dit real cédula au lieu de i^eal orden
et uest d'aucune utilité pour nous; nous devrions nous en défaire pour autant que cela ne nous causât aucun préjudice sous d'autres rapports*. »
242. La côte de Mosquitos se trouvait encore en 1852, malgré le traité Clayton-Bulwer, sous la protection de la Grande-Bretagne, et M. Fernandez Madrid, qui n'était pas au courant des négociations qui se poursuivaient à Washington et à Londres pour la restituer à la souveraineté de Nicaragua, s'imagina que la côte de Mosquitos ne sortirait jamais d'entre les mains des Anglais et désespérait que Colombia pût la conquérir par la force. De plus, il reconnut que Moïn (Matina), San-Juan-de-Nicaragua et Blewfields furent toujours, et ne cessèrent pas d'être après l'émission de cette orden^ sous la dépendance exclusive du Centre- Amérique.
Citons ses propres paroles, car cette confession est précieuse.
« Mais il y a plus; c'est que si d'un côté l'entreprise de récupérer la côte de Mosquitos est supérieure à nos
i. M. Fernandez Madrid maintient celle opinion, quoique en des ternies moins emphatiques, dans son rapport sur la question de limites entre la Nouvelle-Grenade et Costa-Rica, daté du iO avril 1855. La différence entre l'un et Tautre documents consiste en ce que celui-ci devait être un document public, tandis que celui qui est cité dans le texte e'iail confidentiel. Comparez l'un et l'autre dans Pkrai.ta, Limitée de Cosia-Rica y Colombia^ III, p. 386 et 415.