‹ Exposé des éléments de la grammaire assyrienneChapitre 101 sur 178 · ASSYRIEN. HÉBREU. ARAMÉEN. ARABE · texte numérisé non relu

ASSYRIEN. HÉBREU. ARAMÉEN. ARABE

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mais d'un autre côté: 20 32 me 7 D 7 DE

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Au kal ces verbes manquant de la première radicale, ies flexions personnelles sont souvent immédiatement préfixées à la seconde.

* Conf. Oppert, Expédition scientifique en assyrienne , P. 7. — Hincks, On the. poly- Mésopotamie, &. WE, p. 126. — Grammaire phony, from the Atlantis, p. 26 et lanote.

D ———— EE eh A Wide k .

— pu — uk, «il se tourna.» (52) æis-t ble «jimposai.» (52N) (Sargon, les Fastes, 1. 59, 122.) (Ibid. 1. 192. 128.)

Cependant ils doublent quelquelois cette seconde radicale au kal sans en faire pour cela un paël, mais pour compenser la perte de la première radicale! :

>— D >— — — KT Bou ET MT D CAIT DT a — hk, al — Uk, «je suis venu;» dl — dk, nil est venu;» Ææ.

ÉGUT ST LT D ep] > il - ROM TR «ils sont venus.» (595)

(Sargon, les Fastes, 1. 71, 130, 151, 142.)

À l'iphteal ou à liphtaal, la première lettre s'assimile au T servile, qui se redouble ordinairement comme en arabe : >— — >— ET AI ETAT QT EM at it — tal — lak, +ilest venu.» (591) (Bisit. 1. 45, 69, 36, 39.) (Assarb. W. 4. I. pl. 45,c.1,1.8.) ,

— ta — lak, «je suis venu;>

Au shaphel, la seconde syllabe est exprimée de préférence par le signe 2, si, lorsque la vocalisation se fait par la seconde voyelle; si elle se . f Æ . - , D fait en a, on écrit mdifféremment % ou ET.

bu, «j'ai fait demeurer;» (23tN) (Sargon , les Fastes, 1. 30.)

-YYY— >—4 >—

TE yu — sa — bi — la, «il a fait apporter.» (52N) (Sargon, les Fastes, 1. 145.)

À l'istaphal nous avons les formes régulières :

AC: ET des MS — sw, MU us — E — S —. ir, cila dirigé;» (7®N) «celui qui dirige.»

(Nabuch. W. À. I. pl. 52, n°3, c.1, 1. 4.) * Oppert, Grammaire assyrienne, p.164, Atlantis , vol. IV, p. 26 et la note. — Opextrait du Journal asiatique, 1860.—Com- pert, Grande inscription du palais de Khorsaparez Hincks, On the polyphony, from the bad, Commentaire, p. 266 et la note.

Au mphal le x peut être conservé dans tous les cas.

Les exemples des verbes de cette nature sont très-nombreux daté les inscriptions et n'offrent pas au surplus d'autre difficulté. Cependant la voyelle de la lettre personnelle se confond souvent avec la syllabe formée par la première lettre de la racine; les formes du kal ressemblent ainsi beaucoup aux formes d’un aphel, et ne s’en distinguent guère que par la signification. En effet, l'écriture anarienne ne permet pas toujours de saisir cette nuance : à Ninive les deux syllabes se confondent en une, tandis qu'à Babylone les deux articulations sont indiquées, de manière à ne pas laisser de doute sur la présence d’une lettre quiescente dans la transcription, de la racine.

Voici le paradigme d’un verbe dont on trouve de fréquents dérivés.

KAL

Verbe N € «engendrer» (5x).

AORISTE

Singulier. Pluriel.

1 pers. comm. ]f EU Co ad lid , na — lid, de. a° pers. masc. ||] EN E TN ta - dd, LR PP EN OC .

2° pers. fém. II TJ] LL EE «JE ta = li di, = da, D ee Sen pr eee dre CNET MN LEUR 7e ln.

3° pers. fém. —=]]] «Es tes | * [ =]| al; DU urdal IMPÉRATIF, Sinpgulier. Plariel.

> 2° pers. masc. (ee = PE Re

bd, ia Tu; =

2° pers. fém. Les f EE + TE CARRE LUE iae= du:

PRÉCATIF,.

Singulier. Pluriel.

3° pers. masc. BE +] ET Her Éeyal EEE heLet hd: li - (POELE Danrenr al Must duel. ef] | == || hi = Ta .— le Ju:

INFINITIF. PARTICIPE

GTS —$ (= a - lid. mu - did.

Voici les autres formes de ce verbe :

Ka : he Iphieal : El EM = a - hd. at aie end.

Paël © TÈ pr « I — 4 | Iphtaal : = | —[]4 EL TETE o id. Main stat rends Shaphel : ET FAC 4 Istaphal : ml w - sa - fe Yen ta - li.

Niphal : Ca 1 | a ee CNE em MU UE RE C. — VERBES VV, VV.

Les verbes de cette classe correspondent aux verbes concaves, qui ont une grande importance dans les conjugaisons hébraïque et arabe, mais qui, en assyrien, subissent des irrégularités moins graves!. En effet la difliculté, pour la Does régulière de ces verbes, vient de ce que la deuxième radicale n’a pas la valeur d’une consonne persistante et qu'elle est quelquelois supprimée; or, en hébreu, partout où cette radicale est supprimée, les deux radicales restantes suivent la vo-

! Rawlinson, Analysis of the Babylonian maire assyrienne, p. 26 , extrait du Journal teæt at Behistun, dans le Journal of the R. asiatique, 1860. — Hincks, On Assyrian A. 8. 1851, p. 15, 25, 26 el la note. — verbs, dans le Journal of sacred literature,

Tbid. p. 51. — Oppert, Éléments de la gram- oct. 1855, p. 147; avril 1856, p. 168.

calisation des deux dernières radicales des verbes parfaits. Cette règle, strictement applicable à l'assyrien, ne cause aucune irrégularité graphique dans un système où le groupe sacramentel des trois radicales n'était pas même soupçonné. D'un autre côté, les irrégularités provenant de la suppression d’une radicale ont souvent lieu dans des formes qui restent particulières à l’hébreu, et dès lors elles n'ont au- ‘cune influence sur l'assyrien.

Les verbes de cette classe sont, en général, dépouillés des formes qui affectent l’> de la racine; ainsi ils n’ont pas de paël, ni par conséquent d’iphtaal, mais, en revanche, ils ont certaines formes qu'on ne rencontre pas dans les verbes entiers, et que nous n’avons pas fait figurer pour cette raison dans les paradigmes des verbes réguliers. Ainsi ils ont un aphel, et peut-être un staphal.

D'un autre côté, l’idiome assyrien substitue fréquemment aux racines 55 et 5» des racines db55 ou 5x, et 525 ou n5», etc. ! Il en résulte des formes nouvelles, quisuivent régulièrement les paradigmes indiqués pour ces racines.

Les formes dérivées des racines 555 apparaissent pour se substituer aux voix où le » ne pourrait être redoublé, et donnent naissance à des formes que nous pourrions nommer palel, iphtalel, etc. mais qui rentrent dans les formes des conjugaisons régulières. Nous trouvons en effet :

dd.

Kal : E CEE e as — Lu - la «j'ai dépouillé.» (55w)

(Sargon , les Fastes, 1. 24.)

Pal: EME

uw— sal —. lu, cj'ai fortifié.» (55p) (Ibid. 12198.) . >— CO — — Shaphel : À À ET EE u — sak — dl, cj'ai achevé.» (553) (Assarhaddon , W. 4,1. pl. 47, c. 1v, 1. 94.)

! Hincks, On the polyphony , from the Atlantis , 1863, p. 27.

Les irrégularités des verbes concaves en assyrien sont donc, au sur-

plus, peu IHpones: il suflit, pour sen convaincre, d'étudier les formes suivantes, qu'on trouve dans les textes.

Au kal, les flexions personnelles sont immédiatement préfixées : aux consonnes persistantes de la racine comme dans les verbes x'2.

Es & NT TT

À — ZU — 7, «ils ont revendiqué.» (337)

PR MLERMET a — kur = us, «j'ai écorché.» (y12)

(Ibid. 1. 85.)

Cependant: on redouble souvent la première radicale, comme en hébreu, pour compenser la perte de la consonne médiale.

L'iphteal ne se rencontre pas souvent sous sa forme régulière, mais il peut être obtenu indirectement lorsque le verbe passe à une racine #25, et alors le verbe suit le paradiome des verbes 3'2.

De > AT (TK D—— D— uk — tn, tj'aiimposé;» (12)

(Sargon , les Fastes, 1, 67.)

> NS) sa?

Dp—| 44» 44

at — fu =. mus, «je m'éloignai.» (10) (Sardanapale IT, W. 4.1. pl. 18, 1. 58.)

Le paël ne se distingue pas naturellement du kal, puisque la consonne de l'y ne peut être redoublée; akus peut se traduire aussi bien par « j'ai écorché, » que par « j'ai fait écorcher. » Il en est de même des formes de liphtaal et des significations qui s’y rattachent.

Le shaphel se forme comme dans les verbes x'5, *», n°2.

> YYE YY << ET Ÿ ST yu — sa — K ru, «ils ont imposé.» (nn)

L'istaphal donne régulièrement

el EM ET

Us — la — tt - vu.

Le niphal ne se distingue pas du kal ou du paël autrement que par le sens de la phrase, à moins qu'il ne soit formé d’une racine 5b5 qui donne lieu à un miphalel.

B— &T- ET, HN: — MA ANBUS «ils étaient abandonnés.» (#1)

(Sargon, les Fastes, 1. 10.)

L'aphel est caractérisé parun « prostétique, et se trouve par conséquent identique à Paphel araméen; il correspond au hiphil hébraïque et à la quatrième forme arabe.

>—YYY— YYYY TE LR ESON À LLA «j'ai reslilué.» (nn) (Assarb, W. À. I, pl, 45, c. 11, 1. 49.)

L'itaphal peut être soupçonné d’après quelques exemples que M. Oppert a observés dans les syllabaires; mais, si cette forme existe réellement en assyrien, elle est d’un rare emploi, car on ne la rencontre pas dans les textes historiques.

Voici le paradigme d'un verbe concave assyrien.

KAL

Verbe ET EE «tuer» (1).

AORISTE

Singulier. Pluriel.

1 pers. comm. Tf TE HITIESEE a - duk, na - du - uk, s pers. mase. ET LI == ||

14” - «dk, FA e SA;

AORISTE. (Suite.) Singulier. Pluriel.

s* pers. fm. ET 7 LÉ EM 1 ta du - Hi, ta- - du - ka, .

3° pers. masc. on ESS ES AR SR PL 1-0 du > 4, îi - du.- kw, 3° pers. fém. EN IE es, M Ce ta du - uk, L.- «du - ka. :

IMPÉRATIF

Singulier. Pluriel.

p « o° pers. masc. TM | > FER due , du - hu, Ÿ 4 ne. | = D—4 =— 2° pers. fém. En PR Le) à EURE du - ki, du - ka.

PRÉCATIF.

Singulier. Pluriel.

3° pers. masc. =] «| 2]: LS DE de Le RO - duk, Re = du - ’ku, 9 4 Ce >— MORE SÉNRS LRMOL SAR PRE ES PA en Le Ca | RO - du - ka. INFINITIF.

arr À 2 il « duk.

PARTICIPE

n" D n" . Æ CT CURE | PT passif: (TE [Qi où = LI duk se - ku, Ce COTE 7 di - ku.

Les autres voix des verbes de cette catégorie se bornent aux suivantes.

Shaphel : a y ES —f

“ sa TRE

il ET EE

ta LT | RE

Istaphal :

us =

Aphel : FE a Lie 0 QT

Nous allons, au surplus, conjuguer entièrement l'aphel, bien qu'il ne présente aucune difficulté.

APHEL.

Verbe MAT == « tuer » Fabre AORISTE.

Singulier. Pluriel.

1° pers. comm. [ff 7 ET GO ETES nu - dk, 2° pers. mas. LI —]<[: LT (ST (ONE RSECMEE 1 tu RU = TORIAS sprl ET (le MT) EE UE FREIN lu SUR Re Ras 3° pers. masc. Al ES —[{; IE R= PT CORRRMENT TS DRE OS PTE 3: pers. fém, . CEE AE NON RENE de YU At ka.

IMPÉRATIF

Singulier. Pluriel.

9° pers. masc. (= —]{ D | == El fer di ik, di - ku, 2° pers. fém. (= AA (TE ar ll dis = jh, ne OTka:

PRÉCATIF.

Singulier. Pluriel.

3° pers. masc. ER « l ES —|({{ —— I (ETS a = ik, er = di — ki, 3° pers: 60 OI OR ONE M re [= li x Done.

INFINITIF. PARTICIPE

ETC) —K& Re KE

u = du -. uk. mu = di tk.

D. — VERBES Nb, 12; 0. Fini

Les verbes de cette catégorie ne forment qu'une classe en assyrien.

La vocalisation de la consonne médiale est très-variable; à cela près, ils sont assez réouliers, et leur conjugaison n'offre aucune difficulté”.

Nous trouvons au kal les formes suivantes d’une racine essentiellement assyrienne, dont la signification nous est garantie par les ins-

criptions trilinoues.

ee

ak — er

{TE de ENT

«je dis:» 1h Let u, (Bisit. 1. 78.)

«il dit.» (2?)

(Sargon. les Fastes , 1. 125.)

Le paël est régulièrement formé par le redoublement de la deuxième

radicale?.

- gab — ba, cjaidit;» ta — gab — bu -u. «tuasdit.» (N. R. 1.24.) (N.R. 25. — Bisit. 27.) p « ste RTE en we — mal — k, «j'ai chargé.» (795)

(Nabuchod. W. 4. I. pl. 55, e. v, p. 4.)

a Eh] = Da ann; «J'ai construit. »

(Ibid.se. v, 1.20.)

Ces verbes cessent d'être réguliers au shaphel; cette voix est souvent formée par le redoublement de l'y et une transposition des voyelles. Ainsi, par exemple, au lieu de

ES D>—<« SE EE ES ee EE DA PA se; on trouve = uw A sa Lo a = bi , us ra 2 a b À bi.

? Rawlinson, Analysis of Babylonian text at Belistun, dans le Journal of the Royal Asiatic Society, volume XIV, part. 1, p. A (1851).

* Hincks, On the Assyrian verbs, dans le

Journal of sacred literature, octobre 1855,

* Oppert, Éléments de la grammaire assyrienne, p. 69, extrait du Journal asiatique, 1860.

Le redoublement de l’> paraît même s'étendre au niphal, car, au

lieu de

Fes >] (> ST on trouve quelquefois =<£AT ENT >]

la =;

Ù — Lak — hi. (np?)

Cependant, en général, il est régulier, et nous lisons :

Rem

ig — ga — ba,

«il dit.» (n2P) (N: R. 10.)

Le participe du kal est toujours formé en « pour le masculin et en

it pour le fémimin. Le pluriel masculin est en wt!.

> © Singulier : " J Y za — ku, «ce qui esl fixé, loi.» (721) Pluriel: Ÿem— et JT] = bi za — kut, RAC KU —" U; « lois. »

(Fastes, 1. 10.)

(W. A. 1. pl. 66, cu, 1. 1.)

Voici le paradigme d’un verbe dont nous avons cité de nombreuses

formes.

KAL

Verbe 4

"> «dire»

AORISTE, - Singulier. Pluriel.

1" pers. comm. +] TES RE | te] PPT ak - bi, na - ak - bi, 2° pers. masc. ET te FE Douce ||] Ve] Ps ak - bi, (a, = (Pakteebt;

! Oppert, Éléments de la grammaire assyrienne, p. 69, extrait du Journal asiatique, 1860. — Grande inscription du palais de 64 et 263,

Khorsabad, Commentaire, p.

extrait du Journal asiatique, 1864 et 1865.

* Nous n'avons pas besoin de rappeler iei

que les formes ninivitesen ? correspondent

aux formes babyloniennes en 3.

AORISTE. (Suile.)

Singulier.

2° pers. fém. [|] >] me EE a Rubi 3° pers. masc. Ti ZT ik - bi, 3° pers. fém. ||] [>] CARE ao ab = 4, IMPÉRATIF.

Singulier.

2° pers. masc. 4 .

ka - bi

9° pers. fém. at ; ka - bi,

PRÉCATIF.

Singulier.

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