se meut sur deux pivote veriicaux perpendiculaires à cet axe, lesquels pcnneLteiU au noyau magnèlique de faire déplacer angulakement la plan àe la bobine sous rij]1]yeno6 de Teifet simultané des deux pôles N et S de raimaiit. Ces pôles sont, à cet effet, d'iiiégcile lon^Liour, et le sup[K>rt de la bobine, entre les deux pivots, porte un levier qui oscille entre les deux vis de contact r, v' reliées aux Ijonieâ R et H\ Un rt^ssort antagoniste r dont lu tension est réglée par une langue vis V agissant sur une bascule E, maintient toujours la liobine dans une position déterminée, et cette action est facilitée par une lame de ressort q qui appuie sur la bascule. En tin trois boutons d attache, L, T et -|-, qui se trouvent reliés au massif de Tappareil et aux deux extrémités du fil de la bobine constituent les points de jonction du fil de ligne, du til de terre. et de de la pile. Ce système qui est à peu près le même que celui adopté par M Meyer pour son télégraphe autograpiiique, a fourni de très*bons résultats sur les lignes et est remarquable par sa sensibilité.

RELAIS ET TRANSLATEURS.

\mMiBj. — Le relais de M. Variey fcrès^oiployè en Angleterre et qiie nous représentons iig. 149 ei-dessous, est d'une très-grande sensibilité et fonctionne un peu à la manière des éleetro^aimants de M. de la FoUye que nous avons décrits tome II» p. 86. Il est constitué par. une aiguilto de fier assez longue, pivotant sur son centre entre deux pointes de vis et enveloppée par deux hélices magnétisantes à Tintérieur desquelles elles peut accomplir un petit mouvement oscillant. Ce mouvement oscillant ^t déterminé par l'action des deux aimants pemnanents en fer à clieval dont les brandies enveloppent verticalement les deux extrémités de Taiguille, et

peuvent, par conséquent, la £eiire osciller dans un sens ou dans Tautre suivant le sens du courant dans les hélices. A l'une de ses extrémités, cette aiguille se termine par un ressort de contact qui, en oscillant entre deux vis butoir dont Tune est en rapport avec le circuit local, pent fournir les fermetures du courant en rapport avec les mouvements accomplis par l'aiguille. Cette disposition, au fend, se rapproche beaucoup de celle de M &iemens, car la partie mobile du relais est polarisée et subit latéralement la double action magnétique qui doit la faire mouvoir dans un sens ou dans Tautre; seulement au lieu d'être polarisée par son contact avec le pôle d'un aimant permanent, elle Test directement par les hélices. On peut d'ailleurs, comme dans le Système Siemens, employer ces relais sous Tinfluence de courants

4i4l RELAIS ET TRANSLATEURS.

renyenès tm^éÊfmmmÊÊOê ordinaires, eu emp.oyant 1 -action ^dea aimàaiiaftzmêmes comme force antagomMa fBHrinnpitfar la JÉHnaanabileàime position déterminée. On peut même ftûre prédominer plus ou moins cette force antagoniste, en rapprochant plus ou moins le barreau de Tune ou de l'autre des branches des aimants permanents; ce que l'on peut fiure aisément au moyen de la manette que l'on voit en avant de l'appareil sur la figure, et qui repousse plus ou moins vers la gauche on vers la^lroîte, le système entier des deux butoirs de contact qui fournissent les fermetures de courant. Une aiguille mobile sur un cadran gradué permet même dé connaître exactement la valeur du déplacement que Ton opère.

Relais NoraiaBn. — . M Normann, de Napies^ a eu l'ingénieuse idée d'utiliser l'uniformité de polarisation de l'armature des électro^dmants boiteux, quand eile est en contact avec la branche sans bobine, pour détruire les effets des courants de retour qui, comme on le sait, sont en sens inverse du courant envoyé. Pour cela, il appuie cette armature sur la branche sans bobine et la Mi osciller sur deux couteaux en fer à contact avec cette branche. De mite manière, Tarmature* la branche sans bobine et la culasse de rélectro-aimant constituent une prolon^^'ation de l'extrémité polaire inactive de celui^i, laquelle conserve une polarité contraire à celte du pôle actif. Or, il résulte de celte disposition que quand, après une émission de courant à travers Vélectro-ainiant. un courant de retour vient à succéder» le magnétisme développé au pôle actif se trouve être de même nom que celui qui reste développé dans i'armature alors repoussée, et tend à produire une répulsion de celle-ci, au lieu d'une seconde attra:;tîon, comme cela arrive quelquefois, I/ar mature de ce relais est dWlleurs sollicitée par deux ressorts antagonistes inégalement tendus, comme dans le système de M. Hipp.

Relais Lipp«ns, ~ Pour éviter les inconvénients de la seconde attraction, due au courant de retour dans la translation, M. Lippens emploie des relais à armatures aimantées ayant néanmoins un ressort anlagoniste. C'est tout simplement un électro*aimant dont les pôles sont prolongés et enti^e lesquels oscille un barreau aimanté^ pivotant sur son centre. Quand un courant traverse cet électro-aimant, le barreau eet attiré d'un certain côté et produit le contact de la translation; quand ce courant cesse, le ressort antagoniste rappelle le barreau dans sa première position, qui établit la ebmmomcation directe eutre la ligne et le récepteur. Or, on comprend aisément que si un courant de retour vient à passer à travers Télectro* aiàiant du relais, ce courant étant de sens invorse au premier envoyé, tendra à maintenir le barreau dans la position que lui a déjà donnée le ressort antagoniste, au lieu de provoquer une seconde attraction.

RELAIS ET TRiNStATEURS. 411

,. Relata de M. Renoir» -:: Voûtent mettre à profit, pour les relais, le principe de r6Lec^*aiioant de Hughes dans lequel Faction électrique n'a qu^'à prodttiii» ]b détacbeoent de Taroiature, M. Renoir a ima^^é un relais <loQt la réaction se produit exactement connue dans Tfippareil Hugh^. Seulement, comme dans un relais simple il ne peut y av/oir de mécanisme d'horlogerie pour remettre au contact de rélectro-aimaat Tarmature une ibis détachée» il utilise à cette fonction le. courant. 4e la pile locale, qui passe daus les premières spires de Thélice magnétisante sous Tinfluence 4'un contact électrique opéré par l'armature après son détachement de rélectro-Mmant. Une tm reyenue dans )e Toisinage des pôles de l'électroaimant, cette armature y est maintenue par le magnétisme de Vaimasit persistant qui se trouve communiqué à rélectro^ùmant, et sous cette influence le courant de la pile locale se trouve coupé.

Gomme lès mouvemonts accomplis par l'armature d'un électro-aimant de relais sont généralement très^petits, ce système de relais a pu être cousidérablement simplifié et réduit à rélectrp-aimaiit seul de M. Hughes. De cette manière» c'est la force attractive de l'aimanjt persistant communiquée à rélectfo-aimant qui ramène l'armature mie fois détachée à sa position initialOy et comu^e il sufBt, pour un réglage conyenabLe de la force antag^ Qiste, d'un simple amoiodrissemenit dans raimantation de Télectroraimant parle courant pour ohtfinir le détachement de Tarmature, celle-ci peut .psrfiUtement être rappelée quand la capse de cet affiûhlissement a disparu.

SleM» •«»• réglag*.

Tous les systèmes d'électro*aimants s$uis réglage que nous av.ops décrits tome If, p, 97» peuvent ètr^ utilisés plus ou moins avantageu|epaent dans kl construction û^s râlais; et noMs revenons ici. sur cc^tte question, que parce que plusieurs systèmes de ce genre dont nous n'avons pas epcore parlé, présentent des combinaisons trop compliquées pour avoir pu figurer au nombre des dispositions électro-magnétiques simples que nous avons décrites.

RelsUs ik rliéotesse. — L'un de c$is, VH^i^iV^^M^ 9^lh A^^ succès sm* nos lignes, met, à contribution une dérivation k la t^rre qui est .établie par Ji^e levier de r9rma.ture aussitôt, le contact produit, et qui a pour effet de couper le courant î^ travers rèlectro-aixnant. en lui ouvrant une voie moins résistante. Dans ces conditions, les contacts ne devraient être qu'instantanés, puisqu'aussitôt la dérivation établie Tarmature cesse d'être attirée; par conséquent, des contacts prolongés ne devraient produire que

412 RELAIS £T TRANSLATEURS.

de$ séries de vibrations dé l'armature, analo[{ties à'celfés des sonneries trembieuses ; mais comme ia pièce de contact est rigide et que les transmissions sur les lignes ne sont pas instantanées, ces vibrations sont si peu accentuées que les traces laissées par un appareil Morse soumis à ce genre d'action, forment un trait continu, comme s'il n*y avait pas eu de Titoh tion. Or, on gagne à ce dispositif que les effets, du magnétisme rémanent sont considérablement amoindris, et que l'intensité électrique qui agit sur rélectro-aimant conserve à peu près la môme valeur.

M. Âihlaud a, dans le même ordre d*idées, combiné celte dérivation de manière qu'elle ne put se produire que pour des courants forts. A cet effet, il' adapte sur le levier de Tarmature une pièce mudle dé deux ressorts, qui oscille entre deux vis butoir, dont Tune pmduit les contacts électriques et l'autre un arrêt élastique du levier. Celui-ci est d'ailleurs terminé par une lame de ressort qui peut, quand l'appareil fonctionne avec de forts courants, rencontrer une vis butoir mise en rapport avec ia dérivation du circuit de ligne dont nous avons parié. Or, voici ce qui résulte de cette disposition : quand le courant a une intensité convenable, le premier ressort établît les contacts sans dflicuité, et le second ressort terminant le levier n'atteint pas la vis butoir qui pourrait conduire le courant de ligiie à la terre. Les eflRMs se produisent alors comme avec les relais ordinaires;' mais, si le courant de ligne devient asset intense pour produire des effets de magnétisme rémanent nuisibles, là rencontre de ce dernier ressort avec la vis butoir correspondante a lieu, et le courant de ligne, en se dérivant à la terre, détermine avec celui passant à travers i'étetro^aimant une vibration du levier, qui n'empêche pas, il est vrai, le contact du premier ressort de continuer à se ihire, mais qui affdbHt considérablement l'intensité dMnitive du courent de ligne. Par suite, les effets nuisibles du magnétisme rémanent qui auraient pu résulter de cette plus grande intén^té du courant, se trouvent annihilés. Si le courant de Kgne est trés-fttiUe, l'appareil fonctionnera éga« lement bien, car le relais a été réglé une fois pour toutes pour fonctionner avec ces courants, et les contacts du premier ressort s'effectueront toujours (i).

Mel»i« de M. Abel ««yot. — Les inconvénients du réglage sont évités dans le relais de M. Âbel Guyot au moyen de deux électro-aimants placés verticalement et d'un levier à double armature disposé de manière à pouvoir basculer au-dessus de ces électrd-aimants comme le fléau d'une

1) Voir pour les détails de cet appareil les Annales téiégraphiqua^ tome m, p. SÎS

ABLAI8 ET THAN8LATEUR8. il3

balance. A cet effdt, ce levier porte deux vis butoir qui touchent, quand Tappareil est inactif, deux lames de ressort placées au-dessus d'eux, et ces lames de ressort, par l'intermédiaire de deux butoirs, établissent la oomoMinication, avw la terre, d'une pUe locale dont le courant tsavene en même temps les deux électro-aimanta La communication de ces éleçtro^aimants avec la pile locale n'a toutefois lieu qjie par rinterraédiaîre des lames de ressort dont nous ayons parlé, et cette communication est établie de telle manière, que la fermeture du courant à travers le second éleetroaimant B, je suppose, n'a lieu que quand le ressort correspondant au premier électroaimant A neCrnsmit plus de contact. L'inverse a lieu pour le premier éledco-* aimant A, et cet eflfet se comprend d'ailleurs aisément, si Ton réfléchit que les contacts opérés par les ressorts, en tournssam uae désivalîott sans résistance au courant de la pile locale, empêchent cekii«ci de passer par les électro-aimaDis,

Ces électro-aimants, du reste, sont en communication directe, l'un avec la ligne de droite, l'autre avec la ligne de gaucho, et leur jeu s'effectue de la manière suivants : ^

Quand Félectro^imant A devient actif sous Tinfluenoe du courant de Hgne, la séparatioii du levier avec le ressort correspondant, q^B nous 4^lerons R, a heu, et le courant de la pile locale passe alors dans réleetro* aimant B ; mais comme Tarmature de cet électro-aimant est alors beaucoup phis éloignée que celle du premier, l'action du courant local (s'il n'est pas trop énergique) est sans effet, et le relais fournit une fenmeture de courant aussi prolongée que dura le courant de ligne. Quand celui^ cesse, Tattraetîon exercée par Télectro-aimantB n'ayant plus à vaincre que le magnétisme rémanent de réleclro-aimant A peut rameoer rarmatuve de cehii-ci à sa première position, et le contact du levier avec le ressort R ayant lieu de nouveau, rélectro-aiaaat B devient complètement inactif. Les mêmes eflbts se reproduiraient si le courant de ligqe passait à travers Télectroaimant B.

Melaisi ém IL C&enter. — Ce relais consiste dans un électro4ûmaat tabulaire dont l'armature très-courte et légèrement bombée» est» à l'uni de ses extrémités, maintenue appuyée sur le noyau de 1er central par Tintermédiaire d'une lame de ressort Du côté opposé k cette iame de ressort, la mène armaUire porte une tige qui oscille entre deux vis butoir portées par une pièce coudée dont une extrémité est articulée sur un pilier, et dont l'autre ccmespond à un piston mobile dans un eyhndre fermé.

8ws l'oflosnce de l'attraetion magnétique, 1 armature bascule, en déprimant un peu le ressort qui la porte, relève le levier placé du cAté opposé.

414 RELAIS BT TRANSUTBURS.

Celui-ci rencontre bientôt la vis de contact, et ceikHîi, au lieu d'être. pour lui un obstacle rigide, détermine un mouvement du levier qui la porte, et, par suite, l'élévatiOQ du piston. Gomme celui-ci, en s'élevant, rencontre une résistance croissante d'autant plus gtande que la force qui est en jeu est plus énergique, cette résistance finit par s'opposer au mouvement de bascule de Tarmature, et sert ensuite de repoussoir, quand le eourant cesse de circuler à travers réleetro-«imant.

^ M. Chester prétend que ce système a Tavanlage d'éviter les inconvènicAts du réglage; mais il nous semble, à première vue» que ce problème pourrait èCre résolu d'une, manière beaucoup plus sûre par une disposition plus simple.

Melsd« fpialTMionaétrl%a«a. — Bien que les relais constitués par des éiectro*aîmants aient été regardés comm^ un progrès réalisé sur les relais galvanométriques qui ont été les premiers imaginés, on est revenu pendant quelque temps à leur usage, principalement sur les circuits sousmarins, en raison de Tinstabilité de l'état magnétique du fer sous l'influfinoe des courants renversés. On comprend en effet, q\ie si un rdais ëlectiomagnétique reçoit par exemple une série de eouraats positife et qu^il soit ensuite affecté par un courant négatif, il ne se comportera pas de la même manière que quand les courants positife et négati& se succéderont alleraativement. Or, dans certains cas, il est plus essentiel d'avoir de la régulante d'action qu'une très-grande sensibSité, et c'est ce qui a engagé M. Yarlej à construire ses relais galvanométriques à contacts à friction. IVMitelois, comme en raison de la ilsiblesse d'action de ces organes, ces contacta étaient loin d'être parfiûts, on a imaginé des relais galvanométriques à contacts mercuriels, et à l'exposition de iSb% M. Gh. Bright en avait présenté un assez intéressant qui, pour éviter tes mauvais contacts résottamt de l'oxydation du mercure, n'employait ce métal que sous la forme d'un filet toajouis en mouvement. Dans cet appareil le mercure allait dbnc d'un réservoir dans l'autre comme la poudre d'un sablier, les réservoirs se renversant à mesure qu^ils devienn^t vides. ....■.>.-

R^lsds sans étineellesk — Dans certains relais, pour éviter les oxydations des contacts, on ftût en sorte que la rupture du circuit qui fournit rétincelle ne se fhsse qu'en deboré du relais^ par l'intermédiaire du mécanisme du récepteur, qui peut alors affecter à cet usage des pièces métalliques frottant asses éneig^quement l'une sur Tatilre pour enlever iés oxydations qui poutralienl en résulter. Ainsi le relais, aprèa avoir nû en action le récepteur, maintient son armature sur contaet, jusqiA' ce que le récepteur ait coupé ailleurs le cfrcidt local. €3e système « été eaiployé par M. Âllan pour le télégraphe que nous avons décrit page 178.

RELAIS ET TAAN9UTEUB8. 415

mslai» à réatUoM m«Hirl«9.

Nous allons maintenant noos occuper des relais appelés à fournir des rëactîQiis multiples, telles que les ingénions de coiixants, des doubles transmissions, des renftircements de couranlB aux postes de réception, etc. Nous réservons cependant pour un chapitre spécial les retads disposés pour les transmissions simultanées.

Malaisi A di»able eonteet. — Pour obtenir de la part d'un relais une double action, soit pour la translation, soit pour la répétiticm de la dépèche sur deux circuits, différents, on emploie quelquefois des relais à double contact ; toutefois, comme avec les ftiibles forces dont on dispose sur les lignes un peu longues, il est difficile d'obtenir le contact parfait d'un levier osdUant avec deux pièces de contact, il a fallu disposer les relais d'une manière particulière, et la solution qui a paru la meilleure, jusqu'à présent, est celle qu'«i a donnée M. Sambourg, qui consiste à placer les vis de contact aux deux extrémités d'une petite bascule qui peut pivoter aisément sur son centre. De cette manière, le contact qui est le premier touché par le levier, fiiit pivoter la bascule et force le second contact à venir buter contre le levier (i). M. Yarley de son cAté, a résolu le iûK)blème en opérant Tun des contacts avec la partie rigide du levier oscillant, et lé second, par l'intermédiaire d'un ressort adapté au bout de ce levier et un peu eu avance sur lui; mais pour <ribtemr, avec ce système, que ce second contact soit bon, il iSaut que la force électrique soit suffisante pour déprimer un peu la lame de ressort. On a aussi employé de doubles ressorts, mais de tous ces moyens c'est le premier qui paraît le plus sûr et le plus simple.

Melids IttTepsmuns. — Ce genre de relais qui peut avoir beaucoup d'applications, a reçu de M. Dugardin sa disposition la plus simple (2). Nous le représentons fig. l&O. U ressemble un peu, comme dispositif, au relais de M. Variey que nous avons décrit page 409^ mais il en diffère essentiellement quant à son mode d'action et même aux efléts qu'il doit produire. Il consiste dans deux systèmes magnétiques accouplés, qui fonctionnent simulta-

(i) M. Régnsrd, en 1S86, avait imaginé un dispositif semblable qui est décrit dans mon eiposé. S* édUian^ tome m, p. 173.

(S) Avant M. Dt^ardiii, M. Gloesener avait imaginé des relait invenenrs, mais (foi fonctioonaieot euxHOAènes soas rinfluence de courants renversés ; nous les avons déerits dans notre csposé (2« édUwfh tome m, p. 173). Ib exigeaieat des armatiires aisMntées et étaient pins compliqués que celui que nous décrivons.

RELAIS ET TRANSLATEURS.

Fig. 150.

nément de manière à ce que leurs leviers oscillant forment avec les vis de contact qui en limitent la course, un commutateur inverseur. Chacun de ces systèmes se compose d'un barreau de fer doux mobile k Tintérieur d'une hélice magnétisante, et dont le mouvement se trouve déterminé par .l'action d'un aimant en fer à cheval adapté à Tune de ses extrémités. Ce barreau pivote sur celle de ces extrémité^ qui ne reçoit pas l'action de Taimaat, et cette extrémité se termine elle-même par une longue tige de contact qui oscille entre deux vis A et B. Ce système i)aflfiul^Bif ^st.4'AiUeucs rappelé dans une position déterminée par un ressort antagoniste R, dont la tension est réglée par une vis V.

Le second système est exactement semblable à celui que nous venons de décrire, et les deux systèmes sont disposés parallèlement l'un à côté del'autre comme l'indique la figure 150. Les communications électriques pouvantêtre établies de manière que le mouvement des deux tiges s'efbctue soit parallèlement, soit ea sens contraire Tune de l'autre, quelque soit le sens du courant transmis, il devient possible, par la manière dont les contacts A, A', B, B' sont ètaUis avec la pile locale, d'obtenir des effets très-différents, qui peuvent avoir leur application suivant les diffr rents cas qui peuvent se présenter. On pourra d'abord obtenir, de cette manière, des e£tets d'inversion de courants sur le drcuit loQal» sous Finfluence de courants simplement interrompus sur le circuit de ligne. En effet, supposons que le courant de ligne traverse les bobines E, E' dp manière à^ ce que les deux tiges T, T' marchent en sens contraire Tune de Tautre sous l'influence des fermetures du courant de ligne, et que les pôles de la pDe locale communiquent aux contacts A, A/ B, B, de manière que les contacts A, A' soient positifs et les contacts B, B' né^tife : il est bien certain que^ si les axes d'oscillation des deux tiges T, T' sont en rapport avec les deux extrémités du circuit local, le courant traversera ce circuit dans un sens, sous l'influence des fermetures du circuit de ligne, et dans le sens opposé sous l'influence des ruptures de ce cû^cuit. Supposons maintenant que Ton veuille soustraire un circuit local ii Faction de courant alternativement renversé traversant le relais, ne demandant à celui-ci son action qu'au moment des interruptions du courant de ligne : on disposera les commumcations de manière à foire osciller les deux tiges dans le même sens, et, sans rien changer aux communications précédente» aYec la

RELAIS ET TRANSLATEURS.

pile locale, en aura résolu le problème ; car quelque eoit le sens du mouvement des tiges, elles seroat toujours en contact soit avec deux pâles positifs, soit avec deux pôles négatifs tant qu'elles seront en mouvement, et ce ne sera que quand le courant de ligne sera interrompu, que le courant local pourra être fermé par le contact simultané des tiges T et P avec les contacts A' et B. Une disposition analogue à là première de celles que nous venons de décrire avait été appliquée par M. Lenoir à Tun de ses télégraphes autographiques, et la seconde disposition a été employée par M- Dujardin à Tun de ses télégraphes imprimeurs, qui, de cette manière, fournissait les impressions sous Tinfluence d'une rupture du circuit, tandis que les courants renversés faisaient fonctionner le mécanisme composi* teup.

Relais renforeeur de BL Parka. — Quand un électro-aimant doit réagir avec énergie à l'extrémité d'une ligne pour provoquer une réaction mécanique quelconque, on peut le disposer de manière à ce qu'il

Fig. 151.

fonctionne en même temps comme relais et comme appareil soumis à l'action du courant local. M. Parks a combiné, à cet effet, un système que nous représentons flg. 151 ci-dessus et dont les foncticms sont en définitive, de provoquer, sous l'influence du courant de ligne, une première action qui, en fermant un courant local à travers un électro-aimant complémentaire, permet aux deux actions électriques de joindre leurs effets pour fournir une action mécanique plus énergique. Le fil de ligne, qui sur la figure correspond à la pile P, aboutit à ime bobine obiongue M, dont le noyau magnétique, mobile à son intérieur constitue l'armature d'un électro* aimant £ et en même temps celle d'un aimant en fer à cheval N, dont la position peut être réglée au moyen d'une vis F. Cette armature porte un levier de contact G B qui oscille en 6, et peut, en rencontrant le ressort J, m 27

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fbnner le courant de la pile locale F à trayers rélectro-aimant B et foire réagir ce courant conjointement avec le courant de ligne, comme Tindique le sens des flèches sur la figure. Sous Tinfluence du courant de ligne seul^ l'armature se déplace assez pour déterminer faction locale, et celle-ci, se joignant alors à la première^ détermine l'effet mécanique voulu. Une inver^ sion du courant de ligne suffît pour ramener Tarmature à son point de départ. Avec la disposition indiquée sur la figure, les effets se produisent sous des influences magnétiques répulsives, mais on pourrait les obtenir sous des influences attractives, en intervertissant la place du butoir d^arrèt et celle du ressort de contact.

Quand une ligne est montée en translation et que les stations intermé* diaires doivent recevoir des avis particuliers pour le service, il devient nécessaire, pour que Ton puisse distinguer ces avis, que le jeu même du relais fasse assez de bruit pour une réception au son. Plusieurs systèmes ont été proposés dans ce but. Dans les uns, comme ceux que construisent MM. Digney le levier de Tarmature de l'électro-aimant frappe sur un contact établi au-dessus d'une caisse sonore, dont le bruit peut être augmenté ou diminué par Tagnuidissement plus ou moins grand d'une large ouverture. Dans d'autres systèmes, comme celui de M. Bradley que nous représentons fig. 152, et qui est employé en Amérique, Tarmature frappe contre deux cordes métalliques tendues sur une table d'barmonie, le plus simple est celui que l'administration des lignes télégraphiques françaises emploie depuis quelque temps, et qui a été construit par M. Breguet. Cest un électro-aimant boiteux monté sur une boite sonore et dont l'armature, fixée à une lame d'acier, vient frapper sur une pièce métallique ngide formant contact et adaptée sur l'électro «aimant lui-même.

Bn raison de son originalité, nous devons consacrer quelques lignes au relais américain.

Reliils de H. Bradlejr. ^ Cet appareil consiste dans un âlectro* aimant droit, placé verticalement, dont le noyau de fer se prolonge et se recourbe des deux cdtés de la bobine, de manière à présenter, l'une devant Tautre, ses deux extrémités N et S. Bon armature A, qui est une tige de fer de petit diamètre et qui est soutenue par son centre à Taide d*une lame de ressort très-flexible I, est disposée de façon à osciller entre les deux pdles prolongés N et S, lesquels sont, à cet effet placés un peu de côté. Enfin, deux ressorts de rappel, inégalement tendus, réafl^buent sur cette

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annatuie de manière à la maintenir toujours à distance des pôles de i'èlectro-aimant et à la liure buter contre la vis d'arrêt. La vis de contact est d^aillenrs placée en face de celle-ci, comme dans tous les relais. Les différentes couches de spires de l'électro-aimant sont recouvertes de gomme laque et séparées par une feuille de papier. Toutefois, celles des spires qui se trouYent occuper la partie supérieure de la bobine et qui correspondent à chaque tiers de la résistance de celle-ci, se trouvent dénudées et mises en communication avec deux petits contacts adaptés sur la rondalle supérieure de la bobine. Deux ressorts frotteurs E, articulés également sur cette rondelle et mis en rapport avec le circuit de ligne, appuient sur ces contacts^ et, suivant qnUls touchent tels ou tels d'entre eux, ils diminuent ou aog-

Fig. 152.

mentent, dans une proportion déterminée, la résistance de Thélice ; de sorte qu'il devient feuille d'appliquer ces relais à tous les circuits. .

M. Bradley, comme je le disais, a fait avec ce relais un appareil pour recevoir au son, et, à cet effet, le levier oscille entre deux cordes vibrantes tendues sur une table d'harmonie, comme on le voit en C, fig. 152, et, comme ces cordes fournissent deux notes différentes, il devient tacÛB de juger, par l'espacement des deux sons, de la valeur du signal transmis.

Relalis électro-ohimiqae de;H. BdLson. —Tout dernièrement, liL Edison a imaginé un système de relais électro-chimique, fondé sur un principe tout à fait nouveau et qui^ suivant Tauteur, serait infini nent plus sensible que tous les autres, ne mettant pas à contribution, pour le fonctionnement de la pile locale, Faction d'un électro-aimant.

Ce iystèoie est fondé sur cette propriété découverte par M. Edison, que

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si une feuille de papier entra daos un circuit comme électiolyte» c'est-àdire dans les conditions où se trouvent placés les télégraphes électro-chmiques ordinaires^ la surface de ce papier se modifie sous Tinfluence électrique de manière à provoquer de la part d'un style frotteur servant d'électrode, et par l'effet de l'entraînement du papier, des mouvements asRez caractérisés pour le faire réagir mécaniquement à la manière de la tige d'un relais. En effet, quand, dans ces conditions, le courant ne passe pas à travers le circuit» cette surface du papier reste rugueuse^ comme elle Test naturellement, mais elle devient polie et glissante sous faction combinée 4u passage du courant et de l'effet chinUque développi ; de sorte que si le style traçant est constitué par un levier basculant muni d'une godille, celle-ci, en passant à travers ces parties rugueuses et lisses, s'élèvera ou s'abaissera en donnant lieu à des contacts qui pourront être utilisés pour la fermeture de courants locaux et ces mouvements correspondront exactement aux feroietures et interruptions du courant transmis, comme s'ils étaient déterminés par une action électro-magnétique.

Suivant M. Edison, la sensibilité de cet appareil serait même plus grande que celle des récepteurs électro^imiques, car il pourrait être mis en action alors que les traces électro-chimiques seraient à peine visibles sur ces damera appareils. ToutefDis» toutes les substances chimiques dont le papier doit être imprégné pour produire l'action électro-chimique, ne donnant pas à ce point de vue les mêmes résultats, les solutions les meilleures sont celles d'hydrate de potasse et de sulfate de quinine, et le style frottant doit alors être constitué par une tige d'étain ou de thalium, la nature du métal du tambom*, sur lequel est appliquée la bande de papier parait indifierente à la production du phénomène.

M. Edison a pu construire de cette manière des relais qui ont fonctiomié sur une résistance de un million d'ohms (100,000 kito". de fll télégraphique), résistance qui ne permettait pas» avec la pile employée, le fonetioiuiement d'un appareil èlectro-chimiqué excité avec de Tiodure de potassium, ei qui était sufteante pour annuler toute déviation sur un galvanomètre ordinaire. Cet appareU a pu aussi réagir comme parleur, alors que les électroaimants des appareils les plus délicats ne pouvaient être impressionnés.

L'auteur fût remarquer que, comme avec ce système, les courants secondaires dus aux réactions des électro-aimants n'existent pas, et que l'action électro-chimique est instantanée, on peut obtenir, en l'employant, une vitesse de transmission beaucoup phis grande qu'avec les systèmes ordinaires ; cet appareil aurait pu, en effet» transmettre de cette manière, en fonctionnant comme trandateur, plus de 650 mots par minute» et il ponnait

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même résgir directement sur un récepteur Morse à signaux encrés en se substituant à Félectro-aîmant ordinairement employé. (Voir la Tiligraphie journal^ t. ii» p, 321).

M. Edison a donné à cet appareil le nom de Eiectro-Motoçrapk»

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