‹ Exposé des éléments de la grammaire assyrienneChapitre 29 sur 178 · MN · texte numérisé non relu

MN

LE SUBSTANTIF. 39 RE Ch cut Ne Lab MA AD A APRES SRE À Le a = bu. (SN)

D— AE AE NS CASE RE ne Less ] —ê

um - mu. (DN)

æ LATE SRRPRR EN PRENANENS ERREUR EEE PERS FORTEN 21 ad + \/

ab - lu. (b2n)

MPÉPO a ae à PAU à 00 MONS SAT US, ORAN W} 7]

a - hu (NN)

Hoaes e cube 2 à ter An GE EAU

san — vu (7)

etc. ele. et cette articulation a immédiatement révélé les racines sémiliques auxquelles on devait les rattacher.

Cependant lexpression idéographique n'est pas toujours aussi simple; elle peut être formulée par deux ou plusieurs signes. —— Ces expressions, plus ou moins compliquées, sont des sdéogrammes où des allophones, que nous considérerons comme des idéogrammes.

Les textes trilingues ont donné la signification d'un certain nombre

d'idéogrammes; nous citerons les suivants :

Le groupe | a | qui traduit le perse agman, veut dire ciel. À, Pr :

& D— + + 111) DUUD —— 7 D UN Res CNNPRRPES DUT, PEL terre.

pes A nn tu | | 44 A NT AE dyadana ...... temple.

ai 44 martiya hommes CR à Mi | OMAN EEE 14/0 D BIS AEET GE r #8 44 < ÿ ” nr ES Pa a En sa Guide 9 es eV ga LES PORT Tone. —— — RS OT A EEE (194) ASE | EE lance.

Dans des passages parallèles on a constaté l'articulation de ces oroupes, O [ O F el celte articulation s'est trouvée tellement conforme au vocabulaire s6-

milique, que, dans certains cas, elle a réagi sur le texte perse et a servi

à déterminer la signification de mots dont l’analyse du texte arien n'avait pu déterminer l'acception.

Si l'écriture assyrienne était restée purement idéographique où purement phonétique, l'embarras eût été grand sans doute; toutefois chacune de ces expressions aurait eu son rôle parfaitement défini, et nous eussions facilement reconnu les expressions idéographiques ou allophones à leur immobilité dans les textes, ainsi que les expressions phonéliques aux changements que nécessitent leurs flexions. Mais il est né du mélange de l'expression phonétique et de l'expression idéographique des expressions amphibies, dont il est bon de constater le mécanisme pour comprendre jusqu'à quel point ces expressions peuvent se ployer aux exigences de la grammaire. Ainsi, par exemple, une expression assyrienne peut être composée d’une partie phonétique et d’une partie idéographique, et réciproquement. M. Oppert a constaté que, lorsqu'un signe idéographique était susceptible d’éveiller plusieurs idées, on déterminait chacune des idées spéciales par un complément phonétique, qui rappelait larticulation que le mot aurait eue sil eût été écrit phonétiquement!. Ainsi, par exemple, le signe ÆT a la valeur de «Jour;» mais nous aurons, pour les diflérentes idées qui peuvent dériver de cette notion première, les expressions :

«] FR DU à LEUR ENS ANNE MSA Tee Jour.

#] {— 100 AN SORA LORS LE TAN soleil.

AT Tara : soleil levant.

C'est-à-dire des expressions dans lesquelles la valeur générale du signe idéographique #] prend une acception particulière déterminée par un complément phonétique différent. Nous verrons bientôt.que ce complément reçoit les flexions que la grammaire impose à lidiome.

Le caractère de la langue assyrienne s’est ainsi révélé dès les premiers travaux par les indications de son vocabulaire; si nous étudions, en eflet, quelques-uns des mots dont la lecture à été fixée dès lPori-

! Conf. Expédition scientifique en Mésopotamie, LUE, p. 97 (1859).

LE SUBSTANTIF. ' h1 gine, nous trouvons des expressions que lon peut rattacher à des raeines qui rendent la même idée dans tous les dictionnaires sémitiques; aussi nous reconnaissons immédiatement à lassyrien un certain rapport de parenté qui l'unit aux idiomes de Ja famille de Sem. Nous pouvons en juger par les exemples suivants :

ASSYPRIEN, HÉBREU. CHALDÉEN, SYRIAQUE, ABALE, ÉTHIOPIES. Dieu..... non lu eloh elah eloh elah Dertet.. Von rat eres ar ar arz : e LA " d .YŸ Fe A

Langue. . . 7 lisanu luson bsan lison Üsan lisan. Pôre:::, on abu abu abu abu abu abu.

Mère , ... ON um em immna emo uv um.

Frère. ... nn dahu ahu au ahu aku ahu.

FO , 4 ° LA LA 4 Fes 11e: ÉRFONES nDE sam SOMAÏM SEMAYA SCMAYO semawal suMAyu.

Li ‘ «

Chameau.. 503 gammal gamal gamal gamal gemel gamal. Pierre. . s2N aban cben abna abno 5 AS le RENE

On ne pourrait pas, sans doute, sur des exemples de cette nature, qu'il serait cependant facile de multiplier, conclure immédiatement que lassyrien est une langue sémitique’, car nous trouvons, dans les textes, des expressions qui semblent ne pas se rattacher aussi directement à ces idiomes. Ainsi, par exemple, le mot

TANRLE

par-sa- a - tu (y92)

a une signification bien établie par le texte perse; il traduit le mot drauga «mensonge ;» cependant ce mot indique une racine y, qui a une tout autre signification dans les autres langues sémitiques. I y a plus, un certain nombre de racines n’ont pas leur correspondant dans les idiomes de cette famille, que nous connaissons le mieux. Mais nous verrons bientôt que, si l'assyrien présente dans son dictionnaire des racines qui lui sont propres, de même qu'il y en a dans les autres vocabulaires qui sont particulières à l'hébreu ou à l'arabe, ces racines conservent le caractère général qui affecte les racines sémitiques, et, lorsque

ces racines passent dans la langue, elles suivent les flexions propres aux idiomes des fils de Sem.

S I. — Le genre.

L'examen le plus superficiel des inscriptions assyriennes révèle deux signes qui caractérisent, idéographiquement, le genre des noms propres. Ces deux signes sont : |

1° Le clou perpendiculaire T pour les noms propres d'homme !;

o° Le signe P— pour les noms propres de femme?.

Le clou perpendiculaire me paraît être la simplification la plus grande, mais la seule possible, à laquelle devait arriver promptement et facilement la défiguration de lhiéroglyphe primitif représentant l'homme debout. On pourrait peut-être y chercher et y découvrir une défiguration possible de l'organe mâle, de même qu'on a pu présumer que le signe F5 provenait de la défiguration de l'hiéroglyphe qui représente l'organe femelles. Mais ces rapprochements plus ou moins ingénieux, et toujours hypothétiques, en l'absence de documents de l'époque hiéroglyphique, n’ont qu'une influence indirecte sur la valeur des signes ou sur les procédés de déchiffrement qu'on applique à cette écriture, dans l'état où elle nous est parvenue; aussi nous n'avons pas à nous y arrêter. En effet, le rôle de ces deux signes est incontestable ; le clou perpendiculaire précède tous les noms propres d'homme. Nous lisons, par exemple, dans les inscriptions trilingues “ les noms sut-

vants :

: >— D—D—YY 44 «Darius.» 2 EN »-TQ EN 14 Dot EURO TEE (Inscription de Darius à Bisitoun , 1. 1 el passim.) ! Conf. Lüwenstern, Exposé des éléments * Conf. Oppert, Expéd. scient. en Mésopodu système de la troisième écriture cunéiforme lame, t. I, p. 115. de Persepolis , p. 28, 1847. — Hineks, On “ Naus indiquerons par les lettres consathe Korsabad inscriptions; fromthe Transaction crées pour désigner les inscriptions trilingues of the royal irish Acad. t. XXI, partie x, les références que nous avons déjà suivies p. 27 (read. 35 june 1849). dans noire Syllabaire assyrien, auquel nous * Conf. On Assyrian verbs, dans le Jour- renvoyons. Cf. Mém. présentes, ec. F° série ,-

mal of sacred Lit. oct. 1855, p. 147. 1" part. p. 81 ef la note.

« Gyrus, » Fe TE =] ie

Ku

(Piliers de Mourgab. M)

« Gyaxare, mn fr ain & eo al La AS

= tar ;

(Bisit. 1. 43, 61, 93.)

et les noms des personnages vammqueurs où vaincus que Darius a cités dans ses annales",

Le clou perpendiculaire précède les noms propres d'homme, écrits soit idéographiquement, soit phonétiquement; nous lisons, en eflet, dans les inscriptions trilingues, sous sa forme idéographique :

« Nabuchodonosor, »

YY >< << Nabukudurriusur ; (Bisit. L 85.) et dans les inscriptions unilingues?, pour ne citer qu'une des formes phonétiques de ce nom :

BREL TEST MENT PA al|

Na — bi uvre chu = du =ù ur ANT rt to w —. SN ur. (Imseript. du Canal. W. 4, 1. t. 1, pl. 59, n°8, col. 1, 1.1.)

C'est ce clou perpendiculaire qui a guidé les premiers interprètes pour retrouver, dans les textes unilingues, les noms propres des rois de Babylone et de Ninive, ainsi que les noms des personnages qui figurent dans leurs récits, par exemple :

« Sargon , » (PK CPE Dei

Sar — kin; (Bolla, pl. 1, et suiv.)

! Voyez, au surplus, les noms cités dans (Western Asia Inscriptions) le recueil d'insnotre Syllabaire assyrien. Cf. Mém. présentés criptions publiées par MM. Rawlnson et Norpar divers savants, V* sér. &. VIT, 1° part. ris, sous ce titre : The cuneiform inscription p. 45. of Western Asia. London, 1861. Le second

? Nous indiquerons par les lettres W, À. 1. volume n'a pas encore paru. I [l Ï

Eu GRAMMAIRE ASSYRIENNE.

+ Sennachérib,» TT 44 EN FAR Re

Sin irib ;

(W. 4. It. L, pl. 37 et suix. }

+ Ézéchias, » Lx T4 " Eu FR Li,

Ha—:a — ki - ya - u:

{Prisme de Sennachérib, M 4. I. t. 1, pl. 8, col. +, 1. 71.)

: +: = | ES « Pythagoras, » SU =, Pi — ta - à - gu - ra; (Prisme d’Essarhaddon, WF. 4. Lt. 1. pl. 48, u° 1, l. 9.)

a : Y + Séleucus, » = Rata Sù — lu — ku.

{Briques de Warka. Oppert, E. M. t. 11, p. 357.)

Les femmes sont moins souvent en scène que les hommes, leurs noms sont plus rares; cependant on a trouvé des exemples suffisants, dans les textes ninivites, pour prouver que leurs noms étaient toujours précédés du caractère symbolique que nous avons cité. C'est ainsi que nous lisons le nom de deux reines d'Arabie :

+ Samsie, » B— eo RP >+ | AS

JS — am — À 6e;

({Botta!, pl. 145% n°2, 1. 3.)

« Zabibie, + L— . W. ; ; Za- bi — bi - e.

(Layard®, pl. 69, 1. 6 et 7, pl. 30, 1. s, et pl. 67, I. 2.)

Nous lisons, à la neuvième ligne de l'inscription qui orne la statue

© Nous indiquons par le now de-M. Botta * Nous indiquons par le nom de M. Layard le recueil d'inseriptions qui accompagne son le recueil d'inscriptions qu'il a publié sous grand ouvrage intitulé le Monument de Ni- ce tre: Inscriptions in the cuneiform characnive. découvert et décrit par M. E Botta er from assyrian monuments discovered by Paris. 1549. A. H. Lavard, per. London, 1851.

LE SUBSTANTIF 53 … du dieu Nébo, le nom d'une anéense reine ples conne r Sémiramss . »

f fé - on - eu - r- mt (LIL pÉS.n'=,l@)

Je citerai encore le nom d'une femme du palais, envoyée par une reime d'Arabie pour fire «2 soumission à Assarhsddos - < Taboa, -

EM (M Te — Eu —

GS La 5, gi 6. al ur, L 2} Enfin nous trouvons. sur le caillou de Wichaux le nom de LL Gnere

à laquelle devait appartenir La terre de Ker-Nabou - «Dur-Sarkimzit. +

QW. L LsE. “D Ce que nous pouvons tradwre par <a Khors2bsdsenne 7 D Peur D mn pus ; per exemple, le groupe idéographique qui exprime Tidée de + desole du: la signification nous en est donnée par Îles inseripüons tringees. Non: voyons, dans Îles texies ninivites. Luber : é É au masculin. «cheval.» (==) » ”

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