‹ Exposé des écoles socialistes françaisesChapitre 34 sur 43 · CONDITIONS DU BONHEUR · texte numérisé non relu

CONDITIONS DU BONHEUR

CondKtibns- morales Conditions matérielles . '

Indépendance. — Concours Bien-être. — Sécurité.

jivdirêocM

Richesse active Richesse passive

ou ou

qualités utiles -de la populatloh ' matérielle sur laquelle ornait: '

Santé . T- Savoir. — Bon vouloir Instruments . —Matériaux. —Provisions .

)ttfiés à la soUioitude et à la g^arde '- Confiés i la sollicitude et à la desT* travailleurs gaxjde des* patrons •

Fonctions êoeiûie$

des travailleurs des patrons

Régénéraition. ^ Travail. Direction. — Répartition

Protectiiiini^- Appréciation Conservation — Transmission.

(Fabien Maqnin, ouvrier menuisier, rue Saunier, 8, à Putenux.)

En un mot, nous venons dire aux riches, que de nouîlles destinées se préparent pour «ux, et qu'il faut s'en indrc digne. L'activité»de^tnictive's'éteint; faisant placé à ' activité pacifique; et de même que le régime ancien- ilit-- Duverné par des militaires, généraux, empereurs^ et 'l'ois, est aux chefs industriels, banquiers, commerçants qu'ap- 3ir tiendra le gouvernement politique et le gouvernement ss cités, et la direction industrielle. Il faut que ces nou- 3aux chefs mettent leur cœur au niveau des devoirs- qui lur incombent ; il faut qu'ils aient des àioes eitoyennes, u'ils donnen*4'exempiB^4u dévonemen4,^€t ^^îlfeTett>itte«nl^

à leurs habitudes d'esclaves enrichis qui ne travaillent que , pour eux...

Certes nous connaissons trop bien la nature humaine pour croire que nous rencontrerons souvent des types parfaits d'abnégation et de désintéressement ; il y aura toujours des abus ; il faut même qu'il puisse y en avoir (1); car il ne s'agit pas ici de réglementation misérable; mais, ce que nous saurons empêcher, c'est la destruction immorale des capitaux, car l'économie est sainte et c'est la vie des autres qu'on gaspille ainsi et qu'on jette à tous les vents du caprice.

Enfin, quand l'indignité dépassera toutes les bornes; quand plusieurs fois avertis par la désapprobation, le mépris public, et le blâme régulièrement prononcés, des mauvais riches persisteront à abuser brutalement, à insulter la société à la quelle ils doivent tout, nous ne leur ferons pas de mal, nous ne toucherons pas à un cheveu de leur tête, mais nous engagerons les sociétés populaires à leur refuser le service ; tout le monde se mettra en grève contre eux. Us erreront de porte en porte demandant à prix d'or, le morceau de pain qu'on leur refusera, et nous forcerons ces misérables, à s'humilier, à travailler de leurs propres mains, s'ils ne veulent pas mom'ir de faim, dans la fange de leurs ^ millions (2).

Aux prolétaires, nous disons qu'eux aussi ont des devoirs à remplir qu'ils ne remplissent pas. Si la richesse est sociale dans sa source et dans sa destination, il en est de même du travail: voilà ce qu'ils oublient trop souvent et ce qu'il importe de leur rappeler.

(Dr SÉMKRiE. — Positivistes et CatholiqueSy p. 79 et suivantes.)

(1) Pourquoi, s'il vous plaît?

(2) Ce moyen, par le manque de solidarité et l'intrigue du tron indigne pourrait bien ne pas être toujours efficace.

pa-

Caractère général de la doctrine. — Notre providence à nous, n'est pas cet être brutal et capricieux qui nous dit qu'il nous est nécessaire et que nous lui sommes inutiles; elle a besoin de notre amour et de nos services, nous voulons des enfants pleinement dispensés de Dieu et levant fièrement leurs têtes purifiées de toute terreur vile , de toute prière intéressée, serviteurs volontaires et dévoués de l'humanité pacifique et non pas eu esclaves craintifs du Dlv^u des armées; ils régneront sur cette terre découverte et transformée par leurs ancêtres, et nous leur apprendrons à ne jamais compter que sur eux-mêmes. S'ils doivent accepter avec une résignation courageuse et active les fatalités inévitables ; ils ne les subiront pas en chrétiens. Ils modifieront toujours avec audace ce qui est modifiable, et ne s'arrêteront que devant l'impossible, en regrettant de ne pouvoir réformer jusqu'au système solaire.

(Sémerie. — Positivistes et catholiques, p. 58.)

Récapitulation. — Le positivisme, prenant la question économique à sa source l^iologique par la constatation de nos besoins corporels et du travail matériel qu'ils exigent, il poursuit par l'étude des conditions respectivement propres à l'agent humain et au monde extérieur dans la production du capital destiné à assurer la satisfaction régulière de ces besoins, et par celle de la réaction que l'État de société vient exercer à son tour sur l'entretien et l'accroissement de la richesse sociale. Enfin, il la résout par la conception de l'emploi normal de la richesse en transformant le problème économique en une question 'de devoir. La solution est donc surtout morale, bien que toujours appuyée sur les données les plus rigoureuses de la science et de la pratique. On ne peut apprécier aujourd'hui ; la puissance d'un semblable règlement do l'activité humaine, ni se faire une idée de ce qu'il pourra sur des âmes vraiment civiques

agissant par conviction, et chez lesquelles la notion du devoir aura remplacé celle du droit.. L'avenir seul pourra le démontrer, et nous ne doutons point qu'il ne le fasse avec éclat

{Le positivisme et l'économie politique, — P. Lvfittk. — Positivisme j 8.)

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