Deux mouvements vers la droite de Taiguille droite
P. Trois mouvements vers la droite de Taiguille droite.
Q. Est omis, on lui substitue K.
R et 8. Mouvements parallèles vers la gauche des deux aiguilles.
S. Deux mouvements parallèles ver la droite des deux aiguilles.
T. Trois mouvements parallèles vers la gauche des deux aiguilles.
U et 9. Deux mouvements parallèles des deux aiguilles, le premier à droite le second à gauche.
Y et 0. Deux mouvements parallèles des deux aiguilles, le premier à gauche, le second à droite.
W. Un mouvement parallèle des deux aiguilles vers la droite.
X. Deux mouvements parallèles des deux aiguilles vers la droite.
Y. Trois mouvements parallèles des deux aiguilles vers la droite.
Z. Est omis, on lui substitue S.
Le signe -j- & ^^^ stop est le point final, par lequel celui qui envoie la dépèche, annonce .je le mot est fini; il s'indique par un mouvement de
FiLT.
Paiguille gauche vers la gauche. Ce signe sert aussi à celui qui reçoit la dépèche pour indiquer qu'il ne comprend pas.
Quand il comprend il montre la lettre E. Deux fois E signifie oui.
Le télégraphe anglais à ai' guilles a pu être simplifié et n'avoir qu'une seule aiguille au lieu de deux; seulement dans l'origine les .combinaisons alphabétiques étaient plus compliquées et pouvaient exiger quatre battements de laiguille au lieu de trois. Mais en employant le vocabulaire Morse et attribuant aux déviations dans une direction la valeur du point tandis que la déviation en sens contraire représentait le tiait, on a pu rendre ce système télégraphique relativement assez prompt. La figure 2 ci-dessus représente
rextérieur d'un appareil de ce genre, tel que les construit M. Warden, de Londres.
niodlflcations apportées au télé8:Faplie à, ai^^lles» de ni. Wheatstone, par Ht. Glœsener. — Pour augmenter la sensibilité des télégraphes à aiguilles, M. Crlœsener a imaginé d'adjoindre au multiplicateur du récepteur, deux électro-aimants dont Thélice magnétisante est la continuation du multiplicateur, et de faire réagir ce double organe électro-magnétique sur un système de trois aiguilles aimantées dont deux se composent mutuellement. Chacun des deux électro-aimants réagit sur un pôle différent de ces aimants, et leur distance d'attraction ne doit jamais être moindre d'un centimètre, afin que le magnétisme rémanent, et Finfluence des aiguilles sur le fer n'empêchent pas le système magnétique de revenir au repère, après chaque rupture du courant. Cette distance du reste peut, d'après les expériences de M. Glœsener, convemr à de grandes comme à de petites longueurs de circuit, et à des forces électriques trèsvariables. M. Glœsener estime que cette modification au système primitif de M. Wheatstone augmente du double la force de Tappareil.
lie manipulateur de ce télégraphe présente aussi une particularité : la manivelle au lieu de rester fixe du côté où elle a été tournée, est ramenée toujours au repère par Faction d'un fort ressort agissant sur une coche à la manière d'une étoile d^encliquetage. Son commutateur est aussi plus simple que celui des télégraphes anglais. U consiste simplement dans deux lames de ressort a, b (lig. 8, pi. I), appuyées contre une traverse métallique L, mise en rapport avec le pôle négatif de la pile. L'autre pôle de cette pile correspond à Taxe isolé V du manipulateur, et les deux forts ressorts a et b, sont en rapport avec le circuit de la ligne. Le jeu de ce manipulateur s'explique aisément. Quand on incline la bascule A à gauche, la dent n repoussera le ressort a, qui viendra buter contre l'arrêt r; alors le courant ira de la bascule au ressort a, entrera dans le circuit de la ligne, et reviendra à la pile par le ressort 6 et la traverse L; aussitôt le ressort R appuyant sur la came m fera revenir le manipulateur à sa position initiale. Quand au contraire, on inclinera la bascule A à droite, le courant entrera dans le circuit par le ressort b et reviendra à la pile par le ressort a et la traverse L.
Quand on employait ce télégraphe en Belgique, on représentait la déviation vers la gauche de l'aiguille de ces télégraphes, par la lettre l, et la déviation vers la droite par la lettre r. Ces lettres répétées plusieurs fois, signifiaient qu'il fallait répéter le battement ou Faction du commutateur dans le même sens. Voici l'alphabet qui avait été adopté pour les télégraphes à une et à deux aiguilles.