‹ Exposé des éléments de la grammaire assyrienneChapitre 108 sur 178 · ER · texte numérisé non relu

ER

(Sargon, les Fastes, 1, 53.)

1 personne aoriste iphteal de 5w, «ériger.» Le b s'est changé en à à cause de la présence de la servile, le : a disparu, et il ne reste plus que la dernière radicale et les deux serviles caractéristiques de la voix.

Comme on le voit, quand nous sommes arrivés à ce degré, les dificuliés de la-polyphonie sont bien loin derrière nous; nous n'avons pas

LE VERBE. 22371 sans doute encore acquis cette habitude du système anarien qui faisait passer inaperçue pour les Assyriens la complication de leur système graphique, et cependant, en présence des difficultés qui peuvent nous arrèter désormais, il ne s'agit plus d'épeler péniblement un groupe, ou de traduire à coups de dictionnaires, si je puis m’exprimer ainsi, mais d'appeler à notre secours ce sens intime que le génie de la langue dont on est pénétré sait inspirer à ceux qui s'en font les interprètes.

S 6. — Sufhxes verbaux.

Les inscriptions trilmgues présentent des exemples assez nombreux de l'emploi des pronoms suflixes joints aux verbes, pour qu'il ait été facile d'en déterminer promptement le rôle. Cependant M. de Sauley, dans ses premiers travaux, n'avait constaté que l'emploi du pronom de la 3° personne !. Celui du pronom de la première personne lui avait échappé ?.

Sir H. Rawlinson à été plus heureux dans son analyse de linscription de Bisitoun, et 11 n'hésita pas à assimiler les règles qui réoissent les pronoms suflixes assyriens aux règles de la grammaire hébraïque ©.

Les observations du docteur Hineks ont, du reste, confirmé ces ‘premières données*, qui ont été également adoptées par M. Oppert?.

Les suffixes verbaux dérivent des pronoms personnels de la même manière que les suflixes nominaux, dont ils diffèrent peu. ls expriment le pronom régime direct avec un sens essentiellement distinct de Ja forme réfléchie dans laquelle le sujet lui-même est régi par le verbe. Eu effet, dans ce cas, l’assyrien a des formes verbales spéciales comme les autres langues sémitiques. On comprend. dès lors que les pronoms

! Recherches sur l'écriture cuneiforme , mé- "On assyrian verbs, dans le Journal of moire du 27 novembre 1849, p. 17. sacred Literature, july 1855, p. 287. * Jbid. p. 19. ? * Rapport à Son Exc. M. le ministre de

* Analysis of the Babyl. text at Behistun , Pinstr. publ. ete. p. 25 (août 1855).—Æxpéd. dans le Journal of the Roy. As. S. vol. XIV, scient. en Mésopotamie, t. I, p.151. — Elcpart. 1, p. 24,181. ments de la grammaire assyrienne, p.70.

suflixes n'accompagnent pas indifféremment les verbes à toutes les personnes de la conjugaison.

La première personne ne comporte que les suflixes de la deuxième et de la troisième.

«Je te bénis (littéralement moi bénissant toi). »

PP en RE Re aie) Bel ec]

a Mna = hu ma — gi en ka. (930) (Nabuchod. W, 4. 1. pl. 56, e. 1, 1. 61.)

«Je lui at donné,»

Las \4 ET] ad — din-su.

(Sargon , les Fastes, 1. 53.) «Je l'ai fait entourer de murs+ (le suffixe se rapporte à un substantif féminin).

7” « ais Eté dir e Er T sa Œuas hi -uir

(Ipseript. de Mylitta, Oppert. E. M. t. II, p. 296, 1.46.)

« Je les ai vendus, *

7 ANNE en 74 À < >< am = nu — su M4 — th.

(Sargon , les Fastes, |. 109.)

«Je les a1 soumis , »

En M cer

E — made = Vu —) nu = 0.

(Sargon, les Fastes, 1. 23.) La deuxième personne ne comporte que les suflixes de la première

et de la troisième.

« Tu m'as confié.»

DE) Se) CEE

ta — ki — pa — an - m.

(Nabuch. W, A, 1. pl. 58,c.1, 1.63, 65.)

LE VERBE: 233 «Tu m'as créé,»

nant

(a Mods, = na Want Un:

(Nabuchod. W, À, I. pl. 56, c. 1,1. 68.)

e Tu lui as livré,»

TER ENT Er

la — pa — kid — su.

(Nabuchod. W. 4. I. pl. 56, e. 1, 1. 60.)

« Tu les as connus,»

pire, Dar Re QE)

EU — mas — St — is — su nu — tas (Darius, N. R.1. 26.)

La troisième personne enfin comporte tous les suflixes, mème ceux de la troisième personne, lorsque l'action indiquée par le verbe tombe sur une personne autre que celle qui agit.

F< H m'a créé 7

PTT ST es

ib

na = an — nt.

(Nabuchod. W. 4.1. pl. 51, n° 1,1. 14.)

« I t'a été connu.»

GEI ET ENT EE ET im — mag — da — ak -— ka.

(Darius, N.R. 1.7.)

«Il lui a donné,»

Pal SKI

142 — din su.

(Sargon, les Fastes, 1, 39.)

Ces exemples de l'emploi des pronoms suflixes suflisent pour nous faire comprendre leur rapport graphique avec le verbe. Hs s'ajoutent à la flexion, soit immédiatement, soit en intercalant une des voyelles

a ou 2 et en redoublant la consonne du suffixe’. I suit de là que les suffixes peuvent se présenter :

1° sous une forme simple :

TEE

is — vu — kuE— 1m, «ils m'ont accordé, »

(Tiglatpileser L, W, A. I. pl. 9,ce.r, 1. 48.)

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