‹ Exposé des éléments de la grammaire assyrienneChapitre 41 sur 178 · AS ? ETAT Y · texte numérisé non relu

AS ? ETAT Y

saPru - dannu ,

(Hammourabi, |, a.)

parce que le substantif sar est du masculin.

L'adjectif est complétement indépendant du substantif dans son expression graphique, c’est-à-dire que le pluriel peut être exprimé idéographiquement par le substantif et phonétiquement par l'adjectif, ou réciproquement, sans qu'on puisse établir dans l'écriture la relation nécessaire qui existe dans la langue. |

Ainsi nous avons, avec l'expression AN ue au singulier,

ml $ ET — ou >. LE L — «

ilu vabu ul ra — 59 - 4, «dieu grand,»

et au pluriel ,

TIRE TK on TT ET ET

ilur rabuti ülur rabüli, «dieux grands; »

de même que nous aurions, avec l'expression phonétique,

DA ET 2 Ce on ET Re CEE

ilui TQ = "bu 04 = = n rabütr.

H est, du reste, assez facile de reconnaître toutes les formes que deux ou plusieurs adjectifs qualifiant le même substantif pourraient comporter, en donnant à la phrase un aspect différent, tandis qu'au fond ce serait toujours la même idée exprimée avec les moyens multiples que comporte l'écriture anarienne. |

Remarque. — On comprend facilement la double expression du pluriel résultant des nécessités de l'écriture anarienne, et les différentes formes que la mème idée peut affecter graphiquement n'ont rien que de très-naturel et de très-facile à expliquer. Ces nécessités de l'écriture sont tellement logiques, qu'il suffit de suivre l’enchaînement qu'elles présentent pour que le système graphique réagisse sur les moyens d’interprétation. Nous avons vu, par exemple, que le pluriel exprimé idéographiquement affectait aussi bien le mot écrit dans sa forme idéographique ou allophone que le mot écrit dans sa forme phonétique; mais on peut se demander quelle sera l'influence du pluriel sur une forme idéographique complexe, c'est-à-dire sur un idéogramme composé de deux ou plusieurs signes ? [1 n’est pas difficile de répondre à cette question “en principe, mais il est peut-être intéressant de déterminer les conséquences qui dérivent, dans la pratique, de sa solution. En effet, les signes qui composent un idéogramme ont une valeur de juxtaposition que rien ne peut entraver, sans quoi l'expression ne serait plus comprise; dès lors la marque du pluriel ne saurait s'interposer entre les différents signes de lidéogramme, et ne peut affecter que l’ensemble.

Par exemple, nous avons le signe at qui a la valeur idéographique de «bois, » au singulier; nous aurons 7 T 44 « bois, » au pluriel. Poursuivons: ce signe entre en composition dans plusieurs groupes qui forment des idéogranimes susceptibles de différentes significations ; je prends l'un de ces groupes, par exemple le groupe

———— if YYTT Ï qui veut dire poutre, » (vw)

nous aurons, au pluriel, 4 AAA [ K«et non pas TT TK. Hi | T«

Nous pouvons citer encore un composé dans lequel figure le signe N avec la valeur de eau», qui nous donne, au singulier,

WI» T- «l'eau qui coule, fleuve,» (255)

L’'ADJECTIF. 77 et, au pluriel,

F as F&ç et non pas WF TC. PTE TK

H suit de là que, si un groupe est composé de deux signes idéographiques dont lun soit un substantif et l’autre un adjectif, l'expression du pluriel variera, si le groupe doit être conservé dans son ensemble comme un 1déogramme, ou si, au contraire, chaque signe doit être pris avec une valeur idéographique isolée. Ainsi nous avons la certitude que le groupe »>T . ET représente deux monogrammes distincts, parce que nous trouvons la même expression au pluriel, et que chaque signe est affecté de l'indice du nombre.

Il en est de même du groupe GE À Ep « porte grande, » qui donne, . au pluriel,

>— D— >— . >—|— Es Ÿ IK à I« babät rabat, «portes grandes. »

(Comparez: Sargon W. À. 1. pl. 36, 1. 56 el &7 et les passages correspondants.)

Mais il n’en est pas ainsi des deux signes TT] =Y—, qui commencent la plupart des inscriptions du palais de Khorsabad. Nous avons en effet, au singulier,

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