‹ Exposé des applications de l'électricitéChapitre 6 sur 43 · II. — Application db l'blbgtrigitA aux instrumbnts wu&igaux · texte numérisé non relu

II. — Application db l'blbgtrigitA aux instrumbnts wu&igaux

Dès l'époque des prendëres applications mécaniques de l'électricité^ on eut ridée de mettre à contribution la force qui peut être développée à distance par les moyens électro-magnétiques, pour faire fonotionner mysté* rieusement des orgues et des pianos électriques* M. Froment avait mèma construit, vers 1850, des pianos et orgues électriques qui ont pu fonctioiuier sur une petite échelle, et voici ce que j*écrivais, à cet égard, dans la premièn édition do mon Exposé, tome I, p. 168 (publié en 1853) :

« Bi rélectro-magnétismo est employé comme intermédiaire entie le cla* \ier et la partie de ces instruments qui doit produire les sona» on comprend que le problème de leur jeu à distance devient &cile à résoudre; il suiBt pour cela de &iro agir sur les marteaux du piano ou sur les soupapes à» tuyaux de l'orgue, des électro-aimants susceptibles de reproduire les effeU de la pression exercée par les doigts. Le clavier transmetteur n'agit alon ' que comme interrupteur de courant. U va sans dire qu'il faut autant de filf que do notes, mais comme tous ces fils peuvent être réunis et ne former qu'un dJLblOi ils sont peu encombrants. M. Froment a construit plusieurs instruments de cotte nature et môme un piano à timbres, dans lequel le0 sons étaient prodmts pai* des coups secs, frappés sur des timbres de difK* rents diapasons. On conçoit d'ailleurs, qu'avec ce système, plusieurs instrtt* ments peuvent être joués à la fois par le même artiste, et il ne s'agit poor cola que d'établir autant de dérivations du courant qu'il y a d'instruments à faire mouvoir, i

Toutefois! ce système, pour être appliqué d'une manière pratique, surtout aux grandes orgues, a nécessité beaucoup de recherches et beaucoup d'étudos, et ce n'est guère qu'en 1868 qu'il a pu fournir des effets assef satisfaisants dans son application aux grandes orgues de Saint- Augustin, pour faire croire à l'avenir de cette invention.

Depuis Tinstallation de cet orgue par M. Barker, un autre du même génie a été établi à l'église de Montrouge par le même facteur, et présentait d^ quelques perfectionnements sur le premier. Malheureusement, les bombes lancées pendant le siège de Paris, l'ont atteint et l'ont entièrement mis hors de service ; on n'a pas encore, jusqu'à l'heure où nous écrivons ces lignes, songé à le réparer. Quant à l'orguo de 8aint-Augu6tin^ il présentait tant ^

APMJCATIOS AUX INSTRUMENTS MUSICAUX. Ha

• <U oonslruclion éluctriquet qu'apràs un certain nombre d'années. OB jea était devenu Imixtftsihte, et il a taWu procéder, en 18Tlj, Éi une r6pa< atida itriame qui a entroiné iuig rËor^iisation complMe du système éleo Efiquo. l'a été charge de diriger celte r^rganisatloo, et grtLoe nu talent de IL Pènti rhabile oontre-maltro de M. Barkorqiù avait oxécuti!) l'arj^e, elle afiu ètn &tta dans do bonnes conditions.

L'ippticition do l'èleclro-magnûtismo aux pianos a eu moins de succès, tf bien quo da bons instrumenta aiciit 6tà construits par MM. Bpcess et Hp9^eommc cette application n'avait pas eudéUnilive sa raison d'âtre, pas pÉM qoa coUo qui en avait été (aile aux métiers k tisser, et de plus comme ék dcnit préeenter infailliblement tous les inuonvémenta des pianos I, elle OGt restée sans ècbo; aussi n'en parlerons-noua que pour

An*llc«tlon de rélectrlclté aux grandes orjpiea. — Dans

tefiM oii lus tons iiont indépendants du modo d'ullacpie dos touchus du

dner, «t ne wat prtiduits (pu' par la sîmplo ouverture de soupapes plus uu

■ain» dona k taire mouvoir, l'acliou mécanique destinée îi le mettre on jeu

fM èm détenuinûo inditrîTUmmeiit par tel movDii qu'U conviendra, sans

fMh nature des sons en soit altérée; conséquumment, que l'action des

tadiM du clavier soit effectuée par l'intermédiaire de tirants et de vergettes

t^mM *ar csa soupapes, ou par l' Intermédiaire d'électrtt-aimaiits, qu'elle

Hb^BM le rteultiit d'une disposition mucaruque qui peruietlv de les Eiiire

^^^pDer auKunatifiuement sous l'inlluence de planchettes notées, comme

^^^■Btiptiouri de M. Dobain, les rùuultata, au|»iut du vue des sons pro-

^HPWnnt exactement semblables ; mais il pourra bien ne [kis en être de

■!■• au [Miint de vue do la simplicité de construction des mécanismes, de

hMaliilité de l'instrument et nu''me de labciliiéde ann jeu. On comprend,

•BtflM, Uiulv la complication qui doit résultiT, iwiur un or^e nrdinaire.de

MM multiplicit do tmuits, de compas arlicidés et de renvois de mouve-

■Mli ^, pour établir une relation mécanique entre les dilTcrentes tou-

tfea de I^MTfUO et les dlfllàrents tuyaux, encombrent tout l'espace vide entre

M Intwix, K exilât un soin extrême, non-seulcmeut pour ne pas être

itBfadanaleurstDfiuvomcnls, mais pour être toujours on état de Taire Tonc

I snupapi-K. Ile plus, rommfl tontes les vergettea servant à ces

> mouvement vurient de longueur suivant Itiumiditi- et la

» de l'air, on est obljyé de !«« n^gler perpétuellement, ce qui

>s i^onsidérablcs ; elles sont d'ailleurs quclqucfnis

■ lors des réparations qu'on a ii foire & ces orgues, n>pa-

it le l(unH|)ort d'une lumiirrc artili<.'icllu dniis L-s dilTércntes

parties de l'instrument. On peut citer plus d'un exemple d'incendies ainsi provoquées, et celle des premières orgues de Saint-Eustache n'a pas eu d'autre cause. D'un autre côté, la résistance fournie par ces tirants et les différents mécanismes qui contribuent à l'ouverture des soupapes étant relalativement considérable, le jeu des claviers est rendu excessivement dur et difficile. Cet inconvénient était si grand dans les anciennes orgues, que bien peu d'organistes étaient en état de les toucher. Il est vrai que, grâce à l'admirable invention du levier pneumatique de M. Barker, ce défout a pu être en partie conjuré ; néanmoins on pouvait exiger quelque chose de plus, et Tapplication des moyens électriques au jeu des grandes orgues, en réalisant ce desideratum, a pu annuler d'un seul coup tous les inconvénients que nous venons d'énumérer, tout en permettant de simplifier le mécanisme des accouplements, l'un des dispositif les plus compliqués de ce genre d'appareils.

Ck)mme nous l'avons dit, l'idée de l'application des moyens électriques aux orgues n'est pas nouvelle, bien que dernièrement encore le Sdentifie americim journal Tait donnée comme une invention de date récente (voirie Télégraphie Journal du 15 mars 1876) ; mais, quand on a voulu la foire aux grandes orgues, on s'est trouvé arrêté tout d'abord par la difficulté de foire ouvrir simultanénient un certain nombre de soupapes qui exigeaient toujours une certaine force pour être déplacées et une certaine course pour être suffisamment ouvertes. M. Stein, constructeur d'orgues, qui, en 4852, avait eu l'idée de cette application, n'a pu lui donner suite en raison de cette difficulté qu'il n'avait pu vaincre, et ce n'est qu'en 1862, que M. Peschard, alors organiste de Saint-Ëtienne, à Gacn, pensa à changer les conditions du problème en appliquant à des systèmes à contre-pression ou aux leviers pneumatiques eux*mêmes, l'action électro-magnétique, laissant à ceux-ci le soin de faire fonctionner les soupapes de distribution des courants d'air, comme ils le font du reste dans les orgues ordinaires que Ton construits aujourd'hui. Par ce moyen, un effort qui exigeait au moins 300 grammes, pouvait se trouver remplacé par un effort n'exigeant que 40 à 50 grammes. Rempli de cette idée, il s'adressa à Tingénieux inventeur du levier pneumatique, k M. Barker lui-môme, pour la mettre à exécution, et celui-ci ayant justement à cette époque h construire les orgues de Saint-Augustin, demanda à la ville de Paris de les établir dans ce système. Sur Tavis favorable d'une Commission nommée à cet effet, en 1863, et qui était composée de MM. Dumas, de Baltard, Ambroise Thomas, Baptiste, Du Moncel, Lissajous, Séguier, cette demande fut accordée, et à partir de ce moment, M. Barker se mit à étudier séiieusement la question qui entra dès-lors dans

APPUCATiaN AUX INSTHLMP.NTS MLSICAUX, HS

le d'nëcmion. Toutefois, les expériences et les essais durent î^lre car M. Barknr [lï'Uilt pas électricien, et il rencnntm, surtout duns des circuits, de nombrcniies dUlicultês qui retardèrent lon^lODp» te constructinn de l'br^c. Ce ne fut qu'au Inut dr cinq oiis, c'estk-dire at IB68, qu'il put livrer à l'apprùcistion de h Commission, son in<)- IraniMit qui, je dois le dire, avait tout d'nltonl foiuni de bous ell'ets; mais lu bmit d« peu de temps, eus elTuti;, commu nous l'avons vu, furent de uwiiLi eu amins satisTaisants, et en ISÎG, l'instrument marcha si m^ qu'il UhU son)(er ii une restauration complète.

HoM vermas à l'instant les causes qui amenèrent ce ^tchenx rêsullat et qui, il lïiut ea convenir, ne tenaient aucunement au s)-stème, mais taen h la mauvaise disposition des organes électriques. Toutefois, cet échec tbmda un peu la conlianre qu'on avait eue dans ce genre d'application de l^èlecthcttè, et il est probable que si M. Barkcr fut resté en France, on l'eilt ■if M demeure de rétablir ces orf^ues dans Icsysti^me ordinaire, clause qui M mit étà imposée en eus do non-rî^ussita Toujours est-il qu'une nou- MKtCainmèsionfltfiit nommée en IH7C pour avoir à diicidcr quel parti on 4rait prendre en cette circonstance, et après s'être enquise do l'état do l'argue* etto décida qu'on devait maintenir le système étectrique, mais en Acinmit les commutateurs dans de meilleures conditions. Ces réparations aoasw on l'a vu, ont été entreprises par M. l-'érst, aujourd'hui (acteur 'vguBs. «t semblout jusqu'à présent ne laisser ricit à désirer. En sera-t-il fm^oaa de même ? C'est que l'avenir dira. SftUmtx de MM. Pttehard et Barker. — Pour qu'on puisse bien compren- #ilr i4te que joue rùlectro-magnétisme dans le fonctionnement des grandes opm, il «st e«enticl que nous entrions dans quelques détails sur la disposa de CCS sortes d'instruments.

On ail qu'un or£:ue se compose do plusieurs séries de tuyaux plus ou ■inloags. plus ou moins gros, en bois et en métal, en nombre plus ou ■iH|niul,el à travers lesquels on fait passer ^volonté des courants d'air (Mpini. Cette introduction d'air comprimé s'elTectuo sous l'inlluence de nMMnent des toucbesd'un ou de plusieurs claviers mis à la disposition krvpnisW, otqtii sont reliés mécaniquement aux conduits des courants IW, par tes tirants et vorgetti^s dont nous avons parié pri'cmlemmcnt. Dmtworguesde Saint-Augustin, les claviers sont au nombre de quatri>i

fl but rooiuiiitl»» l'-Uil composite ât MM. I.ai^nrdi.-, grand viinire ilo \it ciilhé- Ml Tnttt. ardiilt«lc, tliuin, n)i<mt>ni de l'ln«tilut, Baptiste. nrKnnieie do Saiiittwiihi. Du Monul. Uivioiid oi Taillaadior, curât de Saint- Au gutliii.

n APPLICATION' AUX INSTRUMENTS MUSICAUX.

composée «llc-mème de plusieurs jeux. Pour les distinguer les un<i dt» autn^s, on les a désignés sous plusieurs noms.

Le clavier du liaut s'appelle clavier du récit. C'est celui qui correspond à la série des jeux qui fournissent les effets de chant et de solos. Comme ces jeux comprennent des séries de tuyaux qui, pour fonctionner convenablement, exigent des pressions d'air assez difft'Tentcs, on a dil foire de ces tuyaux deux groupes distincts, et ces groupes étant disposés sur deux layes différentes, peuvent (-tre mis en rapport avec deux rèser voirs 011 l'air est maintenu à des pressions aussi difTérentcs qu'on le désire, et qui sont généralement de 9 et de 13 centimètres. L'un de ces groupes correspond aux jeux de solos, l'autre aux gros jeux d'anclies, et, comme ils doivent toujours (bnctionner ensemble, note pour note, les leviers pneumatiques qui correspondent aux différentes gravures, dans les deux systèmes, sont plact^ par couple l'im bk côté de l'autre, et commandés pur -^ immi^mc éleclro-aimant;de sorte que quand celui-ci devient actif, il fait arriver l'air comprimé dons les deux leviers ù la fois. C'est, en un mol, le système représeiililig, lli doublé. Les inlernipteurs qui les mettent un action sont des plus simples, et ne mettent à contribution, comme on le verraà l'insUnt, que deux rangées de contacts.

Le clavier du milieu se nomme clavier de grand orgue. C'est lui qui ^l)u^ nit les effets les plus compliqués et les accouplemeuts des claviers entre eux. Ses jeux, comme ceux du récit, sont répartis en deux groupes, et ses

APPUCATfON AUX INSTRUMENTS MUSICAUX. g»

inlanipteurs, en raison des accouplemente, comportent quatre rangées de coniacts, plus une qui correspond & l'octave oi^c suc le ré>^it.

Le troisièine clavier est appelé positif et correspond aux jeux d'accompagnement; il doit, comme le précédent, fournir un système d'interrupteurs potir l'accouplement, mais ce système est unique; aussi ce clavier ne pré- »nte-t-il que trois rangées de contacts à l'interrupteur.

Enfin, le clavier de pédales, quoique réagissant sur un moins grand nombre de notes que les autres, doit fournir un certain nombre d'accouplements, A est muni, comme le clavier de grand orgue, d'un interrupteur à cinq rangées de contacts.

Us accouplements s'effectuent au moyen de pédales qui s'accrochent de cdléquand elles sont abaissées, et qui, en réagissant par l'intermédiaire de tinnts et de compas sur huit systèmes de conjoncteurs, établissent les liai- UDS des électro-aimants des différents jeux avec les interrupteurs des dnien.

la fig. 19 représente la disposition générale de toutes ces liaisons électriques, mais pour qu'on puisse en comprendre le mode d'action, nous i^ns donner quelques renseignements sur la disposition des ^'^- '^ialOTupteurs, et nous prendrons wmaie spécimen le type qui corispood su clavier de grand uisie. La fig. f7 représente du «1*. tu en coupe, cet intenup- ^'■ii. et l'on en voit la liaison avec ^ louches du clavier correspon- 'biit.âg. ts.

I^iisque l'abaissement de cha- 1* touche doit faire parler une

Me diSéruite, appartenant à tel ou tel jeu, suivant le numéro du registre «•m, J doit faire agir isolément un inlerniptcur électriqiif . Or cet intcr- RipUur se composait, dans l'origine.dedeux coupes isolétisremplies do mer- ' out.tlans lesquelles venaientpbngcr deux tiges de cuivre réiuiiesmétallique- !Mt. et ces tiges étaient portées par une bascule reliée mécaniquement à la Whe com»pondaute. L'un des pôles de la pile communiquait avec l'une ^ ixi coupes, et l'autre coupe était reliée directement à t'électro- aimant qui ^lail agir sur la note correspondante à la touche. Cet électro- aimant était ^ d'ailleurs à l'autre pdle de la piie. Naturellement, le courant élait fermé ) taws l'électco-timant, quand la touche étant abaissée, les deux coupes se

trouvaient réunies métalliquement par les deux tiges placées au dessus. Comme les touches d'un clavier sont rangées les unes à côté des autres, ces interrupteurs devaient présenter la même position relative, et, pour en simplifier la construction, M. Barker avait constitué les coupes en question en creusant dans un morceau do bois de chêne deux séries parallèles de trous correspondant, par couples, à chacune des touches du clavier. Ces troui étaient remplis de mercure, et les contacts de ce liquide avec le circuit étaient établis au moyen de vis de fer qui pénétraient dans chacun des trous après avoir traversé la planche. Les tiges elles-mêmes étaient fermées avec des bouts de fil de cuivre, taraudés à une des extrémités et vissées à fond dans

Fig 18.

une pièce do cuivre commune aux deux tiges. De cette manière, on pouvait, quand les tiges venaient à s'user par suite de leur dissolution dans le mercure, les rallonger facilement. D*un autre côté, comme le mouvement produit par rabaissement des touches n'était pas suiiisant pour séparer les tiges des surfaces mercurielles, en raison des gouttes adhérentes qu'entraînaient ces tiges au sortir du mercure, on a dû augmenter cette course, et c'est à cet efifet qu'on s'est trouvé conduit à faire réagir les touches sur des bascules dont les bras étaient calculés de manière à fournir im mouvement d*unc longueur do 3 à 4 centimètres, comme on le voit, fig. 18. Néanmoins, cette disposition, parsa mauvaise exécution, a failli compromettre l'invention, et c'est au peu de soin qu'on a apporté à la construction de ces interrupteurs, qu'il Ikut rapporter tous les délkuts qui se sont produits, et qui ont fait.douter

lin instant de l'efiScacité de Tapplication de l'électricité aux grandes orgues. Il arrivait, en effet, que non-seulement le bois était devenu conducteur sous finfluencede tous ces trous remplis de mercure, mais encore que les étinedles produites au-dessus des surfaces mercurieUes déterminaient des éclaboassures qui couvraient toute la surface de la planche, et les gouttelettes qui en résultaient étaient souvent assez nombreuses pour fournir des dérivations decoorant capables de ftdre parler deux ou plusieurs notes au lieu d*une seule. D'un autre cdté, les tiges de cuivre en s'usant promptement et inégalement, exigeaient des réparations continuelles. J'ai obvié à ces inconvénients en bisant paraffiner les planches de ces interrupteurs, en introduisant dans les trous des bouts de tubes de verre gommelaqués, et en constituant les tiges métalliques avec des fils de fer amalgamés par le procédé décrit dans notre tome I. p. 306. De cette manière, les dérivations devenaient impossibles, la planche était rendue tout à fait isolante, et les tiges ne se sont plus usées. Jtisqu*à présent cette disposition a parfaitement réussi, et c'est elle dont nous avons représenté, fig. 17, le dispositif sur une grande échelle.

Les interrupteurs des autres claviers sont disposés d'une manière semblable, mais les contacts sont moins nombreux, et Faction électrique qu'ils déterminent varie suivant la manière dont est effectué l'accouplement. Ici nous wmmcs obligé, pour faire comprendre leur mode d'action, de nous reporter à la fig. 19 qui donne la disposition générale du système électrique; mais nous devons faire remarquer tout d'abord qu'il y a eu, pour la simplification du système, interversion des interrupteurs, qui ne sont pas placés dans le même ordre que les claviers. Le clavier de grand orgue est, en effet placé, cooune on l'a vu, entre le clavier du récit et le clavier positif.

On remarquera d'abord dans la fig. 19, que la pile qui réagit sur Tappafeil est composée de quatre groupes affectés séparément à un clavier. Chacun de ces groupes est constitué par trois grands éléments Delaurier (avec liquide excitateur non acidulé) réunis en tension, et les dimensions de ces éléments sont de 40 centimètres en hauteur, sur 32 centimètres en largeur, avec des charbons doubles (l). Tous les pôles négatifs sont réunis à mi fil commun qui correspond à un premier commutateur C, lequel n'est mis en action que quand la soufflerie de l'orgue est elle>même mise en jeu. A cet <flet, les tiges qui doivent réunir les deux godets remplis de mercure sont portées par un soufflet dépendant de la soufflerie de l'orgue, et ce soufflet, D^turellement, ne produit la fermeture du circuit que quand l'appareil fonc-

«t^ Une pile aiosi disposée peut fonctionner pendant six mois consécutifs sans 4000 ien occupe, du moins si on Tisole convenabienient.

Uonne. Ce commutateur n'intervient, d'ailleurs, nullement dans le jeu de l'iDStrument et n'a éxb adopté que pour éviter les pertes de courant qui pourraient résulter de contacts insolites Mts on différents points du réseau conducteur. Au sortir de ce commutateur, le circuit se divise entre les quatre claviors, et pour peu qu'on suive les circuits, qui sont indiqués en lif^nes pleines Unes pour le circuit du récit, en lignes ponctuées pour le clu vier positif, en lignes ponctuées alternées de traits pour le clavier de grand orgue et en Lignes composéM de traits pour le clavier de pédales, on verra que chaque

Kilt. 19.

circuit do clavier est toujours isolé et possède sa |>ilu partiuulii'i-c, môme quand les accouplements repoi'tent ces drcuils d'un clavier sur l'autre. IjCr interrupteurs d'accouplement sont représentés on A, A', A", sur la tlguro 19, et lus conjonctions des circuits sonlelTcctuées au moyen de pièces métalliques en forme decoinsqui s'enfoncent isolt'ment entre deux lames de ressort terminant les deux bouts disjoints de chacun des fils qui léunissent les interrupteurs d'accouplement des claviers aux électro^niants des jeux. Ces pièces, au nombre de 54 pour chaque accouplement, sont fixées tur une

tiarerse de bois articulée horizontalement, qui est mise en mouvement par les pédales d^acoooplement et qui, en décrivant un petit arc de cercle, opère la réunion métallique de tous les couples de ressorts placés devant elle. Il GDsle huit traverses de ce genre, et elles sont placées ainsi que les ressorts qui leur corespondent, dans des compartiments hermétiquement fermés, à Imtéfieur de la cage de Torgue et derrière Torganiste. On aurait pu aussi bien et même mieux employer des contacts mercuriels au lieu de lames de

GrAœ à ce système d'accouplements, on peut faire en sorte : {• d'accoupler ensonble tout ou partie des jeux correspondants aux différents claviers, tout en leur permettant de fonctionner séparément ; 2* de fisdre réagir les jeux d'un clavier sous l'influence d'un autre, soit isolément, soit en accouplement. Ainsi, on pourra foire fonctionner les jeux du récit ou du clavier positif avec le clavier de grand orgue, et on pourra obtenir l'accouplement du rédt et du positif entre eux. Il suflKra, dans le premier cas, d'abaisser la pédale n* 4 ou la pédale n? 5, et dans le second cas, d'abaisser la pédale Q* 6. En raiscm de ces combinaisons, le clavier de grand orgue ne peut faire hnctionner les jeux qui lui correspondent que par l'abaissement d'une pédale spéciale qui n'est plus alors une pédale d'accouplement Cette pédale porte k» n" 8. Les autres claviers étant en rapport avec des systèmes de circuits non interrompus, peuvent toujours réagir directement sur les jeux qui leur correspondent, et les pédales que Ton abaisse et qui sont au nombre de 3 pour e clavier de pédales et de 1 pour le clavier positif, n'ont d'autre effet à produire que des accouplements. Pour peu qu'on suive sur la figure les combi- Laisons des circuits, on peut voir aisément ce qui doit arriver quand on ciotàse telle ou telle de ces pédales. Supposons, en effet, que Ton ait abaissé les pédales n** 5 et 8, comme ces pédales apparliennent Tune aux circuits à\i rédt, l'autre aux circuits du grand orgue, toutes les notes qui seront toudtées sur le clavier de grand orgue feront parler simultanément les jeux correspondants du récit et du grand orgue, lesquels fonctionneront sous 1 influence des piles i et 3 et des interrupteurs i-2, 1-4 du clavier n* 3.

La pédale n? 7 sert à Taccouplement de celles des notes du récit qui sont a une octave plus liant que les notes touchées au grand orgue, et cet effet at produit par la liaison des interrupteurs n» 5 du clavier n* 3, avec les botes du rédt, liaison qui a Ueu 13 notes au-dessus de celles qui correspon- ^t aux interrupteurs n"* 4 du clavier n* 3.

L'orgue de Saint-Augustin possède quarante-deux jeux et près de deux nuOe tujaux.

I^ oigoes de VÉglim de Saint-Pierre de Montrouge, construites peu de

temps après celles de Saint-Augustin, également par M. Barker, présentaient quelques perfectionnements de détails dont nous ne parierons pas ici, puisque la pratique ne les a pas en somme justifiés ; mais, oomme disposition, elles offraient une particularité que n'ont pas les orgues de Saint- Augustin et qui avait son intérêt, car elle permettait de fioire fonctionner Forgue à telle distance qu'on pouvait le désirer. Cette particularité consistait dans la mise en action, par des moyens électriques, des Uroirsdes registres des différents jeux.

Pour obtenir ce résultat, il fiallait faire en sorte que la traction des tiroirs eût pour effet de faire mouvoir à distance les registres des jeux, et ce mouvement ne pouvait être obtenu électriquement, que par l'intermédiaire d'une action analogue à celle que nous avons exposée précédemment pour le jeu des soupapes. A cet effet, M. Barker a adapté aux registres des différents jeux, des leviers pneumatiques, et a fait réagir sur ces leviers des électro-aimants commandés par des commutateurs adaptés aux tiroirs. Mais pour obtenir que l'action provoquée par le courant put se maintenir après sa disparition, condition essentielle pour ne pas multiplier les piles, M. Barker avait employé un système électro-magnétique à armature enclenchée, analogue à celui que nous avons décrit p. 4 et dont on peut voir dv reste la disposition fig. i ; pour obtenir que l'effet exercé par le tiroir fût différent, suivant qu'il était attiré ou repoussé, il disposait celui-^i de ma* nière à réargir sur un commutateur k double action. Ce commutateur était d^ailleurs constitué par deux sortes do fléaux de balance bien équilibrés, dont les bras pouvaient établir une fermeture de courant sur un circuit différent, en plongeant dans un godet rempli de mercure. Suivant le sens du mouvement communiqué à ces bascules, le courant était fermé dans un circuit ou dans l'autre, et cette action mécanique était déterminée par deux dents de rochet adaptées aux tiroirs des registres et réagissant sur ces fléaux. Suivant donc que le tiroir était tiré ou repoussé» le courant pouvait êtrefertné à travers l'un ou Tautre des électro-aimants du levier pneumatique corresdant* Quand il était tiré, Télectro-aimant commandant le jeu du levier pneumatique, était mis en action, et le r^îstre était ouvert* et comme sous cette influence son armature se trouvait enclanchée sur le second électroaimant, l'action électro-magnétique pouvait être interrompue à travers le premier sans changer la disposition du registre. Quand, au contraire, le tiroir venait à être repoussé, le second électro-aimant était mis en action et déclanchait l'armature du premier ; alors celui-ci en ramenant les soupapes du levier pneumatique, interrompait son action, et le registre était refermé.

Système de M. HHbome L RooseveU de New^York, — L'orgu de M. Hile-

L. Rooiefetl^ n'est» comme nous Tavons déjà dit, qu'une copie de de M. Barker que nous venons de déciiie, et il est même un peu important» car il n'a que 33 jeux, 29 touches au clavier de pédales, et tioii daviem de 58 touches. Toutefois, les systèmes de jeux qui répondent à cet daviers et qui sont répartis en trois groupes distincts, sont distrimi espace beaucoup plus grand, car nous vo3^ns dans la descrip*qu'en fût le journal américain, que l'une des parties étant placée sur on des côtés du local réservé à ces orgues, la seconde partie est située à iO piada de l'autre côté, et la troisième qui correspond au grand orgue et qui snnmmta tout le système, se trouve à 175 pieds des claviers.

Dans œ système comme dans celui de MM. Peschard et Barker, l'action étodnqoe destinée à fiEûre foncles soupapes des diSejeux s'exerce par l'interde leviers pneumati* qoes; mais le jeu de ceux-ci dans d'autres oondi- Ainsi, ces leviers au heu d'étfe placés au-dessous des el d'agir sur les soupapes jeux par Teffet de leur gont, ne produisent cette que sous l'influence de dégonflement ; de sorte que FadiOQ des ^ectro-aimants, au Mea d'avoir pour effet de donner issue à Tair comprimé dans les soufflets, quand ils sont actife, ne ftdt qu'ouvrir une voie à son écoulement Pour cet eflét, ces leviers pneumatiques, représentés en D. flg. 20, sont à intérieur mtaie de la laye A ou du tuyau de distribution de Tair f ipi iiné, et les petites soupapes £ de ces leviers, conduites par des ëeetio^iimahts F» établissent en temps normal une communication entre air comprimé et l'intérieur des soufflets, ce qui rend ceux-ci incapa* de produire aucun effet mécanique, puisque la pression est la même k raxtérieor qu'à l'intérieur. Toutefois, la partie mobile de ces soufflets étant aeerocbéa à la soupape C des gravures des jeux, elle peut être maintenue soulevée, soit par un ressort antagoniste, soit par un contre-couitint d^, et pour la 6dre abaisser ainsi que la soupape qui lui correspond, i snlllt de donner issue à Tair comprimé introduit à l'intérieur du souftel» CSV la pression déterminée extMteurement, peut dès lors exercer son

effet. Or, c'est précisément cette évacuation de l'air de l'intérieur du soufflet, que produit rélectro-aimant F du levier quand 11 devient actif.

D'après le journal américain, il paraîtrait que six éléments Leclanché suffiraient pour le jeu de la partie de cette orgue qui est la plus éloignée des claviers. Toutefois, les dimensions de ces éléments ne sont pas précisées, et pour peu que ces dimensions soient celles des éléments Delaurier dont nous avons parlé pour l'orgue français, on pourrait en conclure que l'orgue américain exige le double de force électro-motrice.

Dans le système de M. Hilbome Roosevelt, les distances entre les claviers et les jeux de l'orgue étant considérables, et cet inventeur voulant d'ailleurs faire fonctionner son instrument à distance, on s'est trouvé conduit ï

appliquer les moyens électriques ^*^* -*• au jeu des tiroirs ou des registres,

et on a encore, pour cela, mis à contribution les moyens employés par M. Barker dans l'orgue de Montrouge. Conune dans ces orgues, en effet, on a dû employer des systèmes électro-magnétiques à enclanchement, analogues à ceux dont il a été question précédemment, et ces systèmes avaient comme ceux-ci pour effet, lors de la traction des tiroirs, de maintenir l'action produite par le courant, tout le temps que les tiroirs devaient rester ouverts, et cela sans que le courant continuât à passer.

Dans ce système, comme du [reste dans l'autre, chaque tiroir correspond à im levier pneumatique muni d'un système électro-magnétique de cette espèce, et celui-ci est disposé de manière que sa partie mobile fasse fonctionner le registre du jeu qui lui correspond. En même temps, un commutateur adapté à cette partie mobile et qui se compose de deux couples de lames disposées d'une manière inverse, d'un couple à l'autre, permet au courant de réagir sur l'électro-aimant de déclanchement du levier pneumatique quand il est dégonflé, et sur l'électro-aimant d'enclanchement quand il est gonflé. La fig. 21, représente cette disposition : B est le levier pneumatique ; A le conduit de distribution d*air comprimé, D la soupape d'introduction de cet air dans le soufflet, C le

Uijau de communicatioii, £ rélectro-aimant d'endanchement qui en fermaol la soupape D vient embrider son annature sur le crochet G, F Télectroaimant de dédanchement qai, en débridant Tarmature de l'autre électroaimant, ouvre la soupape D; J est le tiroir, K et L des contacts en rapport avec les électro-aimants £ etF et les conunutateurs I et H, lesquels sont mis en jeu par le soufiQet B.

Dans ces commutateurs, l'une des lames est fixe, l'autre est attenante

ï la partie mobile du soufflet. Cette dernière est placée en dessous pour le

oommutateur I, et en dessus pour le commutateur H; de sorte que quand

k soufflet est abaissé, c'est le commutateur H qui établit la jonction du

ansnt de Télectro-aimant F avec le contact L, et quand il est relevé, c'est

le commutateur I qui établit la conununication entre l'électro-aimant E et

le contact K. Pour peu qu'on suive la direction du coiurant dans ces deux

circints, <m reconnaît facilement qu'en temps ordinaire aucun courant ne

peut passer à travers le système, puisque le tiroir appuie alors sur le con-

tKt K et que le soufflet est dégonflé ; mais il suffit de tirer ce tiroir pour

faire agir le soufflet, car la fermeture du circuit est effectuée en h, et c'est

elle qui provoque le débridement de Tarmature de l'électro-aimant £ et

l'ouTerture de la soupape D. D*un autre côté, on comprend aisément qu'en

repoussant alors le tiroir, on pourra £aûre taire le jeu de tu}'aux mis en action,

car le soufflet B étant alors soulevé, rintemipteur I complète le circuit de

réiectro-aimant E, à travers le contact K, et cet électro-aimant, en fermant

la soupape D par l'intermédiaire de son armature^ et en embridant celle-ci

«Q 6, a replacé le système dans ses conditions normales.

Le journal américain ne donne du reste aucun détail sur la disposition des interrupteurs appliqués aux claviers, ni sur ceux destinés aux accouplements. Après avoir donné des renseignements sur la disposition électrooagnétique des leviers pneumatiques, il dit : « à rcxccption de ces combinaisons pneumatiques, toutes les autres fonctions de Torguc sont effectuées niécaniquement, et du moment où l'appareil rentre dans les conditions ordicaiies, nous n*avons plus à nous en occuper. » Un peu plus loin il ajoute <IQe fappareU est très-sensible et que sa promptitude d'action dépasse celle «l'un piano ; de sorte que l'on peut exécuter les ti-ails les plus rapides avec une netteté et un brillant que l'on ne pourrait obtenir avec les systèmes ïDCiens.

H existe aussi h Lon«lros dos or^^ucs éli?rtri<iiios, mais elles ne me sont (tas assez connues pour que je puisse en parler. Ap^femtloA de l'élecirieité ma pyrophoae de M. KamC- ^ — Le pyropboiic do M. Kastner est fondé sur la proiiriétc que po^

sëdent certaines dispositions de flammes de produire des sons, quand elles sont placées à Tintérieur d*un tube et en un certain point de ce tube qui dépend de sa longueur et de son diamètre. Naturellement la valeur de ces sons dépend des diiLensions de ces tubes, et en les choisissant convenablement, on peut arriver à obtenir toutes les notes de la gamme dans plusieurs octaves. Ces sons se rapprochent de ceux de Torgue, mais ils sont plus suaves et pliis harmonieux, et leur excès de douceur finit même par être énervant. Néanmoins, M. Kastner, fils de l'ancien membre de TAcadémie des beaux-arts, est parvenu à en fûre un instrument agréable, au moyen duquel il a pu accompagner d'une manière charmante la voix humaine, et auquel il a donné le nom de pyrophone. Nous n'entrerons dans aucun détail sur la théorie de cet instrument, ni sur les bonnes conditions de son installation qui ont exigé beaucoup de recherches de la part de son inven* teur; nous dirons seulement que, pour produire des sons au moyen des flammes du gaz d'éclairage, il a Mu imaginer ime disposition particulière de becs de gaz et certaines combinaisons mécaniques propres à établir une relation de mouvement entre eux et le clavier destiné à les mettre en jeu. On a réalisé ce problème au moyen d'une série de becs de gaz recourbés et articulés, rangés circulairement, qui, étant soumis au mouvement de va et vient d'une vergette, peuvent se réunir de manière à former une couronne à peu près continue ou à s'écarter les uns des autres d'une distance d'environ 15 milhmètres. Quand ces becs sont réunis, les différents jets de gaz ne forment qu'une seule et même flamme cylindrique qui ne produit aucun son ; mais quand ils se trouvent séparés au moyen d'une traction exercée sur la tringlette, il se produit un son dont le degré d'acquité est en rapport avec la grosseur et la longueur du tube dans lequel ces becs sont renfermés. Toutefois, ces sons no se développent pas instantanément, et c'est ce qui fait qu'on a di\ composer, pour ce genre d'instrument, une musique particulière dont la mesure est par conséquent fort lente.

Étant en possession, par les moyens précédents, d'une série de notes musicales susceptibles d'être mises à volonté en vibration par un moyen mécanique quelconque, on pouvait, comme on le comprend facilement, relier ces notes à un clavier de piano, et effectuer cette liaison, soit mécaniquement au moyen de tirants et de compas articulés comme dans un orgue, soit électriquement, et alors Tapparcil pouvait être joué à distance. M. Kastr ner a employé les deux moyens et ils ont très-bien réussi. Nous ne nous occuperons naturellement que du dernier.

Pour frapper davantage l'attention, M. Kastner a donné à son pyrophone électrique, la forme d'un lustre dont les verres des becs constituent les

IKires. Ces verres sont, il est vrai, un peu grands et dû dimensions s ils sont rangés do munière à se grouper assez agréablelil. Les tubes les plus longs surmontent les brdnches les plus lou- I plus basses de l'appareil, et les plus kpartio centrale. L'organe électro-ma- Fig. 22,

ppdé & réagir sur les becs et qui a été m t

: une grande habileté par M. Dt^spnaifita dans un ctectro-aimant ù trois H (onae que nous avons décrite, t. 11, inl l'annature est adaptée à la trinml sur les becs. La tij;. 32 ci-contre fco disi^sitif. P,E' sont les becs de ga/ m en communication avec le tuj-au du I KK qui leur est commun, par des |duit3 OQ dont la partie inférieure Q e par des tubes de caoutchouc. Ces iSU nombre de dcuF, mais nous n'en ntté ijuc deux sur la figure, pour iCompliquer. Les conduits; O qui sont , sont soudés par leur partie iufétdes pièces C.C qui sont écLanciécs et |b des pièces rigides d, d, UsÉcs aui dis([ue N. Ce disque est (ixé â f d'unu ti^ verticale L qui termine le ibution KK, et sur laquelle glisse (H munie de deux disfjuesS et^.A, à s oa dclerminu le mouvement Jrs affet, le disque S étant engagé dans 1 des pikus C.C, et le disque 6^ i k l'extrémité de deux petites Irin- «tiée* elles-mêmes au système élecpi* par l'intermédiaire d'uiie lamelle X titanU UU, H'U' Hxcs â la culasse ml K, il devra arriver, si l'élecit susceptible du su mouvoir de bas l« pticua ce oscilk-ront siu- leur

L at r^cttcroiit en arrière les becs P, P qui se tiouverorit ■ uns des avitres. Au contraire, ces becs se rapuit SQ meut de haut un bas. Or, pour obtenir ce

iOO APPLICATION AUX INSTRUMENTS MUSICAUX.

double mouvement de l*électro-aimant E, il suffira que son annatuie AA se trouve fixée sur le tuyau de distribution KK, et que son poids, qui ONtt* titue alors la force antagoniste opposée à son action, soit réglé convenablement au moyen d'un boudin R. Dans ces conditions, le passage du courant à travers rélectro-aimant, aura pour effet de provoquer le soulèvement de celui-ci sous Finfluence de l'action qu'il exercera sur son armature qui est fixe, et lorsque le courant cessera, Teffet inverse sera produit sous rinfluence de Texcës de poids du même électro-aimant Conséqueomient, pour clbteiàt des sons de la part des différents systèmes électro-magnétiques ainsi établil^ il suffira de les anifner par renvoi d'un courant, et comme cette transmission peut être faite par l'intermédiaire de fils dissimulés dans le plafond et mis en rapport avec un clavier à interrupteurs, qui pourra être placé à u^ distance quelconque de l'instrument, on pourra mettre en jeu le pyrophone, d'une chambre éloignée, sans qu'au premier abord on puisse comprendre d'où vient la musique que Ton entend.

Application de l'électricité aux pianos. — L'idée de mettre en jeu un piano au moyen de la force électro-magnétique n^est pas noovellc, comme nous l'avons déjà dit, mais ce n'est guère qu^en 1867 que œ système s*est trouvé placé dans d'assez bonnes conditions pour fournir qudr ques résultats satisfaisants. Et d'abord, commençons par dire que cette ap[)lication ne peut réellement présenter d'avantages qu'au point de vue du fonctionnement automatique de ces instruments. Des pianos de ce genre no sont donc, par le fait, que des pianos mécaniques dans le genre de ceux de M. Debain, à cette différence près qu'ils permettent de nuancer un mo^ ccau, comme on le fait avec le pianista de M. J. Thibouville.

Les premières tentatives fructueuses qui ont été entreprises dans cet ordre d'idées, doivent être rapportées à M. Andréa, de Sindelfengen (Wu^ leniberg), qui, en 18Gi, avait pris dans ce pays un brevet pour un piano électrique; mais ce sont MM. Hipp et Spiess qui ont pu mener à bonne tin cette idée, et encore n'ont-ils pu réussir à détrôner le piano simplement mécanique.

Système de M, Ilipp. — Au premier abord rien ne semble plus facile que rjijH»Ii('LilioTi di's iMoyjMis rloctriqiios au jou des jûanos, inaiîf; quand on en arrive à la mise à exécution, on se heurte contre des diflicultôs nombreuses (jui ont dr^couragé les premiers inventeurs.

I/i-lrc (jni sn [yrvscnfo ;i proinirro, \\u\ est, ori eiïct, collo do placer sous les touclics du [)iaiio, des électro-aimants dont l'armature constituerait la touche elle-même ; mais il résulterait d'une semblable disposition, un bruissement assourdissant (|ui, non-seulement altérerait les sons produits, mais les

APPUCATIUN AUX INSTKUMEMTS MliSir.AUX. m

DTonl. [>'un autre cdté, l'attaquo ilc la noie ne ponrraU ^tre

lUO, puisque la fbrce élcclra-cuaguâtiiiuo serait au ininituuiii

et qu'en aufimentant il mesure que l'armature se nipproctiurait

:, elle pro<luirail uu ull'ul diumûLraleaicul opposû £i celui

inà par les doigl^

r un résultai qui, à ce point de vue, put t'ire satisfaisant, il un système ùlectro-magnotjque capable de rùagir en sens conitro-aimanU onlinairos. c'est-à-dire commencer son action gmndo force et la terminer avec sa plus faible. Or, c'est eu à r*enu M. Ilipp au moyen de l 'électro-aimant dont nous avons 91, et que nous représentons âg. '23. Avec des électro-aimants il Bullliiait, en effet, de faire réagir directement les armamécanismes des marteaux, pour produire les coups secs néccs- :J6u, Dt de cette manière, on pouvait se servir du piano comme

de H. Hipp, il y & autant d'électro-aimonts que do tou- (darior, et ces électro-aimants sont placés h l'inlûiieur de l'insdes mOcanismcs des marloaus, auxquels loiir armature r rintcmiédiairo d'une légître tige do bois. Cclt« disposition s être appliquée h toute espèce de pianos sans nécessiter une particulière.

iMtro-aimant se compose, X bobines dont les pâles sont pool de laiton S. sur lequul I eo ( l'armature A, et celle-ci da manière it pouvoir osciller Bfi de rUectro-aiaiani et a e de cercle ce. Un tampon ^nljw le bniit que causerait [de celte armature quand elle k position normale. Comme nagnôtique s'exerce sur i au moment oli elle est act avec les pdies magnée continue jusqu'à ct> que } se trouve dans le pluii inétiquc», [lour diminuer Ibtdndro au Ijout opposé de

on le voit lig. 23. d'un for k

Fig. 23.

rr

le que «'ûtait posé M. Uipp se trouvait ainsi compléta-

Quant à Tappareil transmetteur, il constitue un petit meuble indépendant du piano et qui peut être placé en tel endroit qu'il convient et même k n'importe quelle distance. 11 se compose essentiellement d'un mouvement d'horlogerie mu par un poids qui foit tourner un cylindre métallique mis en rapport avec la pile, et sur lequel appuie un i&teau armé d'autant de pointes à ressort qu'il y a de touches au clavier. Chacune de ces pointas est en rapport par un fil avec un des électro-aimants dont nous avons parlée et peut en touchant la surface du cylindre, compléter le circuit à travers cet électro-aimant.

La musique est notée sur une bande de carton mince ou de toile d'une longueur plus ou moins grandei suivant retendue du morceau que Ton veut jouer, et d'une largeur égale à celle du râteau ; elle y est représentée par de petits trous carrés plus ou moins longs, suivant la valeur des notes qu'ils représentent, et ces trous sont pratiqués à l'aide d'un perforateur comme dans le système de transmission automatique de MM. Digney. La bande ainsi perforée représente donc, en quelque sorte, celle qui, dans les métiers Jacquart, fournit les dessins des étoffés. Elle est d'ailleurs roulée en provision sur un rouleau de bois et doit passer entre le cylindre métallique dont nous avons parlé et le râteau qui appuie sur lui. Ce cylindre est disposé de manière à pouvoir entraîner cette bande avec une vitesse susccsptiblo d'être réglée, et en rapport avec la mesure dans laquelle le morceau doit être joué.

Il est facile de comprendre ce qui arrive quand l'appareil est mis en action ; quand une partie pleine se présente devant une pointe du r&teau, aucun contact électrique n'est produit, et aucun marteau du piano n'est mis en jeu ; mais aussitôt que l'une quelconque des pointes rencontre une perforation du carton, la pointe correspondante frotte sur le cylindre métallique, et détermine l'action de l'électro-aimant correspondant, lequel provoque la mise en jeu de l'un des marteaux du piano. S'il y a plusieurs pointes qui rencontrent en même temps le cylindre, plusieurs notes se font entendre en même temps, et comme la pile est disposée de manière à fbu^ nir de l'électricité de quantité, la division du courant n'exerce pas ime grande influence.

Pour obtenir le renforcement ou l'affaiblissement des sons produits, un jeu de bobines de résistances est établi sur la partie du circuit, commune à tous les électro-aimants, et, suivant qu'on tourne un commutateur, disposé ad hoc, sur tel ou tel des contacts en rapport avec ces différentes résistances, on peut obtenir les effets de forte, de piano et de mezzo piano, qui sont indiqués sur la musique. Suivant M. Hipp, une pile électrique de

^HjtmonU Biinsca de 16 ce^tim^trcs ou h bictu'oniatQ da potasac, suffît ^^bent pour tahe fonctionner son appareil. ^^fttimt de M Sptess. — Ce système ne paraît en rien dilTèrer de celui de

il. Bipp, que nous avons décrit précédemment. Voici ce qui en est dît dans

le fSuIktin dt la Sotii-Xè iTmcouragemmt, t. XV, p. C,\Q.

■ H. îtpicss, k t^umiswald on Suisse, présente à lu Société, un piano dfoil (pu peut être joué comme un piano ordinaire, ou fonctionner mècaniquement par l'éJectricité.

■ L'appsrdl entier qui produit cette exécution mécanique, se compose tic dwii parties qui peuvent être séparées par une assea grande distance. U pmnitTO, l'organe directeur, est formée d'un mécanisme d'iioriogerie. ioot le mouvemenl uniforme peut être moditié à volonté et qui fait passer me bandv di; papier fort, d'un rouleau de bois sur lequel elle est enroulée, ar nn autre rouleau pareil. Entre les deux, le papier est tendu sur un rouhaa de cuivre auquel aboutit l'un des fils d'une pile électrique, Au-dossus et MS trois rouleaux, on trouve un peigne dont les dents sont en communiobu «ne l'autre pdie de la pile, par l'intermédiaire des organes électrifBflc destinés à ttùra fonctionner le piano. La bande de papier empl^chc le paaege du courant électrique, mais elle resBemblo aux cartons du métier Jecqnart, et elle est percée de trous de longueurs différenles, correspondant lia BfM* (In morc«au de musique qui doit être exécuté sur le piano.

• Cet instnmienl, le piano, est la deuxième partie du système. Chacun de sa BartMUX peut ôtre conduit de deux manières ; d'une part, par la toudMda davier pour l'usage du pianiste, et d'autre part, par une petite tige «■ttcale en bois, qui peut soulever le levier et faire parler ta note lorsqu'elle M tiiie de bas on haut. Dans l'exécution mécanique de la musique, cette iMikn est opérAc par des électro-aimants en nombre égal à celui des ■M, kequels entrent en action aussitôt que, sur l'organe directeur, la prê- ■OM d'un trou du papier sous la dent correspondante du peigne, permet u ontnnt é-Jectrique de s'établir. Ainsi, chaque note écrite par des trous ■tia fande de papier percée dans le système Jacqiiart. donne lieu au pas- ■ladn oounut, quand cette ouverture permet le contact de la dent du t^fOB tttT le cylindre do cuivre, et ce courant anime l'électro-aimant cor- Myondant ii cette dent, qui soulève la tige de bois et fait parler la note. QldipMaautn's dispositions de détails fondées sur le même principe mettent • bnctioo des pédalos de forte ou de sourdine, de manière à nuancer OmoaUenieut le jeu de rinsirument.

■ K. BfMtt, aprte ovoir décrit cet appareil, a fait exécuter plusieurs mor- IDO par le piunu qu'il avait établi dans la salle. La prestesse

du jeu, sa ncttotô dans les passages rapides ont 6té remarquées, et la pilo qui n'était composée que de 3G éléments de Daniell, a donné cependant une force suffisante pour que le son de Tinstrument fi\t au moins égal îi ce qu'il aurait été sous la main d'un bon pianiste. (Extrait du proces-verbal de la séance de la Société (rcficouragemcnt, du 24 juillet 1$G8.) »

M. Spiess avait encore annoncé^ que des dispositions du même genre avaient été appliquées par lui à l'orgue, et il exprimait le désir qu'il aurait eu, d'en faire entendre les effets sur l'orgue d'une des églises de Paris. Son désir a du reste été accompli, car nous lisons dans les Mondes, t. XVIU, p. 163, un compte-rendu d'expériences faites par lui, sur l'orgue de Saint- Sulpice, et qui ont été, parait-il, très-satisfaisantes.

Application de l'électricité & la transmlnslon dea aona musicaux. — Il y a déjà longtemps, MM. Page, Henry et Wertheim» avaient observé qu^ si on magnétise et on démagnétise rapidement un fll de fer, on le fait entrer en vibration, et il peut dès lors produire des sons plus ou moins aigus suivant la rapidité des actions magnétisantes qui T^ni* ment. Si on emploie pour produire ces effets de magnétisation, des courants électriques, ces vibrations sont isochrones avec celles qui sont produites par rintemipteur du courant, et Ton comprend dès lors, que si, à une station, on s'arrange de manière à £Eiire vibrer un interrupteur à l'unisson d'un son musical quelconque, on pourra transmettre à un fil de fer placé à une seconde station et enveloppé par une hélice électro-magnétique, un mouvement do vibration qui pourra représenter le son musical reproduit par rinterrupteur. Tel est le principe sur lequel sont fondés les appareils destinés à la transmission dos sons musicaux et auxquels on a donné le nom de téléphones.

Téléphone de M. Reuss. — Le téléphone de M. Reuss se compose, conunc les systèmes télégraphiques, de deux parties distinctes, d'un transmetteur et d'un récepteur. La fig. 24 représente le premier, qui est par conséquent placé à la station oîi se trouve l'instrument de musique dont on ioit transmettre les sons, et le second appareil destiSié à répéter à l'autre station les sons transmis, est représenté, fig. 25. Naturellement, la distance séparant les deux stations peut être aussi grande que l'on veut, pourvu que le générateur électrique ait une force convenable et en rapport avec cette distance. La liaison des deux appareils entre eux est d'ailleurs faite comme dans les systèmes télégraphiques ordinaires.

Le transmetteur se compose d'une boîte sonore K, qui porte à sa partie supérieure une large ouverture circulaire, à travers laquelle est tendue une membrane, et au centrede celle-ci^ se trouve adapte mi léger disque de pla-

APPUCATION AUX INSTRUMENTS MUSICAUX. lOS

hs.aii-deesaK[lu']i)ctGstHx6 une pointe m6talli[[ue b qui conEtîtucavoc

iatemiiitcur. Pur nue des faces de cette boîlo sonore K, se trouve uno

!■ de portô-voin T, qui est destiiiô Jt recueillir les sons et à les diriger ii

rieur de I«buiU> K, puur les fiùre réagir ensuite sur laraenibnuie. Une

Ilie de la boite K a été brisée sur la figure, pour qu'on puisse disUoguer

NdifTêrantcs parties qui la composent. Les tiges a,b,c qui portent la pointe

Je platine b sont réunies mélalliqucmenl a.\vc une clef Morse t. [ilacûe sur

'/ nfAf: -!■? la botte K, et avec un électro-aimant A qui appartient à un ' u'i-.iptiiqUË destiné il ècbanger les signaux nécessaires & la mise

- dcuK upporeils auK deux stations.

, ■il"' est constitué par une caisse sonore B, portant deux chcvakudrii ftui lesquels est soutenu un fil de l^tdd de la grosseur d'une aiguille tbiciMcr. Une bobine électro- magnétique g enveloppe co fil. et se trouve whruiia par un couvercle D, qui concentre les sons d6jà amplifiés par li aise soDorv ; cotte caisse est même munie, à cet elTet, de deux ouvor- ■am pfUiquécs au-dessous de la bobine.

U dteaiil de ligne est mis en rap[>ort avec le fil de cette bobine, pu les •lan lamw d'sUaclie 3 et \, et une clef Morse I se trouve placée sur le cOti lit kciisBe B pour l'échange des correspondances.

l^orturu Tonclionner ce système, il sullit do faire parler l'instrument tel 00 nul iroiuimcttrc les sons devant l'ouverture T, et cet instrument pM itK uik! fli1t«, un violon ou même la voix humaine. Les vibrations de Air dUarmiuécs par ces instruments, font vibrera l' unisson la membraiio. 9, et udle-ci, en approchant et éloignant rapidement le disijue fttfdt la pointe b, founiil uno série d'iatorruptions de courant qui

se trouvent répercutées par le fil de fer dd et transformées en vibrations métalliques, dont le nombre est égal à celui des sons successivement pro« duits.

D'après ce mode d'action, on comprend donc qu'il soit possible de transmettre les sons avec leur valeur relative ; mais Ton conçoit également que ces sons ainsi transmis n'auront pas le timbre de ceux qui leur donnent naissance, car le timbre est indépendant du nombre des vibrations, et il faut même le dire ici, les sons produits par l'appareil de M. Reuss avaient un timbre de flûte à Tognon qui n'avait rien de séduisant; toutefois, le problème de la transmission électrique des sons musicaux était bien réeUement résolu, et on pouvait dire en toute vérité qu'un air ou une mëodie pou« vait être entendu à une distance aussi grande qu'on pouvait le désirer.

L'invention du téléphone paraît antérieure k l'année 1866, car le proteseur Heisler en parle dans son TraiU de physique technique, publié à Vienne en 1866, et prétend même dans l'article qu'il lui consacre, que, quoique dans son enfancOi cet appareil était susceptible de transmettre non-seulement des sons musicaux, mais encore des mélodies chantées. Ce système fut ensuite perfectionné par M. Yander Weyde qui, après avoir lu la description publiée par M. Heisler, chercha à rendre la boîte de transmission de Tappai^eil Reus plus sonore, et les sons produits par le récepteur plus forts.

Voici ce qu'il dit à ce sujet dans le Scientific american journal :

a Ayant £ût construire en 1868, deux téléphones du genre de celui décrit précédemment, je les montrai à la réunion du club polytechnique de l'Institut américain. Les sons transmis étaient produits à l'extrémité la plus éloignée du Cooper Institut, et tout à fait en dehors de la salle où se trouvaient les auditeurs de l'association, et l'appareil récepteur était placé sur ime table, dans la salle même des séances. Il reproduisait fidèlement les airs chantés, mais les sons étaient un peu faibles et un peu nasillards. Je songeai alors à perfectionner cet appareil, et je cherchai d'abord à obtenir dans la boîte K des vibrations plus puissantes en les faisant répercuter par les côtés de cette boîte au moyen de parois creuses. Je renforçai ensuite les sons produits par le récepteur, en introduisant dans la bobine plusieurs fils de fer au lieu d'un seul. Ces perfectionnements ayant été soumis à la réunion de Tassociation américaine pour Tavancement des sciences, qui eut lieu en 1869, on exprima l'opinion que cette invention renfermait le germe d'une nouvelle méthode de transmission télégraphique, qui pourrait conduire à des résultats importants. »

S'il est vrai, comme Ta assuré sir W. Thomson, qu'à l'exposition de Philadelphie de 1876 se trouvait un système télégraphique transmettant la

pinde, on pourra reconnattre qtie CPtte prfidiclion de l'association amérif^iine a été juslilloe au-delà même des prévisions. Nous verrons du reste qu'on a tonib sur ce principe plusieurs systèmes de traosmissions simultMtia qui ODt évidemment leur mérit«.

TâipHOM de MM. Cecil et Léonard Wray. — Ce système n'est qu'un simple periecUonoement de celui de M. Reuss, imaginé en vue de rendre les (flltt pfodaits plus énergiques. Ainsi le transmetteur est muni de deux aMaibmoes au li(>u d'ime, et son récepteur, au lieu d'être constitué par tm «mple Gl de fer recouvert d'une Iwbine magnétisante, se compose de deux totrines distinctes placées dans le prolongement l'une de l'autre, et k l'intéritta desqudies se trouvent deux tiges de fer Ces tiges sont fixées par une de Inns extrémités à deux lames de cuivre maintenues elles-mfmes dans nw pétition fixe au moyeu de deux piliers à écrous, et les deux autres extrëtfljt de ces tiges, entre les bobines, sont disposées & une très-petite dis- Hes l'une devant l'autre, mais sans cependant se toucher. Le système est MUmin monté sur une caisse sonore, munie d'un trou dans l'espace cormpondont k rintervallo séparant les bobines, et celles-ci correspondent à fstre boutons d'attache qui sont mis en rapport avec le circuit de ligne, df telle mani&re, que les polarités opposées des deux tiges soient de signes «obtins, et no forment qu'un seul et même aimant coupé par le milieu, Dpmb qu'avec cette disposition les sons produits sont beaucoup plus

là tonae du transmetteur est aussi un peu différente de celle que nous WOna dAcTite précédemment -. la partie supérieure, au lieu d'être horizonfeh^W im peu inclini«, et l'ouverture par laquelle les sons doivent se noBinuquer à la membrane vibrante, occupe une grande partie du cAté bfln èlffvA delà caisse, qui à cet effet se présente sous une certaine oblifM. Im iecondc membrane qui est en caoutchouc, forme une sorte de Mm qui divise en deux la caisse, à partir du bord supérieur de l'ouveriMt M dlqjrès l'inventeur, elle aurait pour effet, tout en augmentant TamfMnde dot vibniUons produites par la membrane extérieure, comme dans H BuDboar, de protéger celle-ci contre les effets de la respiration et plutan mtns causes nutsiblos. L'interrupteur lui-même diffère aussi de celui ithfipireil de M. Reuss. Ainsi le disque de platine appelé à fournir les tMaeO, n'tXl mis en rapport métallique avec le circuit, que par l'intermélUndedeux petit» Als de platine ou d'acier qui plongent dans deux petits . de mercure cl reliés h ce circuit. Par ce moyen, la membrane I dans 866 mouvements et peut vibrer plus bellement ot d'ailleurs effectuée par une i>etite pointe de platine por-

tée par un levier à ressort articule qui se trouve au-dessus du disque, et dont rextrémité étant fixée au-dessous d'une sorte de clef Morse, permet d'effectuer à la main les fermetures de courant nécessaires à l'échange des correspondances pour la mise en train des appareils. On peut voir les dessins et la description de cet appareil dans le Télégraphie journal du 15 février 1877.

Téléphone de M. Elisha Gray, de Chicago (1). — Ce système téléphonique est encore une modification de celuideM.Reuss, que nous avons décrit précédemment. Il se compose d'abord d'une bobine d'induction à deux héhces superposées, dont Tintemipteur, qui est à trembleur, est multiple et disposé de manière à produire des vibrations assez nombreuses pour émettre des sons. Ces sons, conmie on le sait; peuvent être modifiés suivant la manière dont l'appareil est réglé, et s'il existe à côté les uns des autres un certain nombre d'interrupteurs de ce genre, dont les lames vibrantes seront réglées de manière à fournir les différentes notes de la gamme sur plusieurs octaves, on pourra en mettant en action tels ou tels d'entre eux, exécuter sur cet instrument d'un nouveau genre, un morceau de musique dont les sons se rappr' cheront de ceux produits par les instruments à anches, tels que, harn.. ,niums, accordéons, etc. La mise en action de ces interrupteurs pourra d'ailleurs être effectuée au moyen du courant primaire de la bobine d'induction qui circulera à travers l'un ou l'autre des électro-aimants do ces interrupteurs, sous l'influence de l'abaissement de l'une ou l'autre des touches d'un clavier commutatem*, et les courants secondaires qui naîtront dans la bobine sous l'influence de ces courants primaires interrompus, pourront transmettre les vibrations correspondantes, à distance, sur un récepteur qui pourra être de la nature de ceux des systèmes précédents.

Toutefois, M. Elisha Gray dispose ce récepteur d'une manière un peu différente. Au lieu d'im fil de fer ou de deux tiges de fer entourées de bobines magnétisantes, il emploie un simple électro-aimant renversé, sous les pôles duquel est adaptée une caisse cylindrique en métal, laquelle étant percée comme les violons de deux trous en 8, joue le rôle de caisse sonore. Il prétend que les mouvements moléculaires déterminés au sein du noyau magnétique sous l'influence des alternatives d'aimantations et de désaimentatiens, suffisent pour déterminer des vibrations en rapport avec la rapidilô de ces alternatives, et ces vibrations sont amplifiées par la caisse sonore.

S'il faut en croire M. Elisha Gray, les vibrations transmises par des cou-

(1) Voir le Télégraphie journal, t. III, p. 286.

rants secondaires, seraient capables de &ire résonner à distance et à travers même le corps humain, des lames conductrices susceptibles d'entrer flEu^ilement en vibration et disposées sur des caisses sonores. Ainsi, on pourrait foire produire des sons musicaux à des cylindres de cuivre placés sur ime table, à une plaque métallique tendue sur une boîte de violon, à une feuille de clinquant tendue sur un tambour ou à toute autre substance résonnant:, en touchant d'ime main ces différents corps et en prenant de l'autre le bout du fil du circuit ; ces sons qui pourraient avoir un timbre différent suivant la nature de la substance touchée, reproduiraient la note transmise avec le nombre exact de vibrations qui lui correspond (1).

On comprend aisément que les mômes effets pourraient être reproduits, si aulieu dlntemipteurs ou de rhéotomcs électriques, on employait à lastation de transmission des interrupteurs mécanique? 'lisposés de manière à fournir le nombre d'mtemiptions de courant enr pport avec les vibrations des différentes notes de la gamme. On pourrait er^core, par ce moyen, se dispenser de la bobine d'induction, et faire réagir directement sur le récepteur le courant ainsi interrompu par Tinterrupten mécanique.

Dans une autre disposition décrite dan*« le Télêgrapher du 7 octobre 1876, l'appareil transmetteur est im peu mod é; l'action électrique qui détermine la vibration des lames, est fournie uar ime pile locale, et pour éviter les irrégularités d'action qui pourraient ésulter des variations d'mtensito de cette pile, M. Gray emploie un système ëJectro-magnétique à double électn)-aimant. Les lames vibrantes fournissant les différentes notes et qui sont en ader, sont alors placées entre les pôles de deux électro-aimants de résistance très-différente, interposés sur le circuit local de la pile, et ce circuit ^t combiné de manière à former avec la lame vibrante un rhéotome à trem-

(1) M. Gray, dans un article inséré dans lo Téléyrapher du 7 octobre 1876, et dont '« truuTera une tradaction dans les Annales télégraphiques de mars-avril 1877, p. 97- ^, entre dans de longs détails sur ce mode de transmission des sons par les tissus ■^i curps humain, et voici suivant lui les conditions dans lesquelles il faut être placé |*>ur «•btt'nir do lM»ns résultats :

^ b-> ♦•mis«îiims ('liM'iriques doivent avoir une ltMl'^ion ctnisidcrablc |)0ur rendre It^t perceptible à l'oreille;

^ U substance employée i>our toucber la plaiiue métallique, doit être douce, ^\Mt cl conductrice jusqu'au point de contact ; là, il faut interposer une résistance ''"^•minr<», ni trop prande, ni tiop petite;

^* U pUiquo et la ninin, ou auin) ti>^sn, ne dolvont pas seulement être en contact, 'iliuique ce contact résulte d'un frottement ou d'un glissement;

•* Us parties en contact doivent ôtre sèches, aûn de conserver lo degré voulu de

ii2 APPLICATION AUX INSTRUMENTS MUSICAUX.

j'en disais dans le tome IV de la seconde édition de cet ouvrage, publié en 1859 :

a Le principe de cet appareil est le même que celui du rhéotome de Neef, au marteau duquel on a substitué une baguette dont les vibrations transversales produisent im son. Quatre de ces baguettes, différentes en longueur, sont placées Tune à côté de l'autre et étant mises en mouvement au moyen de touches, puis arrêtées par des leviers, produisent des sons de combinaison dont il devient facile de démontrer Torigine. »

Dans la première édition de mon Exposé des applications de rélectricité, tome I, p. 168, publié en 1852, j'avais décrit un appareil analogue à celui qui précède ; mais j'y avais attaché si peu d'importance, que je n'en ai même pas parlé dans ma seconde édition. Il est vrai qu'au lieu d'en fàir« un appareil de démonstration, je voulais en faire un véritable harmonica.

Transmission électrique de la parole. — A l'exposition de Philadelphie de 1876, les appareils téléphoniques ont joué un certain rAe, et on a fait même beaucoup de bruit autour d'un certain télégraphe dit parlant, qui pouvait transmettre la parole. Si un homme aussi sérieux que M. W. Thomson no Pavait pas assuré, on aurait pu croire cette nouvelle de la nature de celles qui nous arrivent souvent du Nouveau-Monde ; mais eu raison de l'autorité si considérable du célèbre électricien anglais et des affirmations qui ont été données depuis par 8. M. l'Empereur du Brésil et M. Hugues, nous devons nous y arrêter un instant.

Voici ce que M. W. Thomson a dit à ce sujet à l'Association britannique pour l'avancement des sciences, lors de sa réunion à Glascowe en septembre 1870 :

« Au département des télégraphes des ^tats-Unis, j'ai vu et entendu le téléphone électrique de M. Eiisha Gray, merveilleusement construit» faire resonner en mémo temps quatre dépêches en langage Morse, et avec quelques améliorations de détails, cet appareil serait évidemment suiceptîtlii g d'un rendement quadruple... Au département du Canada, j'ai entaidài ^ ta be ornot U) bt, — There's ihe rub, i articulés à travers un fil télégra* phique, et la prononciation électrique ne faisait qu'accentuer encore l'expression railleuse des monosyllabes ; le fil m'a récité aussi des extraits au hasard des journaux de New- York... Tout cela, mes oreilles l'ont entendu articuler très-distinctement par le mince disque circulaire formé par l'armatiu^e d'un élpclro-aimant... C'était mon collôgnc du jury, le profosscur Watson qui, à l'autre extrémité de la ligne, proférait ces paroles à haute et intelligible voix, en appliquant sa bouche cuutrc une membrane tendue, munie d'une petite pièce de fer doux, laquelle exécutait prés d'un électro-aimant introduit dans

le droiil de la ligne.clee mouvomenU proportioQnels aux vibraiions sonores de l'air. Cette dûcnuverte, la merveille tics niervcillee du télé^'raphe éleciniue, Mt due k un de nos jeunes compatriotes, M. Uratiam Bell, origi- Bun d'ËdimlMxirg el aujourd'hui naturalisé ciLoyeD des États-Unis.

' Od ne peut igu'ailmircr la hardiesse d'iuvenlioii qui a permis de réahser irae des moyens si ainiplos. le problùma si complexe do iiaire reproduire ftt l'clocthcito, les intonations et les articulations si délicates de la voix et fc ki^sgu, et pour oblonij' co résultat, il fallait trouver moyen de faire iniar rôitensitô du courant dans lo mémo rapport que les inflexions des ■■émis par la voix. ■

Vcid du Ptalc lu doscriptioa ot les dessins do ce système lôléplioniquo, liliqa'ÛsODtété piiltliiis dans V Engiiiecriiuj du Tl décembre l8Tt; :

• Laitiâphone articulant de M. Gniliam Uoll. comme ceux de MM. Houm fl Caj'. Gooipartfi deux ap[Kkreils, lui transmetteur et un récepteur, et ces ^|wtil* sont si simples, que sans la haute autorité de sir W. Tlionisun, on ■ail leolè do metlru en doute les cUeU merveilleux qu'on leur attribue.

• l* tnasmetteur, représenté lig. '1&, consiste dans un ùlectro-aimanl à MVHl atÊmmIt, fixé horizontalement sur un petit pilier d'environ deux

pmcCf.Inqudest inwitiMiii uwuir. mhuu micu- iliicaji>ii. ik-u»iil li'S pùl^ de mliiiTlTn nimanf. ou pour parler plus exactement, de ce système magnéto- Ailnqiis, circ'eat un appareil d'induction matjnéto-élcctrique, est llxé dans ■d^Ibo vertical un cudrc cii-uidairc en cuivre sur leguel etit tendue une amdKttm portant •> »un centre une petite armature do fer doux, de fnrme iéhoeur-, et ooUe armaluro en vibraut aveu la membrune, peut, par son

mouvement accompli devant l'appareil d'induction, détcrmiuer des courants induits dont l'intensito est en rapport avec les divers mouvements vibratoires de la membrane. Cette membrane peut d'ailleurs ôtre tendue plus ou moins commelapeaud'un tambour, au moyen des trois visdo serrage que l'on voit dans le dessin au devant de l'appareil, Les deux bouts du lil des bobines d'induction aboutissent h deux boutons d'attache que l'on aperçoit à druit« de la figure, et auxquels est relié, par le fil de ligne, l'appareil récepteur. La partie antérieure de l'appareil est constituée par une caviLô cylindrique qui sert de porte-voix, et c'est devant elle que l'on parle pour transmettre. L'appareil récepteur, représenté fig. 27, n'est autre chose qu'un ùlectroaimant tubulaire de M. Nickiés, sur le pôle circulaire duquel est fixée, par une vis, une lame de fer tris- '^' ' mince (de l'épaisseur d'un pa-

pier de cartouche), qui sert il la bis d'armature vibrante et d'appareil résonnant; cette disposition élcctro- magnétique a lavaniage de concentrer l'action nmgui'Liquo dans un cliuui|) limité, et d'acci-oJtre va même temps l'énergie tie l'électro-aimoDt. Cet électro -aimant est d'ailleurs monté sur un pont en cuivre qui est lui-mi^nic Qxé sur un socio d'acajou.

« Voici maintenant comment Tonctionne l'appareil : Quand on émet un son ou ({u'on pmiére un mot dewil.rourerturu béante ou la bouche de l'appareil transmetteur, sa membrane entre en mouvement et vibre ii l'unisson du son émis. L'armabire de fer dont elle est munie, la suit dans ses mouvements, et en réagissant sur l'appareil d'induction, provoque ime série de courants induits dont le nombre et l'intensité sont en rapport avec le noQibre et l'étendue des vibrations correspondantes au son produit Ces courants induits sont alors transmis à l'électroaimant du récepteur qui, en réagissant sur son armature vibrante, lui fait accomplir le même nombre de vibrations que la membrane et les mêmes inQexions de sons, ce qui per met de distinguer clairement le» mots.

1 Duns tous les essais tentés avant M, Ilell, les vibrations étaient produites BU moyen do fermetures et d'iiitemiptione de courants, qui étant tr.insmisa» sur la récepteur y déterminaient exactement le nombre de vibrations, par seconde, correspondant au son qui lus avait provoqués ; mais La force de e»

nON ALIX rNSTHUMENTS MUSICAUX. m

it RBlant toiy'ours la même, la qualité du son ne pouvait fitro modi- I SODS musicaux pouvaient donc bien (ire transmis aiusi que les résultant de leur combinaison ; mais pour arriver à roproduiro les utioU&Uoas et les inflexions de la voix humaine, il fallait quoique chose de plus, et c'est précisément ce qu'a trouvé M. Dell.

< Oua son appureil, en effet, non-seulemiml les vibrations du transmetloir et du nicepteur peuvent être ^nclm)nisées de manière à reproduire les «o> musicattx, mais elles peuvent Ctre semblables sous le rapport de la i|iillitf iliil iiiiiiii produits, et cela parce que les vibratJous transmises étant nimàhm directement par la voix, leurs différences d'ampliludc peuvent taux lieu à des émissious de courants plus ou moins intenses, qui tra- ÉMBl Adàlement sur le récepteur ces différences, par des impulsions plus «Il noîas Cartes communiquées â la lamo vibrante, lesquelles impulsions faoTCHt alors donner lieu ji des sons articulés analogues k ceux proférés pv la TOîx Itumoine. >

Q ; iiuail beaucoup à dire sut cette manière d'établir la différence entre Ici (ODS musicaux et les sons articulés do la voix bumaiue, et d'un autre eBléoopoumit se demander si les courants induits créés pur l'éloigno- ■tntet le mppnxliement de l'armature, représentent bien, parlcrur diffétODOa d'inlensité, les indexions de la voix ; mais comme il n'y a pas à disons tnc im fait, il s'agit d'examiner ce qu'aurait après tout de si cxtraordOHn une pareille transmission. Si on considère que deux membranes rions par une simple flcellc peuvent transmettre distinctement à une dis- Bnoe de dnq& six mètres, et sans qu'on puisse les entendre extcricurGment, prcMiouc«cs ù voix basse dans des ospfxes de tubes adaptés à ces ((1), oti peut bien admettre que toutes les intlexions des vibrations i constituent tes sons articuk<s et qui sont ainsi transmises méit par le fil, puissent être reproduites par les mouvements d'une et si les courants induits résultant de ces mouvements avaient

I) %)tÊ •mi« tout pa voir «nr les bonlev&rdi cet hiver à Paris, des instruments de |nn if»'-n TpnditlL aui pauMuu pour In mixlMte somme île 3r> ccnlinii». C'^Mienl mftn» da tumriU <tcousUi)ui-» réaiiiii par un sJmiito curdori qui ir^iiiRineualeiJt iMÉMMBI la luiroln nimine l'nurail fiJl un conduit acoustique «I uus qu'on pûL min •siéfieiirvnieiit celai qui parlait. Ces cornets ëiaienl fuimé» do iul>es itu ks dow nu h'jut âtitii rormâ par une memlirano de parchemin an centn.' du irile «ult tlût, |iar uu uieud, l<! ourdou qui lin- rëimisKuit. En iiiuUant la partiu 9i« iù c» lui» I uiui devant \a IhiucIiu ilu celui qui )Kirlitit, l'nuirc sur l'oreillu «M iftd énmaii, on ^l»hliisitii cnim c«s deux pursonoes une conununirjiiion «ibniùot vocales d'ùtre tnuumiseï mActalqueinciU par

une intensité assez différente pour déterminer des nuances correspondantes dans les vibrations électro-magnétiques qu'ils provoquent, ce genre de transmission électrique n^aurait rien d'invraisemblable.

Le Télégraphie jouDial, dans son numéro du 15 mars 1877, p. 65, assure du reste qu'une conversation a été échiangée de cette manière entre les villes de Boston et de Salem (Massachusett), éloignées Tune de l'autre de 18 milles, et, cette fois, si la chose est vraie, il n'y a plus qu'à s'incliner devant un résultat aussi merveilleux. Pour que le lecteur sache à quoi s'en tenir à cet égard, nous allons rapporter ce qu'en dit le Télégraphie journal :

« M. Graham Bell, l'inventeur de ce que M. W. Thomson a appelé la merveille des merveilles, poursuit activement le perfectionnement de son téléphone, et, dans ime conférence faite par lui à Salem le 12 mai demi^, on a pu non-seulement entendre clairement à Boston la lecture feite à Salem, mais encore reconnaître la voix du lecteur et distinguer les applaudissements du public. Dans la soirée du 23, des expériences plus étendues furent encore entreprises. M. Bell était encore à Salem, et son aide, M. Watson, était à Boston. On joua des airs sur l'orgue et sur le cornet à piston à Boston, et la réunion de Salem les entendit parfoitement. Toutefois, les résultats obtenus à Boston ne furent pas aussi satisfaisants, en raison des dépêches échangées à travers la ligne, lesquelles dépêches troublaient la transmission téléphonique. On entendait, en efifet, au milieu de ces transmissions comme le tic- lac d'un instrument étranger. M. Watson trouva pourtant moyen d'y remédier en prenant une membrane qui agissait alors, comme un manipulateur télégraphique, en éliminant les communications télégraphiques nuisibles. De cette manière, les sons entendus et les mots prononcés devinrent assez distincts. »

Quoiqu'il en soit des résultats plus ou moins parfaits de cet appareil curieux, nous devons dire que l'idée de la transmiission électrique de la parole n'est pas nouvelle, et voici ce que j'en disais dans la première édition de mon Exposé des applications de Vèleciricitè, tome II, p. 225, publié en 1854.

rintcrmédiaire des deux membranes et du fil. Ces fils avaient généralement une longueur de quatre à cinq mètres.

Avec un pareil système la transmission des vibrations complexes qui correspondent aux sons articulés, peut se comprendre, puisque les solides peuvent les transmettre aussi bien et même mieux que les gaz, et encore f<iut-il pour cela que la corde soit tendue et entièrement libre; mais quand il s*agit de les transmettre par riotermédiaire d'un agent immatériel qui doit donner lieu à trois manifestations physiques ne pouvant fournir que des effets d*ua ordre détermiaéi la chose devient beaucoup plus extraordinaire.

appucatujn aux instruments musicaux m

Iprès ]m merveilleux télégraphes qui peuvent reproduire à dislance tun ilo tel ou tel individu, et mf me des dessins pins ou moins complî- I, il !)ei[il>lerait iropossible, dit M, 1)*", d'aller plus en avant dans les rcgions du merveillctni. Essayons cependant de faire quelques pas de plus BDCore. Je me s<iis demandé, par exemple, si la parole Blle-mème ne pour- Ht pas Mie transmise par l'électricilé ; en un mot, si l'on ne pourrait pas ptdcr k Vienne et se bira entendre à Paris. La cbose est praticable. Voici

« f^tfsona.on le sait, sont formés par des vibrations et appropriés à l'oreille fvCM mi^es vibrations que reproduisent les milieux intermédiaires.

• Mais rintensité de ces vibrations diminue trôs-rapidement avec la distagtt; Aa sorte qu'il y a, mCme en employant des porte-voix, des tubes et te cornets acoustiques, des limites assoit rcstri'inles qu'on ne peut diipas- 0 Imaiciuex que l'on parle près d'nne plaque mobile, assez llexiblc pour M pndn aucune des vibrations produites par la voix, que cette plaque (Dbbue et Interrompe successivement la communication avec une pile : mu pourrei «voir à distance une autre plaque qui exécutera en même tofs les mimes vibrations.

■ D est mi que riiilcnsiti! des sons produits sera variable au point de dépwt fA la plaque vibre par la voix.et constante au point d'arrivée oîi elle tdnpw IV^tricité;mais il est démontré que cela ne peut altérer les sons.

• 0 Kt èvidunt d'abord que les sons se reproduiraient avec la m&mo bauiiui duis la gamme.

• L'hat actuel do la science acoustique ne {lermel pas do dire à priori, *'i m lera tout !i bit de même des syllabes articulées par la voix humaine. On M f'iat pes encore sulTisamment occupé de la manière dont ces syllabes wMimduUes. On a remarqué, il est vrai, que lus unes se prononcent des tak, les autre* des livres, etc., mais c'est là tout.

■ QoDîqa'D m soit, il faut bien songer que les sy1lal>cs ne reproduisent, rien autre chose que des vibrations dc« milieux intermédiaires; esacicment ces vibrations, et vous reproduirez exactement aussi

teqtebes.

• Hn tool cas, il est impossible de démontrer dans l'élat actuel do la iBaoeque la tmnsmission électrique des sons soit impossible. Toutes les pntBbaitéa, an contraire, sont pour la possibilité

' Quand on par^a [>ûur la première fois d'appli(iucr l'élccti'O-magnélisme

I ^:iiu desi dépi'^ies, un homme haut placû dans la science,

" do «uhlimo utopie, et cependant aujourd'hui on commu-

:< ment de Londres h Vienne par un simple fll métallique. -

Cela u'fiUit pu poMiiile, disait-on, et cela est.

î» APPUCATION ALX INSTHUMENTS 3IUSICAUX.

au moyen d*an disque d'aluminium adapté à sa partie supérieure. Un contre-poids qui termine sa partie inférieure la maintient dans une position Terticale lorsque l'action électrique est interrompue.

Le transmetteur est un peu plus compliqué et se trouve renfermé dans une caisse placée sous le pupitre du chef d'orchestre, à hauteur convenaMe pour qu'une pédale qu'il touche avec le pied, puisse réagir sur une tige verticale à ressort ayant action sur un interrupteur mécanique. Celui-ci se compose d'une roue à rochet sur Taxe de laquelle se trouve une roue à contours sinueux, analogue à celle des premiers manipulateurs à cadran de Bieguet^et les sinuosités de cette soue communiquent à ime sorte de godille articulée qui appuie sur elles, un mouvement d'oscillation susceptible de fermer alternativement deux circuits différents correspondant aux deux électroaimants du métronome. Un encliquetage avec cliquet de retient et butoir de sûreté, commandé par la tige à ressort de la pédale, réagit sur la roue à rochet, et suivant que celle-ci est abaissée ou relevée, le courant est envoyé à travers Tun ou l'autre des deux électro-aimants du métronome ; de sorte que la vergette de celui-ci est inclinée dans un sens ou dans l'autre sous une influence énergique et définie qui ne laisse aucune prise aux vibrations résultant de l'élasticité d'un ressort de rappel, et qui peut déterminer par le choc des armatures contre les électro-aimants un bruit suffisant pour que roreille saisisse la mesure.

Application aax inNtraments d'acoaatiqae à elTetsi miiHieaux. — On a encore appliqué les effets électro-mîignétiques pour mettre eu action le grand appareil d'acoustique de M. Kœnif?, destiné k montrer la composition artificielle des différents timbres de sons, et notamment, celle des timbres des voyelles, par la production simultanée d'une série de notes simples qui forment la suite harmoniquç. Cet appareil se compose de huit diapasons donnant respectivement les notes utj, ut,, S0I3. ut^, mi^, solo uts. Les diapasons sont fixés verticalement entre les branches do 8 électro-aimants horizontaux que traverse un courant inbermittent,etles intermittences sont produites par un diapason intcrrupteur4t1l28 vibrations doubles.

Chaque ditnpason est muni d'un tuyau renforçant, que l'on peut ouvrir plus ou moins à l'aide d'un clavier en communication avec les orifices. Lorsque les tuyaux sont formés, les diapasons s'entendent à peine ; mais on fait résonner cliacun avec une intensité voulue, en appuyant sur les touches du clavier.

Pliono-^leciroAcopo do M. G. Smitli. — Cet instrument est formé, t® d'une caisse rectangulaire en bois dedix pouces sur cinq, portant

deux fitod'aderou de platine, tendus d'une extrémité à rautre,2<^ d'un cylindre toamant muni de deux dânts, et 3^ d'une roue excentrique pour établir ou interrompre le courant dans l'un des fils. La roue tourne sous l'elTort d'un ressort en cuivre qui frotte sur im bouton. Le ressort communique avec un des pôles de la pile, le bouton avec le ûl le plus proche^ et le fil avec Tautre pôle. Voici la manière de se servir de l'instrument : D'abord on tend les fis, au moyen de vis à tète molletée, pour les mettre à Tunisson et leur faire lendre à peu prte Vut ; puis on fait tourner le cylindre de manière à foire résonner successivement les deux notes avant que la roue excentrique ait ètibli le circuit. Après que les deux fils ont résonné à l'unisson, on tourne k cylindre un peu plus ; le courant est établi par la roue et le ressort, et les dents rencontrant alors une seconde fois les fils, ceux-ci résonnent avec un intervalle d'un ton ou plus, suivant la quantité d'électricité qui a passé par l'un de ces fils. En mesurant le temps écoulé entre l'instant où ks fils résonnaient à l'unisson et l'instant où ils ont résonné do nouveau, et ea prenant note de l'intervalle musical produit, intervalle qui résulte de ce qae l'un des fils, en se détendant, a rendu un son plus grave, on a un moyen de mesurer par l'ouïe la dilatation du fil qui communique avec la pile, la température à laquelle il a été élevé, et la quantité d'électricité qui a di\ le traverser pour produire cet effet. En continuant le mouvement, l'intervalle entre les notes augmente, et à la fin, le fil par lequel passe le courant devient trop détendu pour pouvoir résonner. Si, alors, Ton interrompt la communication avec la pile, cl qu'on laisse refroidir le fil échauiïé, on entendra le ion qull rend s'élever par degrés jusqvi'à sa hauteur primitive. L'instrument marche très-bien avec un seul couple. Dans une salle de cours, rcxpêriencc est frappante, très-instructive et facile à foire (chemical news).

Ptomogprmphe électrique. — Les enregistreurs des improvisations musicales exécutées sur un piano, se rapportant à une application de idectricité aux instruments musicaux, devraient figurer dans ce chapitre ; mais comme, en raison des résultats qu'ils fournissent, ils se rattachent aux enregistreurs électriques, nous les avons déjà foit figurer, dans notre tome IV, au chapitre des Enregistreurs. Néanmoins, comme nous avons omis dans notre description un système dont nous n'avons eu connaissance que dernièrement, nous profitons de Toccasion que nous offre le sujet que QoiB traitons dans ce chapitre, pour en dire quelques mots. Ce système auquel on a donné le nom de phonographe n'est d'ailleurs autre chose, sauf des annotations musicales tout à foit accessoires, que celui qui a été décrit, t IV. p. 446.

Dans ce système, en effet, comme dans le mien, le laps de temps exigé

par une note pour être jouée, s'indique par la longueur de l'espace parcouni par la bande do papier. Elle est donc représentée par une ligne noire horizontale, d*uno longueur proportionnée à sa durée. Le reste de la notation, s'il flaut en croire les Mandes auquel nous empruntons ces détails, demeure à tous égards identique à celui dont on fiait journellement usage.

a Notre attention, dit ce journal, doit se porter sur les procédés mécaniques employés pour produire la notation. D'abord, quant au toucher du piano, il demeure absolument le même que si ce piano n'avait pas de phonographe; car le pouvoir mécanique dérive; non du gouvernement des touches, mais d'une batterie voltaïque. Le rôle de la touche se borne à mettre un petit bouton d'airain placé à sa partie inférieure,'en contact avec un petit ressort, ce qui fait qu'un électro-aimant ramène un traceur contre le papier, qui se meut continuellement avec une vitesse déterminée, et marque ainsi la note. Quand on cesse d'appuyer sur la touche, le traceur cesse d'agir, et la tige glisse en arrière. Ce mécanisme peut écrire sous le jeu le plus lent comme sous le plus rapide. Les accidents sont imprimés par un type roulant sur lequel agissent la même tige glissante et le même aimant Ces accidents s'appliquent à chaque touche, de sorte que, bémols et dièzes, qnelqu'en soit le nombre, sont exactement enregistrés. L'appareil, en effet, distingue les accidents, les bémols et les dièzes, et les notes naturelles, de ceux qui sont particuliers à la clef, c'est-à-dire que, si un morceau est écrit dans le ton de' ré naturel, /h, do et sol dièzes n'auront pas dans l'impression le sif?nc du dièze ; tandis que si Ton touche le fa, le do et le sol naturels ou les dièzes des autres notes, des accidents conformes seront imprimés.

« Des notes et des signes qui leur sont affectés, passons aux barres. Le barrage de la musique s'effectue d'une manière si simple et si exacte qu'elle suit exactement l'accentuation du morceau le plus compliqué. Quand un rallentando se présente, la barre ou les barres à travers lesquelles le mouvement s'avance, sont allongées dans une proportion telle, que l'on a exactement le caractère et l'expression du morceau. Il en est de même pour les staccato et les legato,

« La machine n'exige que du papier blanc ; elle règle la portée et imprime la barre simultanément. L'inventeur fournit avec son phonographe une petite pile de forme simple et élégante. Ou la charge simplement avec du sulfate de cuivre et de l'eau ; une charge peut durer plusieurs mois. Le tout est renfermé dans un tiroir au fond de Tapparcil et ne cause aucun embarras ; on n'a à y mettre la main que quand la provision d'eau a besoin d'être renouvelée. >

ni. — Application db l'élbctricitr commi moyen automatique de

R^LAGB BT D'AVBRTISSBMBNT.

Ce genre d'applications électriques se rapporte à tant d'industries et à tant d'usages domestiques, qu'il nous sera bien difficile de décrire toutes les inventions qui ont été proposées dans cet ordre d'idées. Elles sont d'ailleurs souvent l'accompagnement inséparable d'autres applicatiops plus nettement définies, que nous avons dû foire figurer dans d'autres chapitres. Ainsi^ les casse-fils électriques dont nous avons parlé, sont des appareils de réglage automatique qui auraient pu figurer dans le chapitre que nous allons traiter, aussi bien que dans celui où nous Tavons placé ; mais comme nous faisions l'histoire des applications se rapportant à l'industrie des textiles, nous avons dû le ranger parmi les inventions de cette catégorie. lien est de même decertains baromètres, réveils, appareils, d'alarme, etc. que nous avons décrits dans notre tome IV, et qui sont encore fondés sur des actions automatiques. On devra donc considérer ce chapitre comme ne se rapportant qu'à toutes les applications de ce genre, qui n'ont pu trouver phce dans nos autres chapitres. Elles sont comme on va le voir encore très-nombreuses, et tous les jours on en voit éclore de nouvelles.

A^^ertisseurs et réf^alatears éleotro-aatomatlqnes de hk teaipérmtiiFe d'an appartement quelconque. — Il est sou- Tent important dans certaines industries, particulièrement pour les magnaoeries, les minoteries, certains établissements de construction d'appareils de précision,ou certaines usines de produits chimiques, et môme pour les serres chaudes, de maintenir à un degré déterminé la température d'un milieu de grandeur limitée. Dans ce cas, l'électricité peut être utilisée avec avantage. C'est alors le thermomètre qui est l'organe régulateur, Télectrieité, l'organe éiectro-moteur ou avertisseur, et la fonction de ces deux organes est de faire réagir convenablement des bouches de chaleur ou au besoin des bouches réfrigérantes disposées en conséquence. Si le degré de chaleur déterminé n'est pas atteint, la bouche de chaleur s'ouvre sous l'influence d'un clectro-aimant en rapport avec le thermomètre. Ce degré vient-il au contraire à être dépassé, la bouche de chaleur se referme et la bouche réfrigérente peut s'ouvrir ensuite si besoin en est.

L'idée de cette application est tellement simple, qu'elle est venue à l'esprit <le presque tous les inventeurs, et on trouve à chaque instant des brevets pris pour en revendiquer la possession ; mais ce qui est le plus curieux, c'est que les uns et les autres se disputent une priorité qu'ils seraient dans ^impossibilité de prouver, car l'invention du thermomètre avertisseur appar-

AVERTISSEURS ET RËGULÀTEUBS ELECTRIQUES.

Fig. 28.

tient à M. Wheatstone, qui la mit au jour dès l'année IS46, et je crois être le premier qui ait appliqua ce système il l'ouverture et h la fermeture automatique dos bouches de cbaleur. Mon système, en effet, date de 1853; il a figuré & l'exposition de 18» et a été décrit avec détails dans les deux t>remiëres éditions de mon Exposé (publiées en 1853 et en 185T) (1), ce qui n'a pas empêché M. J. Maigtie de publier k différentes reprises qu'il en était l'inv^teur, bien que ses appareils ne datent que de 1851.

Voici du reste comment je décrivais mes appareils dans l'ounage dont je Tiens de parler :

■ Les figures 28 et 29 représentent la disposition des diffirents organes de ce système, a ABCD.A'B'O'D', flg. ?8, sont deux thermomètres à air libre recourbés et remplis moitié avec do l'alcool, moitié avec du mercure; ils sont rùglés de manière à marcher le plus possible d'accord; toutefois dans cette application leur marche syncbronique n'est pas exigée, car ils ont chacun une échelle thermométrique spéciale à laquelle doit être rapportée la disposition des pièces régulatrices. Ces pièces consistent dans deux fils de platine nghB, cdtf portés l'un par une tige en cuivre HE mobile ii frottement dur dnns une rigole do cuivre El en communication avec la borne Y, c'est-à-dire avec un .■-ircuit correspondant à la t)ouclic caloriPiquo; l'autre, par un flotteur c soutenu û la surface du mercure du thermomètre ADCD'. Ce dernier système est équilibré d'une manière analogue ii celui d'un baromètre à cadran, et les extrémiu'-s f et a de ces fils de platine doivent ôlrt] coupées do manière à correspondre l'une a & l'extrémité H de la tige EH, l'autre il, la hauteur de flottaison du flotteur r. A portée du (11 cdilef se trouve fixé un tube de verre KL mobile commA la

(1) Verfr tome III, p. 63 « lome IV, p, b38 de la «econde Mltlon.

tige H £ dans une rigole isolante, et dont le mercure qui le remplit se trouve relié par un fil extensible à la borne X, qui est en rapport avec le circuit de la bouche réfrigérante. La borne Z en communication avec i'uo des pâles de la pile communique par des fils de platine avec le mercure des deux thermomètres.

« Pour obtenir avec cet appareil le règlement de la température, il suffit de pousser plus ou moins la tige E H et le tube K L, jusqu'à ce que Textrémité H de la tige £ H et le niveau g du mercure du tube soient placés devant le degré des échelles thermométriques qui a été assigné. Il se manifeste alors les réactions suivantes : tant que le mercure du thermomètre A B G D n'a pas atteint la pointe a du fil de platine a g hE, c'est-à-dire tant que ce thermomètre n'a pas atteint le degré devant lequel on a placé l'extrémité H de la tige H E^ aucun courant n^est fermé à travers la bouche de chaleur, et la température s'élève successivement dans le milieu où se trouve placé Pappareil ; mais aussitôt que le mercure de ce même thermomètre rencontre la pointe a, le courant électrique est établi, et la bouche de chaleur est fermée. Alors de deux choses l'une, ou la température continuera à monter, ou die redescendra ; si elle redescend, le courant qui a provoqué la fermetore de la bouche calorifique se trouvera interrompu, et celle-ci se rouvrira de nouveau. 8i elle continue do monter, \eûlfedc sortira du mercure, et par cette rupture du courant, ouvrira la bouche réfrigérante. On comprend qu'en adaptant au thermomètre A'B'C'D' un système régulateur analogue à celui du thermomètre ABGD, on arriverait peut-être plus simplement au même résultat; mais j'ai mieux aimé avoir recours à la disposition que ie tiens d'indiquer, afin que le courant ne soit pas bifurqué et n ait pas à rûa^en même temps sur les électro aimants des deux bouches.

• Pour obtenir une réaction électrique susceptible de mettre en jeu des bouches de chaleur d'un grand diamètre, ce qui est nécessaire dans les éta- Uissements industriels dont j'ai parlé, il m'a fallu combiner un mécanisme particulier qui est représenté fig. 29. La bouche à laquelle est adapté ce mécanisme, dans le modèle que j'ai exposé en 1855, a 30 centimètres de diamètre. Elle consiste dans deux grands disques de cuivre percés de sept trous doQt l'un est fixé à l'extrémité du tuyau du calorifère, et dont l'autre est iQobile sur un axe auquel est adaptée une roue A ; trois autres roues iuterluédiiires de même diamètre B, G et D montées sur la traverse de cuivre £P, communiquent à cette roue A le mouvement d'un mécanisme d'horloserie à 3 mobiles, commandé par un électro-aimant M et un échappement G H I d^one forme analogue à celui des télégraphes imprimeurs. M échappement correspond au troisième mobile. Pour chaque fermeture

et pour chaque interruption du courant, le disque I fait un tour complet sur lui-môme, et comme ce disque tourne sept fois plus vite que la roue intermédiaire A D avec laquelle elle est en rapport de mouvement au moyen d'un pignon flxé sur son axe, il arrive que chaque échappement de ce disque fait tourner la bouche de chaleur d'un septième de sa circonférence, c'cst-

Fig. 29.

Hiit:

à-dire d'une quantité suffisante pour que les trous placés les uns en face des autres sur les deux disques de la bouche se trouvent mutuellement cachés par rintervallc qui les sépare. Quoique le mécanisme qui commando le jeu de cette bouche ne soit mis en mouvement que par un simple barillet U (muni, il est vrai, d*un ressort de tourne-broche), il a assez de force pour faire tourner le disque mobile, attendu que les roues A, B, C et D correspondent au second mobile.

a La bouche réfrigérante est construite exactement de la mémo manière; seulement elle communique soit avec les caves, soit avec Tair extérieur, soit avec des appareils où peuvent être introduits des mélanges réfrigérants.

« Il va sans dire que ces bouches avec leur encadrement, doivent être in-* Crustées dans le mur des appartements ou elles doivent être installées. Une

pfle de Daniell de 8 éléments suffit pour mettre en marche ces appareils. » Quelque temps après cette description, et sur les indications que m'avait fourni Tusage de ce système, je fus conduit à simplifier ma disposition thermométrique, et Toici conunent je décrivais ce perfectionnement dans le IV* volume de mon Exposé, publié en 1859 :

« Frappé des inconvénients qui résultaient de rirrégularité de marche des deux thermomètres du transmetteur de mon appareil, j'ai cherché à le combiner de manière à n'employer qu'un seul thermomètre, et pour cela j'ai substitué au fil ag porté par la tige mobile H h (voir fig. 28), deux fils de platine recouverts de soie et tordus ensemble de manière à ne fuie qu'un seul fil, fixé comme le premier en h, mais siu* de Tivoire. Les bouts libres de ces deux fils se trouvent éloignes de deux millimètres enviroQ l'un de Tautre, et plongent dans le tube du thermomètre A B C D, tandis que les bouts fixés en h communiquent par des iils tournes en spirale, l'un avec la bouche réfrigérante, l'autre avec la bouche de chaleur. Ce dernier correspond à cehii des deux fils tordus dont le bout Ubre dépasse raotre. Le jeu de l'appareil s'efifectue de la manière suivante :

« Tant que le mercure du thermomètre n'a pas atteint le plus long fil do platine, la bouche de chaleur reste ouverte ; lu chaleur pénètre dans Tappartement et fiiit monter le mercure ; mais au moment où celui-ci touche le preaier fil, le courant est étabU à travers rélectro-aimant M (fig. 29) de la bou- *:iïv et détermine sa fermeture. Si le mercure baisse, cette bouche est de liouveau ouverte ; mais s'il continue à monter, il rencontre bieiit<U le second U qui renvoie le co«raiit à travei's Télectro-aimaut de la bouche réfrigénote et la fait ouvrir.

« 8*il s'agissait d'obtenir Toûverture ou la fermeture d'orilices plus grands qœ des bouches de chaleur, on pourrait employer à cela Tembrayeur électrique de M. Achard ; mais ce moyen ne serait avantageux que dans les Q&nes où se trouverait déjà un moteur, à moins que la force exigée pour k manonivre de ces orifices de chaleur ne dépassât pas celle que peuvent bunir les mécanismes d'horlogerie, n

Le système de M. J. Maistre ne diffère de celui que j'avais imagine qu'en ft que son thermomètre est fermé à la lampe au lieu d'être ouvert; mais a je l'ai maintenu ouvert, c'était pour faire varier à volonté les indications des maxima et minima qui, suivant les applications, doivent être diffe- ^tes. Quand on emploie des therniomètrcs fermés, il faut avoir auUuit dapporeils que d'indications. Du reste, comme ces apiKireils ne sont pas

^^> on peut se donner le luxe, si besoin en est, d'mie collection de ther-

momèires ayant le fil de pSatine intemipCeur pboé à diflërents degrés (1). Phisieuis personnes ont pris ce parti et s*en sont très-bien trouvées.

8i M. J. Maistre a marché sur mes brisées, beaucoup d'autres inventeurs, en revanche^ ont marché sur les siennes, et nous trouvons dans la description des brevets, dans le Bulletin de la Société S encouragement, ainsi que dans le journal Us Mondes, une foule de systèmes de ce genre q[ui ne difiCërent que fort peu les uns des autres, et parmi lesquds nous signalerons ceux de MM. Fastré, Lemaire et Foumier, Morin, Redslob, Baudry, Finger, Read, etc., dont on pourra prendre connaissance dans les Mondes^ tome X, p. 271, t. VU, p. 62 et 520; 1. 1, p. 497; t. XIV, p. 203; t. XIO, p. 355 et dans la description des brevets d'invention.

Parmi tous ces systèmes, nous en distinguerons un fondé sur remploi des thermomètres métalliques, qui paraît le plus pratique de tous. Nous le représentons lig. 30.

Dans cet appareil, le thermomètre est constitué par une lame métallique? composée de deux métaux différents soudés ensemble et qui se trouve fixée par un bout sur une planche d'ébonite. Cette lame est disposée de manière

Fîg. 30.

à pouvoir réagir par le bout opposé G sur deux vis de contact v,v' placées des deux côtés, et qui sont adaptées à Tcxtrémité de deux leviers A et A' articulés à frottement dur sur un axe commun. Ces leviers constituent à leur bout opposé deux aiguilles indicatrices, et ces aiguilles se meuvent autour d'un arc divisé B qui a pour centre l'articulation des leviers; or les divisions de cet arc correspondent à des degrés thermométriques. Avec cette disposition, on conçoit facilement qu'il suffit de placer les deux aiguilles aux degrés maxima et minima de température entre lesquels on veut maintenir la pièce chauffée, pour que le thermomètre, en touchant Tune ou l'autre des vis

(i) Voir le rapport fait à la Société d'encouragement, le 14 juin 1854, par M. Clerget, tome 1 du Bulletin, p. 3G1 et 385.

AVERTISSEURS ET RÉGULATEURS ÉLECTRIQUES. Ii9

correspondantes à ces aiguilles, sous rinfluence d'une chaleur trop forte ou trop faible, détermine la fermeture du courant appelé à réagir sur Tavertisleur ou le régulateur de chaleur.

Suivant M. P. Germain, les thermomètres avertisseurs fondés sur remploi de thermomètres à mercure, sont loin de fournir des indications précises quand ils doivent s'appliquer à des températures un peu élevées; nonseulement la surface du mercure s*oxyde, mais la cuvette elle-même change de diniensions par suite de rétractions irrégulières. Pour obvier à ces in couTénients, il a disposé l'appareil de la manière suivante :

« Le thermomètre, dit-il, se compose de deux tubes et de deux cuvettes concentriques à peu près de même poids, et le mercure est placé entre les deux systèmes. Si la cuvette extérieure s'agrandit à la longue, et que le léro de Téchelle tende à s'abaisser par suite de cet agrandissement, cet abaissement se trouve compense par suite do Texhaussement que tend à prendre le mercure sous Tinfluence de Tagrandissement de la cuvette intérieure qui éprouve les mêmes variations. D'un autre côté, pour éviter Toxydation du mercure par Tétincelle, un petit disque annulaire creux, en platine, enveloppe le tube intérieur et surnage à la surface du mercure, et c'est lui qui établit les fermetures du courant. >»

M. J. Maistre a étendu à la régularisation de la chaleur fournie par les réchauds au gaz, le système appUqué ordinairement aux bouches de chaleur. U sufQt alors de faire réagir Tcxtrémité d'une tige terminant l'arma- Uire d'un électro-aimant sur le bec de gaz qui se trouve de cette manière pius ou moins couché et hors de portée de la bassine qui en reçoit Tefifet calorifique. Si le système calorifique est plus développé, ce moyen n'est pas siifBsant, et voici comment M. J. Maistre dispose alors les appareils :

• On a un tube en caoutchouc de grand diamètre, qui donne passage au courant de gaz. Ce tube débouche sous Tétuve ou dans la cheminée qu'on veut chauffer, et il se termine par plusieurs becs à une certaine distance de la chenûnée; sur le trajet de ce tube se trouve un compteur à gaz ou un robinet armé dhine longue tige.

« A côté de ce compteur ou de ce robinet, on place un électro-aimant, lequel est en cooununication avec le thermomètre transmetteur et une pile, ^ oel électro-aimant fait fermer le robinet toutes les fois que le courant est fermé. En avant de ce compteur on embranche un second tube. Celui-ci est d'un diamètre très-faible et permet à un très-petit jet de gaz qui reste toujours allumé, d*arriver constamment dans l'intérieur de la cheminée; or ce petit jet peut rallumer les autres quand le robinet du grand tube se trouve

de nouveau ouvert par suite de l'ouverture du circuit du thermomètre. T. V. 9

Avertl»»eiirs éleotro-aatomatlques en ca» d*Iiicendle.

— L'une des premières applications qu'on ait faite dos thermomètres avertisseurs électriques a été leur emploi comme moyen d'avertissement en cas d'incendie. Il arrive le plus souvent, comme on le sait, que les incendies se développent sans qu'on s'en aperçoive dans les premiers moments, et quand le malheur devient flagrant, il est souvent trop tard pour qu'on puisse en arrêter les progrès. On pouvait donc désirer qu'un avertisseur automatique put suppléer à la vigilance humaine et que par l'accroissement même do la température développé par le feu, une sonnerie d'alarme fut mise en action. Or, rien n'était plus facile que de satisfaire à ce desideratum en employant un système thermomètrique analogue à ceux dont il a été question précédemment, et plusieurs inventeurs entre autres, MM. Lanzillo, Labbé, Barbier et Joly, Baudry, Frécot, ont proposé des systèmes de ce genre qu'ils ont décorés de noms plus ou moins pompeux, tels qu^ilectrO' vigiles, thermo-rivilatevrs, etc. Toutefois, le problème n*est pas aussi simple qu'on le croit à première vue, car l'appareil ne doit fournir d'indication que sous l'influence d'un changement brusque de température, et son action doit ôtre assez prompte pour ne pas laisser h l'incendie le temps de se propager. Il fallait de plus que cette action, tout en s'effectuant dans ces conditions, put se produire quel que fi\t le degré de la température ambiante, et que l'appareil pût servir à un besoin journalier, non-seulement pour en rendre la présence utile en temps ordinaire dans les différentes pièces d'une maison, mais encore pour maintenir toujours en bon état les contacts électriques de l'appareil et permettre un contrôle facile de l'état de la pile et des communications électriques. Or, ce n'est que dernièrement que ce problème a été résolu d'une manière satisfoisante dans l'avertisseur électrique d'incendies de MM. de Gaulne et Ch. Mildé.

Système de MM. de Gaulne et Ch. Mildé. — Pour satisfaire aux conditions énoncées précédemment, MM. de Gaulne et Gh. Mildé font simplement de Tappareil un transmetteur de sonnerie électrique ordinaire, et disposent en conséquence ce transmetteur de manière que les pièces de contact appelées à faire tinter la sonnerie par leur rapprochement, soient précisément celles qui doivent fournir les contacts électriques en cas d'un ëchauffement trop grand de la pièce où l'appareil est installé. Es ont en conséquence donné à ce transmetteur la forme que nous représentons flg. 31 ; mais celte forme a dû être un peu modiflée pour obtenir une plus grande sensibilité de la part de rap[)areil ; toutefois, la disposition des organes est restée toujours la même dans les deux systèmes.

Gomme on le voit sur la iig. 31, cet appareil se compose de deux thermo*

ATBRTISSEUns ET HECULATElJRS ELECTKIQUES. I31

■ mttdlùiues constitués par des lames minces d'acier, de ciiiTro et c nadèes ensemble, et disposés l'un en tace de l'autre, de manière ji ka lames les plus dilatables (celles do zinc), soient en dehors du système et les moins dilatables en dedans. Ces lames sont terminées supérieuicment par deux ressorts armAs de eoniKts, qm l'on peut placer à telle dis- '*'* ■"'

IMM que Ton veut l'un ite l'autre, à l'uded'uiw vis de rappel. Ce réglage Joli itre €(&ctuë de tulle manière que, pooraa tocraiseemetit donné de tempéntitnatHlessus d« la température normita, ces deux ressorts soient mis en Oflttct; ot co contact résulte do ce que, «m ilntluencc do l'augmentation de la tapjntiire, les doux thermomètres nlbdlMIues se recourbent l'un vers rentre. Avec cette simple disposition, ■« trouve donc avoir un thermomètre r qtii peut mettre en action le d*alarme, quand la tempéalum d« l'iippartcment est nnivée au fnnl de provoquer le contact des deux UKnuDRii^tres. Pour faire de ce thermométrt un transmetteur ordinaire do son* Mrto, il a «ufli do placer derrière les tel tbannomàtres une tige à ressort fiaHU Torticaloment k tiavcrïi deux pddMet partant sup^euromunt une cbeville métalUquu disiKMéo de façon tl^Uroduire ealro lesdeiu ressorts des ibennomëtros, quand la tige h, it tirée de haut en bas. De cette manière, en effet, la cheville établit 1 métalUque entre les deux ressorts, comme si cous-cî it ou wntact l'un avec l'autre, et, par conséquent, la ) comme sous l'influence d'iui boulon transmetteur L On comprend maintenant que le frottement continua exerce par h dunrîUe sur les contacte dm deux thermomètres, les maintient toujoun h» on état de décajiogu parfiul et assure le fonctioonemen'. de l'avertis- •Wr. Inotàle de dire que le cordon d» sonnette s'attache it l'iumeau qu'on it au 1ns do la Uga & ressort, et que l'appareil est placé bu haut de , |iuisqu« c'est toujours daoa ctilt« parus que l'air échauffe

Avec la disposition que nous venons d'étudier, le contact produit par les deux thermomètres ne peut pas être le résultat d'une élévation brusque de la température, parce que la distance des deux ressorts doit être calculée (en raison des différences de température des saisons) de manière à correspondre à un écart assez grand entre la température moyenne du milieu ambiant et la température exigeant Tavertissement ; mais on peut en augmenter considérablement la sensibilité, en composant le système thermométrique de trois thermomètres métalliques difiérents dont Tun, celui du miUeu, est plus épais que les deux autres. 8i l'un de ces thermomètres, celui de gauche, est disposé de manière à présenter les métaux qui le composent dans le même ordre que le thermomètre du milieu, on comprendra que les effets de dilatation qui résulteront d'une élévation lente de la température auront poiur résultat de foire incliner les deux thermomètres dans le môme sens, et le contact électrique ne pourra se flaire que sur le troisième thermomètre^ dont la courbure s'effectuera en sens contraire. Mais si la température du milieu s'élève brusquement, le thermomètre le plus mince qui suivait tout à Theure le gros thermomètre dans ses mouvements, se recourbera plus vite que ce dernier, et établira avec lui un contact qui déterminera le jeu de la sonnerie et qui s'effectuera promptement, car la distance de ces deux thermomètres ne peut jamais être très-grande, puisqu'ils se suivent dans leurs mouvements lents (1). Pour faire de ce système un transmetteur de sonnerie, MM. de Gauine et Mildé ont employé un moyen analogue à celui que nous avons déjà décrit. Ils établissent derrière le thermomètre du milieu la tige à ressort à laquelle e^ fixé le cordon de sonnette, et terminent cette tige par une petite traverse munie de deux chevilles métalhques, lesquelles sont placées de manière h pouvoir s'introduire entre les ressorts de contact qui terminent les trois thermomètres; or cette introduction a pour rî'sultat, comme dans l'autre système, d'établir les contacts électriques nécessaires au fonctionnement de la sonnerie, et en môme temps de décaper les ressorts.

Dans ces deux systèmes, le mode de tintement de la sonnerie peut indiquer de quelle nat«u« est Tavertissement, car dans le cas d'un simple s^pel, ce tintement est passager, tandis qu'il est continu dans le cas d*un accroissement anormal de température.

(t) On a vu dans notre tome IV, p. 471, qu'une disposition analogue avait été déjà employée par M5!. Goupan et Jlardy dans leur contrôleur des feux de nuit des chemiutf de fer.

Comme dans les services de sonneries électriques bien organisés chaque appartement qui appelle fEiit apparaître un signal sur un tableau indicateur, on peut, avec le système précédent, savoiç immédiatement, en cas d'incendie, dans quel appartement le feu s*est déclare.

Si on suppose maintenant que, dans la dernière disposition que nous arons décrite, les trois thermomètres soient de mêmes dimensions et que les métaux de même nature se trouvent opposés Tun à Tautre des deux cotés du thermomètre du milieu, on comprendra qu'on pourra ftiire de ce mtème un thermomètre indicateur à maxima et à minima qui jouera le même rôle que celui que nous avons décrit p. 128, ot qui aura l'avantage d'iToir ses contacts toujours décapés par Tusage qu'on en peut fiaire comme tnnsmetteur de sonnerie. H faudra seulement un dispositif adapte aux ^is de réglage des thermomètres, qui réagisse sur deux aiguilles indicatrices mobOes sur un arc de cercle gradué, afin de préciser par la position des aiguilles sur le cadran, les deux points maxima ou minima où l'appareil doit fournir des avertissements. Ce système toutefois est moins simple que oelai représenté flg. 30, et M. Mildé compte appliquer à ce dernier le mode de nettoyage des contacts qui constitue la partie originale des systèmes que nous venons de décrire.

Syittme de M. HelUsen, de Copenhague, — Comme dans les systèmes irertisseurs non utilisés au fonctionnement des sonneries, les contacts des pièces qui doivent fournir l'alarme sont presque toujours en mauvais état. H. ReQesen a imaginé une disposition originale de résoudre le problème. fn effectuant ce contact au moyen d'un mélange fusible. Ce mélange, on wulant entre les deux pièces do contact quand la température voulue est ttleinte, peut, en effet, constituer une excellente liaison métaUiquc.

Pour obtenir ce résultat, l'interrupteur est constitué par deux lames BitalUques maintenues à une petite distance l'une de Tautre par un morceau de bois dans lequel est évidée une petite rigole allant d'une lame h fantre; ce système ^t adapté à l'intérieur d'un cylindre de zinc au-dessus duquel est fixée une traverse munie d'une broche tombant verticalement. Cette broche est terminée par une pince qui soutient entre les deux lames de l'interrupteur, au-dessus de la rigole, un morceau d'alliage fusible réglé pour oe fondre qu'à ime température donnée qui est celle où l'on peut supposer un commencement d'incendie, ou qui a été jugée maxima. Cet •lliige se compose des cinq métaux suivants : cadmium, bismuth, étain, piomb. mercure, qui entrent dans le mélange dans les proportions sui\'antes, ^oandlîl doit fondce à 16« Réaumur.

Cadmium 3 parties.

Bismuth 8 —

Étain 3 —

Plomb . 2 —

Mercure. 0,1 —

En augmentant ou en diminuant la proportion de mercure, on i mélange plus ou moins fusible et tel qu*on peut le désirer.

Le jeu de Tappareil est bien simple, car quand le degré de temp voulu pour la fusibilité de Talliage est atteint, celui-ci tombe dans li et réunit les deux lames, et pour le faire servir de nouveau, il suffit de porter Tappareil dans un endroit relativement froid ; alors il se i dans la rigole, et dès lors, il peut de nouveau être placé dans Tapp servir à une nouvelle indication si la température, toutefois, s'est al

Système de MM, Barbier et Joly. — Ce système consiste à dis] circuit dans lequel sont interposées les sonneries d'alarme, de manii les deux conducteurs en rapport avec les pôles de la pile se trouvent posés dans tout leur parcours, sans néanmoins commimiquer méti ment l'un avec l'autre en temps normal. Ces deux conducteur! isolés avec une substance capable de fondre ou de se brûler facilei arrivera qu'au moment ou un incendie se déclarera, les parties de tème conducteur les plus voisines pourront avoir leur enveloppe ; fondue ou brûlée, et la communication métallique étant dès lors entre les fils, les sonneries d'alarme seront mises en action.

Système de M. ¥récot, — Dans ce système destiné principalemer venir les incendies résultant des fuites de gaz, l'avertisseur réagit • rant automatiquement la fermeture des conduites de gaz.

Jusqu'à présent les commissions de salubrité publique et même la d'encouragement, se sont montrées hostiles à ces systèmes, et les or rés plus dangereux qu'utiles, en raison de la fausse sécurité qu'ils donner. Suivant elles, les incendies se déclarent souvent sans é préliminaire de température. Une poutre peut brûler dans un p d'une manière latente, et ne donner lieu à un incendie que lorsqu peut plus supporter le poids dont elle est chargée. Un courant d' maintenir une température basse dans Tair d'une partie de la pièce que des tentures peuvent brûler ailleurs; il y a donc danger à se c des avertisseurs automatiques, qui peuvent ne pas fonctionner au i opportun et qui donnent ainsi une fausse sécurité.

Appllcsation à la oaisson des vitraux peinte, par SI

u — Pour obtenir de bons résultats dans cette industrie, il faut faire monter progressivement et régulièrement la température des foiu^ à moufles jusqu'au rouge cerise diffus et la faire cesser en cet instant, alin qu'à la suite d'un refiroidissement progressif, les couleurs fondues puissent s*y tixer. Ce n'est qu'à cette condition que Ton peut obtenir des vitraux brillants, homogènes de teinte et de surface, et pouvant résister à différents états hygroecopiques de Pair. Or, pour obtenir de pareils résultats, il était oéoessaire d'avoir un pyromètre avertisseur, car l'opération ne peut être fitttequ*à vase clos, et c'est cet appareil que M. Germain a imaginé pour les gnnds ateliers de peinture sur verre de MM. Desgranges, de Garbonel et O, à Clermont.

t Cet appareil, dit M. Germain, se compose d'une potence en fer fixée à un socle de même métal. L'extrémité supérieure de la potence est terminée par un serre-lame où l'on peut fixer une baguette en verre de un centimètre de iazgeur. Cette baguette découpée dans le vitrail à cuire, supporte par son extrémité inférieure un cylindre de fonte d'un poids rigoureusement déterminé et que l'on peut du reste modifier facilement. Or, ce cylindre en iDota constitue la partie mobUe d'un interrupteur de courant électrique, dont le circuit correspond à un tableau indicateur, à une pile et à im embrayeur électrique adapté à la grille du foyer qui est articulée à cet effet

c Lorsque le verre arrive à la température qui lui donne la couleur rouge bran, U cesse d'être complètement rigide ; mais quand il devient rouge ceriie, il se ramollit dans toutes ses parties et peut s'allonger plus ou moins ÊKilement si on le soumet à une traction plus ou moins forte. Or, dans Tippareil précédent, cette traction est effectuée par le poids suspendu à la baguette de verre, et il en résulte im mouvement de descente de celui-ci, qui en rencontrant après un parcours d'environ 8 millim'ètrcs, un double eoQtact placé au-dessous de lui, ferme le circuit, et tout en réagissant sur i^^iptreU indicateur, met en action Tembrayeur ; celui-ci, en dégageant la ({rilleda foyer lui permet de s'affaisser et d'éteindre le feu, en le laissant tombera un mètre de profondeur au-dessous de la moufle. En même temps le eounnt se trouve renvoyé dans un autre circuit correspondant à un re&oi- <iîKeur, lequel étant mis en action quand la température continue à monter, dûQiie accès à l'air extérieur autour de la moufle et la refroidit forcément U cuîKQQ se fait d'ailleurs à la houille et ne doit guère excéder six heures.

« L'appareil indicateur se compose d*une sorte de cadran autour duquel le meuvent trois aiguilles de couleur différente qui correspondent, l'une à un oMNivement d^horlogerie qui indique le temps, les deux autres à deux phrioomètres reliés avec deux piles thermo-électriques disposées des deux

côtés de la moufle et qui peuvent indiquer si la température est la môme dans les différentes parties de l'appareil. Ces piles thermo-électriques se composent simplement de 15 demi-spires de ôl de fer et de 15 demi-spires de gros fil de cuivre, tournées en spirales opposées et renfermées chacune dans un tube de caoutchouc durci, qui est placé sur un côté différent de la moufle, dans un conduit métallique inséré dans un tube en terre réfrac» taire. Un côté de la spirale est exposé à une température constante, l'autre à la température variable de la moufle, et naturellement le courant produit est d'autant plus énergique que la différence des deux températures est plus grande, ce qui permet à Taido des aiguilles des galvanomètres correspondants, de connaître à chaque instant la température de la moufle en ses différents points.

a L'aiguille du mouvement d'horlogerie indique l'heure de la cuisson, et les aiguilles des deux galvanomètres doivent la suivre le plus régulièrement possible, et ne jamais rétrograder. C'est sur leurs indications qu'on distribue la houille dans le foyer. •

AppUf^atloii h 1» réi^aplsatlon de la tompératare ûm la vapeup anFoliaiiirée dans la fabrieation de la bovipie •téarlqae. — MM. Leroy et Durand ont appliqué le principe des systèmes thermométriques dont nous avons parlé précédemment à la régularisation de la température de la vapeur surchauffée dont ils font usage pour la fabrication de la bougie stéarique.

Pour transformer en bougies le suif, Thuile de palme ou les graisses formées de glycérine et d'acides gras, il faut, comme on le sait, d'abord les dessécher ; puis on les agite pendant un certain temps avec une petite quantité d'acide sulfurique concentré qui sépare la glycérine de l'acide gras. On lave, l'on dessèche les corps gras acidifiés et on les distille dans les cornues chauffées à 250« environ, sous l'influence d'un courant de vapeur surchauffée. Les acides gras distillent parfaitement blanc ; on les lave, on les presse à froid et à chaud, et l'on obtient d'une part Tacide oléïque ou oléine du commerce, de l'autre la stéarine, mélangée de plusieurs acides gras concrets.

I^ distillation est une opération éminemment délicate, parce qu'il est difllcilc de maintenir à la température convenable les matières à traiter et surtout la vapeur surchauffée. Cette température doit être telle que la distillation s'opère mpidement et sans décomposition des acides gras, car la décomposition entraine infailliblement l'altération des produits et le déchet dans le rendement; or c'est pour l'obtenir d'une manière régulière et oons» tante que MM. Leroy et Durand ont imaginé d'appliquer au système de dis*

tribution de la vapeur surchauffée le régulateur électro-thermique dont nous parlons en ce moment.

Le système thermométrique se compose alors d*un récipient cylindrique rempli d'azote^ mis en communication avec un tube manométrique placé en dehofs du système régulateur, et ce tube est gradué en degrés thermométriqœs répondant aux déplacements successif qu'a pris la colonne merculidle de ce tube sous l'influence de la pression déterminée par le gaz du récipient, lequel est soumis à un accroissement successif et connu de tempéntare. Au-dessus de la surface mercurielle de ce tube manométrique, est dispoeé un système mobile composé de deux fils de platine isolés Tun de Ttotre et présentant, comme dans mon système thermométrique, une différeoee de longueur. Ce système mobile est disposé de manière que Textrémité du fil le plus court corresponde exactement au degré où l'on veut maintenir la température de la vapeur, et ce degré est comme on Ta vu, 250<'. Si Ton des fils est mis en rapport avec une pile et que l'autre fil corresponde à un drcuit dans lequel est interposé un régulateur électro-magnétique do température, on comprendra aisément que tant que le mercure n'aura pas atteint le fil le plus court, le courant ne sera pas fermé, et la chaleur pourra continuer sans difficulté à élever la température de la vapeur ; mais quand ce fil se trouvera immergé dans le mercure par suite de l'élévation progressive de la colonne mercurielle, le régulateur électro-magnétique se trouvera mis en jeu et pourra arrêter l'action calorifique.

Dans les appareils de MM. Leroy et Durand, le système régulateur se compose de trois parties : !» d'un système thermique composé de deux courants de vapeur à des degrés de température différents ; 2<* d'un appaml hydraulique qui fournit la force motrice nécessaire pour faire fonctionner les robinets donnant issue aux courants de vapeur ; S"* d'un électrolimant réagissant sur cet appareil hydraulique.

Le système thermique est constitué par deux tuyaux munis de robinet*; qui communiquent avec le récipient dans lequel est placé le système tfaermométrique et qui sont munis chacun, avant d'arriver au récipient, d'un robinet dont la clef porte une roue dentée. Ces deux roues engrènent l'une avec Tautre, et leur mouvement est commandé par une crémaillère à oûQtre-poids qui engrène avec Tune d'elles. Or, cette crémaillère correspondant à l'appareil hydraulique par une corde et des poulies de renvoi, monte OQ baisse suivant l'influence électro-magnétique, ouvrant ou fermant les robinets, qui sont tellement disposés, que quand l'un est ouvert l'autre est ^é. L'un des tuyaux de vapeur passe au-dessus d'un réchaud qui en élère la tonpérature au point de la porter à un [degré supérieur à 250<{;

l'autre, au contraire, conduit cette vapeur sous une tension beaucoup moindre, et il résulte du mélange de ces deux courants de vapeur dans le récipient thermométrique, un nouveau courant de vapeur qui peut être plus ou moins chaud, suivant la position relative des robinets des tuyaux d'introduction. Si le robinet de la vapeur surchauffée est plus ouvert que celui de la vapeur moins chaude, la vapeur du récipient augmente de température. Si au contraire, ce robinet est moins ouvert, c'est Taction inverse qui le produit. Or, c'est la vapeur ainsi mélangée dans le récipient thermomètrique, qui en s'échappant par un tuyau ménagé à la partie inférieure de celuici, produit la réaction calorifique dont nous avons parlé en commençant Le systt^me hydrauhque se compose d'un réservoir d'eau à double fond, dans la partie inférieure duquel se meut un flotteur pesant, reUé au système tliermique par la corde et les pouhes de renvoi dont il a été question précédemment. Chacune des parties de ce réservoir est pourvue d'un trop plein et de deux conduit^ d'écoulement munis de soupapes ; mais Tun de ces conduits, celui du réservoir supérieur, écoule i*eau dans le réservoir inférieur. Ces conduits sont horizontaux et surmontés d'un tube vertical ouvert de la hauteur du compartiment auquel il correspond, et c'est au bas de ces tubes que se trouvent les soupapes, qui sont soutenues, par des fils métalliques, aux deux extrémités d'une bascule disposée comme un fléau de balance. C'est sur Taiguille de ce fléau de balance que réagit Tarmature de réloctro-aimant, et celle-ci en inclinant ce fléau sous l'influence de l'attraction magnétique, détermine d'un même coup la fermeture de la soupape du réservoir supérieur et l'on vertiu^e delà soupape du réservoir inférieur, laquelle en laissant écouler l'eau, abaisse le flotteur et par cela même détermine la fermeture du robinet de la vapeur surchauffée. Quand au contraire, l'armature électro-magnétique est repousséc, l'effet inverso se produisant, l'eau du réservoir supérieur s'écoule dans le réservoir inférieur et provoque l'ouverture du même robinet, en faisant monter le flotteur. Or, comme l'action électro-magnétique dépend de la température de la vapeur dans le récipient thermométrique, cette température se trouve de cette manière forcément maintenue au degré voulu (1).

Comme le travail de la pression des acides gras distillés et lavés exige une pression déterminée et constante, MM. Leroy et Durand ont accompagné le manomètre qui indique le degré de cette pression, d'un avertisseur élec^ trique qui prévient d'arrêter la pression dès qu'elle a atteint le degré voulu.

(1) Voir le dessin do ces appareils dani le iournaÀ les Mondes ^ tome XIV, page 192.

Le timbre de la sonnerie varie d'une presse à Tautre, et chaque ouvrier reconnaît sans peine le sien.

Anpli^i^tioii aux manomètres et aux flotteurs. — Dès le

oommencement de Tannée 1854, j'avais signalé, dans le journal de Tarrondissemeot de-Valognes, l'importance de cette application électrique et la mmère dont elle pouvait être mise à exécution. Voici, du reste, ce que je dis à cet égard dans le deimëme volume, p. i93, de mon Exposé des applications de Pélectricité, i^ édition (publié en sept. 1854) à propos du manomètre de M. Chenot :

• Si Ton ^oute au manomètre de M. Chenot une sonnerie électrique, on pourrait flaire en sorte que Taiguille de Tindicateur, par son ascension trop grande ou par sa descente, établisse un courant électrique à travers deux Imtoiis disposés en conséquence, et avertisse du danger qui pourrait^ résulter de /a trùp grande pression de la vapeur ou de la trop grande dépense d'eau qui s'est faite dans la chaudière. •

Une note, publiée par M. Meunier dans l'un des feuilletons scientifiques de la Presse, prouve encore que cette question avait été étudiée par M. Refile, qui avait même ajouté à son système plusieurs accessoires ingénieux.

Cette application a été réalisée et mise en pratique en 1856 par M. Bregœt, qui a utilisé à cet effet les manomètres de MM. 8iry et Lizars, construits pour les usines à gaz, et ceux de MM. Bourdon et^Desbordes établis dins le but de s'adapter aux machines à vapeur.

La fig. 32 représente le système de M. Breguet.

L'appareil se compose de trois parties : du manomètre à aiguilles do MM. Siry et Lizars qu'on voit à gauche, d'une pile électrique, et au-dessus de la pile, de Tavertisseur proprement dit.

On voit que le manomètre se compose d'un socle surmonté de deux larges tubes réunis qui reçoivent, Tun un flotteur, Tautre un contre-poids iospendu au fil qui soutient le flotteur, après avoir passé dans la gorge d une roue poulie à Taxe de laquelle est fixée une aiguille indicatrice.

Le tube dans lequel se trouve le flotteur contient de Teau sur laquelle le giz opère une pression, lorsque l'instrument est mis en rapport avec une conduite de gaz au moyen d'un tuyau quelconque. Suivant la pression, le flotteur s'élève ou s'abaisse et fait ainsi mouvoir la roue /*, ce qui détermine l'indinaison ou l'élévation de l'aiguille.

I^ socle de l'appareil supporte, en outre» deux colonnes M M qui ont pour fonction de soutenir la traverse sur laquelle se meut Taxe de la roue /*, et de maintenir dans une position verticale un arc de cercle, gradué de manière

puisse les rencontrer que quand l'aiguille du manomètre marque les prc sions limites entre lesquelles on doit maintenir le générateur, on peut c tenir avec des avertisseurs de timbre différent^ deux indications [qui pi viennent quand ces limites sont outrepassées et dans quel sens on di rkaLgii sur le générateur de pression. Ordinairement ces limites correspo dent à cinq ou six atmosphères.

Application & la rég^arlsation de la pression dn g$ d^éclaipa^e dans les tuyaux de distribution* — Le gaz d'édi rage^ comme on le sait, s'écoule à travers des tuyaux de distribution sa rinfluence d'une pression exercée à Tusine par les gazomètres et qui c réglée sur la moyenne de la consommation. Cette pression restant la mèoi il arrive nécessairement que la force avec laquelle le gaz s'échappe d tuyaux de distribution est d'autant plus grande que le nombre des onfic d'écoulement est moins grand. Or, comme ce nombre peut varier, soit qu'i certain nombre d'établissements qui consomment du gaz allument ( n'allument pas, soit qu'il se déclare dans un quartier des fuites ou que 1 compteurs fonctionnent mal, soit même qu'il y ait irrégularité dans le se vice de l'éclairage public dans les différents quartiers d'une ville, il peut < résulter, pour le consommateur et même pour la Compagnie du gaz, < nombreux inconvénients dont le moindre est une dépense de gaz inutile (1 On comprend en effet que si, ayant réglé une première fois l'ouverture d becs de manière à obtenir une bonne lumière, la pression vient à augma ter, le gaz qui s'échappe en trop grande abondance brûle impar&itemeD et en se répandant dans les appartements, non-seulement les enfume, ma encore peut occasionner la détérioration des marchandises qui y sont dépi sces, altérer la santé de ceux qui les habitent et provoquer môme des ace dents les plus déplorables. D'après le témoignage des hommes compétent il paraîtrait que plusieurs incendies, entre autres celle des Deux^Magots, de magasins de Pygmalion, du Grand-Opéra, de la rue Monge, de la filatur de MM. Vilinot, père et fils, et un grand nombre d'explosions de magasins auraient eu pour origine la cause dont nous parlons, et on y rapporte mêm< la mort du frère de l'école de Saint-Nicolas qui, d'après les constatatioiti médicales, aurait été asphyxié par le gaz.

Ce qui est le plus fâcheux c'est que souvent on ne se rend pas compte d^

(1) Dans im article Intéressant publié par M. Servier dans le journal ic Gaz à 20 mars ISoO» on montre que sur 100 mètres cubes qui sont envoyés de Tusine, n'y en a que 80 ou 90 d'utilisés, ce qui rend le prix de revient du gaz au lieu de co sommation de 10 à 20 <>/o plus élevé qu'aux gazomètres.

cet accrotesement de pression, car la lumière au lieu de devenir plus brilkmte s'assombrit, et Ton serait plutôt tenté d'ouvrir davantage le robinet d'alimentation des becs que de le fermer. On comprend qu'en présence de ces inconvénients, on pouvait désirer l'invention d'un révélateur et d'un régulateur automatique de la pression du gaa, et depuis une vingtaine d'années plusieurs solutions ont été proposées dans ce but par MM. Servier, Giroud et Laimay, sans parler de celles dont il a été question précédemment. Nous liions examiner successivement ces différents systèmes.

Système de MM, Giroiul et Breguet. — Ce système, breveté dès Tannée 1855 et qui a été perfectionné successivement en 1856 et 1857, conjointement arec M. Breguet, a été d'abord décrit avec détails dans le journal VÉclairage au gaz, du 5 août 1856, et voici la description qu'en .lonne M. J. The- Tenet dans le nimiéro de ce journal du 20 avril 1859 :

c Ce système a non-seulement pour effet d'indiquer les variations de pression qui peuvent survenir dans les tuyaux de distribution du gaz, mais encore de r^ler automatiquement cette pression en ouvrant ou fermant plus ou moins, àTaidc d'une vanne mue sous l'influence électro-magnétique, rorifice d'écoulement du gaz à partir des gazomètres.

i L'ensemble du système comprend deux groupes d'appareils. Le premier se compose d'un manomètre à flotteur, installé à im bureau de ville situé en un point central et mal alimenté du périmètre éclairé, qui indique la piesskm du gaz. L'aiguille de cet instrument, comme dans l'appareil de MM. Siry et Lizars, est construite de telle sorte que l'une de ses branches Tient plonger dans un petit vase contenant du mercure, dès que la pression sécarte de la plus petite quantité du degré où on veut la maintenir*

< Deux fils télégraphiques liés à ces vases à mercure, se rendent à l'usine à gaz. L'aiguille du manomètre étant en communication avec l'un des pôles (Tune pile dont l'autre pôle est en relation avec la terre, il en résulte que chaque fois que la pression tend à s'écarter du degré déterminé, l'une des branches de l'aiguille, en plongeant dans l'un des petits vases à mercure, tenne un circuit et lance dans l'un des fils télégraphiques un courant qui se rend à Tusine à gaz.

• Le second groupe d'appareils situé à l'usine à gaz, consiste en une valve liydraulique placée sur la conduite par laquelle le gaz s'échappe du gazo* n^lre, et manœuvrée par im moteur k poids assez analogue au vulgaire

ioume-broche, commandé lui-même par un engrenage double.

« Unix électro^imants reliés chacun à l'un dos fils conducteurs partant

du manomètre placé au lieu de consommation, i^ont disposés daus Tappa*

reil de manière à aghr sur le levier de l'embrayage. Suivant que l'un ou

Tautre des électro-aimants reçoit le courant électrique, ou que tous les deux restent inertes, le levier d^embrayage occupe trois positions différentes, et la valve hydraulique reste immobile, monte ou descend.

« n est bon d'observer qu'une légère modification apportée à la disposition du manomètre transforme cet appareil en un commutateur, et permet de n'employer qu*un seul fil télégraphique au lieu de deux, dans le cas ou Fusine à gaz serait assez éloignée du centre du périmètre pour que cette simplification puisse diminuer les frais de premier établissement. U résulte de la disposition des appareils et de la vitesse de tiansmission de Télectricité, que chaque variation de pression dans la canalisation, change instantanément et automatiquement, les conditions d^écoulement du gaz au sortir de Tusine. Des expériences répétées, exécutées dans les ateliers de M. Nicolte, l'un des grands appareilleurs de Paris, ont prouvé qu'à Paide du régulateur électrique de pression, la combustion se fieûsait régulièrement sous une pression de 1 i millimètres par exemple, alors que Ton faisait varier entre 15 iit 65 millimètres, la pression au gazomètre et môme alors que Ton diminuait ou que l'on augmentait de moitié et même des trois quarts le nombre des bnlleurs.

« Ce régulateur, par le fait môme de son action automatique, peut être employé non-seulement pour les usines à gaz, mais encore pour les gares de chemins de fer, les atehers, les théâtres et les grands établissements pubUcs de tout genre, car son installation est facile par suite de son petit volume; son entretien est insignifiant et son prix peu élevé comparativement aux avantages qu'il peut procurer. £n effet, son prix serait de 300 à 400 francs pour un consommateur très-important, et pour les usines à gaz il n'excéderait pas GOO francs, non compris 42 francs par hectomètre de fil conducteur. Or, une diminution de 5 millimètres seulement dans la pression moyenne du gaz, amènerait une économie de 15 % <l^ns la quantité de gaz consommé, et lui permettrait en outre de brûler dans des conditions do régularité dont nous avons déjà signalé les avantages. »

On pourra voir dans le numéro du 20 avril 1859 du journal V Eclairage au gaz les dessins de ces appareils.

Système de M, Servier, — Le système de M. Scrvicr, postérieur de 3 ans à celui de M. Giroud, n'en est qu'un diminutif, comme l'indique lui-môme son auteur dans une réponse faite à M. Giroud dans le journal V Éclairage nti gaz, du 5 mai 1859 : c Je n'ai pas la prétention, dit-il, de régler automatiquement la pression, comme pense le faire M. Giroud, mais simplement d'indiquer, au moyen de signaux différents, le moment où les limites entre lesquelles doit varier cette pression sont atteintes. » Voici, du reste, com-

tàmH M. Bervier décrit lul-mi^me soa invealioa dans le journal lo Gat, du :o mais IS59.

" Un indicateur de pression ordinaire, soit à mouvement vertical, soit à

cadran, étant placé & l'endroit le plus mal alimente du pèrimiitre desservi

par une tuinc, j'adapte à cet indicateur un commulaleur de mon invention)

disposé do t«Ue sorte qu'un maximum et un minimum de pression élant

déterminés & l'avance, l'appareil puisse fournir, quand ce maximum ou ce

miaîmaiD sont atteints par l'indicateur, une fermeture de courant à travers

un U réunissant l'indicateur à un appareil avertisseur placé it l'usine, et

pour que ce courant agisse différemment sur l'avertisseur suivant que c'est

le Hin>imnm qq \q minimum qui est indiqué, le commutateur en question

de manière à fournir des courants de sens contraire. L'appareil

placé à Tusine dans lo bureau du préposé i la valve de sortie du

pt, M compose d'un électro-aimant agissant sur une aiguille aimantée et

qoiest en communication avec le fil conducteur partant de Tindicateur;

rainnl le sens du courant transmis, cette aiguille aimantée s'incline !i

ilmle ou à KSucbe et indique par là la nature du signal transmis.

• Le préposé à la ^-alve de sortie du gaz sait donc, par ces deux signaux li^llmintfl, s'il doit forcer ou diminuer la pression, et par les signaux ainsi inoBois par l'indicateur, il peut régler la pressioa au sortir de l'usine do anièfe à la maintenir consume. Dans toutes les positions intermédiaires mm la maximum et le minimum, l'aiguille n'est pas déviée et reste

boolre de ces signaux, visibles à l'œil de l'employé, l'aigudle aimantée par une disposition assez simple, foit sonner, suivant le sens ietfaà elle est déviée, deux timbres de sons différenta mis en action lent et qui peuvent être placés dans le bureau du directeur de raïae, lequel est ainsi prévenu que le préposé à la ^-alve est il son posta *liiiiil«8 indications de l'aiguUle. »

A k cuiie de la description du système précédent dans les journaux (^àciwu do l'époque, il est survenu une polémique entre HM. Servier et C«w), dfi laquelle il est résulté que M. Servier, non-seulement n'était pas it pRtttJer en date dans les différentes parties de son invention, mais que m «olntiaQ était moins complète que celle de son prédécesseur. Si if. Serrier eut été plus familiarisé avec les applications électriques, il B'mait oertsincmcnt pas entamé une poicmiquo qui ne pouvait tourner quïam déaavantaxe (I).

!l)Vuir It Joaniol \t Ga:, n* du 10. SO, 30 avril er du ID mai HM et k Journal

M r>* du 30 a*tll, 5

j'iBSb,

Nous verrons plus tard comment H. Servier a appliqué Bon système i distribution des eaux et aux fours à coke.

Systine dt M. Launay. — Le système de M. Launay, qui est de «j récente, est, comme le précédent, un système avertisseur; mais, au I de fournir des avertissements aux usines à gaz, ce qui n'a jamais été t goûté, en raison du mauvais vouloir des administrations contre lequel nouvelles inventions viennent toujours se heurter, M. Idunay les foui aux intéressés eux-mêmes pour les prévenir d'avoir \ modérer l'introducl du gaz dans les tuyaux de distribution de leur établissement, quaoc Fie. 33.

pression du gaz dépasse la limite correspondante au bon fonctionnem< des becs. Dans cas conditions, H. Launay a pu réussir & &iii« adopter s système gui, du reste, fonctionne parfeitement.

Ce système, représenté flg. 33, est d'une simplicité extrême. Il consi dans une sonnerie d'alarme que met en action, sous l'influence d'i: pression déterminée du gaz, une pile qui ne se trouve chargée qu'au n ment mtime oit cette pression atteint le degré voulu. Cette pression pe d'ailleurs, être rùglce suivant les conditions où l'on se trouve placé, et réglage est extrêmement focile.

La pile employée par M. Launay est une pile à sul&te de bioxyde

AVERTISSEURS ET RËGULATEURS ËLEGTRIQUES. 147

mercure composée de deux éléments rémiis en tension, et cbacim de ces éléments est formé de deux vases A, B, A'^ B'^ emboîtés l'un dans Tautre de manière à donner lieu à une pression hydrostatique, A cet effet, le plus grand des deux vases A, A' qui est une sorte de récipient, est hermétiquement fermé, et on verse dedans la solution excitatrice; Tautre, B, B', est on tube de verre ouvert par les deux bouts, dans lequel plongent une lune de charbon C et im crayon de zinc Z. Ge tube passe à travers le couvercle du récipient sur lequel il est convenablement luté, et est immergé dans le liquide excitateur. Le charbon G plonge également dans ce liquide, mais le zinc de Tim des éléments, terminé par un bouton P, glisse à firottement gras dans un trou pratiqué dans la planche supérieure de la boite qui enveloppe tout Tappareil, et peut par conséquent être placé à telle hauteur qu'il convient au-dessus du niveau du liquide. Le couvercle du récipient lui-môme est percé de deux ouvertures dans lesquelles sont introduits, d*abord un tube de caoutchouc G H que Ton met en conmiunication avec le tuyau G de distribution de gaz au sortir du compteur, en second lieu un système de siphon T qui établit ime communication entre les récipients A, A' des deux piles.

Atcc cette disposition, il est facile de comprendre que si la hauteur du &nc PZ dans le tube B' est calculée de manière à être à un ou deux millimètres seulement au-dessus du liquide, quand la pression est siiffisante pour l'alimentation convenable des becs de gaz en temps ordinaire, il suffira d'une légère augmentation dans cette pression, pour élever le liquide dans tes tubes B, B', et déterminer Timmorsion des zincs. La pile se trouve alors ^^^iirgée, et son courant peut réagir sur la sormerie d'alarme 8 qui tinte j^'àce qu*on ait fermé le robinet du compteur, ou, du moins, jusqu'à ce lu'on ait diminué suffisamment roriûce d'écoulement. Gette sonnerie, qui II 2 du reste rien de particulier, peut faire partie de Tappareil ou être placée ^ distance ; la seule précaution qu'on ait à prendre est de maintenir toujours i*eaa au même niveau dans les deux éléments.

L'appareil quê nous venons de décrire peut également constater les fuites de gaz, mais cette constatation ne peut être faite que le jour et alors que te les becs de gaz sont fermés. On ouvre d'abord le robinet du compteur, etlegazen se répandant dans Tappareil révélateur sous une pression rela« ^ï'Œient forte, ne tarde pas à le mettre en action. On ferme alors le robinet du compteur et on attend quelque temps. S'il n'y a pas de fuite, il est bien certain que la pression se maintenant, la sonnerie marchera indéfiniment; iQais si, au contraire, le gaz s'écoule par une fuite, au bout do quelques QBtaats ta pressiOQ deviendra assez faible pour permettre à la pile de se

décharger, et la sonnerie ne tintera plus. Dans ce dernier cas, un second appareil de M. Launay permet de déterminer facilement le lieu de la fuite.

Avec le système de M. Launay, on peut donc non-seulement prévenir les accidents qui peuvent résulter des variations de pression du gaz et des fuites, mais encore régler sa consommation de manière à produire le plus d'effet possible avec le moins de dépense possible. Suivant lui, réconomie qu'on pourrait réaliser de cette manière pourrait atteindre de 25 à 30 %. On peut d'ailleurs s'assurer du bon état de Tappareil en se servant du zinc PZ comme d'interrupteur; il suffira de l'abaisser et de Timmerger dans le liquide.

Système de M, Raupp, — Ce système, publié dans le Télégraphie journal du 15 octobre 1876, est fondé exactement sur le môme principe que le système précédent qui lui est antérieur de plusieurs années. Nous devons dire, toutefois, que ce nouveau système est moins simple que celui de M. Launay, car, au lieu de faire de la pile même Tinterrupteur avertisseur, M. Raupp sépare ces deux organes, et en fait deux appareils différents. La pile est alors constituée par deux éléments Leclanché, et Tinterrupteur avertisseur, par un récipient en fer forgé contenant du mercure et dans lequel plonge un tube do verre ouvert par les deux bouts. Ce récipient est hermétiquement fermé par un couvercle à travers lequel passe im conduit qui le réunit au tuyau do distribution du gaz, et une tige d'ader dont la position peut être réglée, plonge dans le tube de verre. Avec cette dispo* sition, on comprend aisément que les variations do pression du gaz dans le tuyau de distribution se traduisant par une élévation plus ou moins grande de la colonne mercurielle dans le tube de verre, on pourra obtenir aisément rindication d'une trop grande pression de ce gaz par la fermeture d'un courant électrique, qui aura lieu quand le mercure rencontrera la tige d'acier placée au-dessus. Il suffira, pour cela, de mettre le récipient de fer en rap()ort avec l'un des pôles de la pile et de faire communiquer la tige d'acier à la soimerie d'alarme qui sera elle-même réunie à l'autre pôle de la pile.

Application h Findication de» fuite» de ffax. — Cet appareil est fondé sur le principe de la diffusion des gaz à travers les corps poreux, établi par M. (trabam, et qui ei^t celui-ci : lorsque deux gaz différents se trouvent séparés par une cloison [K)reuse, ils tendent à se mélanger en liltraiit SI trav('.rs les pores de la matière, mais la vitesse de passage est différente pour les doux giiz. Il en résulte que le milieu se charge en excès du gaz qui passe le plus rapidement; d'où un excès de pression sur la paroi qui limite ce milieu et qui peut être une membrane ou une surfiice

AVERTISSEURS ET BEnULATEUliS ÉLECTBIQUES. US

Eqnide. En admettant quo celte surface commande un indicateur quelconque, oa pourra noter le degré de proportion du passage du gEiz dûns le aillcuqui lui est conligu. M. Âusell a îmagitié de traduire cù inouvemcnt dedi^ion par nue action électrique déterminée sur un iivertisEcur, et de provenir ainsi les ouvriers mineurs de t'upprocbe du grisou.

L'indicateur de ce système, construit par M. Salleron, consiste duus un UilMdûnt l'extrémité supérieure M, fig. 34, est terminée en entonnoir et Eerm^pAruDe plaque de terre poreuse, et dont l'aulre extrémité communique irecun récipient t muni supérieurement d'une tige de platine placée à hautwi convenable. Ces deux tubes sont remplis de mercure jusqu'à un cvt- UÎD uireau, et la tijje de platine est inlorposée, ainsi que lu n

.■■I .1 liin: ^oinn'ii'.' ilaliifui" . ..jipa-

■ ■. l'n t- ;;ii.' iiu u'iic sorte que le niveau du mercure ii attL-igne pus, u l'élat

lunimt, !i- lU do platine,

Si l'appareil est introduit dans un milieu qui contient do l'hydroj^-ne

orixin^', ci^ ittu passera h travers la cloison, et il en résultera un excès de

pft»»iori qui agira sur la mofsc mercuriello et la poussera de manière h

^->i-.>ntri(- !.i [j"i.'e ili> platine I, et alors la sonnerie se mettra & tinter tout le

-'ora dans le milieu oii l'appareil est iiisUillé.

' ^ijipareil n'a pas été limitée à l'annonce de l'arrivée

'i>'ï; sa sensibilité est telle, que les fuites de gax dans

iilié,'iires iieuvent en être en quoique sorte mesurées

pparcil d'un système manométrique, et si ce gaz s'y

■ ' . I |r,..|....,u-.ii asseï! grande pour laire craindre une explosion,

iRiTtisseur pourra prévenir de l'imminonee du danger.

Application aux conilalt'i d« iUBtribalion don «aux

PMir Mverfir dm tutt^m qui peuvent ttet produire. — o Les

'ilhbutionji d'eau, dit M, Scrvier, sont dans le même cas que celles de

tn, <t la iMuctioD des fuites y présente un intérêt de plus. En effet, outie

la perte de l'eau elle-même, elles occasionnent des tassements dans le sol et par suite des disjonctions dans les joints et quelquefois des dégâts considérables dans les habitations riveraines. Régler les pressions au strict nécessaire pour Talimentation, est donc, pour cette industrie, de la plus haute importance, et on peut y arriver en employant le système avertisseur que j*ai imaginé pour régler la pression du gaz. Voici comment :

» Je suppose un petit réservoir analogue à une borne-fontaine branché à l'endroit de la conduite principale sur lequel on veut obtenir une pression déterminée. Ce réservoir sera muni d'un orifice réglé une fois pour toutes et de telle manière que le niveau restera constant, dans ce réservoir, lorsque la pression qu'on aura voulu obtenir h l'endroit où il est branché sera obtenue. Si la pression devient plus faible, le niveau baissera; si elle est plus forte, il s'élèvera; de telle sorte que, si Ton imagine un flotteur placé dans ce réservoir, il montera ou descendra suivant la pression exercée dans la conduite. On se trouve alors ramené au cas de l'indicateur à mouvement vertical du système que j'ai employé pour la régularisation de la pression du gaz et, au moyen de mes appareils, on pourra maintenir à un endroit déterminé d'une conduite d'eau la pression qu'on voudra. H ne reste donc plus qu'à choisir le point le plus convenable du périmètre pour brancher Tindicateur, de manière à exercer sur Tensemble de ce périmètre la pression la plus considérable possible tout en satis&isant aux besoins du service. »

Application aux foups & coke. — «r On sait, dit M. Servier, qu'on ne peut recueillir la totalité du gaz produit dans des fours dits fours à coke, qu'à la condition expresse et sine quâ non de maintenir la pression aussi voisine que possible de zéro sur ces appareils. Voici dans ce cas, comment il faudrait opérer : brancher l'indicateur de pression muni de mon commutateur (réglé entre — V« "/m et ■+■ Vt "/m) sur le tuyau de sortie de ces fours; puis, l'aiguille aimantée dont la déviation est déterminée par le jeu de l'indicateiur, étant placée dans le bâtiment de la machine à vapeur qui fait mouvoir l'exhausteur, le mécanicien sera averti à chaque instant si la pression sur les fours est comprise entre — Vs "/m et -h Vj "/n>» et il pourra régler la vitesse de sa machine en conséquence. Mais rai^uille aimantée elle-même peut, par la disposition au moyen de laquelle elle fait sonner deux sonneries électriques, régler l'entrée de la vapeur, et voici comment :

I Qu'on imagine un petit régulateur à gaz dont la cloche, par son mouvement d'ascension et dé descente, ouvre et ferme le papillon de la machine à vapeur par l'intermédiaire d'un système de leviers. L'entrée de ce régulateur est branchée sur une conduite de gaz de Tusine, et la sortie sur une autre

conduite où la pression sera moindre que dans la précédente. Les orifices

d'entrée et de sortie de ce petit régulateur sont réglés de manièse que, pour une marche déterminée de la machine, il sorte de la cloche autant de gaz qu'il en entre; en outre, à l'entrée et à la sortie des mêmes régulateurs, se trouve une soupape pouvant être mue par le moyen d'électro-aimants. L'un de ces électro-aimants agit pour un sens de Taiguille aimantée, et l'autre pour le sens contraire; de cette manière, si la pression vient à être supérieure à zéro dans les fours, l'aiguille aimantée sera déviée d'un côté et ouvrira, au moyen de Télectro-aimant mis en action, la soupape d'entrée du régulateur; Icfgaz y affluera en plus grande quantité, et la cloche sera soulevée; le papillon de la machine à vapeur s'ouvrira de plus en plus, et la vitesse de celle-ci devra augmenter; si au contraire la pression devient inférieure à zéro dans les fours, ce sera la soupape de sortie du régulateur qui s'ouvrira, et le papillon de la machine tendra à se fermer par la descente de la cloche du régulateur. On obtiendra ainsi les mêmes résultats qu'avec les régulateims employés aujourd'hui pour les fours à coke, mais qui doivent être de grande dimension et ne sont pas toujours fBUÙles à installer, tandis que le système que je propose a des dimensions trèsréduites. •

Ippllcatioii ii la ré^^arisatlon de la vitesse des sotesrs. — Les régulateurs à force centrifuge employés pour régula-* riser la vitesse des moteurs sont généralement peu sensibles, en raison de la résistance qu'ils rencontrent dans la manœuwe de l'appareil destiné à modérer la force motrice. Plusieurs inventeurs ont pensé qu'on pourrait augmenter considérablement cette sensibilité et surtout leur instantanéité d'action en disant intervenir l'action électrique et, pour obtenir ce résultat, ilsufSt, comme on le comprend aisément, de faire réagir l'appareil régulateur sur un commutateur de courant qui, eh conmiandant à distance l'action d'un mécanisme particulier, peut ^dre ouvrir ou fermer plus ou moins l'orifice par lequel s'introduit le fluide appelé à déterminer la force motrice. Ce problème a été résolu de diverses manières et nous allons décrire les principales.

Système de Jf. E. Mouline, — Dans ce système, imaginé en 1863, le régulateur à force centrifuge du moteur est établi à l'extrémité d'im axe vertical mis en rapport de mouvement avec le moteur, et qui réagit par Tinter- Qédiaire de son collier sur une bascule à fourchette terminée par une godille de commutateur. Cette godille oscille entre deux contacts qui cornqnodent à deux électro-aimants circulaires de Nicklès adaptés sur Taxe otaie de lotatioa du régulateur, et ceux-ci étant mis en action suivant que

la viteilB du moteur est trop grande ou trop fedble, peuvent réagir par Tintermédiaire de deux cylindres de fer doux placés à portée, sur un mécanisme particulier qui peut ouvrir ou fermer plus ou moins la valve ou la vanne d'introduction du fluide. Nons avons décrit tome U, p. 79, des syst^mo8 électro-ma;?ii/»tiques do ce genre.

Pour obtenir de la part de deux électro-aimants circulaires tournant dans le même sens une action inverse sur le mécanisme destiné à augmenter ou à afiflEûblir la puissance de Tagent moteur, les cylindres de fer qui leur servent d'armature et qui sont mis, en temps ordinaire, hors de contact avec leurs pôles annulaires par de forts ressorts à boudin, sont disposés de manière à ne communiquer le mouvement à la roue de manœuvre de la valve qu*en deux points diamétralement opposés de sa circonférence. Ce système est du reste extrêmement simple et très-analogue à celui de M. Achard, que nous décrirons. M. Mouline croit, du reste, qu'on pourrait le &ire fonctionner sans aucuns firais de pile en employant le moyen indiqué par M. Lamy et que nous avons rapporté tome U, p. 237.

Système de M. Courtin. — Pour permettre aux régulateurs de vitesse d'effectuer leurs fonctions dans des limites plus étendues et avec une plus grande efficacité, M. Courtin ne se contente pas d'un simple régulateur à force centrifuge, il adapte au-dessous et sur l'axe même qui le met en mouvement, un régulateur auquel il donne le nom de règulatmr paraboliq^te électrique et qui combine son action avec celle du premier. Ce régulateur parabolique consiste dans une sorte de conduit recourbe en parabole dans un plan vertical et qui tourne avec le régulateur à force centrifuge. Au fond de ce conduit et sur une de ses branches seulement, sont disposées deux lames conductrices isolées Tune de Taulre, et qui forment en quelque sorte deux rails inclinés sur lesquels glisse plus ou moins loin, soit dans un sens soit dans l'autre, suivant la vitesse de Tappareil, un mobile en forme de fuseau, composé de deux cônes métalliques réunis par leur base.

L'une de ces lames a sa conductibiUté métallique interrompue régulièrement de distance en distance par des plaques d'ébonite qui en forment une sorte d'interrupteur, et il résulte de cette disposition que, si les deux lames ou rails sont reliées à un circuit électrique, le mobile en roulant et en s'élevant depuis le point le plus bas de la parabole, pourra fermer et interrompre plus ou moins de fois le courant, suivant l'étendue de la course qu'il aura accompUe et par conséquent suivant la vitesse plus ou moins grande du moteur. Ces fermetures pourront alors réagir sur un système électromagnétique qui, en mettant en jeu le mécanisme de la valve ou de la vanne, pourra modérer convenablement l'introduction du fluide dans le moteur.

V AVERTISSEURS ET RKOULATEUBS ELECTRIQUES. ISS

ASn<iuelesmouven)entsdu mobile du régulateur parabolique sur l'inlcrniptcur Dc puissent produire le ralenlissemonl du moteur que dans le sens de un ascension, pi qu'ils déterminent son accùlèralioii quand ces mouve- BKsU $e font en sens opposé, M. Courtin emploie deux électro-aimants ii râolMi contraire pour commander le mécanisme d'ouverture de la vatve, M mM à contribution, comme organe commutateur du courant destiné à mimer ces électro-aimants, le régulateur à force centrifuge lui-même, dont Icollitfsst muni & cet effet d'une pi^ce métallique oscillant entre deuT renorts de contact. La pile et les deux électro-aimants sont mis en rapport ittc ce double «yst^me commutateur, par rinlermèdiaire de trois ressorts boUeuis qui appuient sur un manchon de bois adapté k l'axe du régula- <Rir cl qui est muni do contacts circulaires. Comme les mouvements du t^laleur & force centrifuge s'effectuent en même temps que ceux du mohiia dans le régulateur parabolique, il arrive que toutes les fermetures de wirant eflvctut-es quand ce mobile B*éléve, sont transmises par le contact npérieuT du régulateur à fbrce centrifuge h travers celui des électrolinonls qui doil abaisser la valve, et que toutes les fermetures effectuées îiiind le mobile s'abaisse, sont transmises à l'autre électro-aimant par le "sOicl inférieur du mfime régulateur h fbrce centrifuge, ce qui détermine l'omrtura de la valve.

U courbe du conduit du régulateur parabolique est d'ailleurs calculée tiftia la vitesse de régime de l'appareil, et M. Courtin prétend que cette lîoa parabolique est celle qui permet le plus sArement de réaliser les d'un bon régulateur, car elle permet à. un corps de ne rester en "tn qae quand la vitesse de régime est exactement conservée : auseitdt 9>Mtte vitesse vient à augmenter ou à diminuer, le mobile se déplace Iw wi wn& ou dans l'autre.

SfOime et M. larynnrd. —En tS6i, M. C. Meynard a présenté à la Société ' t'mottn^nnent, un régulateur de vitesse dans lequel il employait un I Uyca analogue à celui que nous avons décrit en commen^^ant, mais moins I fH&etîonn^, pour fermer le courant sous l'inlluence d'une vitesse trop innle du moteur. L'action mécanique destinée k fermer ou à ouvrir la Qln ftait déterminée au moj'en d'un dispositif auquel il avait donné le I «Dde Inier électrique et qui n'était qu'une réminiscence de l'cmbrayeur ilMtriqiMdeM. Acbard que nous avons d/»;ritdéjitp1usieursfois. En somme I *i a'ett nouveau dans ce système, et par le titre pompeux de résilia leur qu'il avait donné h son invenlion, ainsi que par les applications avait bite.<, M. Meynard a montré qu'il était peu au courant des — g éttetriquos imaginées avant lui.

frïn

iH AVEariSSEtlRS ET RÉGULATEURS ËI,ECTBIQUE8.

Application ma nutlntten du nlveso de l'eaa émmu Ica chandlèrea des machlneti A vapeur de H. Achard. — On sait que la plupart des explosions des chaudières h. vapeur piavienaent de l'abaissement anormal du niveau de l'eau. Les parois, n'Atant plus couvortM de liquide et recevant l'action directe du feu sans pouvoir la transmettre, ne tardent pas à rougir, et, dans ces conditions, l'intioilaction d'une nouvelle quantité de liquide détermine tout à coup une très-grande raporisation contre laquelle les soupapes et tous les moyens de sécurité coanai Bont impuissants: Pour écarter ces causes d'accidents, il ne s'agit donc çiu ds maintenir toujours le niveau de l'eau des chaudières & vapeur à ima hauteur constante. Or, ce résultat n'est pas réalisé, lant s'en fout, par la pompes alimealaires qui, marchant toi^oure arec une vitesse uniforme, na

peuvent faire varier la quantité d'eau qu'elles introduisent suivant les diifr rents degrés d'échauffement de la chaudière, et suivant une foule d'autres circonstances qui réagissent pour faire varier la quantité de vapeur produite dans un temps donné. Sans doute, les flotteurs adaptés à ces chaudières pourraient indiquer la hauteur de l'eau qu'elles contiennent; mw fait-on la plupart du temps attention à ces indications î On a déjà, il est vrai, adapté à ces flotteurs des avertisseurs électriques ; mais avant qu'on n'ait satisfait A l'avertissement donné, des accidents peuvent survenir, et c'estpourlcsprévenir détinitivemcnt, que M. Achard, a adapté aux pompes alimentaires le nouvel appareil dont nous nous occupons, et qui est représenté flg. 35. Au moyen de cet appareil, en effet, tout abaissement on toute élintioa de l'eau dans les chaudières k vapeur, au delà ou en deçà de la

figne de nmau, produit Tine réaction électro-magnétique qui a pour effet d'augmenter ou de diminuer le jet d'eau foiu*ni par la pompe alimentaire, et ee!a sans aucime intervention himiaine. Voici comment M. Achard a résolu le problème :

Sur l'on des organes mécaniques, mis en mouvement par la machine à T^wur dans le voisinage de la pompe alimentaire, est adapté un transmetteor quelconque de mouvement qui communique à un levier AB, un mouvement d'oscillation de A en C. Sur ce levier sont fixés deux électrotimaiits EET opposés Tun à Fautre, et deux bras BD, BD' qui portent chacun à leur extrémité un système d'encliquetage composé d'un cfiquet articulé F, F muni d'une armature H, H'. Ces systèmes d'encliquetage. en oscillant entre deux butoirs à ressort I, l\ se trouvent alternativement déviés de leur position normale et inclinés de manière à présenter devant les électro-aimants EF, au moment où ils s'abaissent, les armatures H H qui se trouvent dès lors en contact avec eux, comm^on le voit en £1. Lorsque le courant ne passe pas à travers l'un ou l'autre des électro-aimants EE". ce contact établi avec les armatures HH' reste sans effet; celles-ci, en rencontrant deux autres butoirs à resssort J J', au moment de leur oscillation ascendante, sont même replacées à leur position première, c'est-kdire de manière à pouvoir réagir sur une roue R placée au-dessous du système oscillant; mais si le courant anime Tun des électro-aimants, l'armatvire correspondante reste collée sur lui et ne peut plus être ramenée à sa position normale. Le cliquet auquel elle est reliée se trouve écarté et reste dans cette position tout le temps que le courant est maintenu fermé. Penûaat ce temps l'autre cliquet, demeuré libre, peut réagir sans opposition s^iT la roue R qui, étant adaptée à la clef d'un robinet établi sur le tuyau d'alimentation de la chaudière, permet ou empêche l'introduction de Teau dans celle-ci suivant qu'elle est tournée à gauche ou à droite. Gomme le sens de cette rotation dépend de l'action de celui des deux cliquets qui est demeuré libre ou qui échappe à l'effet électro-magnétique, il en résulte qu'il suffit de fermer le courant à travers l'un ou l'autre des deux électroaimants EF, pour obtenir une élévation ou une stagnation du niveau de i'eau dans la chaudière. Or cette fermeture de courant peut être produite par le flotteur lui-même avec l'intermédiaire de son aiguille indicatrice et de contacts électriques dont il est facile de deviner la disposition.

Lors donc que le niveau baisse dans la chaudière, le robinet s'ouvre ; il se ferme au contraire, lorsque le niveau monte, et le jeu précis de cet appareil ne permet pas au niveau de varier de plus d'un millimètre entre Ks deux limites extrêmes.

Toutefois, Fauteur ne s'est pas contenté d'assurer Talimentation de la chaudière; il a voulu rendre les accidents tout à &it impossibles, et pour cela il a relié son appareil avec une sonnerie qui avertit non-seulement quand le niveau baisse ou s*élève au-delà d'une certaine limite, mais encore dans le cas où la pile viendrait à cesser de fonctionner.

<c Ce qui est digne de remarque, dit M. Lorenti dans un rapport fût par lui à la société d'histoire naturelle de Lyon, c'est que l'appareil fournit pour ainsi dire le remède en même temps que Tavertissement. Lorsque le niveau s'abaisse au-delà de la limite inférieure, le robinet d'alimentation s^ouvre entièrement, et il reste ouvert tant que la sonnerie avertit qu'il y a danger. La pompe alimentaire cesse-t-elle de fonctionner par suite de dérangement ou de manque d'eau, immédiatement l'appareil ouvre le robinet et agite violemment la sonnette d*alarnie. Le robinet s'ouvre enrAro complètement lorsque le courant vient à s'interrompre, et aussi lorsque le flotteur, cessant «de fonctionner, s'arrête au bas de sa course. Mais il se ferme et reste fermé si, pour une cause quelconque, la chaudière se remplit outre mesure; et toujours la sonnerie foit connaître que quelque chose d'anormal vient de se produire. »

L'appareil que nous venons de décrire et qui n'est, en définitive, qu'une application nouvelle de l'embrayeur électrique du même auteur, a été établi à Lyon et à Paris dans cinq usines, où il a fonctionné de la manière la plus satisfaisante. Mais Tinjecteur Gifïard lui a fait un tort considérable.

Comme la force électro-magnétique n'intervient dans cet appareil que pour maintenir des cliquets éloignés de leur position normale, la pile appelée à le faire réagir peut être très-faible et consister simplement dans deux éléments de Daniell.

Applloation à, l'arrêt ou & la mise en train des dlITérentes machines industrielles. — Beaucoup de machines employées dans l'industrie peuvent être arrêtées ou mises en jeu par l'ouverture ou la fermeture d'ime valve ou d'un robinet, et depuis longtemps on a cherché à produire cette ouverture ou cette fermeture par l'emploi de moyens électriques. Le système de M. Acliard, que nous venons de décrire, en est im exemple frappant. Toutefois, il est assez dif&cile, en raison de la résistance souvent très-considérable qui est opposée par ces organes de clôture, do les faire mouvoir électriquement et, pour obtenir ce résultat, plusieurs inventeurs ont cherché à tourner la difficulté en ayiuit recours à des actions intermédiaires. M. Achard y est parvenu, comme on vient de le voir, au moyen de son embrayeur électrique à mouvement continu ; mais comme on n'a pas toiigours la possibihté de disposer d'une force motrice.

^B AVERTISSEURS ET R&IL'LATEURS ELECTRIQUES. 151

^■•rtigiu] et Forest oiiLeu l'idée d'employer pour la solution decepro-

^^He système do détunte & électro-aimant Hughes qu'ils avaient appliqué

HBâinict automoteur. Seulement, en raison de la résistance considérable

^ est souvent produite sur les valves, ils ont dA le disposer d'une manière

(■rliculière,ile[a(oiilice ([ueson mouvement fût solidaire d'une autre valve

DO d'un piston àconlre-pression sur lesquels l'actionde pression pilt s'effectuer

tu sens contraire de celte produite sur la valve principale. 8i cette valve acces-

ninades dimensions convenables par rapporta la première, et si la pression

foti^t sur elle est modérée de manière à ne laisscràcelle qui est exercée sur

I^tnt qu'un excédant no dépassant pas 15 kilog., c'est-à-dire la résistance

<9posèe à l'action magnétique dans le sifUet, le dispositif que nous avons

ferit tome IV, p. •168, peut être alors parfeil<!ment appllqué.et la manœurre

i^Uralrcpnncip&le peut être efi^ctuée à distance. Ce système a été appliqué

jAi UM. Larti(,>ue et Forest aux appareils de rftperie des fabriques de sucre.

D'an autro càté M. Itenssson a combiné une disposiiion clectro-magné-

ln^ du même ^enre pour obtenir à distance l'orrèt d'une machine à

iipeur de la force de 2& clievaux. Ce résultat a été obtenu par la fermeture

tlcctto-magnétique d'un robinet adapté au tuyau de distribution de la

«(teiir dans les tiroirs. Ce robinet tend à être fermé par faction d'un contre-

P»ds enroulé sur luie poulie adaptée sur sa partie mobile, mais il ne peut

a tcmpt ordinaire céder U cette action, car cette poulie porte une cheville

•fu ta botéecontre une détente électro-magnétique, et ce n'est que quand

Itcmuml e«l (fermé h travers le système éleclro-magnétiq'ie, que l'nctiou

4(1 cootK-poiils devient effective.

Ilttttear Butcnétiqne d«a machines A vmpenr d« M. Lc- (fcaUU«r-Plael. — Les indications exactes de la hauteur du niveau de I llM, dans les chaudières des machines à vapeur, sont, comme nous l'avons Myricklemmunt, de lapins haute importance, non-seulement pour assurer k tégulahtà du jeu de la machine, mais encore pour prévenir les accidents ; M a TU mtme que dans certaines circonstances, quand, par exemple, elles dmient provoquer une réaction do la part d'avertisseurs ou de régulateurs, NiItlKlriques, soit mis^aniques, ces indications devaient t^tre fournies par ^■■guillesouappeudices mobiles sur un cadran. Or, comment obtenir npweil résitltal lorsque, entre l'cxti'sricur et l'intérieur d'une chaudière tl M pool y avoir aucun intenuMiaire mobile '/ Tel était le problème difficile «tuUUkit résoudre, et c'est ce à quoi est parvenu M. Letlmi^ie^Finel en «■(■lujant un flotteur muni d'un aimant, et en faisant réagir à distance cet une aiguilla de fer qui eu suit forcément tous ks oiouvsmenla. e idée était ingénieuse et féconde, maïs la manière dont

1» A\'ERnSSErRS ET atGCUlTECHS ÉUCniOCBS.

elle a été réalisée £ût de œ système de fiotteor le pfais parSài qui puisse être employé.

DansTorigine, c'est-à-dire en 1851, cet appareO se composait d'an simple tube métallique adapté à lavant de la chaudière et mis en fommnnicafinn avec Teau et la vapeur de cette chaudière au moyen de deux tubes munis de robinets; le flotteur magnétique, muni d'un aimant en fer à cheval, pomait se mouvoir dans le tube formant le corps de 1 appaieîi et y prendre no mouvement ascensionnel ou descensionnel.

Le cyUndre indicateur était aplati sur l'une de ces £ioes et portait on cadre dans lequel s'enchâssait une glace recouvrant on espace vide daai lequel pouvait se mouvoir une aiguille de fer ou d'acier dont les extrémités s'engageaient dans des rainures verticales. Cette aiguille attirée par l'air mant, montait et descendait avec lui, et accusait ainsi le niveau de Feaa da tube et par suite de la chaudière.

Tel était donc, dans l'origine cet appareil, appelé à juste titre : flotteur magnétique. Depuis, Fauteur, au moyen d'additions successives, l'a lenda propre aux fonctions, essentiellement distinctes, d'indicateur du nivean des | chaudières (avec sifflet avertisseur dans le cas d'un niveau trop restramt) et d'appareils de sûreté. Le Génie industriel donne l'aperçu suivant des améliorations dont il s'agit :

« Tout en conservant le principe fondamental d'attraction de Taiguille aimantée sous Tinfluence du flotteur muni de son aimant, M. Lethufllie^ Pinel en fait un appareil tout nouveau; les frottements de l'aiguille et du flotteur ont disparu; le flotteur, placé sur la masse même du liquide de la chaudière, agit directement sur la tige conductrice de Taimant moteur.

«( Au-dessus du tableau indicateur des niveaux, est placé un sifflet d'alarme dont la soupape s'ouvre par suite du mouvement descensionnel de la tige du flotteur, et accuse ainsi l'abaissement du niveau dans la chaudière. Enfia une tubulure ajoutée au corps principal de Tappareil, est surmontée d'une soupape de sûreté.

« L'appareil ainsi amélioré est placé sur le corps même de la chaudière au lieu d'être appliqué à l'avant comme dans l'origine.

*( Enfin, non content des améliorations notables qui viennent d'être mentionnées, l'inventeur a voulu apporter à son appareil un dernier perfectionnement, c'est-à-dire lui adjoindre» Tindicalcur de la pression de la vapeur dans la chaudière, le manomètre enfin. A cet eiret, il a ajoute au tube principal de l'appareil une deuxième tubulure placée en face de celle qui porte la soupape do sûreté, et c'est dans cette tubulure qu'a été placé le sifilet avertisseur occupant précédemment la partie supérieure de l'appareil ; c'est à cette partie supérieure qu'il a placé le manomètre.

« L'appareO ainsi composé nous paraît arriver à son dernier degré de perfection; il est de forme gracieuse, d'une composition aussi simple que bien entendue, au point de vue' des divers objets qu'il est appelé à remplacer. »

BaiJbrmyear électrique pour les treuils des puits pro« iHidbk — Dans certaines localités situées sur des hauteurs^ il arrive souvent q[ne les puits atteignent une profondeur de 180 à 200 pieds. Alors les tremb destinés à monter les seaux doivent avoir un diamètre assez consiékaUt, et, pour en fsuôliter la manœuvre, on adapte sur leur axe un volant tib-f^esaDt, accompagné de deux roues à rochet avec encliquetage. D'im autre cAté, on emploie pour le tirage des seaux deux cordes disposées de tdle ftiçon que l'une s*enroule sur le treuil alors que TsTUtre se déroule, ce qui permet de descendre un seau à mesure qu'on en monte im autre. Au coomiencement de l'opération, la mise en mouvement du treuil exige ime certmie Ibrce; mais une fois l'inertie du volant vaincue, l'ascension du ma rempli d'eau s'effectue assez facilement, et il arrive môme un moment o& cDe se feit trop lieuûlement, car le poids de la corde qui se déroule, jQÎDt à celui du seau qui descend, finit par devenir assez considérable pour entraîner le volant. Alors, si l'on n'y prend pas garde, le seau arrivé an haut du puits peut se trouver emporté sans qu'on puisse l'arrêter. En effet, en raison de son inertie, le volant ne peut pas passer instantanément du mouvement au repos, et il en résulte que la main de fer qui soutient ce sem se trouve rompue quand toutefois le seau lui-même n'est pas mis en pièces. Dans tous les cas, brisé ou non brisé, le^seau tombe au fond du puits, ee qui cause un arrêt plus ou moins long dans le service de ce puits.

Rien n'est plus conmiim que ces accidents, et dans la commune que jlabite, où se trouve un puits de ce genre, ils se sont renouvelés plus de trente fois en trois ans. Or, comme l'établissement d'un puits de 200 pieds <fe profondeur n'est pas fait dans les communes rurales sans une nécessité impérieuse, im arrêt quelque momentané qu'il soit dans son ser- ^, ne laisse pas qne d'être très-préjudiciable, surtout par les temps de sécheresse; il était donc à désirer que Ton pût trouver un moyen mécanique qaiopér&t automatiquement l'arrêt du mécanisme moteur, précisément au nM)fflent où le seau rempli arrive au haut du puits, et c'est ce problème que j'ai résolu dans le système que je vais décrire.

Avant de songer à l'emploi des moyens électriques, j'avais cherché à >ôoudre le problème mécaniquement pour éviter l'emploi et l'entretien d'une pile; mais je n'ai pas tardé à reconnaître que des difiicultés ou des compli-» cations sans nombre en seraient la conséquence. Ainsi, j'avais pensé à ter*

miner l'axe de mon treuil, du câté opposé au volant, par un manchoa muni d'un filet de via et portant un écrou mobile conduit par deux tringles de fer. Ce manchon eu venant buter contre un arrêt à reesort, un peu avant la sortie du seau du puits, devait, suivant ma pensée, amortir successivement le mouvement de rotation du treuil. J'avais encore pensé à faire réagir le seau lui-même sur un levier articulé qui aurait réagi sur un frein appliqué au volant, au moment oii le seau aurait dépassé la limite de hauteur à lui assignée. En réfléchissant aux conséquences qui seraient résultées de l'emploi de ces moyens, j'û dû, comme js "^' l'ai dit, les rejeter définitivement :

le premier à cause de la dépenie élevée qu'il entraînait et du peu de sAreté d'un arrêt provoqué par Ii simple résistance d'un filet de fil de très-petit rayon par n^port u volant; te second par rembaim que pouvait occasionner pour la service du puits la présence d'ua levier barrant celui-ci par le milieu.

Je me suis donc trouvé forcé, à la suite de ces considérations, d'avoir recours à des moyens électriques, et c'est l'embrayeur de M. Achard que j'ai mis & contribution dans le système que j'ai adopté, et qui est représenté fig. 36 cidessus.

On comprendra immédiatement les avantages que me présentait reni[da de l'électricité dans la disposition mécanique que j'avais à prendre, dès Ion que je dirai qu'un simple conjoncteur de courant adapté sur le treuil du puits pouvait me fournir, au moment précis où les seaux arrivaient à uns hauteur déterminée et variable à volonté, une fermeture de courant prolongée susceptible de mettre en action l'embrayeur électrique. De cette manière rien n'encombrait le puits, et je pouvds agir sur le volant luimCmc.

Le conjoncteur que j'ai adopté consiste dans quatre hunes de laiton Gtamé a, b, c, d, fig. 37, vissées deux par deux aux deux extrémités delà suriiice cylindrique du treuil et placées parallèlement à l'axe de celui-ci. à une distance l'une de l'autre assez considi^rablc. Ces lames communiqueot métalliquement deux k deux d'une extrémité à l'autre du treuil et ont une

longueur suffisante pour être enveloppées par les derniers tours des deux

cordes sur le treuil. Celles-ci portent à la hauteur de deux mètres environ

au-dessus de leur point d'attache avec leur seau une gaine métallique de

un mètre de longueur constituée par im fil de laiton étamé enroulé autour

d'elles. Quand cette partie métallique vient à s'enrouler sur le treuil, le seau

le trouve à quelques décimètres seulement du „. ^^

, Fig. 37.

poLot le (dus élevé auquel il doit arriver. Mais, en s'enroulant sur le treuil, elle réunit métalli« qoement, soit à une extrémité, soit à l'autre, iunant la corde, deux des lames métalliques doDt nous avons parlé ; et si ces lames conmiunkiaent les unes avec le pôle positif d'une pile les autres avec le pôle négatif, il en résulte une

tsmeture de courant précisément au moment où le seau attiré atteint la hialeur voulue pour que Fembrayeur opère son effet. On comprend d'après cela pourquoi les deux lames métalliques de tbaqœ extrémité du treuil doivent être écartées Tune de l'autre, et pourçoDi elles ne doivent pas se prolonger sur toute la longueur de ce treuil; c» la corde mouillée pourrait, avec une grande surfiace de contact métal-* iique et une petite résistance à vaincre, provoquer inopportunément ime fermeture de courant. Quant aux liaisons de ces lames conductrices avec le ôcuit de la pile, elles so font naturellement au moyen de frotteurs >ppu}ant sur des bandes circulaires adaptées aux extrémités du treuil. L^eoiayeur représenté fig. 36 se compose de deux leviers mobiles AB, AC, pivotant librement sur le même axe A et portant, Tun une armature ttticulée B, l'autre un électro-aimant £ ; ce dernier levier est relié par une uticulatkm avec une bielle CD adaptée à une excentrique D, qui conunu-* k nique à Téiectro- aimant B un mouvement de va-et-vient dans leque\ il ren- CQQtre à chaque tour de volant de Tappareil moteur, Tarmature B. Le levier Afi, maintenu à Tétat normal suivant la verticale par un buttoir d'arrêt F •i on ressort de rappel H, est terminé par un bec àchamicre G qmpeut se replier en dehors du mécanisme, c*est-à-dire du côté du butoir F. Enfin, àportèe de ce bec se trouve adapté un fort levier HI basculant en J, qui porte le sabot de bois 1 constituant le frein. Ce sabot est entaillé de manière àemboîler le volant, et peut être facilement remplacé en cas d'usure, puisqu'il n'iest que boulonné sur le levier HI.

Le jeu de cet appareil est fiicile à saisir : à l'état normal, le levier HI, entaillé par le poids du sabot, appuie contre un butoir K, et la semelle du uboi se trouve environ à deux centimèti*es de la circonférence du vblanu

T. V. il

Le mouvement de celui-ci peut donc s'exécuter sans obstade, et Télectr aimant B accomplit librement ses oscillations; mais aussitôt que, soi rinfluence du conjoncteur établi siur le treuil, le courant circule àtrayei cet électro-aimant, Tarmature B entre en adhérence magnéticpie avec li au moment de son prochain contact, et en faisant alors pour ainsi dii corps avec le levier A G, elle en partage tous les mouvements en entraînai; avec elle le levier AB lui-mâme. Sous l'influence de Toscillation deTélectn aimant E,le levier AB quitte donc sa position verticale, et venant s placer en arrière de l'extrémité H du levier H I, se trouve en mesure d réagir sur lui par son bec (r au moment du retour de Texcentrique D Comme cette réaction qui a pour effet de fiBûre basculer le levier HI e d'appuyer le sabot I contre le volant, est commandée par une force dépen dante de la vitesse de ce volant, elle est d'autant plus énergique que cette vitesse est plus grande, et le degré de serrage du frein se trouve ainsi proportionné à la force qu'il s'agit d'éteindre, laquelle s'éteint forcément en effet sous sa propre influence après quelques décimètres de parcours du volant.

J'ai ajouté à ce mécanisme une clanche L pour maintenir l'embrayage dans certains cas et une poignée N pour qu'on puisse faire fonctionner le frein à la main sans électricité.

Une fois Tarrôt du volant opéré par les moyens que je viens d'indiquer, il faut, pour qu'on puisse le faire marcher de nouveau, replier le bec 6 du levier AB et le faire passer de l'autre côté de l'extrémité H du levier HI. Cette opération pourrait être faite automatiquement par des moyens mécaniques ou électro-magnétiques : mais j'ai pensé qu'il valul mieux la laisser au soin de ceux chargés de la manœuvre du puits^ afli d'empAcher les gamins et les passants de jouer avec ces mécanismes. El effet le bec G restant toujours derrière le levier H I, il ^t impossible d( faire tourner le volani sans que le firein soit mis en action.

Pour compléter le système précédent et avertir du moment de la sortit des seaux hors du puits, j'ai introduit ime sonnerie électrique qui peu suppléer à l'enrayeur en cas de dérangement de celui-ci.

Applioatton à, la manœuvre da f;ouvemall des naviret — M. Achard a songé h appliquer son einbrayeur électrique au gouver uail des navires pour permettre leur manœuvre à distance, de la chambr du capitaine par exemple.

Je ne sais jusqu à quel point cette application est opportune, mais e raison de sou originalité, nous allons exposer en quelques mots la manièi dont elle pourrait être réalisée.

Ce serait surtout à bord des navires à vapeur à hélice que Pinstallation d*un paroîl gouvernail pourrait le plus facilement se faire. En effet, le moteur agissant alors jusqu'à Textrémité du navire peut, au moyen d'une transmission de mouvement très-simple, communiquer un mouvement de ta-et-vient à un levier ayant action sur un appareil analogue à celui que nous avons décrit p. 154 pour le règlement du niveau de Peau dans les chaudières à valeur. Seulement la roue à dents rondes sur laquelle réagissent 1» diquets oscillants, au lieu d'être placée sur la clef d'im robinet, serait plttée sur le gouvernail lui-même ou sur des mobiles en rapport de mounoent avec luL Alors suivant qu'on tournerait dans un sens ou dans TiabB un commutateur mis en rapport avec cet appareil, on ferait tourner ie gouvernail dans un sens ou dans Tautre.

Du reste, une foule d'autres applications de Tembrayour électrique à la groise mécanique peuvent être faites avec avantage, et M. Achard en a proposé déjà un certain nombre ; nous-mêmc nous en avons déjà fait que^ qnes-unes, et il est probable que d'ici à peu de temps ce système si ingénieux sera introduit dans la plupart des usines, ne serait-ce que pour otMenir d'une manière facile et instantanée des transmissions de mouvements en sens contraire. L'appareil gouverneur du niveau des chaudières suffit en effet pour produire ce genre de réaction. Enfin nous croyons que l'eminyeur électrique est un des éléments électro-mécaniques qui ont le plus d'avenir.

Fmraeliate et avertisseur électrique pour puits de idso^ ëm M. Ilmtthieu. — Ce système se compose de deux parties bien dvtinctes. La première est un parachute formé de deux paires de fortes grifei en fer dont la cage d'ascension est armée, et qui restent ouvertes ^t que son poids comprime un fort ressort à boudin par lequel il esl >tUché au câble d'extraction. 81 la traction de ce cùblc vient à cesser, par wite de rupture ou autrement, la cage n'étant plus soutenue serait précipitée dans le puits» mais l'action du ressort à boudin dont la compression I cessé, puisque la cage n'appuie plus sur Im*, fait fermer les gi-iffes qui^ dès lors, serrent deux guides en bois par les faces opposées, et s'opposent À k chute ; la cage reste ainsi suspendue à ses guides qui sont solidement iontemis par la charpente du puits.

la seconde partie est un appareil électrique qui se compose de deux bar-

naux de fer galvanisé installés dans le puits parallèlement aux guides. Ces

dsux barreaux isolés par le bas sont en communication avec une pile

électrique placée dans la chambre de la machine. La cage porte une boite

dans laquelle sont placées deux fourches, que Faction du ressort à boudin

peut suffire. Mais si la tarière ne pénètre pas, on est obligé d'avoir recours à une longue pince (fig. 40), dont les branches étant isolées électriquement et jouant le rôle des fils de la sonde décrite précédemment^ permettent de

Fig. 40.

reconnaître au moyen do Tavertisseur si le corps dur qu'on a saisi est bien le projectile qu'il faut extraire.

Dans la fig. 40, ravcrtisseur n'est représente que par Tagrafe qui le joint au circuit de la pince, mais on comprend facilement qu'à cette agrafe s'adapte l'appareil électro-magnétique représenté fig. 38, et que nous avons décrit précédemment.

Application» & rhorlo^erie, à la navi ji^ation, aux pêoherie», aux manipulations chimique» et photo^raphiquefiy ii la fermeture des portes et des meubles & secret. — On a encore proposé IVmploi de l'électricité pour prévenir quand les horloges ou pendules d'une maison ont 'besoin d'être remontées. Cette application, d'ailleurs, n'a rien que do très-simple, puisqu'il ne s'agit que d*adapter au barillet des pondulos ou au treuil des contre-poids des horloges, un i>etit pignon engrenant avec une roue dont le diamètre, eu égard à celui de ce pignon, est en rapport avec le nombre de tours dont il faut tourner ce barillet ou ce treuil, pour remonter entièrement le ressort ou le poids. Une cheville adaptée h cette roue en réagissant sur un interrupteur une fois la révolution accomplie, peut alors mettre en action la sonnerie (l'avertissement qui tinte jusqu'à ce qu'on ait remonté la pendule.

Du reste, les applications de ce genre sont tellement nombreuses, que nous ne devons signaler que les plus importantes. Et de ce nombre nous citerons celles qu*on a proposées pour préserver les navires des dangers des

AVKRTI8SEURS ET REGULATEURS ÉLECTRIQUES. m

ensablements, pour prévenir de l'ouverture faite subrepticement des coffresforts et des meubles à secret, de la déclaration d'une voie d'eau à bord des navires. Du moment où l'action qu'on veut signaler est susceptible de déterminer un mouvement quelque faible et quelque petit qu'il puisse être, on comprend aisément qu'il sera possible de le fEiire réagir sur un intemip*leur de courant et de mettre en action un avertisseur. Pour la déclaration d'une voie d'eau à bord des navires, on peut employer à cet effet un flotteur placé à ibnd de cale ou simplement des éléments zinc et cuivre disposés de manière à réagir sur un galvanomètre lorsqu'ils viennent à être mouillés par suite de la voie d'eau, et alors le galvanomètre peut fonctionner comme idais en mettant en action la sonnerie d'alarme.

Quant aux avertissements pour signaler à un navire la présence de bauts ftxMls, la question est plus complexe, et le procédé le plus simple est d'employer une ligne de sonde, munie d*un poids très-lourd, au-dessous duquel pendrait une tige métallique articulée sphériquement, laquelle, en se pliant à iDgle droit par rapport à la ligne de sonde, pourrait réagir sur un interrupteur de courant disposé à Tintôrieur du poids. I^a ligne de sonde aurait ime kngoeur en rapport avec le tirant d'eau nécessaire à la marche do navire, et quand ce tirant d'eau ne serait plus suffisant, la tringle suspendue venant à sloclinerplus que de coutume, pourrait provoquer une fermeture de cou notqui agirait sur la sonnerie d'alarme. Ce système, toutefois, ne pourrait présenter une grande sécurité en raison des mouvements de la mer, pas plus que le système fondé sur remploi d'un tube, à l'intérieiu* duquel se noavenit une tringle réagissant sur un interrupteur (1). U n'en est pas de Dèoied'un petit système du même genre qui a été appliqué avec succès aux pêcheries, par M. E. Gervais, et que nous avons représenté fig. 12, pi. I. Cette ipplication avait été fietite dans le but d'avertir du moment où le poisson vittt k entrer dans une pêcherie. Les pêcheries auxquelles cet appareil a été •dapti consistent dans des compartiments entièrement fermés par des grilles de lBr,et dont l'ouverture est constituée par une espèce d'entonnoir A B C D, 9m de pmntes en dedans. Quand le poisson, en remontant la rivière, entre par l'un de ces entonnoirs, il ne peut plus ressortir de la pêcherie à moins d'un hasard extraordinaire ; alors en parcourant les différents coins de l'espace fermé, il rencontre la grande fourchette £ F G H qui se trouve placée en travers et qui, en oscillant autour de son point de suspension H, fidt

(l| Voir la description de ce système, dans le tome III, de la 2« édition de notre

m AVEHTISaKURS ET RÉGULATEURS ÉLECTRIQUES.

heurter la tète sphérique I contre un anneau métallique K fixé sur une équerre de bois et en rapport avec la sonnerie électrique.

CAXMxnG la tige O I se trouve en rapport avec la pile par la platine H, il arrive que, toutes les fois que la fourche est dérangée de sa position vertiealo, soit dans un sens, soit dans l'autre^ la sonnerie électrique est mise en mouvement.

Les régulateurs électro-automatiques peuvent être employés souvent avec avantage pour produire une action mécanique après des périodes de temps déterminées, soit pour retirer d'un bain chimique des corps qui ne doivent y HÔjournor qu*un temps déterminé^ soit pour retirer à temps du feu ime ImgsiiuN Hoit mémo pour la cuisson desœulis. Dans ce cas, on peut employer l« dispositif représenté fig. 16, pi. I.

A H eAt \\i\ levier de fer ou de bois articulé en B, et portant un contret>oids mobile P assez lourd pour entraîner dans sa chute le petit panier en flU (in for ôtamés K, dans lequel sont placés les objets à immerger, et qui no trou? 0 disposé au-dossus du fourneau au moyen de cordes et de poulios 1, J. CV lovior. et son support coudé EE, peut être placé en tel point du InUmUoirt^ qu*il oonviont. Sur ce levier AB est fixé un arc de cuivre G donh^ asso« Ihunuont |>our ongronor avec un pignon D, de très-petit diauh'^tn^, et muni d ailottos. 1/armatui^ d'un électro- aimant M, placée au- \loss\is do 00 svîsl^mo d ailotto*» ouclanche, au moment de Timmcrsion, c*estk dir^' »u uunuout où Ion » ulKHi$$t' lo i^nior K dans la cuve, ce système nuViiniquo . uu^iis^* \)u;ind it^tto iurmaturt^ est soulevée, le poids P entraîne lo lovior A1^. ot. (Kir m(\U\ lo |Kinior K Ju$<]u'à ce que le système soit arrêté l^r U ohovUlo \^. iVtIo |K^livn\ o^t colle de l'appareil en temps ordinam\

Sur «no pUnoho Kiî, AvU(>I*v ;iu supjv^rt EE, est fixé un de ces métromMno« ^^uo U^ xuusïoum^s imu^^vi>;u |vur battro la mesure, et qui ont pour *\i^fî<*uo \>>;uUtour uu |Vî^hî*.o ^W,^ ÎA mas^^^ oscillante peut être plus ou u^o\u^ ^U^viitus^ do 1*^x0 ^i \Vi.*irsAî^v. ; î^sn de* rouages de ce métronome, ivUu v^xu AAvnvçvJ SA n'^wvu^wi o"Ann^n iians le temps voulu, porte uuo ^ hovUîo ^io iv;it;;ïo *;u^* '^•'* ;v r.xW.itrauîî une iame de ressort mise en %vuuu\u\^>At^v;\ *>^* r\>UvU\>>iiir.v*:xJ M, fetr.e î::i courant à travers cet élec- M>^4iuuAni Sv,5* |\î**V,w^xv *k xv:3c fwttï>C't::w du courant, le levier A B Vxkwiv 01 dot^Nr;v,v,>o i ^^Jv^^At^v\ ,^,î ;vi ^^"^ K ; n>Jù$. àias ce mouvement, une (VtïU^ .^uo\îav o,;^^ V '<,^x?,^: V î^ >vs,^ \<v*; syi:i^r *f poiidule du métronome ♦I Av^>^io x\v\ i^\v,;\v-v,K;'^ ;,;>^;;'j^ ,v <*,:;- /^-^^vraîcur ayant de nouveau alvA^wt.' 1,^ jvirtNV; K, A.i èi.i avn^xw ir V\-Kc \ l^; aiors;, au bout d'un nomhiv {%:,»* ,yi w,\,;^> jivAi^,; ôo ;v.,.;,;;,^ s,;,^i^r;j ik :ai^iière dont a réglé le

pendule du inétronome,«une nouvelle fermeture de courant est opérée» et le panier K se trouve retiré de la cuve.

Ce système électro-mécanique peut être employé pour retirer les plaques

daguerriennes de la boîte à iode ou au brome, ou bien pour fermer l'objectif

des daguerréotypes eux-mêmes. On peut encore l'employer pour retirer

bois d'un bain galvanoplastique des objets que Ton dore ou que l'on argenté

an trempé ; j'avais même, pour cette dernière application, combiné un

système particulier dont la première idée m'avait été suggérée» je dois le

aire, par M. Delamotte, babile ouvrier chimiste. Voici comment je disposais

iloTS ce système, auqutisl j'avais donné le nom de distributeur électrique

four la galvanopUutie :

Au-dessus de chaque compartiment de la grande cuve, où doivent être immergés les objets qui doivent subir une même préparation, se trouvent tendues horizontalement et à une certaine distance en dehors de la cuve (d'un côté seulement) des cordes métalliques sur lesquelles peuvent glisser m certain nombre de petites roulettes à gorge, dont Taxe pivote entre <leux épaulements d'une pince de cuivre à laquelle sont attachés les objets qui doivent être immergés. De cette manière, si les cordes, par un effet mécanique quelconque, se trouvent inclinées, ces objets sont transportés latéralement et par leur propre poids en dehors de la cuve.

A l'extrémité de la cuve, du côté opposé aux points d'attache fixes des cordes, sont adaptés des montants de bois à coulisse, à llntérieur desquels peut se mouvoir de bas en haut une pièce métallique portant à sa partie infeieure une roulette. Cette roulette appuie de bas en haut sur la corde qui lui correspond, tandis que la pièce métallique elle-même est sollicitée à on mouvement ascensionnel par un poids disposé en conséquence, et qui Ktlise son effet par l'intermédiaire do poulies de renvoi. Quand les pièces ioot immergées, les cordes doivent être à peu près horizontales. Alors, un butoir à ressort, fixé sur l'un des côtés de chacun des montants en bois, nnpèche la pièce mobile d'être entraînée par le poids et ne lui permet pas de soulever la corde correspondante engagée sur la roulette qu*elle porte.

Tint que cette pièce mobile est butée, les objets restent donc immergés; mais aussitôt que le butoir est retiré, le poids faisant \ion office soulève ces objets hors du bain, et comme la corde est alors inclinée, ils glissent, comme je l'ai déjà dit, en dehors de la cuve. I^es éléments du problème étant ainsi fixés, fl ne s*agit plus, pour en obtenir la solution, que de trouver un moyen de fkire soulever mécaniquement les butoirs d'arrêt, après un laps de temps ph» ou moins long et qui doit pouvoir être réglé. Or, c'est là qu'intervient ^**ctîon ëlectroHOiagnétique.

D*abord, pour le soulèvement des butoirs, rien de plus simple : il suffit, comme on Ta déjà deviné, d'un électro-aimant adapté à chacun des montants des cuves et dont Tarmature est liée au butoir correspondant Mais pour l'interrupteur du courant à travers cet électro-aimant, le problème est plus complexe, car les temps d'immersion peuvent varier depuis cinq minutes jusqu'à quatre, cinq, six et même douze heures. Dana ce dernier cas pourtant, le fonctionnement mécanique est moins important.

Pour obtenir ces fermetures variables du oourant, j'adapte au cadran d'une horloge deux cercles métalliques concentriques sur lesquels sont soudés douze butoirs métalliques à charnière, correspondant aux diffàreots chiffires du cadran ; les aiguilles de Thorloge sont elles-mêmes munies de leviers à ressorts comme ceux que j'ai indiqués pour Thorioge de mes réveils électriques. Celle de ces circonférences métaUiques qui correspond à Taiguille des minutes, est en rapport avec les électro-aimants qui ont action sur l'enlèvement des pièces qui doivent rester dans le bain moins d'une heure. L'autre circonférence est, au contraire, en rapport avec les électroaimants correspondant aux objets qui doivent être immergés plus d'one keure.

. Les aiguilles sont mises ensuite en rapport électrique avec l'un des pdles de la pile, tandis que l'autre pôle correspond aux divers électro-aimants. Quand on veut que les objets ne restent immergés que pendant cinq minutes ou une heure, on laisse tous les butoirs redressés. Mais quand on veut que raction électroly tique dure plus longtemps, par exemple dix minutes ou deux heures, on abaisse la moitié des butoirs, en les alternant. En un mot, on abaisse le nombre nécessaire de ces butoirs (qui sont, comme nous l'avons dit, à charnière) pour qu'il y ait un espace Ubre correspondant à la durée d'action électrolytique qu'on a jugée convenable. Pendant ce temps, on prépare d'autres objets, et, comme le courant électrique, avant d'arriver aux électro-aimants passe par une sonnerie, on est prévenu' de l'ascensioa hors du bain des objets qui s'y trouvaient plongés. Alors on peut leur en substituer d'autres sur les cordes, et il suffit de soulever les poids pour les faire immerger à leiu* tour, en les mettant en état de subir une nouveOe action de la part de l'horloge régulatrice.

L'application des avertisseurs électriques à la sûreté des coffres-forts et des meubles à secret, a été combinée de différentes manières par beaucoup d'inventeurs. L'idée en est très-ancienne, et dès l'année 1856, dans le t IH» p. 78 de la 2« édition de cet ouvrage, je la signalais comme telle en rattribuant à M. Aristide Dumont qui l'avait fait breveter sous le nom &électTO^ ferme, et en avait énuméré les nombreuses applications. La manière S8ul0

AVERTISSEURS ET REGULATEURS ELECTRIQUES. 171

dont le problème est posé peut en indiquer la solution, qui ne présente du reste rien de difficile, car du mouvement même de la partie mobile du meuble, soit porte^ soit tiroir, soit fenêtre, peut résulter le contact de deux pièces métalliques réagissant sur la sonnerie d'alarme. Ces pièces pourront être constitaées par des lames de ressorts^ des ressorts à boudin ou à piston, des vis ou des pièces rigides^ elles pourront même réagir sur la sonne- Tîe d'alarme par rupture ou fermeture du circuit, pourvu qu'elles soient reliées à la fois par uu Al, à la pile, au meuble à secret et à la sonnerie, les efets seront produits, et des signaux d'alarme pourront résulter d'un moufement aussi petit qu'on peut le désirer. C'est ainsi qu'on a pu utiliser ces moyens à la fermeture des appartements, des cofTres-forts et à la garde même des espaliers. Le plus souvent les interrupteurs appliquées à la fer> metore des portes sont adaptés au pêne ou au ressort des serrures.

Api^loatloiiB de« avertisseuFS aux Instramenta de préciaioa* — On a encore appliqué rélectricitô aux appareils de précision pour prévenir du moment où une action que l'on désire obtenir d'eux est produite. Nous avons déjà parlé dans notre tome IV, p. 359 d'une application de ce genre aux baromètres à cuvette du système Fortin, pour indiquer (juand le mercure de la cuvette, dont la hauteur varie par suite du foisonnement, atteint exactement la pointe servant de repère. On a même vu, dan la description de ce système, comment on pouvait faire réagir le courut électrique, qui se trouve alors alternativement fermé ou ouvert, sur un appareil régulateur capable de maintenir toujours à la hauteur de cette pointe, le niveau du mercure dans la cuvette. Enfin on a vu qu*en employant tm système du môme genre, M. Masson était parvenu à faire des baromètres dont la lecture pouvait être faite d'après des avertissements donnés ^triquement. Dans ces conditions, les observations au lieu d'être faites p» des visées, se trouvent effectuées par le contact du mercure avec une pointe métallique fixée dans la chambre vide du baromètre et contre laquelle on amène la colonne mercurielle au moment de l'observation. Il en résulte le tintement d'une sonnerie qui ne cesse que quand on a relevé la pointe ^Tant de repère d'une hauteur suflQsante pour que le contact n*existe pins entre elle et la surface du mercure ; la hauteur dont on a relevé cette pointe permet d'apprécier la différence de la pression barométrique qui P^t, de cette manière, être mesurée à moins d'un centième de millinihre, au moyen d'une vis micrométrique.

i'anis dès Tannée 1855 disposé le sphôromètre d'une manière analogue pour mesurer des épaisseurs extrêmement petites, et voici comment je décri- ^ cet appareil dans le tome II de mon Exposé des applieatUms de Véiec- *nciU. 2« édit., p. 466.

172 AVERTISSEURS ET RÉGULAi'EURS ÉLECTRIQUES.

Sphéromètre électro-magnétique, — « Les sphéromètres sont, comme on le sait, des instruments à l'aide desquels on peut apprécier des épaisseurs excessivement petites. Us consistent dans une vis micrométnque terminée par ime pointe, et munie d'un cercle divisé mobile devant une règle également graduée dans wi sens perpendiculaire au plan du cercle. L'inconvénient immense de ce genre d'instrument est Timpossibilité dans laquelle on se trouve, d'apprécier exactement l'instant oh la pointe de la vis micrométrique touche la sur&ce ^périeure de Tobjet que l'on soumet à Texpériaioe. Si on serre la vis plus qu'il ne convient, ce dont on ne s'aperçoit pas en raison de la puissance de l'action du serrage, comparativement à ht résistance qui lui est opposée, on £ait pénétrer la vis dans l'objet, ou tout au moins on rafiSsdsse; on n'obtient donc pas une mesure exacte. J'ai pensé qu'ai DEûsant intervenir Télectricité, cet agent si docile, et en même temps si sensible, on pourrait apprécier exactement le point où se fût ce contact. Voici comment je dispose l'appareil :

c L'extrémité de la vis micrométrique est munie d'un manchon d'ivoire portant, articulée siu* pointes, une petite lame d'acier trempé légèrement bombée. Cette petite lame est] destinée à être appuyée sur Tobjet, et son épaisseur a été préalablement déterminée d'une manière rigoureuse.

« Un fil en rapport avec cette plaque aboutit à un électro -aimant, dont l'armature fEût mouvoir une détente d'embrayage ayant pour but d'enrayer, à un moment donné, une roue à dents pointues. Cette roue est en rapport de mouvement avec la vis micrométrique ; mais quand celle-ci a £ait un tour, la roue d'embrayage en a fait au moins dix. De plus, la détente se trouve tellement rapprochée de cette dernière roue que le moindre mouvement opéré par Tarmature suffit pour la faire enrayer ; enfin, l'un des pôles d'une pile de Daniell très-£aible aboutit à la monture de la vis micrométrique tandis que l'autre pôle est en rapport direct avec Télectro-aimant.

« D'après cette description, on comprend facilement le jeu de rappareil ; quand la plaque d'acier articulée sur le manchon d'ivoire de la vis micrométrique est appuyée sur l'objet à mesurer, on tourne la vis, et au moment même où sa pointe bien trempée vient rencontrer la lame métallique, un courant électrique est fermé à travers Télectro- aimant qui commande la détente d'embrayage; alors la vis micrométrique se trouve arrêtée dans son mouvement, et le chiffre du cercle divisé situé vis-à-vis la règle perpendiculaire, donne la valeur de l'épaisseur de l'objet, plus l'épaisseur de la lam^ de platine. U devient donc fiacile par une simple soustraction de résoudre ce problème.

« Ce système peut s'adapter aux comparateurs et à tous les instrument^ du mtoie genre. >

On peut naturellement employer une sonnerie au lieu de Tenrayeur électrique, mais le tact n'est pas aussi délicat que l'action électrique» et la déformation résultant d'une pression plus ou moins grande ne serait pas évitée. Depuis la description de cet appareil, plusieurs systèmes de ce genre ont été proposés, et l'on peut voir dans le journal les Mondes, tome II, p. 269, la description de celui qu'a imaginé M. J. Giordano.

Appllcatloii a la réi^arlftation de Faction des eoopaata électri^aeii. — L'afi^edblissement que subit l'intensité d'un courant électrique quand il circule pendant longtemps à travers un circuit peu résistant est une cause perturbatrice qui, non-seulement rend difficiles les expmences de longue haleine, mais encore s'oppose à la mise en pratique de beaucoup d'applications électriques. On a donc dû se préoccuper de cet ioooDvéaient et rechercher des moyens d'y obvier.

La première idée qui vient à l'esprit pour résoudre ce problème, est de baser l'action du courant sur l'action minima qu'il doit fournir dans des conditions données, et par conséquent de l'affaiblir tout d'abord en intercalaat dans le circuit un appareil de résistance soit à liquides, soit à fils métalliques. En développant sur cet appareil une résistance suffisante pour tûie arriver le courant à son intensité minima, il devient focile, à mesure que le courant s'affaiblit, de diminuer successivement la résistance interposée jusqu'à ce qu'elle soit réduite à zéro. Jusqu'en 1854, ces résistances compensatrices étaient réglées à la main, et on avait donné à ce système le nom de gouverneur des courants. J'en ai décrit un modèle imaginé par M. Jaxon dans le tome I de la première édition de mon exposé, et, si je n'en parie pas ici, c'est que la disposition en est tellement simple qu'elle ^t nécessairement venir à l'esprit de tous ceux qui ont à appliquer ce s?stème. Mais, dans ces conditions, le problème était très-imparfoitement lésolu, et il était à désirer que le réglage se fit automatiquement sans lucune intervention humaine; or, c'est ce problème qu*a résolu le premiOT ^ Wartmann, en 1851, dans l'appareil qu'il fit construire alors et auquel il àoaoA le nom de régulateur de rintensité des courants. Cet instrument qui, cûmine je l'ai déjà dit dans mon dernier volume, a été perfectionné en 1873 par M. Mascart, avait une disposition analogue, quant à ses fonctions, aux ligulateurs de lumière électrique; mais comme ces appareils exigent pour fonctionner une certaine force et la présence d'un courant toigours fermé, et comme ils ne peuvent, d'ailleurs, être appliqués pendant un long espace ^ temps, j'avais imaginé vers 1855 un système avertisseur qui n'était mis ^ iction qu'à des moments déterminés et qui faisait retentir une sonnerie ^i^cthque lorsque le coiurant envoyé avait une intensité inférieure à celle

considérée comme limite minima. Ce sont ces différents appareils dont nous allons maintenant nous occuper.

Régulateur de courants de M. Wartmann, — Ce régulateur^ que nous représentons fig. 19, pi. I, se compose essentiellement d'un rhéostat R et d'une cuve électrolytique G munie d'une électrode mobile sur lesquels réagit, par Tintermédiaire d'un mécanisme d'horlogerie, un électro-aimant E interposé dans le circuit du courant qu'il s'agit de régler. Des interrupteurs et des commutateurs I, I', I', D permettent de disposer les fils enroulés sur l'électro-aimant, et qui sont au nombre de 4, en tension ou en quantité, avec ou sans Tinterposition de la cuve électrolytique, avec ou sans Tinterposition du rhéostat. Quand on emploie des courants trés-énergiques, on place les interrupteurs I et V dans la position qu'ils ont siu* la figure; alors le courant passe à travers la cuve électrolytique avec une intensité proportionnée à la distance séparant les deux électrodes. Quand le courant est moins éner* gique, l'interrupteur I est placé sur le contact de droite, et alors il est dirigé sur le rhéostat qu'il traverse pour rejoindre le circuit au-delà de la cuve.

L'élcctro-aimant employé par M. Wartmann est un électro-aimant tubu* laire, et c'est pour cela qu'il est représenté par une 'surfiace cylindrique. Ce genre d'électro-aimant foiu'nit, comme on Ta vu dans notre tome II, p. 78, un pôle central enveloppé par un pôle circulaire, de sorte qu'il peut agir par les deux pôles à la fois sur une armature en forme de disque, et c'est elle qu'on voit en A. Cette armature circulaire, munie aux deux extrémités d'un même diamètre de deux leviers L et B, est articulée en G. et oscillant entre deux vis butoirs placés en B, elle peut déclancher ou maintenir enclanché, par suite de l'action du levier L, le mouvement d'horlogerie, suivant que l'clectro-aimant agit plus ou moins énergiquement; les vis butoirs placées en B permettent d'ailleurs d'en régler à volonté la sensibilité. Avec cette disposition, on comprend aisément que si l'électro-aimant et les résistances développées en G ou en R sont combinés de manière à fournir, poiur une intensité minima donnée, l'arrêt du mouvement d'horlogerie N I, le courant traversera le circuit dans des conditions d'intensité parfaitement déterminées, et il le traversera sans modification tant qu'il restera constant; mais aussitôt que son intensité llûblira, le mouvement d'horlogerie sera déclanché et réduira la résistance développée sur le rhéostat ou à travers la cuve électrolytique, jusqu'à ce qu'il ait repris une intensité suffisante pour provoquer do nouveau l'arrêt du mécanisme moteur.

Régulateur de M, J. — A l'Exposition universelle de 1855, un inventeur dont j'ai oublié le nom avait exposé un régulateur de courants dont le

principe était assez ingénieux, mais qui ne pouvait s'appliquer qu'à de forts courants. H consistait dans un vase hermétiquement fermé et rempli d eau légèrement acidulée^ dans laquelle plongeaient deux lames de platine en rapport avec les deux pôles de la pile. Ces deux lames étaient fixées à un couvercle isolant disposé comme le piston de la pompe des prêtres, c'esl-à-dire enclavé dans une espèce de calotte de caoutchouc fortement ficelée sur le vase. Un tuyau de décharge permettait aux gaz de s'échapper, mais dans une proportion constante et susceptible d'être réglée. Quand le courant qui traversait le liquide par Fintermédiaire des électrodes de platine iliit trop fort, la quantité des gaz dégagés dans un temps donné était plus considérable que ne le comportait Torifice d'écoulement, et le couvercle du me se trouvait soulevé; mais celui-ci, en s'élevant, entraînait les plaques de platine, et leur surface étant diminuée, la transmission du courant devenait plus difficile. La quantité de gaz produit devenait alors moindre, et le couvercle s'abaissait, entraînant par là un renforcement du courant. De cette manière, la force du courant électrique se trouvait toujours maintenue à un même degré d'énergie, que l'on pouvait du reste faire varier en modifiant les conditions d'ouverture du tuyau d'écoulement.

n y avait dans cet appareil plusieurs accessoires dont je ne me suis pas rendu parftûtement compte, mais qm, je crois, étaient destinés à réagir sur le tuyau d'écoulement ou pour mettre l'appareil en rapport avec les diffé-^ rentes intensités du courant.

hégulateur de M. Froment. — Poiur régler l'intensité des courants réa** gbfiuit sur ses moteurs électro-magnétiques, M. Froment a employé un système de régulateur à force centrifuge, analogue à celui dont on se sert dus les machines à vapeur pour modérer ou augmenter la quantité de npeur transmise au piston.

Dons ce système, les boules du régulateur à force centrifuge, en s'écar^ lut ou en se rapprochant fieûsaicnt réagir, par l'intermédiaire des bielles et du cûUier qui en dépendaient, une bascule à l'im des bras de laquelle était sdqitéeune traverse portant suspendus tous les charbons de la pile. Quand le eoannt avait toute son intensité, ces charbons ne plongeaient que fort peu dtns le liquide, mais à mesure que cette intensité diminuait, la basode provoquait une immersion plus grande de ces charbons, et l'action HRcMe du régulateur se prolongeait jusqu'à ce que ces charbons fussent arrirés au fond des vases des piles.

Hégulateur de M. Régnard. — Cet appareil se compose de deux parties : li pranière est un galvanomètre construit d'après les principes de la bous* lole à rinut. Suivant la force du courant qu'on veut régulariser, on peut

substituer à Taiguille un barreau d'acier aimanté; on peut aussi ajouter à Taction du magnétisme terrestre celle du ressort; le courant sur lequel l'appareil doit agir circule autour du cadre de ce galvanomètre. Le mécanisme est conduit par une pile spéciale, et son courant négatif arrive au pivot qui porte l'aiguille aimantée; une aiguille de platine, disposée en croix avec celle-ci, le distribue à deux contacts isolés disposés au point de repère, comme je Tai déjà dit pour le galvanomctraphe tome IV, p. 445; enfin un cercle divisé mobile mesure la force du cornant de la même manière que dans la boussole à sinus.

La seconde partie de l'appareil est le régulateur proprement dit; il se compose d*un vase rempli d'un liquide convenablement conducteur dans lequel plongent deux plaques métalliques ; le courant qu'on doit régulariser passe par ces deux plaques et par le liquide qui les sépare ; elles immergent en se rapprochant plus ou moins par Faction qu'exercent sur elles la vis micrométrique et la roue R des appareils décrits tome IV p. 446.

On place la boussole au degré d'intensité qu'on veut donner au courant Si, dans la position des plaques immergées, cette intensité surpasse le degré voulu, Taiguille tendra à dévier au delà du point où l'on aura placé les contacts qui remplacent le repère ; elle touchera le contact qui fiait embrayer le cliquet disposé pour faire remonter la vis micrométrique et les plaques immergées : la force du courant diminuera avec les surfaces d'immersion, et ce mouvement ne s'arrêtera que lorsque cette force sera arrivée au degré voulu ; alors l'aiguille de la boussole quittera le contact qui a déterminé la réaction, et la roue R restera en repos. S'il survient une variation dans l'intensité du courant, si elle diminue, par exemple, Taiguille de la boussole tendra à revenir en deçà du point fixé, elle touchera le second contact qui fait embrayer le cUquet disposé pour faire descendre la vis micrométrique, et augmentera ainsi les surfaces immergées.

On comprend par là que la force du courant se placera et se maintiendra automatiquement au point marqué d'avance par la boussole.

Ainsi que nous l'avons déjà dit, on peut employer pour ce genre d'appareils la balance rhéométrique que nous avons décrite tome II p. 326 en la sustituant à la boussole des sinus. On place alors dans le bassin de la balance rhéométrique le poids correspondant à l'intensité du courant qu'où veut obtenir. Si le courant est trop faible, le poids du bassin enlève le contre- poids qui, touchant un butoir d*arrùt supérieur, ferme le circuit de la pile et anime ainsi le mécanisme qui agit sur la roue-écrou du r^ulateur et la fait tourner dans le sens voulu pour abaisser les deux plaques immergées. Si, au contraire, le courant est trop énergique, le bassin

est enlevé, et le oontre-poids, en tombant sur un butoir d'arrêt inférieur, anime Pautre mécanisme qui agit en sens contraire sur la roue-écrou. Cette roue ne cessera de fonctionner pour flaire écarter ou rapprocher les plaques immci^;ées, que quand le courant ayant l'intensité correspondante aux poids du bassin, le fléau se maintiendra à son point d'équilibre sans toucher ni l'un ni l'autre des deux butoirs d*arrêt.

On peut aussi mettre ces butoirs en rapport avec un système de sonnerie qui avertit simplement des variations du courant.

Régulateur de M. Kohlrausch. —Le systèmede M. Kohlrausch se compose d'un cadre ordinaire de galvanomètre entouré de son fil; seulement il n'y a pas de trou dans la partie supérieure pour laisser passer le fil qui sou* tient l'aiguille au centre du cadre. Un étrier enveloppe les fils supérieurs et est soutenu par un fil de soie. L'aiguille est portée par la branche inférieure de l'étrier, dont le bras supérieiu* se termine par deux petites électrodes qui plongent dans deux augets circulaires remplis de sulfate de cuivre. Le courant passe du galvanomètre dans Tun des augets et revient à la pile par Tétrier et le second auget Supposons maintenant que l'appareil soit orieoté do manière que le plaa des spires du multiplicateur soit perpendiculaiie au méridien magnétique et que le courant le traverse de manière à tourner vers le Sud le pôle Nord de Taiguille ; on pourra regarder le iDoment de rotation que le courant développera sur l'aiguille, comme proportionnel au sinus do Tangle d'écart de l'aiguille par rapport à la position d'équilibre. D'autre part, le moment de rotation du magnétisme terrestre agit en sens coutruiro, et ou peut raccroitro'ou Tafifaiblir, au moyen d'un aimant qu'on placera dans le méridien magnétique au-dessous de l'aiguille du galvanomètre, à une distance et dans im sens convenables. Sous ces deux actions, il est facile de voir que raiguille n'aura une position d'équilibre stable que dans la position Nord Sud; avec lo pôle Nord ou Sud si la force éiectro-magnétique est la plus forte. Si les deux forces sont égales» Taiguille Rste en équilibre dans toutes les positions. Si pour un certain courant qui sien par exemple celui qu'on veut maintenir constant, Taimant a été placé de lètfiù qu'on ait cet équilibre, aussitôt que le courant augmentera ou diminuera d'intensité, Taiguille tournera dans un sens ou dans l'autre, et il ioffira que dans ce mouvement une certaine résistance s'ajoute au circuit M s'en retranche, pour ramener le courant à sa première valeur et rétablir Fequilibre entre les deux forces agissant sur Taiguille, forces dont l'une est

£n^MiH. — A la page 174, l« ligne en descendaat ihez lig. 19, pi. IV, au lieu de H- 19. pi. !.

constante. Or cette augmentation ou cette diminution de résistance est précisément produite par i'éloignement plus ou moins grand des électrodes portées par i'étrier de Tappareil, quand elles Tiennent à s'éloigner ou à se rapprocher de celles qui établissent la communication du circuit avec le liquide des deux augels.

PUe plongeante de M. Robert Houdln. — Dans beaucoup d*applications de Télectricité, il est certaines fonctions mécaniques qui nécessitent^ dans un moment donné, une force électrique beaucoup plus considérable que celle qui est fournie par les piles à faibles courants que Ton emploie ordinairement. Dans ces cas, on ne peut substituer à ces &ibles courants des piles à acides, car outre la dépense considérable d'entretien que ces dernières entraîneraient, elles ne présenteraient pas une régularité d'action assez grande pour le jeu des appareils, et exigeraient pour leur entretien un soin beaucoup trop assujettissant. D'ailleurs, dans la plupart des cas dont nous parlons, cette grande force électrique n'est nécessaire que momentanément, et à des intervalles plus ou moins éloignés. En employant donc, comme pile ordinaire, une pile à acides toujours chargée» on ferait une dépense en pure perte.

Dans le but d'éviter cette dépense, M. Robert Houdin s'est imaginé de combiner irn mécanisme au moyen duquel une pile de Smée, aussi puissante qu'on peut le désirer, pourrait se charger elle-même en temps oppo^ tun, et se décharger également elle-même, après que la fonction mécanique qu'elle aurait été appelée à produire se serait effectuée. Ce mécanisme, que M. Robert Uoudin a appliqué à la marche de fortes sonneries d'horloges électriques, est représenté fig. 5, pi. II.

Il se compose de deux appareils : l'un, un simple interrupteur de courant, est en correspondance avec le mécanisme qui doit provoquer l'action électrique énergique, par exemple avec la roue de compte de la pendule r^la* trice, dans TappUcation qu'en a faite M. Robert Houdin ; le second, l'appareil régulateur, est destiné à effectuer la décharge de la pile.

Le second appareil consiste essentiellement dans une grande bascule AB, à l'un des bras de laquelle se trouve attachée, par l'intermédiaire. d'une corde, une traverse de bois C D, munie des plaques métalliques des différents éléments de la pile de Smée. Cette traverse est mobile dans deux coulisses CE, D F, qui font partie do la caisse de la pile, et peut, étant abaissée suffisamment, faire plonger toutes les lames niétalUques des élémonts de la pile dans leurs auges respectives remplies d'eau acidulée. En ce moment, la pile est chargée; mais quand, par l'intermédiaire de la bascule, la traverse est soulevée, la pile se tiouvo déchargée. Pour obteiur

lècaniquement et sous une influence minime ce double effet, un limaçon L, bot le plus grand diamètre correspond à la course que doivent accomplir es plaques pour être immergées, a été adapté au-dessous du bras AO du berier AB. Ce limaçon est mis en mouvement par un contre-poids P, mais il est commandé par deux longues ailettes I II et IJ qui» tout en tempérant la vitesse de la chute de la bascule, servent en même temps de détente. Ces ailettes, en efifet, sollicitées à tourner sur elles-mêmes par le butoir K porté pir le limaçon, se trouvent engagées alternativement entre deux butoirs II et N portés par l'armature d'un électro-aimant Quand cet électro-aimant est inerte. Tune des ailettes est bridée contre la tête II, de son armature ; ûm le limaçon est maintenu au point le plus élevé de sa course, et par mile la pile reste soulevée. Quand au contraire, Télcctro-aimant devient actif, Tailette IH est débridée, le mouvement du limaçon s'opère, et la chc' tffle Q du levier AB, contre laquelle Crotte le spirale du limaçon» tombe duis la coche Q R. Les lames métalliques de la pile plongent dans leurs anges respectives, et cette inunersion est assurée par la batterie N, qui anéte railette I H aussitôt qu'elle a été débridée. Tant qu'un courant électoque dicule à travers l'électro-aimant, la pile demeure chargée ; mais aussitôt que ce courant est interrompu, le butoir N en s'écartant, débride <le nouveau l'ailette IH, et le limaçon, en accomplissant sa révolution, soulève successivement la cheville Q jusqu'à ce que le butoir K, qui s'est alors dégagé de l'ailette lU, soit retombé sur l'ailette IJ, placée en ce moment tes une position voisine de I H. Alors l'arrêt complet du limaçon se trouve cfctué par le butoir H, et la pile demeure complètement déchargée, jus- <iua ce qu'une nouvelle fermeture de courant réagissant sur l'électroûnant M ait motivé un nouveau dégagement du limaçon.

Ccst pour soulager l'action du limaçon et diniinucr le poids V, qu'on a >ilap(éau levier A B le contre-iM)ids S, qui (V|uilibro la pit'^cc (M) «liar^'oo de ses lames métalliques.

I^'après cette description, il est facile de comprendre (|ue, pour ubtonir I tes un temps donné la charge ou la décharge de la pile à acides, il suffit <kluiocr en ce moment là à travers l'électro-aimant M le courant d'une piedeDaniell ; ce qui peut être foit pai- l'appareil transmetteur lui-même, «Taided'un interruptiîur ou d'un rhcîolomo.

hans r^plication que M. Hubert Iloudin a faito de oel iiit.>lruMK'nl. c\>t ^ mouvement de la sonnerie de son horloge régulatrice qui met Tapparcil *o ariion. Beulemeiit, comme le temps de la cliarf^o do la pile de Smre Piètre plus ou moins long pour correspondre aux différentes heures (pii terent toe sonnées, un rhéotome spécial a dû lui être adapU!'. Voici en

quoi il consiste : A, iig. 6, pi. 11^ est la roue de compte de la pendule régulatrice, M. le marteau de la sonnerie, et R la détente du mouvement de la sonneria Deux lames de cuivre BC,DE isolées sur une pkujue d'ivoire, sont disposées parallèlement Tune devant Tautre, de manière à ce que Tune d'elles BG, étant rencontrée par Tergot en ivoire H, porté par l'axe du marteau M, se trouve poussée contre l'autre^ et établisse alors im contact métallique réagissant sur Télectro-aimant M. Si cette disposition eût existé seule, il en serait résulté que chaque coup frappé par le marteau M aurait eu pour effet la charge et la décharge de la pile à acides. Or, cette double fonction n'aurait pas eu le temps de s'accomplir pendant l'intervalle si court qui sépare les coups du marteau dans les sonneries ; il fallait donc un système rhéotomique qui put prolonger la fermeture du courant tout le temps employé par le marteau M à firapper sur le timbre. Pour cela, M. Robert Houdin a adapté au ressort BC wie prolongation métallique GK en forme de crochet, et a muni l'axe S du levier S Q, portant la détente R, d'un second levier d'ivoire L 8, terminé par une cheville L. H résulte de cette disposition que^ quand le levier SQ étant soulevé reporte la détente R sur la came de la roue de compte, le levier SL est incliné vei-s la droite, tandis que le crochet CGK, poussé vers la gauche par l'ergot n du marteau, vient s'accrocher sur la cheville L ; il arrive par conséquent que, quand le marteau retombe à chaque coup qu'il frappe, le ressort BC est maintenu appuyé contre le ressort DE, et continue la fermeture du courant à travers l'électroaimant M (fig. 5). Ce n'est que quand la détente R, fîg. 6, retombe dans une coche de la roue de compte, que Ja cheville UL dégage le crochet CGK, et provoque la rupture du circuit allant à l'appareil de la fig. 5.

Comme à chaque fermeture de courant opérée à travers Téloctro-aimant M fig. D, le poids P descend d'une longueur égale au développement de la circonférence de la poulie U G, il arriverait que, pour une faible hauteur d'appartement, l'appareil réagissant sur la pile à acides serait bien vit& arrêté. Pour éviter cet inconvénient, M. Robert Iloudin s'est imaginé d'en faire opérer le remontage par l'ouverture d'une porte. A cet effet, il adapte le poids P à une poulie Z mobile sur une corde, repliée en LZ YXL, autour de trois poulies Y, U G, X, et dont l'extrémité, après s'être enroulée en Y, va s'attacher à la partie supérieure du battant de la porte en question • Cliaque ouverture de cette porte ayant pour eflet la traction du poids P et le déploiement de la pouUe X à laquelle est attaché un petit contre-poids^ l'appareil se trouve ainsi successivement remonté.

PUe plongeante de ■. Barker. — M. Barker ayant à faire foac tionner une pile énergique à des intervalles de temps plus ou moins espacée

pour le fonctionnement des grandes orgues de Saint- Augustin, a cherché comme M. Robert Boudin à ne mettre cette pile en action qu'au moment même où il en était besoin, et dans le cas ofi il se trouvait placé, le problème était fodle à résoudre, car la soufflerie de Torgue mettait à sa disposition tme force motrice qu'il pouvait appliquer à Timmersion des électrodes de sa pile, n lui suffisait en effet de placer siu* un réservoir d'air mis en rapport avec la soufQerie, les vases de sa pile, pour qu'au moment du fonctionnement de cette soufflerie, l'immersion des électrodes eût lieu sous Tinflœnce du gonflement du réservoir. La pile qu'il employait alors était une pile à bichromate do potasse à écoulement continu, et le système qui fournissait cet écoulement continu était disposé de telle manière qu'il ne pût se produire qu'au moment où la pile devenait active.

Pour obtenir ce résultat, un grand réservoir rempli du liquide excitateur était placé sur im fort bâti en bois à une certaine hauteur au-dessus du sistème. Ce réservoir, fermé par le haut, communiquait par le bas à l'aide d'un tube à robinet, avec un vase ouvert placé sur une planche mobile, lequel au moyen d'un autre tube à robinet disposé horizontalement, se trounit mis en rapport avec un ballon à filtre placé au-dessus de la pile. A cet effet, ce ballon ouvert par le haut, se terminait inférieurement par une tubulure conique remplie de verre pilé et] tassé, à travers laquelle s'écou- Ittt goutte à goutte le liquide. Après ce filtrage, le liquide tombait dans une sorte de récipient conique dont l'orifice d'écoulement était placé près du bord supérieur, pour s'écouler de là goutte à goutte dans les vases de la pfle munis à cet effet d'un déversoir de trop plein. Ck)mme par suite de cette déposition le liquide conservait un niveau constant dans les trois vases où il se déversait successivement, l'écoulement était tout à fait constant.

Pour obtenir la suspension de cet écoulement quand la pile ne fonctionnait pas, la partie mobile du réservoir d'air ou soufflet sur laquelle était placée la pile, était munie d'une tringle qui, en réagissant sur une bascule lebée au plancher sur lequel était établi le système des vases communi* quota, faisait incliner ce système et déchargeait dans le premier vase d'alimeutation le liquide du ballon qui se trouvait alors dépourvu de liquide, et cet effet se produisait quand le réservoir se trouvait à peu près dégonflé et pir conséquent quand la pile était déchargée.

Ci système a très-bien fonctionné dans les premiers moments de son instillation; mais il était si compliqué et si délicat, en raison de la multiplicité des pièces de verre employées, qu'il s'est trouvé bien vite mis hors de ser- ^, et c'est alors qu'on installa la pile à grands éléments Delaurier qui boctioDiie encore aujourd'hui. Néanmoins, confié à des mains expérimen-

téos, ce système pourrait (^tre d*un grand secours, surtout pour certaines expériences de pliysique de longue haleine.

Oontpôlear aatomatiqae de l'inteniiité dcNi coaranii*, de M. Th. du Moncel. — Cette application que j'ai imaginée en vue d'entretenir d'une manière régulière la marche des différents apj^areils électromagnétiques qui étaient installés chez moi, consiste dans l'adjonction d'un simple galvanomètre peu sensible à une pendule ordinaire« Les fig. 10 et et il. pi. I, représentent cet appareil.

L'aiguille AB, iig. il, du galvanomètre porte, soudée perpendiculairement à son axe, une autre aiguille CD de platine parfaitement équilibrée ot terminée du côté E par un crochet. Cette aiguille se meut au-dessus d'un cadran de cuivre ou de carton FF divisé, et ce cadran porte lui-même une rainure circulaire à travers laquelle le crochet de l'aiguille de platine peut s'enfoncer quand elle se trouve, pour une cause que nous signalerons à l'instant, inclinée de haut en bas. Si au-dessous de cette rainure se trouve adaptée une petite coupe pleine de mercure que Ton pourra, au mojen d'une pince à vis I, placer en tel ou tel point de l'arc divisé qu'on voudra, on comprendra facilement qu'il suffira de fixer cette coupe au point minimum de la déviation jugée convenable pour la force électrique qu'on désire obtenir, et de faire basculer l'aiguille, potu* fermer un courant à travers une sonnerie électrique très-sensible. On sera donc ainsi prévenu que la pile a besoin d'être rechargée.

Pour obtenir cet effet mécanique de la part de l'aiguille du galvanomètre, une bascule doit être adaptée sur le bord du galvanomètre opposé à celui où doit se faire l'immersion de Taiguille de platine. Cette bascule se termine, d'un côté, par une traverse semi-circulaire horizontale G H qui peut saisir le bout I) de l'aiguille de platine dans toutes ses positions ; de l'autre côté, elle est reliée à une petite tige verticale AB, fig. 10, qui se trouve à portée de la roue de compte de la sonnerie de la pendule. Quand cette tige est dans une coche de cette roue, poussée qu'elle est par un petit ressort r, l'aiguille de platine du galvanomètre est parfaitement libre de se mouvoir, et peut être déviée par le courant qui se trouve fermé un peu avant la sonnerie de l'heure par la pendule ; mais quand la tige A B se trouve repoussée par runc des cames de la roue de compte, elle incline la bascule 6H, et Aiit abaisser le crochet de l'aiguille de platine. Si le crochet ne rencontre pas le mercure de la coupe, le courant est suffisamment fort et la sonnerie se tait, mais l'indication galvanométrique persiste en l'absence même du courant, car dans son mouvement ascensionnel, la tige AB s'est trouvée arrêtée par un petit crochet à ressort G, dont elle n'est dégagée que quelques minutes

avant que Hicure sonne, par une petite dent fixée sur la chaussée de la minuterie, et qui. au moyen d'un levier coudé M, écarte ce crochet ; en même temps deux ressorts K, I qui avaient été séparés au moment de rabaissement de la tige AB, se trouvent mis en contact, et ferment le courant à travers le galvanomètre pour fournir une nouvelle indication. Quand le crochet de l'aiguille de platine du galvanomètre rencontre le mercure de la petite coupe de platine, la sonnerie est mise en activité et prévient qu'il Guit recharger la pile.

0 résulte de cette disposition : i<> que toutes les heures une indication Salvaziométrique indiquant la force du courant est fournie ; ^ que cette Jidieation persiste sans que le courant soit fermé; 3« que quand la déviation est au minimum, la sonnerie électrique prévient de la fiûhlesse du sourant.

On comprend qu'avec la même disposition de l'appareil, on pourrait obtenir on régulateur automatique des courants ; car au heu de faire réagir ce eourant sur une sonnerie, on pourrait l'employer à opérer une haison entre la pile dont on se sert et une pile supplémentaire. Dans ce cas, il faudrait au galvanomètre une deuxième capsule remplie de mercure correspondant au maximum de déviation du galvanomètre, afin de diminuer le courant (pisnd il serait trop fort. Ge système de régulateur aurait sur les autres l'afaotage de ne pas exiger une fermeture continue du courant, et de ne pas affaiblir celui-ci par son passage forcé à travers un électro-aimant. U pourrait donc être employé avec avantage dans l'horlogerie électrique, et itt appUcations ou les circuits seraient exposés à des déperditions, soit lors des temps humides, soit par suite de bifurcations accidentelles provenant (le la marche simultanée et régulière de plusieurs appareils soumis à la mèffle pile.

IV. 'application de l'électricité a diverses industries ET ARTS DE

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