‹ Exposé des droits territoriaux de la République de Costa-Rica: soumis à S. EChapitre 115 sur 137 · DIVISION TERRITORIALE DE COLOMBIA · texte numérisé non relu

DIVISION TERRITORIALE DE COLOMBIA

d'Angostura et signataire de la constitution, viceprésident de la république et son ministre à Londres et à Paris, dit en 1822 :

« Colombia est bornée au nord par la province de Costa-Rica dans le Guatemala, et par la mer Caribe; à Test par l'océan Atlantique et la Guyane hollandaise; au sud par la Guyane portugaise, le fleuve Maranon et le Pérou et à l'ouest par l'océan Pacifique. » Sa partie occidentale s'élend depuis le 12° de latitude nord jusque près de l'équateur, et sa partie orientale jusqu'au 7° de latitude sud*. » Zea ajoute que Veragua était bornée à l'ouest par Costa-Rica.

240. La loi du 25 juin 1824 divise tout le territoire de Colombia en douze départements. Celui de Vhlhme^ limitrophe de Costa-Rica, renferme deux provinces,

1. Colombia, being a geographical description, etc., London, i822, deux volumes. — Il y a une édition anglaise et une autre espagnole. F^e texte donné ici est traduit de Tanglais. Cet ouvrage renferme une carte de Colombia d*après Humboldt, dans laquelle ne figurent ni la cote de Mosquitos, ni (losta-Rica, ni par conséquent la baie de rAlrairante. La limite septentrionale de Colombia en ^822, selon Zea et Humboldt, est le 1 2'* degré de latitude nord qui traverse la péninsule Guaj ira. Comment Térudit Zea, vice-président de la république, pouvait-il ignorer que la côte de Mosquitos et le pays à fouesl de Veragua appartenaient h Tancienne vice-royauté de Sanla-Fé? Ce qu'il savait sûrement, c'est qu'ils appartenaient à l'ancienne capitainerie générale de Guatemala qui, alors qu'il écrivait son ouvrage, était en voie de se constituer en république indépendante.

Panama et Veragua. Les cantons de celle dernière il Santiago-de-Veragua, Mesa, Àlanje et Guaymi it le chef-lieu est Bemediot^.

jOsta-Bica et la côte de Mosquilos restent en dehors territoire de Golombia.

La ligne de démarcation de Golombia et du Centrelérique, selon Zea et selon la loi précitée, est celle i divise Costa-Rica de Vei-agua; mais tout à coup, 25 juin au 5 juillet 1824, l'on découvre parmi les )iers de la vice-royauté de Santa-Fé la real orden de i-Lorenzo de 1805 ; on s'en empare, bien que rien is le passé ne vienne l'appuyer, et, dans l'intervalle dix jours, elle opère le miracle de convenir Colomen souveraine de territoires qu'elle ne possédait i et qu'elle n'avait jamais ni possédés, ni adminiss.

Son gouvernement, par un décret du 5 juillet 1824, oque cette real orden pour déclarer que « la côte Mosquitos depuis le cap de Gracias-â-Dios inclusive- ' !nt vers le fleuve Chagres, revient en domaine et pro- 'été à la république de Golombia, en vertu de la ;laralion formelle faite à San-Lorenzo le 50 nonbre 1805, par laquelle cette partie de la côte de squitos est incorporée défmilivement dans l'annne vice-royauté [de la Nouvelle-Grenade et séparée

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