‹ Exposé des droits territoriaux de la République de Costa-Rica: soumis à S. EChapitre 53 sur 137 · FerxXsdez, Cotecciôfiy V. p · texte numérisé non relu

FerxXsdez, Cotecciôfiy V. p

TALAMANCA, 1740. 115

les autres sous celle de Guatemala, comme il est dit dans diverses realès cédulaSj sans qu'aucune de celles-ci n'eût introduit un changement quelconque dans l'ancienne démarcation.

108. La cédula du 24 mai 1740 reconnaît également que les missions de Talamanca sont placées sous la juridiction de Costa-Rica et elle autorise et charge le capitaine général de Guatemala déjà cité à nommer un corr^(/?rfor dans le district de Boruca\

Ce corregimiento comprenait les villages de Quepo, Terraba, Boruca, le golfe Dulcc et la presqu'île de BuRicA jusqu'au Rio-Chiriqni-Viejo {$ 1G9)\

11 y avait à peine neuf mois que la vice-royauté de Santa-Fé avait été rétablie {§ 154) avec l'agrégation de l'audience de Panama, dans laquelle se trouvait incluse la province de Veragua, et pourtant la real cédula que nous venons de citer ne retranche de la juridiction de Costa-Rica ni la vallée du Guaymi, ni la contrée de Burica ou golfe Dulce, ni cette partie de la vallée du Guaymi qui a toujours appartenu à Costa-Rica en raison de sa situation en dehors des limites du duché de Veragua.

i. Peralta, Costa Rica y Colomlia, II, p. 168 (ou 152). 2. FernAndez, Colecciôn, V, p. i'28. — Peralta, Limites de Costa RicOf III, p. 57.

109. A une époque plus rapprochée, les Certes réunies à Cadix déerélereni Thabililation du port de Matina* pour Texercice du commerce extérieur (le 1" décembre 1811), et, peu après, le roi absolu Don Fernando VU, par sa cédnla du 26 mai 1818, dicta des mesures pour exempter d'un impôt le cacao de Matina qui serait introduit à Cartago*. Par ces deux faits, les Certes et le roi reconnaissent que le port de Matina se trouve sous la juridiction de Cosla-Rica et ils corroborent et confirment la démarcation légale établie d'une manière expresse ou tacite entre les audiences limitrophes de Guatemala et de Panama.

La république de Costa-Rica estime que la série de reaies cédulas qu'elle vient d'énumérer suffit à accréditer la légitimité de ses revendications et à prouver que les territoires qu'elle réclame de la république de Colombia sont les mêmes qu'elle posséda d'une manière légale et matérielle des le commencement, et sans interruption jusqu'en 1830, année de l'invasion

1. Le port de Malina, situé sur la mer dos Antilles à rembouchure du fleuve du môme nom. La re'publique de Colombia a prétendu avoir des droits sur cette côte en se basant sur la real orden de San-Lorenzo de i805.

2. Ffralta, Costa Rica y Colombia y II, p. 528 et 53 i (ou 5i2 et 515). — Peralta, Limites de Costa Rica y Colombia, III, p. 192 et suivantes, et Costa Rica y Costa de MosquitoSj documents qui aœrëditent la juridiction non interrompue de Costa-Rica sur les cotes de Malina jusqu'à l'Escudo-de-Veragua et la abrogation de la real orden de San-Lorenzo de i805.

TALAMANCA, 1836. 117

de Talamanca par Colombia; mais Cosla-Rica désirant éclairer la conscience de l'Arbitre et lui inculquer la ferme comiclion de ses droits, va continuer cette démonslralion sur le terrain de la pratique administrative.

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