SOI
pivota un peu au-dessus du disque sur un axe d'acier. Quand le disque D, tourne, la cheville G entraîne cette fourchette, la fait incliner de gauche à droite et de droite à gauche, et détermine par elle Toscillation du marteau. L'enclanchement et le déclanchement du mécanisme d'horlogerie de cette sonnerie s'efifectuent par Tintermédiaire d'un bras articulé horizontal l
Fig. m.
fig. 182, dont on aperçoit l'extrémité pointue sur le côtégauche de la fig. 181, et qui porte sur 3on axe d'articulation le doigt N. Ce bras horizontal est, en temps ordinaire appuyé sur l'extrémité d'une tige t articulée en Y, laquelle porte l'armature A Y de l'électro-aimant. Un ressort antagoniste, pressé par une vis /», assure même cette espèce d'enclanchement. De son côté, le doigt N appuie contre une tige B adaptée à une bascule à ressort de rappel qui, au moyen d'un petit arrêt a, fait obstacle au mouvement du disque D. Tant que l'électro-aimant est inactif, l'appareil reste immobile; mais aussitôt qu'un courant vient à ranimer, la tige ^ en s'écartant, laisse tomber le bras horizontal de déclanchement qui se trouve d'ailleurs sollicité par un res-
sort, et celui-ci, en inclinant le doigt N, écarte la tige B ; le disque D se trouve alors dégagé de Tarrèt a, et rien ne s'oppose plus au mouvement du mécanisme d'horlogerie.
Pendant que ce mécanisme défile, une des roues, celle du deuxième mobile réagit sur le bras horizontal du déclanchement par rintermèdiaire d'une petite tige dont celui-ci est muni^ et le replace sur Textrémité de la tige t qu'il avait abandonnée et qui se trouve alors revenue à sa position primitive. Alors la détente se trouve renclanchée de nouveau et le mécanisme est arrêté. Cette réaction est d'ailleurs assurée au moyen d'un disque échancré G fixé également sur l'axe du deuxième mobile et qui, en présentant une partie bombée devant la tige B pendant un demi-tour du deuxième mobile» empêche l'arrêt a de revenir en prise avec le disque D avant que Tenclanchement de la tige t soit complètement effectué.
U peut arriver que, la sonnerie ayant fonctionné, la personne qu'elle est destinée à appeler soit absente on ne l'entende pas ; il convient alors qu'un signe très apparent se produise et montre à l'employé à son retour qu'il a été appelé.
Pour obtenir ce résultat, M. Breguet a adapté à l'appareil une espèce de piston à ressort X muni à sa partie inférieure d'une pièce en forme de tronc de cône qui, en temps ordinaire, est butée contre une traverse horizontale U, dont l'extrémité libre peut être repoussée par le disque G. Ge piston est surmonté d'une plaque sur laquelle est gravé le mot répondez^ Quand la sonnerie entre en mouvement sous l'influence de Téartement de la tige B, la traverse U se trouve attirée et dégage le piston X qui, en s'élevant, foit apparaître la plaque; mais aussitôt que la sonnerie est arrêtée, la traverse U, sollicitée par un ressort à boudin, revient à sa position primitive, sans ramener pour cela le piston X qui a échappé et qui reste soulevé jusqu'à ce qu'on Tait abaissé et renclanché de nouveau.
Nous avons représenté fig. i9, pi. 1, la disposition première des sonne* ries Breguet, la différence principale est dans la disposition qui Mi frapper le marteau sur le timbre. La bielle B est attachée par un bout à la queue 0 du marteau, de l'autre à une vis placée excentriquement sur le disque E, et celui-ci, dans sa rotation commT3nique un mouvement de va et vient à la bielle et par suite au marteau. La disposition du répondez est aus&i un peu différente. En temps de repos, le disque portant le mot répondez est dans la position représentée sur la figure, et la botte ne permet pas de le voir ; mais chaque fois que la sonnerie fonctionne, ce disque tourne autour de son centre et le mot répondez, venaîit prendre la position horizontale, se présente devant un petit trou ovale pratiqué dans la boîte et au travers duquel on le voit.
SoantrUt k trembUar.
L'administration des lignes télégraphiques françaises emploie deux modèles de ces sortes de sonneries; Tim, qui est dit à grande distance, et
Fig. 483.
dont la dernière disposition a été combinée par M. Lemoine inspecteur des lignes télégraphiques ; Tautre qui est à moyenne résistanee^ et qui . rentre dans la disposition des sonneries pour les usages domestiques.
Cette dernière que nous représentons fig. 183, se compose, comme on le voit, d'un électro-aimant A dont l'armature yerticale fl, fixée à une lame de ressort E, appuie contre une seconde lame de ressort MN en rapport avec la pile. Cette armature porte la tige du marteau D, et le timbre B est fixé sur la botte I qui renferme le mécanisme.
La sonnerie à grande résistance étant obligée de fonctionner sous l'influence d'un courant relativement foible et sur un circuit trèslong, a nécessité une disposition plus délicate et une plus grande précision dans rajustement des pièces qui la composent. Le modèle de M. Lemoyne
adopté par radministration, est représenté fig. 184. L'électro-aimant, dont la résistance est de 200 kilomètres environ, est monté verticalement d'une manière stable sur une platine métallique, et rintemipteur, au lieu d'être constitué par Tarmature même de cet électro-aimant, est placé à l'extrémité d'un long levier basculant et recourbé à angle droit, sur lequel est fixée cette armature, le levier, d^ailleurs, porte le marteau de la sonnerie et un contre-poids qui fait fonction de ressort antagoniste. Enfin le timbre, au lieu d'être monté sur la boîte, comme dans les sonneries ordinaires est fixé au-dessous de la platine métallique même qui porte rélectro-aimant ; de sorte que toutes les pièces constituant la sonnerie sont maintenues dans une position invariable, quels que soient les mouvements de la boîte de bois qui la supporte.
Sonneritt relais k mouTement contîaa.
Quand il s'agit de fournir à grande distance des appels forts et prolongés par exemple quand on veut faire des appels de nuit, on a recours à un système de sonnerie trembleuse basé sur le système des sonneries à mouvement d'horlogerie, et dans lequel le courant de ligne, en opérant un dèclanchement, établit un courant de pile locale à travers la sonnerie, qui tinte dès lors avec toute la force des sonneries à court circuit
Systôme de M. Faure. — Quel est celui qui a construit le premier ces sortes de sonneries ? Il serait assez difficile de préciser. Dès l'année 1853 j'en avais imaginé une de cette nature pour mon système de moniteur électrique des chemins de fer; il est vrai que j'employais deux électroaimants, Tun formant en quelque sorte un relais déclancheur, l'autre qui était appliqué au vibrateur. Plus tard, M. Faure employa un système analogue, mais spécialement aftecté aux sonneries télégraphiques et que nous représentons fig. 185. Enfin, en 1859, M. Aubine présenta à la société d'encouragement le modèle qui est maintenant adopté, et dont la disposition a du reste été variée par M. Cuche et autres.
La sonnerie de M. Faure représentée, fig. 185, étant destinée à une station intermédiaire et devant être commune aux deux fils de ligne à gauche et à droite de la station, possède deux relais et une trembleuse ; de sorte que ce sont seulement les deux lelais déclansheurs que Ton aperçoit sur la figure; i'électro-aimant de la trembleuse est en arrière, et on n'en aperçoit que le marteau m. Quant au relais, il consiste dans deux électro-aimants £E, E£ adossés l'un à l'autre et dont les armatures A A sont terminées supérieurement par deux tiges (, t munies d'un petit crochet / et d'un ressort de
contact. En temps ordinaire, ce crochet soutient un levier D r terminé par un disque sur lequel est grave le mot répondez, et le ressort appuie contre la pointe d'une vis, de manière à former ressort antagoniste, mais quand un courant traverse Tun ou l'autre des deux électro-aimants, la traverse D r tombe en s^appuyant sur une tige y, a pour effet de faire apparaître de-
Fig. 185.
vaut un guichet le mot répondez et de fermer le courant local à travers la sonnerie trembleuse, qui sonne jusqu'à ce qu'on ait renclanché la traverse sur le levier t. Sur la fig. 185, c'est Télectro-aimant de droite qui a provoqué l'appe], aussi voit-on la traverse tombée ; Télectro-aîmant do gauche n*ayant pas été mis en action, la traverse qui lui correspond reste enclanchée sur la tige de son armature.
Système de M. Aablne. — Le progrès réalisé par M. Aubine dans ces sortes de sonneries a été l'attribution à un même étectro-aimant des fonctions de relais déclancheur et de vibrateur. (Voir fig. 186.)
Pour obtenir ce résultat, M. Aubine adapte à l'armature articulée de l'électro-^aimant d'une trembleuse ordinaire, ime dent sur laquelle vient
SONNËRtES ET APPELS DES STATIONS.
Fig. 186.
appuyer un levier articulé, sans cesse sollicité à s'abaisser par Taction d'un ressort. Ce levier articulé est placé entre deux ressorts, dont Tun est en
communication avec le fil de la ligne» et l'autre avec la pile locale de la station où se trouve la sonnerie; enfin, le levier lui-même communique avec celui des ressorts du trembleur qui appuie contre Tarmature de l'électro-aimant, dont le fil est d'ailleurs en rapport avec la terre.
Quant le levier articulé est soutenu par la dent de Tarmature de Télectro-aimant, il touche le ressort supérieur, et par cela même, la sonnerie et introduite dans la ligne. Sous l'influence du courant envoyé de la station correspondante, l'armature se trouve attirée, et le levier articulé, en se dégageant de la dent qui le retenait, tombe sur le ressort inférieur. La sonnerie change alors de circuit, et au lieu de rester interposée dans le circuit de la ligne, elle se trouve introduite
dans le circuit fermé de la pile locale dont le courant a cette fois l'énergie nécessaire pour la faire vibrer avec force.
L'innovation dans cet appareil n'est donc simplement, par le fait, que Tadditiou d*un rhéotome permutateur à la sonnerie ordinaire. Pour mettre cet appareil en état de fonctionner, il suffit, après chaque aphel, d'armer le levier articulé du rhéotome, ce qui est facile à l'aide d'une pédale placée extérieurement sur la boite renfermant Tappareil.
La fig. 187 ci-contre représento la disposition qui a été adoptée par Tadministratioii et qui est due à M. Guche.
âystdme de MM. Gaussln et Vinay. — Cette sonnerie, qui est fondée à peu près sur le même principe que celle dont nous venons de parler, est surtout curieuse par les effets qu'elle réalise.
Fig. 18Î.
SONNERIES Ëî APPtLS DES STATIONS.
Elle consiste dans un double éiectro-aimant botteux, disposé de manière que la branche sans bobine soit commune aux deuxëleetro-aimants, ei que leur pôle énergique soit placé en sens inverse Tun de l'autre» comme on le voit fig. 188 ci-dessous. 8ur les deux culasses de fer A et B, sont montées, par rintermédiaire de lames de ressort, deux armatures C et l, dont Tune, G, constitue le vibrateur, et l'autre, I, le déclancheur. Celle-ci est munie à cet effet d^une dent D, sur laquelle appuie le levier K qui porte sur son axe d'articulation la plaque de réponse P. Le ressort R, placé au-dessous, établit a communication entre la pile locale et la bobine M, qui est enroulée avec
Fig. iSS.
du fil de moyenne grosseur. La bobine N au contraire est munie de fil tris-fin, fournissant une résistance de 100 à 150 kilomètres, et se trouve mise en rapport avec le circuit de la ligne. Dés que le courant de ligne vient à passer à travers cette bobine N, l'armature I est attirée et déclanche le levier K, qui, en fermant le circuit de la pile locale sur le ressort R, fait fonctionner le vibrateur représenté par l'armature C. Avec cette disposition, le magnétisme rémanent, si nuisible aux effets électro-magnétiques, se trouve complètement détruit; ce qui permet d'augmenter sans inconvénient la sensibilité de l'appareil. On peut se rendre compte de la destruction du magnétisme rémanent, de la manière suivante : 8i l'on ftût fonctionner Tappareil sans pile locale, et qu'on cherche à faire fonctionner plusieurs fois de suite l'irmature I, on trouve que le magnétisme rémanent empêche le rendanchement du levier K ; mais si Ton a soin de fieure passer seule-
ment une fois le courant de la pile locale, ce renclanchement s'opère parfaitement et, chose extraordinaire en apparence, il se fait aussi bien, quel que soit le sens du courant de la pile locale à trayers la bobine M. L'explication de cet effet, quand les polarités déterminées par les deux courants sont différentes, n'a rien de bien difficile ; mais dans l'autre cas, elle est beaucoup plus embarrassante. Voici néanmoins comment je me suis rendu compte du phénomène: quand la bobine N, sous l'influence du courant de ligne, développe vis-à-vis de Tarmature I un pôle nord, je suppose, toutes les branches en dehors de cette bobine sont polarisées sud ; de sorte que s l'on fait naître, au moyen du courant de la pile locale, un pôle nord dans la bobine M vis-à-vis de l'armature G, il tendra à se développer dans- toutes les branches en dehors de M, une polarité sud qui détruira le magnétisme rémanent de la branche N. En revanche la branche intermédiaire sans bobine restera avec une faible polarité sud. Si au contraire on Mt naître dans la bobine M une polarité sud vis-à-vis l'armature G, une polarité nord se développe dans tout le système extérieur, et la polarité sud de la branche intermédiaire se trouvera détruite à son tour ; la polarité nord rémanente de la branche N, en s'étendant sur la branche intermédiaire passée à Tétat neutre, se trouve d'ailleurs en partie dissimulée. Il résulte donc de cette disposition que, suivant le sens du courant à travers la bobine M, l'un ou l'autre des deux pôles agissant sur l'armature I, se trouve perdre son magnétisme rémanent, et par conséquent l'effet doit rester le même ; U est vrai que l'un de ces pôles est plus énergique que l'autre, mais comme l'armature est toujours plus rapprochée du pôle le plus faible, 11 y a compen» sation.
. Syistôme de M* Lippens* — Peu de temps après la prise de son brevet, M. Lippens chercha à appliquer aux télégraphes le système de sonnerie dont nous avons parlé, et qu'il modifia un peu en réduisant à \m seul les deux ressorts agissant sur l'armature. Pour cela, il fixait sur une colonne de cuivre, à côté de l'électro-aimant, une lame de ressort sous laquelle il adaptait l'armature de celui-ci, et dont le bout libre, en rencontrant une pièce de contact, constituait le rhéotome. Cette sonnerie était établie dans une petite boîte au devant de laquelle se touvait le cadran d'une boussole électro-magnétique, dont l'aiguille oscillait entre les pôles d'un deuxième électro-aimant. Enfin un parafoudre composé de deux lames métalliques séparées l'une de l'autre par une mince feuille de papier, était adapté au fond de la boîte, et ces trois appareils communiquaient à deux commutateurs placés sur les côtés de la même boite, de manière qu'on pi\t introduire à volonté dans le circuit, soit la sonnerie, soit le para-
SONNERIES ET APPELS DES STATIONS. toé
foudre, soit la boussole. Ce système a m6me été essayé dans le temps en Belgique, et avait fort bien réuKsL
En dehors de ces différents systèmes de sonneries, il en est une catégorie qui réalise certains effets particuliers ayant leur importance dans Tapplication. De ce nombre sont les sonneries à coups isolés et les sonneries indiquant automatiquement qu^elles ont été mises eu fonction.
ftoaB«ri«t doat la oMMke «tt «oalrélée.
Ce système employé sur certaines lignes de chemins de fer était à Texposition de 1867 représenté par un modèle exposé par M. Bemier. Dans cet appareil le dispositif appelé à indiquer automatiquement à la station qui transmet que son appel a été signalé, consiste à faire réagir le levier de déclanchement de la sonnerie sur un contact qui, en fermant un courant de ligne à travers une sonnerie à coups isolée placée au poste expéditeur, met celle-ci en mouvement aussitôt qu'elle-même est déclanchée. De plus, afin qu'on puisse savoir si c'est bien la sonnerie du poste appelé qui foDC* tienne, des chevilles en nombre convenable pour désigner le numéro de la station, sont placées sur une des roues du mécanisme d'horlogerie, et fournissent im nombre déterminé de contacts électriques qui se traduisent par autant de coups isolés au poste expéditeur.
ftoAsariet à eovpt itoUt.
Ce système de sonneries peut être exécuté de plusieurs manières diffé« rentes, soit avec des mouvements d'horlogerie, soit avec la disposition des trembleuses ordinaires. Plusieurs modèles dans ces deux dispositions avaient été exposés en 1867, mais la disposition généralemeet préférée, est celle qui ne nécessite pas de mouvement d'horlogerie. Cette disposition qui avait été combinée dès l'année 1853 par M. Froment, consiste dans un vibrateur de sonnerie ordinaire à mouvement continu, dont Tarmature réagit, au moyen d*ua cliquet à ressort, sur une grande roue à rocliet à dents fines et serrées qu'elle fait tourner. Cette roue porte sur son axe une double came en forme* de limaçon qui, en appuyant sur une bascule & l'extrémité do laquelle se trouve placé le marteau de la sonnerie, peut soulever celui-ci, deux fois par tour de roue, d'une quantité aussi considérable que Ton veut. Or, celui-ci, eii tombant d'une hauteur aussi grande, peut fournir un coup très-sonore. Pour que Tappareil ne marche pas indéfiniement, le rhéotome déci ancheur du circuit local eàt disposé & la portée de la roué à rochet dont ui 33
ftfft SONKSIUBS ET APPELS DES STATIONS^
il vient 4*6trQ question, de manière à être soulevé par elle après un tour, entier, et être ramené dans sa position initiale ou de repos.
Les sonneries à coups isolés ne sont guère employées que pour le service des chemins de fer; pourtant elles sont généralement nombreuses aux diverses e^cpositions. En 1867» on en voyait deux modèles à Texposition de M. Siemensy dont Tun fonctionnait scus Tinfluence de la machine magnétoélectrique dont nous avons parlé tome II, p. 202, plusieurs autres figuraient aux expositions de MM. Léopolder, de Vienne, de M. Drivers, de M. Foumiers de New- York, etc.
IL àjnïïis n» STATIONS urrKaicÈDiAiBBS»
Comme complément des sonneries, on a imaginé certains appareOs désignés vulgairement sous le noms d'appels des bureaitx intermédiaires, et qui sont destinés» sur les lignes omnibus, c'^st-à-dire sur les lignes desservant plusieurs postes, à fournir automatiquement les. appels à ceux de ces postes qui doivent entrer en correspondance, sans pour cela déranger tous les autres. Ces systèmes, comme on le comprend aisément, sont surtout utiles pour les services de nuit; toutefois comme ils sont un peu compliqués ils n'ont guère été jusqu'ici mis en pratique, bien qu'on en ait combiné plusieurs dispositions réellement très-ingénieuses.
Quand il n'y a que deux bureaux desservis par une ligne, le problème à résoudre est bien simple, car il suffit pour cela de faire fonctionner la sonnerie par l'intermédiaire d'un simple relais à armature aimantée, placé à chacune des deux stations, et à travers lequel le courant passe dans une direction difiEérente à chaque station. Dans ces conditions, quand le courant sera positif, ce sera Tune des stations, A, je suppose, qui sera appelée ; mais quand le courant sera négatif, ce sera l'autre station B ; car les deux appareils, par suite de Taimantation de leur armature, ne peuvent fonctionner que sous l'influence de deux actions électriques différentes.
£n principe cet appareil est, comme on le voit, bien simple, mais dans Tapplication, il n'en est plus de même, car les armatures se désaimantent firèquemment et il faut, pour avoir un appareil sur lequel on puisse compter, que les armatures ne soient magnétisées que par influence ou directement par le courant. On a proposé une foule de modèles pour satisfaire à ces conditions. Les plus ingénieux sont ceux de MM. de Lafollye, Bardonnaut, Gecchi et d'un inventeur dont le nom m'échappe en ce moment, mais que l'on pourra reconnaître à la description de son appareil. La système de M. de Lafi)llye est basé sur l'application de son èleclio-
SONNStUËS ET APPSL8 DgS STATIONS. «il
aimant polarisé que nous avoxis décrit tome 11, p. 86; Tauteur a démontré dans son mémoire sur ce sujet que, si on représentait par 1 la force
électro-motrice minima nécessaire pour foire fonctioimer l'appareil sous
l'inlQueiice du courant actif, 1 4^*-^ est la limite maxima au delà de la-
quelle l'appareil, à deux bobines, cesse d'être silencieux ou inerte sous llnfluence du courant contraire» et cet effet est encore plus caractérisé avec la disposition à une seule bobine, car la limite minima étant toujours représentée par 1, la limite maxima est exprimée par 4 ou 5« La suppression d'une des bobines a donc doublé la faculté silencieuse du système,
£a employant le système polarisé de M* de Lafollye, on ne peut avoir & craindre sa désaimantation» ni que sa faculté silencieuse, quand il doit rester inerte, se trouve altérée par suite des variations de l'intensité du courant de ligne.
Le système électro-magnétique du R. P. Gecchi étant dans les mômes conditions que celui de M. de Lafoliye» on peut également l'employer ayeo la même sécurité.
Enfin si Ton poussait l'appréhension jusqu'à craindre un afibiblissement notable des faisceaux aimantés destinés k polariser l'armature, on pourrait avoir recours au système anonyme dont nous avens parlé précédemment et dont nous allons faire la description.
Ce système consiste dans un électro-aimant droit interposé dans le cireuit de la ligne et dont le noyau magnétique porte, articulée en bascule» .wie armature cylindrique de fer doux, dont les extrémités sont en rei^uNl des pôles d'un second électro-aimant à deux branches.
£n face du second pôle du premier électro-aimant, du côté, par conséquent opposé à l'armature articulée, se trouve xme petite armature agissant sur un contact de pile locale, dont le courant doit animer le deuxième électro* aimant Enfin l'armature articulée de ce dernier réagit également ^ur un contact en rapport avec lalsonnerie d'appel ou l'appimil télégraphique \m^ môme. On comprend d'après ce dispositif oe qui se passe, quand à la station de départ on envoie des courants positifs ou négatifs.
Au moment du passage du courant de ligne à travers Felectro-aimant droit, l'armature articulée au noyau magnétique de celui-d prend une polarité nord ou sud suivant le sens de ce courant, et en même temps l'autre armature établit le contact qui doit faire circuler le courant local à traversTélectro-aimant à deux branches; sous cette inQuence, l'armature artic4)ée çt poUrisôe s'incline d'un côté ou de Tautre suivant sa polarité» et
olâ SOKNËRiËS fit APPELS DfîS StAtlONS.
lïè peut ainsi fournir l'appel que pour un sens déterminé du courant à travers rèlectro-aimant droit.
Ce système présente plusieurs avantages : d'abord les effets si nuisibles du magnétisme rémanent se trouvent en grande partie conjurés avec cette disposition, car les électro-aimants droits en ont très-peu; d'un autre côté, on prollte de toute la puissance de ceux-ci; car leur magnétisme polaire, dans le cas qui nous occupe, est surexcité par l'armature de fer doux qui joue le rôle d'une masse de fer adaptée à l'un des pôles. Enfin ie courant local qui anime le deuxième électro-aimant n'est fermé qu*au moment même où celui-ci doit fonctionner.
Quand le nombre des bureaux échelonnés sur la ligne omnibus est plus grand que trois, la solution qui a été donnée précédemment ne peut être applicable qu'en faisant intervenir, comme Fa proposé M. de LAfoliye, cert^nes conditions de service qu'il serait difficile souvent d'obtenir des employés. Ces moyens, d'ailleurs, ne pourraient résoudre qu'imparfoitement le problème, puisque les sonneries des postes intermédiaires, sauf celles des deux postes extrêmes, seraient mises en action, et, par conséquent, les employés de ces postes seraient tout aussi bien dérangés pendant la nuit qu'avec le système ordinaire (1). 11 était donc à désirer qu'on put combiner des appareils qui effectuassent directement et automatiquement ces appels à la station même où ils devaient être faits, et de plus qui pussent établir la communication directe entre les deux stations. Ce problème a été réalisé plus ou moins complètement par plusieurs inventeurs» entr'autres par MM. Wartmann, Quéval, Oallaud, Moulinet, Colombet, etc., etc*
(Systêttie de M. Wartmattn. -^ Le premier système de ce genres été imaginé en 1851, par M. Wartmann. 11 était, il est vrai, peu pratique mais il contenait en lui le germe de tous ceux qui l'ont suivi. Ce syst&mese composait d'un relais dit silencieux à armature aimantée, placé à chaque station et disposé de manière à établir la communication directe au poste suivant, par l'action de son armature sur un rhéotome disjoncteur qui cou* pait la communication à la terre. La disposition électro-magnétique de ce relais était d'ailleurs calculée de manière à ce qu'il ne fût influencé à chaque station que pouruneintensitéélectriquedéterminée, quidevaitnatureUement être d'autant plus grande que la station à laquelle il correspondait était pins éloignée de la station de départ, et comme par suite de la communicatioa directe qui se trouvait étabUe de cette manière, les relais des premières
(1) Voir ie»Y^tèine de M. de Lafoliye dans noire 2* édition, tome nr^ p* i9H
Stations se trouvaient animés par un courant d*une force toi^ours croissante, ils pouvaient maintenir la communication directe jusqu'à destination.
Maïs pour rendre ce système pratique il fallait ;
1* Que l'intensité du courant nécessaire pour parvenir à une station dési< gnée fut fournie sans tâtonnements par la pile,
2^ Que le télégraphiste put savoir immédiatement si tous les appareils silencieux intermédiaires avaient fonctionné, ou si le courant s'était établi au-de]& du point voulu.
3* Que l'attraction des armatures des relais silencieux put subsister pendant les intermittences des courants parcourant la ligne.
4* Que les appareils silencieux permissent d'échanger la correspondance entre les deux postes réunis par une communication directe.
b^ Que les armatures des relais silencieux pussent retourner instantané* ment à leur position primitive une fois la correspondance terminée.
I> premier de ces problèmes a été réalisé au moyen d'un appareil auquel M. Wartmann a donné le nom de régulateur de la pile; c'est une sorte de disque sur lequel se trouvent appliqués autant de contacts métalliquesqu'il y a de stations interposées sur la ligne» contacts sur lesquels sont gravés les noms de ces stations, et qui, étant séparément en rapport avec un nombre plus ou moins grand d'éléments de la pile, permettent à un frotteur à manette, en rapport avec le fil de ligne, de faire parvenir à telle ou telle station l'intensité électrique qui lui convient pour faire réagir son relais.
Le second problème était résolu au moyen d'un appareil appelé indtcaleur. C'était un électro-aimunt droit vertical, dont les rondelles étaient en fer et pouvaient réagir sur des tiges verticales de fer, en nombre égal à celui des stations, en lui servant d*armatures Ces tiges étant articulées à leur extrémité inférieure et sollicitées à se maintenir écartées de TélectrQaimant par l'action de ressorts antagonistes inégalement tendus, ne pouvaient être attirées qu'autant que la force magnétique qui était communia quée à l'électro-aimant par Tintensité électrique transmise, était suffisante pour vaincre la force antagoniste qui lui était opposée. Par conséquent, pour un réglage convenable des ressorts antagonistes, celle de ces armatures qui était attirée devait indiquer la station appelée; si elle ne Tétait pas, la force électrique devait être augmentée; si, au contraire, deux armatures étaient attirées au lieu d'une, il fallait diminuer cette intensité. Dans tous les cas, on pouvait être prévenu du jeu successif des relais intermédiaires par le mouvement passager des armatures correspondantes.
Les troisièmes et quatrièmes problèmes avf^ient leur solution jdans raction
Il( SONNBRIEfi; ET APPELS DES STATIONS.
maf^iitique exercée par les armatures aimantées des relais snr le fer des électro-aimants, action qui maintenait ces armatures dans la position que leur avait £ait prendre l'attraction électro-magnétique.
Enfin on résolvait le dernier problème en envoyant à travers la ligne un courant inverse au premier transmis ; toutes les armatures se trouvaient dès lors repoussées, et les communications directes des postes intermédiaires entre eux étaient coupées.
Nous n'entrerons pas dans de plus grands détails sur ce premier système qui, comme on peut le reconnaître, est plutôt théorique que pratique; on pourra avoir du reste des renseignements plus complets dans notre seconde édition, tome m, p. 182, et dans la bibliothèque de Genève du mois de mai 1853.
9y«tètaie{de M. Quéval. — Le problème que M. Quéval s^est proposé dans son système, est exactement le même que celui qui avait préoccupé M. Wartmann, seulement la solution en est plus simple et plus pratique. Dans ce système, chaque station doit avoir l'appareil représenté fig. 189,
• lequel se compose essentiellement d'un commutateur G mis en action par un mécanisme commandé par un électro-aimant E, dont une bobine communique avec le fil de gauche de la ligne, et l'autre avec le fil de droite. Ce mécanisme consiste dans une espèce de fourchette A L B, adaptée an
.• levier L portant Tarmature de Télectro-aimant, et qui, en oscillant avec ce levier au-dessus et au-dessous d'une roue R, mise en mouvement par un mécanisme d*horIogerie, peut foire engrener avec elle Tune ou Tautre des
^roues A et B qui terminent ses deux branches. La roue B porte une poulie qui, au moyen d'une courroie, communique son mouvement à une autre poulie 8, munie d'un contre-poids P, laquelle est destinée à réagir, par l'intermédiaire de ce contre-poids, sur un levier D adapté à l'axe du commutateur C. L'autre roue A, munie également d'un contre-poids T, a pour effet de déplacer, en lui faisant décrire un arc de cercle, un long ressort déclahcheur AK, ayant action sur un levier coudé articulé FIJ, destiné & main-
' tenir le commutateur G dans une position déterminée.
Le commutateur G se compose d'un cylindre d'ivoire G, sur les deux bases duquel sont adaptées deux lames méUilliques N, N', repliées de manière à venir occuper chacune, en deux points opposé?, une partie de lasùrfocedu cylindre. Quatre galets, a, b, c, d, portés par des supports à ressort, appuient aux deux extrémités de ce cylindre, et sont en rapport avec les fils de ligne et les sonneries d'appel, comme on le voit sur la Ûg. 189, c*ost-àdire par l'intermédiaire du commutateur et de l'électio-aimant E Ua
8ÔNNBRIES fit APPELS DBS 8TATI0NB.
Bit
oôntfê^Ms adapté au levier D, et dont on peut augmenter on diminuer Taction, en le fixait plus ou moins loin de Taxe du commutateur, tend tott* jours à foire tourner celui-ci vers la gauche, mais une dent O, enclanchée I>ar le levier coudé FIJ, empêche cette action et maintient à l'état normal le commutateur dans la position représentée sur la figure. Les communica lions électriques sont d'ailleurs établies de la manière suivante : les deux fils de ligne aboutissent aux deux bornes U, Z, qui communiquent. Tune U avec la bobine de droite de Télectro-aimant £ et le galet a, l'autre Z avec la bobine de gauche du même électro«aimant et le galet d. Cette dernière bobine est reliée, d'autre part, avec l'un des supports du commutateur C,
Fig. 189.
et par suite avec la plaque N, tandis que l'autre bobine communique de la même manière avec la plaque N'« Enfin les galets 6 et ^, par Tintermédiaire des bornes Q, Y, correspondent aux deux sonneries d'appeU Voici maintenant comment cet appareil fonctionne.
En tempe ordinaire, le mécanisme d'horlogerie qui ftût mouvoir la roue R est arrêté, car le contre-poids P, étant arrivé à Textrémité supérieure de sa course, a rencontré un levier de détente M placé devant le volant modéra* teur de ce mécanisme, et en a déterminé l'arrêt Sn ce moment la roue B est engrenée avec la roue R. Maintenant si on envoie par l'une ou l'autre des deux lignes, un courant, la roue B se trouvera désengrenée, le ooBtrepoids P tombera en faisant défiler les deux poulies S et B, et la roue A engrènera avec la roue R. Mais par suite de ce mouvement, la lame AK, qui appuyait contre l'extrémité F du levier coudé FiJ, viendra s'engager dans la coche pratiquée à cette extrémité. Or, dans cette positien de Tappanjl,. il peut se produire deux eSéts diflbenti, luivani la diuée du iKtjocyit
TM6 SONNERIES fiT APPELS PES STATIONS.
envoyé. Si ce courant est de courte durée, la roup A n'a pas le temi» de ' déplacer le ressort A K, et de le faire sortir de la coche F ; alors le relèvement du levier sous l'influence de son ressort antagoniste X, a pour efiet de soulever le levier coudé PU; celui-ci, en dégageant la dent O» permet au commutateur C de tourner vers la gauche, et les galets b et e, qui correspondent aux sonneries, au heu de toucher les lames N, N', se trouvent l^léSt Alors que les galets a et rf se trouvent mis en connexion avec ces lomejE, et établissent la communication directe entre le fil de gauche de la ligne et le fil de droite. Toutefois, dans son mouvement de rotation, le oomniutateur C, par Tintermédiaire d'un bras V, réagit sur la lame AK, et après ravoir dégagée du levier FIJ, rend celui-ci parfaitement libre dans ses mouvements. Il en résulte qu'au moment de Tinterruption du courant, la roue B, qui est alors engrenée, remonte le poids P, et ramène le commutateur à sa première position; mais cette acUon secondaire ne se manifeste qu'après un tenips relativement assez long (15 ou 20 secondes), et qui dépend de la longueur de la course du poids P, et de la vitesse de rotation de la roue H.
Quand le courant envoyé est de longue durée, les premiers effets que nous avons décrits précédemment se renouvellent. Mais la lame AK, après avoir été introduite sous le levier FI J, ne peut y rester, car la roue A en tournant, Técarte de cette position. Dès lors le commutateur C ne peut plus tourner vers la gauche au moment de la rupture du circuit, puisqu'il reste toujours enclenché en 0, et le courant prolongé en passant par les galets b ou c, fait teinter l'une ou l'autre des sonnerie d'appel aussi longtemps qu'on le désire.
Ainsi, sous l'iiifluence de deux émissions de courant d'une durée diffé* rente, on peut obtenir avec ce système deux effets différents : avec le cou* rant de courte durée, ou obtient l'établissement de la conununication directe entre le fil de gauche et le fil de drmte de la ligne; avec le courant prolongé, l'appel de la station.
d'il y a plus de trois stations, le même appareil peut encore fournir les effets précédents; seulement il faudra, pour établir la communication directe, envoyer autant de courants instantanés, qu'il y a de stations sur la ligne, moins deux, et les faire suivre d*une émission prolongée du courant, 'qui déterminera l'appel de la station avec laquelle on veut définitivement correspondre. On comprend en effet que si la ligne a 10 postes, et qu'on veuille, je suppose, parler au sixième poste, la première émission brève du courant, aura pour effet d'établir la communication direct^ entre la 3« et la 1» statton» mais la seconde émission de la même nature gyacommunlgaer
SONNERISS ET APPELS DES BTATIONB. Ml
directemeûi la 4^ statioa 4 la 3*, etc., de sorte que pour arri?er à la 6*, il faudra quatre émissions brèves du courant. Si alors on opère une fermeture prolongée du courant, la sonnerie d'appel du sixième poste, sera mise en action.
Dans cet appareil tel qu'on vient de le décrire, le courant nécessaire pour établir la communication directe, si courte qu'il soit, passe par la sonnerie, et provoque nécessairement quelques tintements, auxquels l'employé ne devra pas faire attention. Si cependant on voulait éviter ces tintements, ou employer des sonneries qui se déclanchent au moindre passage du courant, il serait nécessaire d'ajouter à l'appareil un rhéotome ayant pour eilèt de retarder d'une ou de deux secondes l'arrivée du courant dans la sonnerie; mais cette addition, dont il est facile d'imaginer le dispositif, puisqu'on a à son service un mécanisme d'horlogerie, compliquerait inutilement Tappik reil, et il est préférable de lui laisser toute sa simplicité.
Avec le système de M. Quéval, l'employé du poste destinataire doit, aussitôt l'appel entendu, mettre son récepteur dans le circuit, et répondre qu^il est prêt à recevoir. Mais s*il s'agit d'un service de nuit, sur une ligQe oïl les employés peuvent être couches ou absents momentanément, l'expéditeur pourrait souvent être obligé d'attendre assez longtemps le réveil ou le retour de celui qui doit recevoir la dépêche. Pouv éviter cet inconvénient, M* Quévai a ajouté à son appareil un mécanisme supplémentaire, qui a pour effet de permettre à l'expéditeur de foire mouvoir lui-même le commutateur destiné à interposer le récepteur dans la ligne, et par suite d'écrire )a dépêche sans aucune perte de temps; une sonnerie à déclanchement» mise en même temps en action, avertit tôt ou tard de l'arrivée de la dépêche. Nous ne décrirons pas cette partie de l'appareil de M. Quévai, que nous croyons à peu près Inutile; ceux que cette question pourra intéresser, en trouveront une description complète dans le travail de M. Quévai, inséré dans les Annales téligraptiiques, tome III, page 301.
•jratdnae de H. CAlUtod. — Le système de M. Calland est un des plus symples, sinon des plus complets, qui aient été présentés. Il se compose d'un manipulateur analogue à ceux des télégraphes à cadran, et d'un récepteur composé de deux électro-aimants mis en rapport, l'un avec le fil de H^e de droite, l'autre avec le fil de ligne gauche.
Le manipulateur porte un cadran divisé en autant de divisions qu'il y a de stations entre tes deux postes extrêmes, et devant chacune de ces divisions, où se trouve inscrit le nom de la station correspondante, est pratiqué un trou d'arrêt pour la manivelle du manipulateur; celle-ci ne sert, par le ftûl, que de butoir à une aiguille indicatrice qui se meut au^assous d'elle
W6 SONN^ICS f