TOTAUX
iN
on ne tarde pas à reconnaître ce qui doit arriver quand tel ou tel votant ferme son transmetteur sur un oui, un non ou un blanc. Gn efifet, supposons que M. N. commence la liste au vote non, que M. N** ait été absent, que M. N*** ait voté oui et que M. N**** ait voulu mettre im billet blanc : Quand on viendra à tourner l'appareil et que les contacts du commutateur auront transmis le courant, fermé par le transmetteur du TotantN, à l'électro-aimant des non, la quatrième lame E aura avancé d'un cran, et présentera au mécanisme imprimeur le chiffre 1 en même temps que le nom du votant sera arrivé devant le même mécanisme, sous l'influence de Tavancement du châssis. D'un autre côté, l'électro-aimant des totaux aura Sût également avancer d*un cran la septième lame G, car cet électiO' limant est placé dans la partie du circuit commime aux trois autres
électro^aimants; or, le mécanisme imprimeur éiant mis en action ainâ qu'on le verra à rinstant, pourra imprimer sur une feuille de pa|»eri divisée comme on le voit plus haut, le nom du votant à la colonne des nos, avec le numéro d'ordre de ce nom et celui du total qui apparaîtra à il colonne des totaux. Ces chiffres seront naturellement 1 et 1. Quand les contacts du votant M^ arriveront sous les frotteurs des commutateuiSi il ne pourra se produire aucune fermeture de courant, car le votant étant absent» son transmetteur sera resté au repère. Toutefois Taxe de la ma* chine en tournant aura fiiit échapper le nom du votant qui ne pourra être imprimé ; mais les quatre lames mobiles resteront alors en arrière da châssis d'un intervalle de nom. Quand le tour des contacts du votant N**^ sera venu, comme son transmetteur sera sur un oui, ce sera Tèlectroaimant des oui qui sera actif, et la seconde lame sera avancée en mèm« temps que le nom du votant N***, et dès lors l'impression pourra être flûte à la colonne des oui, en même temps que l'électro-aimant des totaux aura provoqué Timpression du chiffre 2. Enfin, quand le commutateur en arrivant aux contacts du votant N**** aura animé l'électro -aimant des bulletins blancs, le chiffre 1 de la sixième lame F arrivera devant le mécanisme imprimeur, en môme temps que le nom de ce votant, et il en résultera Tiui pression du chiffre 1 à la colonne des blancs, et du chiffre 3 à la colonne des totaux. Si maintenant le cinquième votant transmet un oui, la lame des oui qui était restée en arrière de quatre divisions, par rapport au châssis et dont le chiffre n^ 2 est placé alors à côté du nom de ce cinquième votant, va se trouver poussé dun cran en avant, et se présentera devant l'imprimeur en même temps que le nom du cinquième votant et le chiffre 4 des totaux ; il en résultera une nouvelle impression qui indiquera qu'il y a eu deux owf, un non et un bulletin blanc de votes. Il en aurait été de même, si au lieu du on/, c'eût été un mm ou un bulletin blanc, et comme les mêmes effets peuvent se renouveler de la même manière tant qu'on tourne la machine, on obtient ainsi et à chaque votant, la totaiité des oui, des non, des bulletins blancs et des votes, avec les noms des votants placés à coté de leur vote.
Mécanisme imprimeur. — Le mécanisme imprimeur est constitué : !• par un cylindre o sur la circonférence h h duquel est tondue la feuille de papier oii doivent être imp: imés les votes et qui est. comme nous l'avons vu, rayée d'a\'ance en colonnes, atin que les oui, les non, les blancs et les totaux se trouvent immédiatement rais en place, •2" par un marteau imprimeur OP mis en action par le levier LK. et y^ar conséquent par l'excentrique E, 3« par rencliqucla^o à double chquet UN qui réagit sur la crémaillère C(f,
tnntchaqu6 impreflUon,4«parun doublemécanismedéclancheur VU 8, XW (|ui permet de ramener les lames de la forme et la forme elle-même, à son point de départ, b^ d'un mécanisme agissant sur le rouleau o, pour foire avancer d'une certaine qiiantité le papier après chaque impression, 6« d'un qstème encreur pour encrer la forme.
Le marteau imprimeur ou plutôt les marteaux imprimeurs, car ils sont n nombre de sept, sont placés devant chacune des queues P, des types «I rolief pUtcés sur la ligne d'impression. Us se composent chacun d'une tigi qui glisse dans un tube adapté à la plate-forme de l'appareil et qui SA fixée sur ime lame horizontale 0, prise entre les branches d'une four^ diette terminant le levier LK. Cette lame horizontale est» pour les six premiers marteaux, commune à deux tiges à la fois, et c'est en raison de eitte disposition, que le mouvement accompU par elle, peut déterminer rbnpression simultanée du nom du votant et du numéro de son vote. La |ime correspondante au marteau des totaux n'a qu'une tige, puisqu'il n'y a pu de nom à imprimer en regard des chiffres de cette colonne. Le jeu de CB lystème est d'ailleurs focile à comprendre; car sous l'influence de Nbclro-aimant M, l'excentrique B£ se trouve ramenée dans le plan du lem L K, et la partie saillante E venant rencontrer le butoir K, repousse en bautrextrémité du levier L K, et par suite la lame O, qui, en poussant les deux ^ qu'elle porte contre les queues P des types placés au-dessus, déteriDine leur impression sur le papier du rouleau o. Quand l'excentrique BB a accompli son effet excentrique, le mécanisme imprimeur retombe, et ne peut être remis en action que si le vote transmis à la suite de celui qui ykai d'être imprimé est dans le même sens ; mais alors l'excentrique a rtagi sur Tencliquetage HN, et a changé la position et la valeur du chiffre, en même temps que le nom du votant a été lui-mùme changé par l'action iBécanique de l'arbre. Si au contraire le vote transmis n*est pas de même nature, c'est un autre système qui est mis en jeu, et le premier devient inerte.
11 s'agit de voir maintenant comment s'effectue le jeu de l'enclique* ta^e UN. Le levier HI qui joue le rôle de cliquet d'impulsion est articulé c& 1 sur une pièce JZ qui est, ainsi que celles des autres leviers, fixée sur nue traverse horisontale qu^on voit en coupe en Z. Une vis butoir v et une >Qtie traverse X foisant partie d'un système articulé en W, en règlent la conne, qui doit être telle que pour chaque mouvement produit par l'excen*^ Irique E, quand elle vient à rencontrer le taquet G, ime dent de la crémaillère cd puisse échapper. Un ressort antagoniste r rappelle d'ailleurs le Mer à sa position normale après le passage de l'excentrique. L'encliquetage de r^enue est constitué par une sorte de compas N S, adapté à Texte-
rieur d'une fortelame de ressort R, et qui appuie par soo bras S contre un traverse placée au-dessus de hii, laquelle est Tue en coupe; loutre bras} constitue le cliquet de retient proprement dit, et sa position doit être teDe, que quand la dent de la crémaillère a été repoussée par le cliquet H, elk puisse buter cette dent pendant que le dernier cliquet retourne en anière La traverse contre laquelle bute le bras S, est portée par une bascule SU oscillant en U, et c'est cette bascule qui étant abaissée par un bouUm i plan incliné, agissant sur la traverse V, peut désendiqueter les diffoenti systèmes de la forme, et permet de les ramener à leur position initiale. Toutefois, pour que ce désencliquetage soit complet, il fout que les levien constituant les cliquets d'impulsion, soient un peu renversés en arrière, et c'est pour cela que ces leviers butent contre la traverse articulée X» que Ton pousse en même temps que la bascule S V, quand on veut désendiqueta le système. A cet effet, un second poussoir est adapté extérieurement i TappareU.
D'après ce qui a été dit précédemment, il est inutile d'expliquer le foûCr tionnement général de l'appareil ; TinspecUon de la figure suf&t d'ailleua pour le comprendre facilement Nous ajouterons seulement que pour obtenir les traces des impressions sur le papier» on doit encrer la forme à diaque voteve c un rouleau encreur analogue à ceux des imprimeries ordinaires.
En désencliquetant le châssis mobile, on peut, comme on le comprend aisément, supprimer sur la liste imprimée les noms des votants, et n*aToir que la récapitulation successive des votes.
Transmetteur, — Jusqu'ici nous n'avons fait qu'exposer le principe des transmetteurs destinés à réagir sur le récepteur des votes. Mais pour que ces appareils puissent présenter les garanties qu'on est en droit d'exiger d'eux pour qu'on soit certain de la sincérité des votes, il a fiallu leur ajouter certains petits mécanismes accessoires dont nous allons maintenant nous occuper.
La ligure 88 représente la disposition réelle d'un |de ces transmetteurs, qui est placé dans une boîte particulière se fermant à clef et qui est adaptée sur la table en face de chaque votant.
A M est la manette de l'interrupteur, qui se meut comme celle des manipulateurs des télégraphes à cadran, et qu'on fixe dans trois positions différentes, corresi'Ondantes aux trois votes à émettre. Ces positions sont marquées sur im arc de cercle OP avec les mots oui, non, nul, et une aiguille B, fixée sur la manette, indique le point exact où celle-ci doit être arrêtée. Pour que cette position soit maintenue, un second arc de cercle LK» mobile d'avant en arrière, présente trois crans dans l'un ou l'autre desquels
HÀCHINES A VOTER. SS|
nti'oigager on butoir fixé au-dessous de la manette, quand elle se trouve im la position correspondante au vote exprimé. Mais pour pouvoir se ouTOir, cet arc LN doit être repoussé de la main gauche, au mojen d'un MisBoir T. Un ressort R adapté & la manette, et trois contacts en rapport rac le commutateur du récep-
Kg. 88.
mr, lesquels contacts sont innaà» sur im arc en matière Niante Q8, complètent Tinterropteur de ce transmetteur.
Pour obtenir que les manettes d( tous les transmetteurs revieunent k leur position normale, me {Ois la dépouillement du vole tcnmoé, un ressort u appuyant tout» une came V adaptée il la Bttwtte, rappelle celle-ci dans b piHitio& qu'elle occupe sur ta Igme et qui est Umitée par un lutOB d'arrêt, et l'arc LN est porté par l'armature d'un électroliiunt E£ qui repousse cet arc tn avant sous l'influence de son iMnrt antaffoniste. Or, il résulte it cette disposition, que si le
commutateur du récepteur est muni d'un quatrième système de frotteurs, Qut pour effet de fermer le courant à travers l'électro-aimant BB, la ainette se trouvera rappelée automatiquement à sa position initiale, naàsàt que le vote se trouvera enregistré. On pourrait d'ailleurs opérer cette remise au repère de la manette de plusieurs autres manières, soit ■irti le vote, en continuant à tourner l'appareil et après avoir changé ses BMumunications avec le transmetteur, soit au moyen d'un conjoncteur de cnuant manoeuvré par l'un des scrutateurs après le vote.
Eofln pour obtenir que le votant ne puisse pas altérer son vote, une fins 1( toatin Ivmë, M. Debayeuz ajoute k son appareil un second électrotiaunt F dont l'armature K réagit par l'intermédiaire d'une fourchette J avnuligeDIqui, étantsoutenue horizontalement par deux traverses (î H > I>, permet à son extrémité D de jouer le lôle du pane d'une serrure. A M «Al, la manette AH porte une pièce D G munie de triMB échancrures, ■ aont dapoeées de manière que la tige DI puisse passer à travers
322 APPUCATIONS DIVERSES.
Tune ou l'autre d'entre elles, quand la manette est dans l'une ou l'autre te trois positions qu'elle peut prendre sur le limbe O P. Mais cette tîge ne peut ainsi traverser ces échancrures, que quand l'électro-aimant F est devaan actif; quand cela a lieu, il devient impossible de changer la man^ta di place puisqu'elle se trouve alors enclanchëe par la tige DI. Or, cette immolRlité de la manette dans la position que lui a donnée le votant, dépend de k fermeture d'un courant à travers l'électro-aimant F, fermeture effectuée par le président une fois le scrutin déclaré fermé.
Ce système, comme on le voit, résout à peu près les mêmes problèoM que celoi de MM. de Gaulne et Mildé.