‹ Exposé des droits territoriaux de la République de Costa-Rica: soumis à S. EChapitre 105 sur 137 · Recopilaciôn de btdias, ley I, lit. II, lib. V · texte numérisé non relu

Recopilaciôn de btdias, ley I, lit. II, lib. V

2. Peralta, Costa Rica y Colomhia, It, p. 257 à 2r)6 (ou 221 à 240), la CoUa de Mosquitos, — H. BA^CR0FT, History of Central America 9 II, p. 595. Bancroft insère une carte de la côte de Mosquitos, qui s'étend depuis le cap de Honduras jusqu'à la bouche

dépendance militaire de la capitainerie générale, pour des raisons de proximité et de convenance administrative. Elles pouvaient être incorporées dans la vice-royauté de Santa-Fé sans violer les lois et sans démembrement de l'audience de Guatemala. Ces îles, par la real orden de 1803, ne faisaient que rentrer dans leur ancienne juridiction, car elles avaient appartenu à l'audience de Panama.

Du reste le président de Guatemala avait conseillé d'abandonner ces îles et d'en transférer les habitants à la colonie de Blewfields.

227. Il a été dit (§ 215) que c'est sur de faux exposés que O'Neille avait obtenu l'expédition de la real orden de 1805. Toutes les raisons invoquées par lui ont été contredites par les faits. La protection de la viceroyauté de Santa-Fé, sur laquelle il comptait, ne put lui servir à quoi que ce soit. En 1806, alors qu'il eût été grand temps que la vice-royauté fût prêle à le défendre, il se vit forcé de capituler et de livrer, sans coup férir, l'île de San-Andrès aux Anglais.

En effet, la frégate de Sa Majesté britannique la Surveillantey commandée par le capitaine Bligh, se présenta devant le port et somma O'Neille de rendre la place. Le gouverneur avait sous ses ordres un officier, trente

septentrionale du rio San-Juan-de-Nicaragua. — Ibidem^ III, p. 2ii et suivantes.

256 EXPOSÉ DE COSTil-RICA.

soldais et six canons, mais convaincu de Tinsuffisance de ses forces, sachant qu'il ne pouvait recevoir de secours de Garthagène, il capitula sans résister. La fidélité des insulaires à TEspagne ne fut pas plus ferme que la résistance de O'Neille, et quelques jours s'étaient à peine écoulés, que ceux-ci présentèrent au capitaine Bligh une pétition dans laquelle ils se dirent sujets britanniques et affirmèrent que leur vie et leurs biens seraient en grand danger si les Espagnols retournaient dans l'île*.

La vice-royauté se vit forcée d'abandonner l'île de San- Andrès aux Anglais, et elle le fit d'après l'avis motivé de lajunte de guerre de Garthagène, réunie le 2 juin 1806; mais bientôt les Anglais l'abandonnèrent à leur tour, et les Espagnols en reprirent possession (§ 234).

Pendant la guerre d'émancipation oe la Nouvelle- Grenade et des autres provinces de la vice-royauté de Santa-Fé, l'île de San-Andrès fut tantôt au pouvoir de l'Espagne, tantôt au pouvoir des insurgés.

En 1818 elle fut occupée par une bande de corsaires commandée par le capitaine Louis Aury, qui y exerça la dictature pendant trois ans. Enfin, en 1822 le gouvernement de Golombia s'empara de ces îles et depuis lors elles sont en sa possession.

1. Correspondence respeciing the Mosquiio Terriiory, London, 1848, p. 43.

Page 1