IV. APPLICATIONS DIVERSES
Sfarqaeiips électriques. — Les marqueurs électriques se laïqnochent beaucoup des compteurs, mais comme ils ont une disposUna différente suivant les usages auxquels ils sont destinés, ils constituent, en définitive, une catégorie d'appareils particuliers que nous groupons m* semble, et qui seront im jour en assez grand nombre pour justifier cette classification. Aujourd'imi nous ne nous occuperons que des plus importantes qui se rapportent aux cibles de tir, aux marqueurs de billards, aux marqueurs de courses et aux marqueurs de bourses.
Cibles télégraphiques, — L'objet de la cible télégraphique est de fiûre connaître au tireur, sans qu'il se déplace, la position du point de la cible que la balle a frappé, quelle que soit la distance du but Cette dble peut être surtout utile dans le tir des armes à longue portée, car, par ce moijvk, le tireur connaîtra à chaque coup le point de la cible touché par la balle, et pourra alors rectifier le pointage de son arme.
Cet appareil repose sur les principes suivants : 1® la détermination ptf Pélectricité des points de la cible qui recevront le choc des balles, l* la reproduction homologue de leur position sur un petit tableau placé prés de l'observateur, laquelle peut être faite par le tireur ou, mécaniquement, sauf aucun aide.
c Pour résoudre ce problème, dit M. Martin de Brettes, on divise en zones verticales ou horizontales d'égale largeur la surface de la cible, qui se trouve ainsi divisée en carrés égaux, dont chacun peut être considéré comme appartenant à la fois à deux zones, l'une verticale, l'autze liorizontale*
a Les zones horizontales sont numérotées de gauche à droite, et les verticales do haut en bas, de sorte que la position d'un carré est déterminée
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sud ùa connatl le numéro de chacune des deux zones auxqueUes il parlient
c La grandeur de ces carrés étant arbitraire, on peut réduire leurs câtés à m dimensions aussi petites qu^on voudra, et, par conséquent, l'erreur que n commettrait en considérant tous les points de leur surface comme fant les mêmes coordonnées que le centre, aurait pour limite maxima, i moitié du cdté même que l'on adopterait. En adoptant un carré ont le côté serait de 0°>,04, l'erreur maxima que Ton pourrait com- Mttre serait le diamètre environ de la balle. »
Pour obtenir la désignation télégraphique de celui des carrés de la dble {a'a rencontré la balle, M. Martin de Brettes rend tous ces carrés mobilei, )Q plutôt, il place au milieu d'eux des boulons à tête large, sans cesse npoussés en avant par des ressorts antagonistes, soit métalliques, soit en emnehouc. Lorsque ces boulons sont repolisses à l'intérieur de la cible fn la balle, ils ferment deux circuits en relation chacun avec un appareil iKifO-magnétique adapté au tableau placé près du tireur; l'un de ces sert à indiquer le numéro ou les numéros des zones verticales qui le boulon abaissé, et l'autre remplit un objet analogue à l'yard èimes horizontales : Ces boulons forment donc le transmetteur du sys* tiae télégraphique.
CfaKmi des appareils âectro-magnétiques avec lesquels la dble est en apport tâégiaphique, se compose d'un système de détentes électro-magnéipv m, nombre égal à celui des lignes (soit verticales, soit horizontales) llli dtàB, tt ayant pour eflfet de dégager en temps opportun des roues en sollidtécs par un poids. Ces roues, construites en matière isolante, de fiiçon à servir elles-mêmes d'interrupteurs de courant ; et, kcet elet^ elles portent incrustées sur Tune des faces latérales, une série A lignes métalliques mises en rapport avec leur axe de rotation. le aoidvB de ces plaques, pour chacune des roues, est indiqué par le diofdre de la ligne de la cible à laquelle correspondent les roues Un frotteur, en rapport avec une pile spéciale, appuie sur ces MBiC peni transmettre, par leur intermédiaire, le courant à un système illMBi^lie à cadran, sur lequel se trouvent inscrits les difl&renta des figues de la dUe. Gomme ces lignes sont horizontales et fl y a deux télégraphes à cadran, de même qu'O y a deux coimmitateurs en rapport avec la cible.
Is JBB de eas appareils s'explique aisément. Au moment où Ton des
de la dMe se trouve iffiiwf par le choc de la baDe^ est envoyé'à travfBn les deux appareils commutateori
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du récepteur; une roue à limaçon de chaque appareil est dégagée, et oe dégagement, en provoquant une double série d'interruptions de couzanti^ fait marcher les aiguilles des deux télégraphes. L'une de ces aiguilles indique le numéro d'ordre de la ligne horizontale correspondante au boubm frappé, et l'autre le numéro d'ordre de la ligne verticale correspondante à oe bouton.
Si les balles frappaient toujours exactement sur les tètes des boulons transmetteurs, le problème serait, comme on le voit, résolu par la disposition précédente; mais il n'en est pas ainsi, et il peut arriver» soit quels balle s'applique entre deux boulons séparés par une des lignes horizontales, soit entre deux boulons séparés par une ligne verticale. Alors quatie circuits se trouveraient fermés, et, comme il n'y a que deux télégraphes, les indications ne pourraient plus être fournies. Pour éviter cet inconvéoienti M. Martin de Brettes munit de deux aiguilles ses deux télégraphes, et répète deux fois les mécanismes, afin que chaque aiguille marche ind^M»damment l'une de l'autre. L'ime de ces aiguilles correspond aux lignes paires, l'autre aux lignes impaires. De cette manière, les quatre indicationsse trouvent fournies à la fois sans se confondre, et, avec ces indications, il est facile de trouver sur le tableau indicateur la position du point frappé sur la cible.
M. Martin de Brettes a disposé ce système de cible télégraphique de plusieurs manières ; mais nous croyons inutile de les décrire, parce qu'elles ne varient que dans les détails de l'exécution. L'une d'entre elles permet, au moyen de chaînes de renvoi ou de crémaillères, de foire indiquer sur le tableau indicateur le point exact de la cible qui a été touché par la balle, ce qui évite toute combinaison de chiffres. Je crois que ce perfectionnement est plus intéressant sur le papier qu'en réalité, car les appareils de cette nature sont déjà assez compliqués dans leurs fonctions essentielles, sans leur ajouter un mécanisme de précision exigeant pour fonctionner une certaine force que l'électricité ne peut guère produire. Je renverrai du reste, les personnes que cette question intéresse, au travail de M. Martin de Brettes, inséré dans le Journal des armes spéciales (année 1856).
Marqueurs de courses. — M. Bréguet a construit, pour Thippodrome de Longchamps, un marqueur électrique assez important par ses dimensions, et ayant pour but de faire apparaître successivement les numéros d'ordre des jockeys sur le Turf, aussitôt que leur pesage est fait. Cet appareil a été consiruit pour 24 numéros, et comme ces numéros doivent être d'assez grandes dimensions, afin d'être vus de loin, il a fallu combiner un système éieetriqtia particulier pour les faire mouvjir^ et les faire apparaître dan&
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le guichet correspondant Ce système consiste dans l'application à la plaqua de tôle portant le numéro, d*un appareil électro-moteur assez fort pour hii foire accœnplir un mouvement de rotation sur elle-même d'environ )0 degrés, et disposé de telle manière qu'une fois ce mouvement de la pbque accompli, celle-ci put revenir à sa position initiale sous Tinflnence d\m contre-poids, quand Je courant animant Télectro-moteur était interrompu. Ce problème a été résolu : 1« au moyen d'une roue verticale, nmnle d*une série d*armatures de fer doux sur sa circonférence, et interpolée entre deux électro-aimants, 2« d'un rhéotome électro-magnétique gouvernant l'action de Télectro-moteur, et 3o d'une poulie à contre-poids fixée, tinâ que la plaque du numéro, sur l'axe même de la roue électro-motrice. U rhéotome électro-magnétique n'est autre chose qu'un double électrotiinant, entre les pôles duquel oscille une armature aimantée, dont le km réagit à la fois comme relais et détente électro-magnétique. Pour une certaine position de ce levier qui correspond à la position normale de b plaque, c'est-à-dire à celle du numéro effacé, aucun courant ne circule dans les électro-aimants du moteur, ni dans* ceux du rhéotome; la plaque portant le numéro d'ordre est dans la position horizontale, et le contre-poids est abaissé, faisant appuyer contre un butoir d'arrêt, l'extrémité d'une traverse ftfée sur l'axe du moteur, perpendiculairement à l'axe de la plaque. Mais quand on fait passer un courant à travers les électro-aimants du rhéotome dans un sens convenable, le levier de celui-ci se trouve incliné en sens contraire de sa première position, et en rencontrant un ressort de contact, ferme un courant à travers les électro-aimants du moteur qui se met à tourner, entraînant avec lui la plaque du numéro. Quand celle-ci a décrit un arc de 90 degrés, elle se présente devant le guichet, et se trouve maintenue dans cette position malgré l'action du moteur; car la traverse de la roue dont nous avons parlé vient alors buter sur le levier de détente du rhéotome qui est en ce moment placé au-dessous, et qui constitue pour elle un obstacle infranchissable. Si maintenant, on renverse le sens du courant à travers le rhéotome, le levier de détente, qui bute l'électro-moteur, se dégage, abandonne le ressort de contact contre lequel il était appuyé, et les électro-aimants de l'électro-moteur n'étant plus animés, le contre-poids rjmplit son office, et en ramenant la plaque à sa position normale, efUEice le signal.
Pour faire apparaître ou disparaître le numéro dans son guichet, il suffit donc d'envoyer le courant dans un sens ou dans l'autre, et cette action &*eflectue au moyen d'un inverseur à double frotteur et à manette, que Tagent préposé à Tordonnancement des jockeys manœuvre soit à droite.