‹ Exposé des droits territoriaux de la République de Costa-Rica: soumis à S. EChapitre 118 sur 137 · OPINION DE FEUNANDEZ MADRID · texte numérisé non relu

OPINION DE FEUNANDEZ MADRID

forces, d'un autre côté le litre que lions possédom au domaine de ce territoire est tellement anormal et indéfini y qu'à la rigueur il devrait se réduire à Vohli(jation de lui prêter la protection maritime dont il aurait besoin pour sa défense contre les agressions extérieures. Il est évident que^ vu toutes les circonstances du fait, telle paraU avoir été l'intention du gouvernement espagnol lorsqu'il rendit la cédula de 1803, car celle-ci n incorpora alors dans la Nourelle-Grenade aucune province ni aucun territoire en entier^ mais simplement une partie de la côte de Mosquitos; et par le mot côte on ne peut pas comprendre les districts de l'intérieur du pays ni même les établissements littoraux de Moïn ou Salicreeky San-Juan-de-ISicaragua ou Greytown et la lagune de Perlas ou Blewfiel (Bluefields) qui furent toujours, et ne cessèrent pas d'être après l'émission de cette orden, sous la dépendance exclusive DU Centre-Amérique.

» D'après celte interprétation, qui paraît être la seule qui s'adapte bien à ce document, le domaine qui nous vient de l'Espagne sur ledit terriloire se réduirait aux îles qui, indubitablement, sont comprises dans le terme de Costa et à une étendue du littoral de la mer qu'il est très difficile de déterminer et dont nous n'avons absolument pas besoin. C'est pourquoi nous devrions nous empresser de le céder aux États du Cenlre-Amérique et obtenir en échange, à l'intérieur de l'isthme,

en proGtant pour cela d'une combinaison favorable quelconque, une délimitation de frontières qui éviterait à l'avenir tout sujet de doute ou de dispute, ou qui tout au moins délimite la partie de la côte de Mosquilos qui nous appartiendrait, en fixant vers le nord-ouest des deux océans la limite de notre territoire en des points saillants, et cela d'une manière invariable et péremptoire, chaque fois que cela pourra se faire sans compromettre aucun principe intéressant notre sécurité et sans diminuer, ni directement, ni indirectement, notre droit aux autres territoires qui nous appartiennent* >^.

243. Avant Fernandez Madrid, le président de la Nouvelle-Grenade, don José Hilario Lopez, disait dans un message au Congrès, en 1851, que les réclamations de son gouvernement et son opposition aux prétentions de la Grande-Bretagne sur la côte de Mosquilos n'avaient pas pour objet de s'approprier cette côte, mais de la défendre et de la conserver pour les républiques sœurs du Centre-Amérique*.

Mais déjà à cette époque la Grande-Bretagne s'était engagée à abandonner :1a côte de Mosquitos et toutes

i. Repertorio CoLOMBiANo, YIIl, 1882, p. 475. — Peralta, Costa-Rica y Colombia, II, p. 526 (542). — Peralta, Limiles, III, p. 586.

2. Felipe MoLiNA, Costa-Rica and New Greimda^ Londun, 1855, p. 59 ou p. 18 de l'édition espagnole, San-Yosé, 1879.

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